- Is it four years a long time ?[...]- Half a boy's life.
Le 12 mars 2009 à 22:24.

Au creux des regards perle toujours la menace d'un infini remord ; mais malgré l'éplorement, le dépit, j'ai choisi : éprouver ces nouvelles souffrances submergeantes, je n'en avais plus la force. Pourtant j'aimais la vie! mais ne supportais plus l'inexorable sabotage auquel je m'appliquais en m'abîmant. Pour se relever – car à ce moment-là, je m'étais vraiment tout à fait étouffée –, il fallait d'abord s'oublier un peu : désapprendre, accepter l'égarement, tolérer la perte, ignorer les attraits du morbide, taire parfois la contention latente. Afin d'oser, réapprendre, découvrir ; car samedi j'ai souri en disant : désormais, je sais, je crois, je sais qui sont ceux et celles en qui je peux me fondre. Vers qui laisser choir aveuglément tout cet amour qui déborde de moi et que je distribuais partout et n'importe comment, jusqu'à ce qu'il se retourne contre moi.
Pourtant, malgré l'amour, je pleurais aujourd'hui en imaginant mourir.

#- Is it four years a long time ?[...]- Half a boy's life., écrit par Kim.

ce n'était pas aux arbres qu'allait sa haine.
Le 30 décembre 2007 à 00:55.

je voudrais tant maculer de gris mes pages. ce n'est pas le geste, en et pour lui-même, qui m'intéresse ; mais la conséquence : si j'écrivais ces mots, alors sans doute l'étreinte de mes tourments me redonnerait un lambeau de souffle – car je me noie.
j'ai voulu dire hier combien je sentais ces peurs presser sur le fruit de mon existence, à quel point j'ai pu éprouver leur influence sur son déroulement. génialement placées en écluses aux abords des moindres décisions, je ne compte plus les renoncements, ces jours où j'ai fui plutôt que d'avoir à leur faire face. et cette vie qui se profile en un agrégat de non-choix.
il y a ces méandres où je me perds. en moi, tout est confusion : les temps, les gestes, les paroles et ce qui lie les trois. je me sens complètement désaccordée, faite d'un assemblage fortuit d'éléments fragmentaires réunis de force au sein de ce produit, absurde et disgrâcieux. et l'hasardeux mélange ne remplit pas que l'esprit et ses organes, il délaye également l'enveloppe – ce corps auquel je me sens tellement étrangère. je voudrais me sentir cohérente et tranquille comme un long fleuve.

#ce n'était pas aux arbres qu'allait sa haine., écrit par Kim.

il eût fallu, pour compléter le tour, Dénicher la colombe en tuant le vautour.
Le 25 décembre 2007 à 10:07.

depuis longtemps réalisé combien
assujetissement aux peurs a pu
compter dans l'apparition &
le développement d'un tirage de vie en négatif.
sa manifestation suit le galbe de rêves arrêtés
prolonge les courbes de l'inavoué, s'avilit
dans le doute et s'échoue dans d'impérissables méandres ;
souillés, ils iront toujours s'échouer
au cœur d'un éternel renoncement.
peurs. étaux qui étreignent la volonté.
et sans doute l'absorption de tout élan
balance une carcace de vie
estompée, amoindrie, en retrait.
alinéa d'indéterminations.

#il eût fallu, pour compléter le tour, Dénicher la colombe en tuant le vautour., écrit par Kim.

Il était une fois un certain chevalier Joseph beau comme un jour de mai. Joseph vivait entre son chien et son cheval (pas en hauteur mais en travers) à l'orée d'un
Le 25 novembre 2007 à 19:05.


On sait si bien que les rapports imiscés entre un premier homme passionné – même amateur – et le domaine artistique qui l'exalte, auront naturellement quelque ressemblance avec ceux qu'éprouverait un second dans une toute autre discipline. Mais, depuis quelques jours seulement, j'aperçois l'étendue de cette similitude.
Lorsqu'il répète les mots de sa tirade jusqu'à l'épuisement, et ce dans l'idée que la dissipation créera suffisamment d'espaces pour que s'en accapare un sens épuré, une résonance profonde, originelle et juste. Cette approche, c'est aussi celle qu'exige le professeur de musique de son élève, et les lettres se changent en notes, et Racine en Beethov ; car au même titre que les phrases de ta pièce, chaque mesure de ma partition conte une histoire.
Et, plus que dans ce principe, dans la technique elle-même, les mouvements sont les mêmes : il faut s'acharner à répéter (comme s'évertue lui aussi le peintre, à esquisser une expression énigmatique ; le poète, à décrire cette émotion ; Steichen de photographier ces fleurs...), répéter mécaniquement, jusqu'à ce que mes avant-bras se crispent, jusqu'à ce que mes doigts se heurtent aux touches du clavier. Répéter inlassablement, jusqu'à saturation du corps. Et laisser tête et cœur – pour une fois accordés – se charger du reste.
Et dans l'accalmie, il suffira de revenir, tout imprégné du geste recherché mais serein, et de se laisser aller complètement pour s'apercevoir qu'enfin, après tant d'acharnement, tout est là : chacune des notes, chargées de leur intensité inhérente et singulière ; et chaque mot, chargé de sa propre expression immaculée...

#Il était une fois un certain chevalier Joseph beau comme un jour de mai. Joseph vivait entre son chien et son cheval (pas en hauteur mais en travers) à l'orée d'un, écrit par Kim.

Tendre et cruel Réel et surréel Terrifiant et marrant Nocturne et diurne Solite et insolite Beau comme tout
Le 05 novembre 2007 à 19:36.

Prévert


Cette année encore, l'automne sera marqué d'une sempiternelle tristesse. Non pas le vague à l'âme, le chagrin latent, mais bien cette tristesse aux causes terriblement profondes et discernables. L'incurable que l'on se remémore. Et si je n'écris plus, c'est qu'il n'y a jamais de mots pour l'exprimer. L'indicible m'anéantie, au sens propre du terme. Je me sens creuse et morne à mesure que j'éprouve l'étendue de mon impuissance. Les jours passent, et avec eux grandit le poids de l'absence et du manque. Pensées et souvenirs lancinants – si seulement j'avais su, si seulement j'avais pu.
Cet automne encore, mon petit lot de regrets s'est accru, justifiant de nouvelles raisons de conserver égoïstement tout sentiment de rancune. Que pourrais-je ajouter ? Des quatre saisons, c'est pourtant mon éternelle préférée. En automne, j'ai l'impression que la vie se meut dans une vieille carte postale aux blancs jaunis par le temps. Je voudrais que cela dure toujours. Et puis c'est les vacances : je me dis que demain, je me lèverai tôt pour prendre des photos au parc, m'assoir dans un coin et faire ma première aquarelle – et je le fais ; je me dis que demain, je ferai un litre de vrai chocolat au lait à la casserole, je l'emporterai dans un thermostat et on ira le boire dans ce même parc dans la brume du matin – et je le fais ; je me dis que demain matin, j'irai courir car il fera très beau – et je le fais.

#Tendre et cruel Réel et surréel Terrifiant et marrant Nocturne et diurne Solite et insolite Beau comme tout, écrit par Kim.

rendre mon cœur au vide et le vide à la vie Et le fait que je t'aime
Le 14 octobre 2007 à 13:52.


Quoi de plus pénible que de (re)commencer ses journées par des larmes sèches ou dans l'angoisse d'un cauchemar trop cru. À mesure que mes espoirs s'amenuisent, meutris par tes silences et l'indifférence, je préfèrerais peut-être t'entendre dire les choses telles qu'elles sont et telles que tu les penses, plutôt que de vivre un jour de plus écrasé par la pression latente de mes incertitudes et de l'expectative. Ta froideur – quelles qu'en soient les raisons, et qu'elles me soient liées ou non –, et ce qui se passe ici, dans ces lieux qui m'entourent et que tu fuis, c'est trop. Même d'aussi loin, je sens encore le poids de ton regard et de tes sentiments sur moi. Ton immobilité lorsque je m'effondre devant toi pour tes mots : Dégoûtante. Ton impassible silence cependant : Pitoyable. S'il subsiste en toi quelques égards pour moi, accorde-moi au moins le répit des tenailles de mes vaines espérances : Abrège.

#rendre mon cœur au vide et le vide à la vie Et le fait que je t'aime, écrit par Kim.

l'Eden, cher monsieur : la vie en prise directe ? Ce fut la mienne. Je n'ai jamais eu besoin d'apprendre à vivre. Sur ce point, je savais déjà tout en naissant. Il y a des gens dont le problème est de s'abriter des hommes,
Le 1er octobre 2007 à 23:15.


Octobre déjà et ma chair n'en finit plus d'hésiter. Là même, c'est comme si mes mains ne savaient plus vraiment décrire ce qui tord ma conscience, mes sens divaguent. Tout est en mouvement Il y a ces moments où j'ai l'impression de ne plus faire partie de ce qui m'entoure tant mes pensées s'égarent. Et je me mets à chanter soudainement; seule au milieu d'une foule, comme pour me raccrocher au réel et redescendre de mon vagabondage. Heureusement, les parisiens du métro toujours pressés n'entendront jamais ces choses-là.
Je redoute l'émiettement de tout ce à quoi je tiens ici, et qui continue de vivre sans moi dès que je referme la porte de la maison chaque matin, première levée, première partie. Et toi aussi, tu me parles d'implication tandis que... Tu sais bien. À l'école ils me réclament ce chèque de la sécurité sociale pourtant gratuite aux moins de vingt ans. Oui, mais le 11 juin prochain. Je ne vais pas parler de vieillesse, je suis assez mal placée pour ça, mais c'est juste que je voudrais bien savoir où sont passées ces quatres dernières années car je me souviens encore si bien de ce questionnaire où j'ai photographié le 16 du portail des voisins. Les années se sont évaporées sans laisser de trace, non pas que je n'aie rien vécu ces années là – bien au contraire –, mais j'aurais voulu prolonger ces nombres et qu'ils me parlent déjà, chargés d'une tendance, d'un mouvement précis. Je voudrais, comme papa, être capable de dire quelle était la bétise que j'ai faite à tel âge. Mais de 14 à 19 ans, tout paraît confus.
Aussi, j'aurais voulu faire de cette année un nouveau départ. J'aurais voulu être meilleure, ou tout du moins en avoir le sentiment, voire en donner l'impression... Me recroquevillant dans une coquille, pas la carapace, pas de barricades, seulement de quoi se protéger, un tout petit peu. Et mon fard s'étiole déjà à mesure que les mots sortent de ma bouche, le plus naturellement du monde et sans la moindre réfléxion préalable. Les revoilà, fidèles conditionnel & aigres remords.

#l'Eden, cher monsieur : la vie en prise directe ? Ce fut la mienne. Je n'ai jamais eu besoin d'apprendre à vivre. Sur ce point, je savais déjà tout en naissant. Il y a des gens dont le problème est de s'abriter des hommes, , écrit par Kim.

– Savez-vous ce qui transforme la nuit en lumière? – La poésie.
Le 20 septembre 2007 à 16:44.

Aujourd'hui j'ai du temps alors j'enlève une à une les épingles de mes cheveux tressés en me demandant par où je pourrais bien commencer. En général, dans ces cas-là, il y a toujours un joyeux luron qui s'exclame Ben par le commencement, pardi! sauf que là, j'entamerai un nouveau chapitre sans avoir clos le précédent.
Finalement, le précédent, ça veut dire vacances, ça veut dire Opio, prendre des photos sous l'eau avec Minh, faire des brioches et presser un kilo d'orange le matin pour que tout le monde soit de bonne humeur aujourd'hui, oublier le temps qui s'enfuit déjà, et le temps perdu des malentendus. Opio c'était lire Éluard sur un transat au bord de l'eau, c'était s'allonger par terre dans la nuit sombre et chercher les étoiles filantes, faire des vœux secrets, ta main dans mes cheveux, le calme Nous vivons dans l'oubli de nos métamorphoses Sommes-nous près ou loin de notre conscience Où sont nos bornes nos racines notre but Tout est en mouvement. C'était glisser des pétales et ces vers dans quelques enveloppes, le bruissement du vent faufilé à travers les persiennes mi-closes et nos regards engourdis.
Fin août, il y a eu Dieppe, en gros c'était ça, mais gourmande, je préfère garder la crème.
Et tout de suite après, l'ENSAAMA. Une approche très difficile, une appréhension démesurée, je me suis rendue physiquement malade par l'angoisse. Trop de choses à gérer: le fait de se trouver propulser là-dedans, enfin et miraculeusement (j'ai été prise sur dossier en ayant mis l'école en second choix tandis qu'il est bien spécifié sur leur site que, puis prise sur concours), le fait de passer de 1minute en traînant les pieds à 2h de trajet aller-retour, les souvenirs de rentrées ratées, le fait de passer d'une quinzaine d'heures de sciences par semaine à... 2, etc. Et puis finalement c'est un nuage, même s'il y pleut de temps en temps ; même s'il y a, comme promis, énormément de travail, que je me lève tôt, que je rentre tard, que je perds au moins 10 heures dans les transports chaque semaine pour aller en cours, et même si je commence déjà à sentir palpiter l'esquisse des angoisses de fin d'année de MANAA. Tout ça, ce n'est rien à côté du soulagement et de la joie que j'éprouve à l'idée de savoir que je ne me suis, je crois, pas trompée de voie.

#– Savez-vous ce qui transforme la nuit en lumière? – La poésie., écrit par Kim.

pour apprendre à me tenir dans ma catégorie, à demander le prix des choses et des êtres avant d'y toucher, et surtout avant d'y tenir.
Le 26 août 2007 à 13:32.


Je suis toujours autant sujette aux incertitudes latentes; si je m'en distance plus qu'avant, il semble que ça ne soit que pour mieux les recouvrer, supplément d'ampleur à la clef. Et je n'ai jamais non plus cessé de détester cette ambivalence que j'ai. Mon petit tourment, je l'écris, le considère gravement et ressasse – inébranlable cadence – comme si, à égruger ainsi les détails je finirai par comprendre avec, en prime, l'espoir que cette compréhension soudaine m'amènerait aussi le plus naturellement du monde à des solutions.
Quelle est cette foutue manie je voudrais bien savoir, d'agir si obstinément à l'encontre exacte de ce qui me semble être le plus sain, sensé, raisonnable et approprié? Je ne saurais même plus dire si, pendant l'action elle-même j'étais encore capable d'éprouver un soupçon de bon sens qui m'aurait indiqué qu'en prenant un peu de recul, je me serais sans doute giflée au vu de ma propre ineptie. Et, ce que je peux détester aussi, cette... comment nommer cela? Obsession, angoisse, ce besoin? de me rendre tentaculaire, et de m'étendre simultanément en différentes directions si lointaines (rarement les mieux choisies) que je ne sais plus où irait mon cœur si je ne l'embarrassais dans ses choix de mon esprit absurde et velléitaire, de mes idées versatiles. Est-ce par défaut d'attention? J'éprouve seulement la sensation de ne m'être jamais efforcée à déterminer raisonnablement ce qui serait le mieux et d'agir en conséquence. Je voudrais... Je voudrais me sentir entière et cesser d'alimenter mon amertume.

#pour apprendre à me tenir dans ma catégorie, à demander le prix des choses et des êtres avant d'y toucher, et surtout avant d'y tenir., écrit par Kim.

Et le sourire de nos gestes simples Tu me réapprends ce que c'est Qu'un être humain que je renonce À savoir si j'ai des semblables.
Le 26 août 2007 à 10:20.

à partir du 26 juin 2007 / dernière mise à jour 26 août 2007

Il n'y en a pas 101, et je ne me donne pas 1001 jours mais le temps qu'il faudra pour chacun. Au départ, c'était une liste de choses à faire pendant les grandes vacances, alors il y a des choses que j'espère avoir concrétisées dans les semaines à venir, et d'autres pour lesquelles quelques années d'attente en plus ne me dérangeraient pas. Ce sera juste pour garder une trace, pour ne pas oublier, comme un chuchotement omniprésent qui rappelle ça, ça, et ça ; c'est une liste que j'espère relire souvent et pour longtemps, grâce à laquelle j'aimerais ajouter une once de satisfaction d'avoir accompli ces souhaits par le simple fait de pouvoir les rayer, comme une petite consécration !

1. Acheter des pellicules argentiques et apprendre à utiliser le Nikon de maman.
2. Travailler consciencieusement toute ma "gestuelle" au piano, à en avoir des courbatures depuis poignets jusqu'aux épaules.
3. Marcher seule et longtemps, dans Paris, sans destination, juste pour donner une chance au hasard de m'emmener dans des endroits improbables. Pour découvrir. À Montmartre, notamment.
4. Prendre plein de jolies photos avec le pola, et continuer de les suspendre à des fils de nilon.
5. Aller voir jouer Beckett,
6. Ionesco, et plus si affinités.
7. Fabriquer un appareil photo avec papa, un minuscule, comme celui qu'il avait fait quand il était au lycée.
8. Aider papa à fabriquer un nouveau planeur, et réussir à ne pas lui casser les ailes au premier vol!
9. Faire une grasse-matinée et réapprendre à aimer traîner dans mon lit autant que lorsque j'étais gamine, c'est-à-dire sans me laisser submerger par les pensées désagréables qui me poussent à me lever très vite, les dimanches matins.
10. Faire d'autres portfolios d'artistes (peintre, photographe, musicien, sculpteur, ...).
11. Profiter d'une semaine du cinéma entière!
12. Regarder régulièrement des films loués, empruntés, ou au cinéma, notamment tous ceux qui manquent à ma ridicule "culture" cinématographique.
13. Me coudre une jolie robe d'été, pâle et vaporeuse.
14. Et un sac (celui que j'ai en tête depuis cet hiver sachan que j'ai déjà acheté le tissu nécessaire au marché St Pierre, par exemple).
15. Prendre de beaux portraits de mes amies (oser, et surtout réussir à).
16. Prendre soin de moi pour moi, et pas seulement pour contenter l'amoureux.
17. Emmener Minh et Louis dans des musées qu'ils ne trouveront pas chiants, pour ne pas les en dégoûter.
18. Être plus fidèle au remplissage des pages de mon Moleskine, mais sans moins d'application.
19. Parcourir la nature et m'assoir en divers endroits, lumineux, et faire des aquarelles de ces paysages.
20. Commencer et tenir un carnet d'idées, tout petit, pour pouvoir l'emmener n'importe où, tout le temps.Zapbook 4ever.
21. Réapprendre à tricoter, et faire un truc. Disons, une longue écharpe.
22. Crocheter un bonnet.
23. Faire des modèles de pochoires pour la salle de bain d'Estelle, et l'aider à peindre son chez elle.
24. Lire tout Boris Vian.
25. Lire plus tout court – en période scolaire, essayer de lire au minimum un livre par mois.
26. Broder un cœur sur un t-shirt gris chiné.
27. Écrire une, voire des nouvelles.
28. Apprendre à approcher maman.
29. Avoir mon permis.
30. Me forger l'ébauche d'une culture biblique, juste suffisamment pour comprendre des choses.
31. Apprendre les mythologies romaine et scandinave.
32. Faire enfin ce foutu dîner au Kong avec le CCC au complet.
33. Oser, oser, OSER.
34. Essayer d'avoir du goût – et du bon, si possible – d'une manière générale, dans n'importe quel domaine.
35. Accomplir quelque chose pour moi mais d'une manière désintéressée, naturellement.
36. (re)Faire du théâtre.
37. Aller à Londres, aux Etats-Unis et en Guadeloupe avec Alvyn.
38. Faire plus de surprises à ceux que j'aime.
39. Me défaire complètement des chaînes qui m'accrochent aux démons du passé et pouvoir ainsi me projeter dans l'avenir.
40. Et imaginersavoir que cet avenir sera beau.
41. Éprouver de la fierté pour quelque chose que j'aurais fait de mes mains.
42. Refaire de la mosaïque et fabriquer des trucs chouettes pour mes amies.
43. Aller voir tous les mois toutes les expositions stabilotées dans les pages de mes magazines Beaux Arts.
44. Retourner à Giverny.31juillet07, ici.
45. Rendre à ma grand-mère ses livres d'art et lui en emprunter d'autres, plus souvent.
46. Rendre plus souvent visite à mes grands-parents, et à l'improviste, au moins une fois! (1/2)
47. Faire le site de mon tonton.
48. Prendre du temps pour trouver un parfum qui me corresponde vraiment – mais ne pas renier le Coco Chanel de maman pour autant.
49. Au lieu de m'en plaindre sans cesse, prendre plaisir à dorloter un peu mon corps comme une vraie fille.
50. Refaire des films: de nos vacances en famille, de nos vacances entre amis, de nos soirées, et essayer de faire un mini pseudo-court métrage, un jour.
51. Savoir chanter & jouer au piano Summertime, en entier, et m'enregistrer pour savoir si ma voix est vraiment aussi laide que je l'imagine.
52. Rejouer de la guitare, et si jamais l'expérience n°51 n'a pas été trop catastrophique, apprendre une chanson avec la guitare.
53. Organiser plein d'autres soirées à base de vieux films + champagne + boudoirs + carambars.26juillet07, ça m'a l'air bien parti !
54. Dessiner plus.Pas tellement eu le choix.
55. Continuer d'écrire des recettes dans le carnet offert à maman : celles déjà faites (charlotte à la mousse de citron, charlotte aux fraises et charlotte rose/litchi/framboise, gâteau de Suzy, tarte mangue/citron, poulet yassa, clafoutis...),
56. Et celles à tester/réussir/améliorer (macarons aux goûts divers, pains aux raisins, ispahan, moussaka, tarte à la rhubarbe, risotto asperges/fraises, crèmes à la fleur d'oranger, bavarois aux fraises...),
57. Jouer Clair de Lune de Debussy, ainsi que les Deux Arabesques.
58. Jouer la Berceuse de Fauré avec Estelle!
59. Jouer la Polonaise posthume de Chopin en si bémol mineur.
60. Acheter le mascara Benefit qui fait des yeux de biche.Maintenant j'ai le regard qui tue.
61. Avoir une vraie frange bien droite, bien plate à la Irina Lazareanu.21août07, coupée! aah depuis le temps que ça me titillait.
62. Laisser pousser feu ma frange jusqu'à ce qu'elle se fonde complètement parmi ma crinière.concrétisé juste avant n°61.
63. Faire du vrai porc au caramel à Alvyn.
64. Aller fouiner aux puces de Montreuil.
65. Trouver cette satanée queue de pie.
66. Et cette foutue coiffeuse à retaper.
67. Avoir une belle collection de chaussures sans aucun achat raté.
68. Pareil pour la garde-robes.
69. Ainsi qu'une collection de boucles d'oreilles!21août07, finalement, plus envie.
70. Gagner des sous, pour espérer pouvoir financer ces lubies modesques.
71. Refaire un Rouen Express, ou un n'importeoù Express, pourvu que ce soit aussi toqué et enivrant.
72. Apprendre à me maquiller d'une façon qui corresponde à mon visage.
73. Cesser d'être agacée par des petits riens – être moins impatiente et sur les nerfs à tout bout de champ.
74. Essayer d'être moins maladroite, donc plus vigilante au quotidien.
75. Et surtout, trouver un remède à mon étourderie!
76. Arrêter d'essayer d'imaginer tout le mal que les gens peuvent bien penser de moi dès que j'apparais ou ouvre la bouche.
77. Éprouver moins de haine envers je.
78. Accepter de décevoir, de faire des erreurs «humaines».
79. Et, ainsi, apprendre à dire NON.
80. Cesser de cumuler tous les travers que j'abhorre chez autrui.
81. Cesser d'agir d'une manière qui alimente ma culpabilité.
82. Apprendre par cœur des poèmes de: Musset, Aragon, Éluard, Baudelaire, Apollinaire, Rimbaud, Verlaine et Prévert.
83. Tenir un carnet de rêves.25juillet07, ça commence par un cauchemar (...)
84. Me cultiver en matière d'astronomie.
85. Faire un herbier dans un vieux livre aux pages jaunies par le temps.
86. Chercher des trèfles à quatre feuilles sur la coulée verte avec Emilie.
87. Aller chez Ladurée et commander une religieuse à la rose.07juillet07, damned, si j'étais riche, ce serait mon péché mignon.
88. Repartir en vacances à la plage avec le CCC.du 27 au 29 août, ce sera une plage de galets, mais une plage quand même (et avec du soleil, paraît-il !)
89. Prendre des photos dans un aquarium.
90. Un jour, entamer une véritable thérapie, pas forcément intense mais régulière, m'y tenir, et tenter de dénouer ce qui n'a jamais été vraiment dit.
91. Un jour, essayer de savoir médicalement: quelle est la véritable cause de mes migraines, si mon dos a un problème ou si c'est vraiment "rien" comme le dit maman, et s'il y a une explication à mes crampes chroniques.
92. Revoir Andria.18juillet07, une journée qui est passée vite!
93. Fêter mes 19 ans.
94. Visiter Barcelone.
95. Retourner au Vietnam et apprendre le vietnamien.
96. Lire régulièrement un journal d'informations pour être un peu plus au courant de ce qu'il se passe dans le monde.
97. Goûter à l'Ispahan de Pierre Hermé.
98. Aller chez ma grand-mère prendre des cours de cuisine vietnamienne et noter toutes ses recettes, tous ses conseils et en profiter pour lui poser d'autres questions sur l'histoire de ma famille.
99. Retourner à l'opéra.27juin07, La Traviata à l'Opéra Garnier, sublime.
100. Aller avec Estelle à une leçon de musique au théâtre du Châtelet (NB.: celle de Fauré a lieu le 17 mars!).
101. Faire un grand pique-nique au parc de Sceaux avec eux tous.
102. Racheter un chapeau puisque le proviseur adjoint m'a volé le mien.
103. Apprendre à faire des cocktails et en profiter pour exaucer le vœu 97 d'Estelle.
104. Me trouver belle, vraiment, sur une photo.
105. Jouer un morceau avec Anh, Minh et papa.
106. Jouer un quatre mains de Mozart ou Schubert avec maman.
107. Ne plus avoir honte d'être inculte en certains domaines et l'assumer.
108. Accompagner Anneso au Polly Maggoo à St-Michel pour la soutenir dans l'affront de l'intriguante glauquerie du lieu.
109. Réussir à emmener Alvyn au Zimmer avec toute la clique au complet.
110. Accrocher le poème de Musset sur la porte des toilettes à une hauteur savamment étudiée.
111. Faire un grabouillage inspiré des estampes japonaises.
112. Pouvoir déccrocher des murs de ma chambre mes fiches A3 de Physique-Chimie et de Maths, autrement dit avoir mon bac.02juillet07, Ma chambre a l'air vide maintenant!
113. Ne plus avoir "peur" des transports en commun afin de pouvoir faire plus de choses toute seule à Paris (voire plus loin!): aller au cinéma, visiter des musées, ou flâner tout simplement.Pas eu le choix non plus.
114. Prendre une décision importante, d'un coup, sans tergiverser.
115. Me désabonner du remords.
116. Recommencer à écrire des lettres à des gens.
117. Et écrire des cartes postales à mes proches à chaque fois que je pars en vacances sans eux!En bonne voie ma foi.
118. Refaire voler un cerf-volant sur la plage de St-Cast avec papa, et sans m'envoler avec.
119. Et faire le plus beau château de sable du monde (ou du moins, le plus beau que j'aie jamais fait).
120. M'acheter une jolie montre.
121. Me calmer un peu dans mes achats compulsifs de livres, c'est-à-dire avoir lu tous ceux que j'ai cumulés avant d'en acheter d'autres.
122. Reprendre l'habitude d'avoir toujours un livre sur moi – au lieu d'un Prépabac.juillet07, C'était facile, mais ouf!
123. Lire un poème par semaine et une pièce de théâtre par mois (en plus du livre du n°25).
124. Graver nos noms dans un arbre, comme dans les films parfumés à l'eau de rose.juillet 07, En fait non, parce que ça fait mal aux arbres.
125. Aller à la banque pour faire changer ma signature.
126. Faire du vélo avec papa, Anh, Louis et Minh dans les jardins du château de Versailles.
127. Continuer dans ma lancée: m'occuper un peu du jardin.
128. Repeindre le salon.
129. Retourner chez l'opticien sans faire venir les pompiers.
130. Assister à une leçon de musique de Zygel au Théâtre du Châtelet.Chopin le 10 décembre, Papa♥.
131. Retourner au marché aux oiseaux.
132.

#Et le sourire de nos gestes simples Tu me réapprends ce que c'est Qu'un être humain que je renonce À savoir si j'ai des semblables., écrit par Kim.

Nymphéas & Gueules de loup
Le 02 août 2007 à 23:44.




















Giverny – 31 juillet 2007.

Merci à ma jeune conductrice, sans laquelle le souhait numéro 44 n'aurait pu être exaucé. Et sur ces belles paroles, je m'en vais vers le sud.

#Nymphéas & Gueules de loup, écrit par Kim.

éluard, des vers. les lignes soulignées.
Le 26 juillet 2007 à 17:49.

Un regard large comme le silence
Comme s'il n'y avait que nous deux sur la terre
Et le sourire de nos gestes simples.
Tu me réapprends ce que c'est
Qu'un être humain que je renonce

À savoir si j'ai des semblables.

Odorante et savoureuse
Tu dépasses sans te perdre
Les frontières de ton corps

Nous ne vieillirons pas ensemble.

Voici le jour

En trop : le temps déborde.
Mon amour si léger prend le poids d'un supplice.


quand on lit des choses pareilles alors nous apparaît toute la vanité de nos essais verbeux, que ces gens-là ont déjà extirpé des mots toute la beauté du monde, qu'il ne nous reste plus qu'à disputer les restes. et qu'on aura beau ronger les os jusqu'à la moelle, il n'y aura jamais rien de plus pur.
c'est tout. un point.

#éluard, des vers. les lignes soulignées., écrit par Kim.

Et je voulais dire : Laisse tes rêves à l'agonie /Il étreint mon cœur et je l'aime aussi pour ça.
Le 14 juillet 2007 à 00:37.

Puis-je croire que l'on ressent tous, parfois, le besoin de se trouver propulsé dans des rôles qui nous dépassent, emplis d'émotions démusurées qui ont l'ampleur des histoires de nos livres ? Comme une façon de se projeter au-delà de soi, catharique – est-ce bien de cela qu'il s'agit ? Je veux dire : nous sentons-nous réellement libérés ? Peut-être ne tendons-nous qu'à se sentir vivre plus intensément – le poids de l'existence se fait-il plus loud lorsqu'on injecte celle-ci de ces actes aux horizons épanouis ?


Ce n'est peut-être qu'un truc de filles. J'ai parfois l'impression que mes espérances demeureront à jamais vaines car dès lors que l'une d'elles s'accomplit, d'autres naissent, plus affutées, plus vicieuses. Il n'y a pas vraiment de rêve de chair et d'os : c'est un rêve mouvant, qui se traîne d'un espoir à l'autre et s'en abreuve de sorte que l'aspiration finale est chaque fois plus peaufinée.

#Et je voulais dire : Laisse tes rêves à l'agonie /Il étreint mon cœur et je l'aime aussi pour ça., écrit par Kim.

Hello darkness, my old friend, Ive come to talk with you again, Because a vision softly creeping, Left its seeds while I was sleeping,
Le 04 juillet 2007 à 00:19.

Je suis loin d'en être au stade du misérable petit point noir sur le fil de mon existence (cf. 11 juin 2007) , mais pour faire simple et concis:


Autant dire que je ne m'y attendais pas! J'avais même projeté de réviser avant les résultats (en fin de compte, malgré l'angoisse, ma paresse m'a rattrapée), au cas ou ; j'avais cauchemardé d'un rattrapage à 9,86/20 puis d'un refus catégorique, à 7/20 de moyenne. Finalement, mes notes vont de 12 (Maths !) à 20 (Arts plastiques, en facultatif) et j'ai mis un bout de temps avant de réaliser et de sautiller, de crier partout ; quelle surprise, et quel soulagement! D'ailleurs, ça m'a fait tout drôle quand, tout à l'heure, je me suis aperçue que je n'avais pour ainsi dire "rien à faire", enfin que plus aucune échéance ne planait sur mes épaules, mis à part l'envoi de mon dossier d'inscription à Olivier de Serres, qui, toutefois n'en est pas une en soi, mais plutôt une sorte de consécration, hihi.

#Hello darkness, my old friend, Ive come to talk with you again, Because a vision softly creeping, Left its seeds while I was sleeping,, écrit par Kim.

Minh: Ah, j'ai trop joué à Sing Star. J'ai mal à la voix ! /kim: Mais, Mimi, ça se dit pas j'ai mal à la voix... Tu peux pas avoir mal à un son! /Minh: Ah bon? Oh!
Le 18 juin 2007 à 09:59.

D'habitude, je prends le temps de noter les idées qui trottent un peu trop sur le coin d'une feuille, ou dans des carnets, pour désencombrer un peu ma petite cervelle. Et comme ces derniers temps, les mots n'ont servi qu'à remplir des dizaines de copies matriculées, ces idées en furie, sont devenues comme les chevaux d'un vieux manège et galopent, tournoient, montent puis redescendent.
Il y a notamment cette fameuse liste de choses à faire après le bac qui cavale depuis un moment, s'agrandit, se rature, et qu'il me tarde tant de concrétiser. Mais j'ai bien l'intention de prendre mon temps! Parce que c'est aussi ça, une liste de choses à faire après le bac: il faut, pour se remettre du traumatisme qu'ont causé les examens (si, si), aller dans l'autre sens et prendre tout son temps, prendre le plus de temps possible, et l'étendre au maximum entre ses doigts. Et il faut dire que ça m'arrange bien, parce que ce temps hasardeux contrecarre quelque peu mes projets. J'aime la pluie, mais il faut bien avouer qu'elle ne ferait pas bon ménage avec les piques-niques improvisés sur l'herbe verte du parc, ni la bronzette, ni les longues promenades.
Alors, pour l'instant, je me contenterai d'essayer de réapprivoiser mon sommeil, d'attraper les rares rayons de lumière pour faire quelques photos (elles font partie de ces choses qui trottent, qui trottent), de redonner à ma chambre un air de chambre où l'on marche sur du parquet, et pas sur les annales scientifiques et autres stigmates de bachotage qui le jonchent. Et puis lire, aussi. Parce que les Prépabac Maths/Physique-Chimie/SVT, ça va cinq minutes. J'ai beau ne pas me sentir en vacances mais en suspend, et redouter le 2 juillet, il va bien falloir que je m'occupe de ces piles de livres accumulés sur mon chevet, récupérés d'ici et là pour leurs jolis mots qui me faisaient de l'œil.

#Minh: Ah, j'ai trop joué à Sing Star. J'ai mal à la voix ! /kim: Mais, Mimi, ça se dit pas j'ai mal à la voix... Tu peux pas avoir mal à un son! /Minh: Ah bon? Oh!, écrit par Kim.

et ron et ron
Le 11 juin 2007 à 12:53.

Aujourd'hui j'ai eu 19 ans et un bac de philo – d'où la temporaire mourritude de cet espace en moimoije.com. Je fais plein de listes dans ma tête, des tas de trucs que je vais faire après le bac, toujours après le bac. Dans cette liste, il y a entre (plein d')autres, s'occuper d'ici.
En discutant avec mes aînés, j'ai eu l'impression que le bac, ça semble être un truc gigantesque qui va s'abattre sur vous, avant. Et que quand on l'a, c'est comme un misérable petit point noir sur le fil de notre existence. Pourtant, sans ce petit point, ça va pas du tout.
Sur ces belles paroles... !

#et ron et ron, écrit par Kim.

en silence ta bouche a promis d'être heureuse. /De loin en loin, dit la haine ; de proche en proche, dit l'amour. /Par la caresse, nous sortons de notre enfance.
Le 23 mai 2007 à 08:02.

Il y avait toujours eu ce pressentiment du déchirement qu'auraient provoqué les épines inavouées si, par mégarde, elles s'étaient échappées de leur éclipse pour se confronter à la conscience. Par peur d'être submergée par une telle oppression, avant, les mots n'étaient tout simplement jamais posés ou dits. Ce n'était pas parce qu'ils manquaient, mais parce que le vif qu'ils effleurent aujourd'hui n'avait été extirpé du mortier où j'ai encore la faiblesse de jeter ce qu'il m'est trop pénible de laisser poindre. (Mais, moins.)
Et puis, la fameuse petite perle de trop et, puisque la fragilité siégeait déjà, l'effet papillon qui s'en suivit. De là, tant de choses ont affleuré et il n'était plus question de s'en affranchir – de leur écho, tout du moins. Il fallait... Il y avait ce besoin latent d'aller puiser tout au fond de ces déploiements. Ce besoin de comprendre pourquoi ce dégoût, pourquoi ces manies auto-destructrices. Et les autres.
Tout à coup, comme si au sein du cœur, débordant, les mots s'étaient trouvés, poussés par cette soif – détourer, approcher, puis délier chaque nœud ; s'immiscer dans chaque interstice et creuser, toujours plus. Cette quête semblait essentielle (pour l'entendement, la lucidité et l'apaisement, enfin), mais jamais elle n'aurait dû être si précipitée. Tout aurait dû se développer progressivement, sans cette foutue tendance à l'épanchement excessif et irréfléchi, n'importe où, n'importe quand, à n'importe qui, par n'importe quel moyen. Je m'en veux tellement, là encore, pour les conséquences que ça a eu. Je le savais, pourtant, et même dès l'instant où j'ouvrais la bouche ; je le savais – que tout cela était factice, que cela me ferait mal, inévitablement et que j'alimentais sans fin ma culpabilité. Jusqu'à ce que (...). Quelque chose – et c'était trop.
D'un côté, le mutisme soutenu par le poids d'une menace sous-jacente – et le regret de s'être tue trop souvent ; de l'autre, le déferlement, la déraison – et le remord d'avoir trop, et mal dit.
Et puis, il y a eu les ellipses, l'allégorique, les non-dits... Et puis, quelque part, l'art sans doute.



Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres.
Nos silences, nos paroles. La lumière qui s'en va, la lumière qui revient.
Un seul sourire pour nous deux. Par besoin de savoir, j'ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d'apparence.
Ô bien aimée de tous, et bien aimée d'un seul, en silence ta bouche a promis d'être heureuse.
De loin en loin, dit la haine ; de proche en proche, dit l'amour.
Par la caresse, nous sortons de notre enfance.
Je vois de mieux en mieux la forme humaine, comme un dialogue d'amoureux.Le coeur n'a qu'une seule bouche.
Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser. Les sentiments à la dérive. Les hommes tournent dans la ville.
Les regards, la parole, et le fait que je t'aime. Tout est en mouvement.
Il suffit d'avancer pour vivre, d'aller droit devant soi vers tous ceux que l'on aime.
J'allais vers toi. J'allais sans fin vers la lumière.
Si tu souris, c'est pour mieux m'envahir.
Les rayons de tes bras entr’ouvraient le brouillard.

#en silence ta bouche a promis d'être heureuse. /De loin en loin, dit la haine ; de proche en proche, dit l'amour. /Par la caresse, nous sortons de notre enfance., écrit par Kim.

ils avaient des tas de théories, des théories sur tout, comme ont les jeunes. Pour expliquer leur sentiment d'insatisfaction ; de ne pas connaître les gens ; de
Le 20 mai 2007 à 20:16.

admise. :)

#ils avaient des tas de théories, des théories sur tout, comme ont les jeunes. Pour expliquer leur sentiment d'insatisfaction ; de ne pas connaître les gens ; de, écrit par Kim.

Il n'avait pas dit : « Je vous aime. » ; mais il lui tenait la main. Voilà le bonheur, c'est cela, pensa-t-il.
Le 13 mai 2007 à 00:18.

Dans le document 3 de la phase d'interprétation, trois lettres familières m'ont frappée.


Sinon, je suis incapable de répondre objectivement à la question «Comment ça s'est passé ?». J'essaie de ne plus trop y penser, pour me consacrer à mon prochain concours... mardi matin.
Sur le chemin du retour, une fille, assise à quelques sièges du mien, sortait visiblement de la même épreuve que moi. Elle tenait un petit pot en verre entre ses mains bariolées d'acrylique.

#Il n'avait pas dit : « Je vous aime. » ; mais il lui tenait la main. Voilà le bonheur, c'est cela, pensa-t-il., écrit par Kim.

lui dire tout net (quoi qu'elle puisse penser de lui), en tendant ses fleurs : « Je vous aime. » Pourquoi pas ?
Le 09 mai 2007 à 09:38.

Ici, sous vos yeux, il y a tant de moi que je glisse à la dérobée. J'ai beau prendre soin d'enrober mes mots de papier de soie afin qu'ils paraissent plus doux, il y a quelque chose d'immense derrière ce masque. Je les distille de leurs épices et n'en laisse qu'une chair à vif mais dont la matière reste insondable, libre d'interprétations diverses – au mieux, tout du moins, car c'est ce à quoi j'ai l'impression de m'efforcer, sans y méditer, sans élaboration ; en fait, si je le fais, c'est que je ne sais simplement pas faire autrement, de sorte que je ne saurais pointer avec certitude je l'ai fait, c'est juste comme ça. Je suis incapable d'exposer la réalité nettement – pas même (surtout pas) à moi. J'ai dû faire en sorte qu'ils glissent, ces mots, petites larmes roulant le long des fibres d'un satin de soie.
Je me sens protégée par le voile des mots choisis bien que d'expérience, je sache au fond de moi que certains yeux le (me) transperceront sans peine, souvent aiguillés par une sorte d'empathie, sans doute celle d'un vécu similaire – et non pas semblable car je parle des émotions, non pas des faits en eux-mêmes, puisque même si nos parcours sont différents, si nous nous reconnaissons, c'est que les altérations provoquées dans nos cœurs ont conduit aux mêmes torsions angoissées, à ces mêmes interrogations qui rongent – c'est de cette ressemblance que je parle.
Peut-être suis-je en quête de ces yeux-là ? Comme le besoin d'un regard bienveillant qui devine et comprend profondément les choses, ne s'arrêtant pas à leurs formes inertes, à leurs expressions verbales maladroites. Et cependant je redoute sans cesse d'être mise à nue. Cette impudeur m'effraie et me gêne souvent ; pourtant, écrivant ces mots ici, c'est exactement ce que je provoque.


Demain,
mlle kim b. salle 305 à 13h45,
je passe le concours de l'école Olivier de Serres.
Autant vous dire que mon cœur
s'emballe et que ses frémissements
ébranlent aussi mes pensées :
tandis que j'écris,
il est huit heures je sens encore la lourdeur de mes paupières
à peine éveillées, crispées cette nuit
par l'énième songe d'un échec
(tête vide, page blanche et de larmes maculée,
mines cassées, pots renversés et regards moqueurs
tout y était).

#lui dire tout net (quoi qu'elle puisse penser de lui), en tendant ses fleurs : « Je vous aime. » Pourquoi pas ?, écrit par Kim.

dans l'attente de son retour peut-être, le tablier blanc gonflé par le vent, une vieille femme semble (si vaillante dans sa faiblesse) chercher dans le désert un fils perdu ;
Le 29 avril 2007 à 21:39.


Ou peut-être avais-je nourri mes espoirs d'illusions (perdues?). J'entends la foudre qui s'approche et ma chambre se gorge peu à peu d'obscurité.
À moins que ce ne soient mes tourments qui grondent, ces mêmes pensées qui noicissent ma vue et qui, s'épandant, traînent dans leur essor les ombres opaques aux quatre coins des murs.
Embourbée par mes sens égarés, je m'accoude à ma fenêtre et n'attends que le bruissement coléreux d'une pluie d'été (ça me rappelle le souvenir d'un vélux, l'été dernier, et d'un livre sur les fées – c'était sous les toits de Paris). En vérité, malgré le progrès du tumulte, les oiseaux ne s'arrêtent pas de chanter et la disparate du mélange a généré une atmosphère curieuse, insondable.
Mais l'étrangeté n'émane peut-être que de moi. J'aurais pu réclamer que tout, autour de moi, s'accorde à ma décadence. Car c'est vrai, il y a, je le sens, du déliquescent qui affecte ou infecte chaque petit espoir miraculé... Et bientôt, j'ai peur qu'il n'y ait plus rien. Pourtant, c'est de cette même peur que s'abreuve la contagion.

#dans l'attente de son retour peut-être, le tablier blanc gonflé par le vent, une vieille femme semble (si vaillante dans sa faiblesse) chercher dans le désert un fils perdu ;, écrit par Kim.

Ah! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril: l'enfer
Le 18 avril 2007 à 13:08.

Des larmes comme celles-là, il y avait longtemps que je n'en avais goûtées.
It's weird, depuis l'enfance je ne peux m'empêcher de projeter certains moments dans des dimensions démesurées, presque emphatiques. J'imagine nos émotions décuplées, un spectacle grandiose qui n'est donné pour personne : il y a ce décor, puis nous ; nous et nos cœurs écorchés, nos émotions sanguinolentes. C'est une représentation unique, donnée pour que les acteurs impromptus que nous sommes se sentent emprunts de cette unicité et qu'ils incarnent leurs rôles jusqu'à la chair. Pour que, par l'exception, la peur soit annihilée et qu'ainsi, il ne nous reste qu'à se donner jusqu'au bout, sans penser aux risques, sans s'imaginer les conséquences, le désastre.
Ce que je peux me fiche du regard des passants dans ces instants-là. Tout ce qui compte, c'est ce qui est en train de s'accomplir, c'est la scène de notre vie que nous jouons – que nous mettons en jeu. Et c'en est un des plus dangereux, car l'ivresse de la profusion brouille les sens et la raison, et nous n'avons plus conscience de rien. Nous ne sommes plus là, toi et moi, les pieds sur terre – je te l'ai dit, c'est une autre dimension, les proportions ne sont plus les mêmes. À cette échelle, la violence des mots que nous usons nous paraît anodine et nécessaire. Pourtant, ces mots-là seront ceux que l'on ressassera pour se faire mal, laissant un goût amer (celui du regret) dans nos cœurs. On s'en arracherait les cheveux. Si l'on savait.
Nous sommes entrés sans peine dans ces rôles, ils étaient faits sur-mesure, ou peut-être étaient-ce nous, qui étions faits pour eux ? Propulsés par l'ardeur de nos sentiments (car il fallait se battre, coûte que coûte, il fallait avancer, et la rage était notre seul recours sous la menace de l'enlisement), c'était simple et indolore. Mais lorsqu'enfin, les fardeaux ont été déversés, qu'il ne reste plus une miette à sauver et que l'épuisement nous gagne, il faut bien redescendre, l'ivresse ne dure pas. Il faut bien retourner à nos places et dans le temps, perdre notre invulnérabilité, et tout à coup c'est la peur qui revient. Elle se jette à nos gorges et nos consciences, armée des éclats que nous avons causés.
L'avons-nous vraiment fait ? Regarde, tout autour ; il n'y a que les débris de nos vies qui s'étalent devant nos yeux. Comment n'en avons-nous pas eu conscience ? Et là, je saigne...

#Ah! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril: l'enfer, écrit par Kim.

07:54, 09:11
Le 17 avril 2007 à 10:11.

Voilà l'idée:
Pour la tête. J'ai représenté un fil, emmêlé, parfois rompu puis reprisé par quelques nœuds maladroits. Le long du fil sont déposées des images. Elles n'ont pas été mises là par hasard (ou si peu), ce sont des instants volés que j'ai pris de cet été, d'hier matin ou d'il y a deux ans. Ces images sont des monceaux de vie qui suspendent au fil – celui de mes pensées.
Pour le cœur, j'ai pensé à un livre ouvert I'm an open book. Pas n'importe quel livre, bien sûr – je n'ai pas encore déterminé lequel. Antigone, peut-être? Il était le premier. Le premier dans le temps est immuable.
Pour les mains, primordiales, l'une d'entre elles s'intéressera d'abord au toucher. Le concept est encore moins précisé. Il y aura peut-être une sorte de dessin analytique, un objet plus ou moins quelconque (infantile ?), et recouvert d'empreintes digitales.

Je savais que formuler ces images-idées qui vagabondent dans mon esprit m'aiderait à y voir un peu plus clair. Mais je ne pensais pas que la clareté et le recul amplifieraient le doute. [...] En fait, tout ça est peut-être un peu trop conceptuel.
Sinon, La beauté du désordre, ça vous évoque quoi ? C'était un beau sujet.

#07:54, 09:11, écrit par Kim.

Si je ne m'étais jamais vue dans la glace et si je devais décrire mon apparence extérieure d'après ce que je connais intérieurement de moi,
Le 09 avril 2007 à 11:18.

D'habitude, ce genre de choses n'arrive que dans les livres ou sur les écrans. Et ce ne sont pas ces passages où l'on se dit que «ah, oui, moi aussi...», mais plutôt ceux que l'on trouverait à la fois forts et fabuleux. Pourtant, c'était exactement ça et ça m'arrachait le cœur.
J'avais besoin d'écrire, c'est comme si c'était devenu une habitude à part entière, de celles qui deviennent essentielles à l'existence, car sans elles tu n'es plus tout à fait toi. Elles harmonisent, unifient, attiédissent les effervescences de tes émotions. Ce ne sont plus des habitudes: c'est toi ; cela s'est imbibé dans ta chair et cela compte parmi tes entrailles.
J'avais besoin d'écrire et ça m'arrachait le cœur d'en être incapable. J'avais des mots mais pas de phrases, des perles, mais pas de fil auquel m'aiguiller ; c'était latent et diffus, cela ondoyait sans cesse, ne se fixant nulle part. Et, surtout, il y avait quelque chose à l'origine de ces ballottements, qui était aussi responsable des afflux de larmes, de sanglots nerveux et inexpliqués. Je voulais savoir quoi, pourquoi, comment. Je voulais que ça apparaisse devant moi, tout du moins partiellement, mais qu'enfin ça me soit accessible. Et qu'en y posant les yeux avec la plus grande attention, je puisse le dérouler, enfin, et comprendre. Juste comprendre, ça m'aurait suffit. Parce que ne pas savoir, c'était forcément détester cette fragilité omniprésente et injustement ostensible.

#Si je ne m'étais jamais vue dans la glace et si je devais décrire mon apparence extérieure d'après ce que je connais intérieurement de moi,, écrit par Kim.

C'est tellement simple pourtant – il suffit de dire Oui quand on s'approche de vous.
Le 24 mars 2007 à 19:00.

Je voudrais du temps qu'on n'irait perdre pour rien au monde. Instants précieux et immortels ; ne compter que d'heures arrêtées, suspendues, et s'y sentir graviter au-dedans.
Je voudrais ne plus jamais dire à bout de souffle, je voudrais inspirer fort et jusqu'au bout, m'arrêter tout à coup, avant que le décor ne se mette à tourner. M'assoir à ce moment précis, oui, là, entre deux mesures, pouvoir contempler, sourire et fermer les yeux, sourire en fermant les yeux et, enfin, repartir les poumons pleins d'ivresse.
Expirer, mais n'expirer qu'en m'étant pleinement imprégnée de ces caresses. Expirer sans amertume et sans hâte, expirer pour continuer de vivre uniquement. Expirer pour reprendre de l'élan et approfondir davantage chaque nouvelle inspiration.

Je voudrais la sérénité, l'accalmie des angoisses et de la peur qui ronge, qui morcelle. Je voudrais le creux de ton épaule à jamais, tes doigts dans mes cheveux et ta voix qui murmure, seul remède à ma détresse. Quand tu me dis que tout va bien, tu ne mens jamais car le seul fait d'entendre ces mots de ta bouche dissout l'essor des moindres troubles.

#C'est tellement simple pourtant – il suffit de dire Oui quand on s'approche de vous., écrit par Kim.

(...) elle n'a jamais cessé de m'encourager à y mettre quelques doigts d'enfant.
Le 13 mars 2007 à 22:53.

Si, aux «comment vas-tu», j'évoque mon épuisement, cela n'étonne plus personne. Si, certaines fois, je précise que la fatigue s'explique par quelque recrudescence d'angoisse, cela ne surprend plus.
Quant à moi, je suis pourtant chaque fois surprise de constater combien l'anxiété peut être corrosif à mes états. Ce sont des maux, un dos qui part en miettes, le sommeil inexistant, une horloge biologique disloquée, une humeur irritable et lunatique, des larmes aussi fortuites qu'incontrôlées et des ecchymoses, stigmates d'une maladresse à son comble.
Le second trimestre s'achève sur un boycott professoral du seul bac blanc de l'année, et je glisserai d'ici peu mon dossier de candidature dans la boîte aux lettres de l'école de mon premier choix. J'ai du mal à évoquer mes démarches et mes doutes à ce sujet, tant mon admission me semble chimérique.
Hier, j'ai appelé ladite école pour de plus amples informations. Étourdie, une fois de plus, et nerveuse, je n'ai pas vu les heures passer. On en comptait 19 et le concierge (probablement importuné en plein match de foot), sur un ton des plus délicats, m'a fait comprendre que j'étais folle à lier parce qu'«on n'est pas aux États-Unis ni au Canada, mademoiselle». J'ai presque eu la larmichette et je n'ai su rétorquer qu'un balbultiant «d'accord... merci... au revoir», avant qu'il ne me raccroche au nez, oh oh oh!. Si cette fichue école m'accepte, j'irai cracher sur sa tombejeter des poissons morts sur son paillasson.


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sinon, oui, je collectionne un peu les spams en ce moment...

#(...) elle n'a jamais cessé de m'encourager à y mettre quelques doigts d'enfant., écrit par Kim.

Elle était, quand je la connus, forte et veloutée comme un jaguar; elle avait cette musculature soyeuse qui trompe et qui est le propre des félins (...)
Le 1er mars 2007 à 09:58.

Il y a mille extrémités à mon pêle-mêle, mille composantes qui papillonnent dans cet amalgame capricieux et versatile. En bonne pelotte de laine, je veille, sans même y penser, à ce que la surface apparente demeure cependant inexorablement lisse et douce au toucher, soyeuse à vos yeux. Somme toute, agréable. Complaisante. Il n'est cependant pas question de faire table rase des démesures, et là réside toute la subtilité de la besogne; l'usage est de les recouvrer, de ramasser l'éparpillement exhalé et d'embrasser en soi et pour soi les excès.
Les excès qui, à l'usure, religieusement emmitouflés et tus, s'aiguisent et blessent. Mais, pourvu que les éclats n'écorchent que les entrailles, là où les tressaillements peuvent encore être asservis – parfois, au début.
À défaut d'avoir toujours été incapable de gérer au grand jour mes émotions, parce que j'ai détesté qu'elles apparaissent immodérément aux yeux de tous, parce que cela faisait de moi une bête curieuse et étiquetée comme telle, j'ai choisi – non, je n'ai pas choisi, je me suis résolue à apprendre à refouler, à passer sous silence. La complaisance aura-t-elle fait de moi une chose apathie, amorphe et vulnérable? Je pleure un peu, en écrivant ces mots.

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et voilà que je raconte ma vie, en images.

#Elle était, quand je la connus, forte et veloutée comme un jaguar; elle avait cette musculature soyeuse qui trompe et qui est le propre des félins (...), écrit par Kim.

Je reviens sur le mot de _créatrice_. Je suis sûr que le mystère gît tout entier dans l'acception exacte que l'on donne à ce mot.
Le 25 février 2007 à 00:46.

Devinez qui est partie skier en oubliant malencontreusement son blouson sur le porte-manteau? Dévalant, de fait, les pistes, avec un air de Bibendum faute de 4 pulls dont 2 cols roulés superposés – non sans grelotter tout de même au-delà de 2000 mètres d'altitude? Tic tac, un indice:



(et à qui le père noël a également offert un polaroïd, on s'en doutait)
Et la mise en abyme numérisée, ça le fait trop (non?).


Bon allez, l'heure est aux révélations: c'est moi. La montagne, ça me gagne pas terriblement lorsque la neige ressemble alternativement à de la gadoue, puis du glaçon – voire les deux à la fois – et le tout saupoudré de beaucoup trop de chasseurs de neige (auxquels je me suis occasionnellement jointe, ne nous leurrons point). Toutefois, en dépit de ces conditions spaciales discutables, les séjours alpins sont toujours reposants. Là-bas, on a toujours le temps. Pour tout plein de trucs.


J'ai commencé à (faire) remplir mon dossier de MANAA.

#Je reviens sur le mot de _créatrice_. Je suis sûr que le mystère gît tout entier dans l'acception exacte que l'on donne à ce mot., écrit par Kim.

Quand tu dis que dans la vraie vie tu n'as pas les cheveux longs Quand tu dis que mourir, c'est juste dur la première fois, qu'après on s'y fait
Le 17 février 2007 à 00:05.


c'est étrange,
ce handicap de la décision. ou bien, en fait, de la bonne décision. pourtant, je sens bien en moi les cendres d'un doute nébuleux, mais consumé par l'ardeur de l'inassouvi désir d'y croire, à chaque fois. cette volonté latente d'embrasser enfin complètement une idée – ou plus exactement de se laisser complètement embrasser par elle. prendre le risque, sciemment, et trouver cela beau et savoureux, que de pouvoir s'octroyer une telle audace sans être meurtrie par l'angoisse.
et je me dis qu'étant lucide de ce défaut opiniâtre, je devrais me méfier de mes instincts et, en conséquence, toujours choisir ce qui les contredit. c'est comme lorsque je sors d'une bouche de métro et que le plan m'indique de continuer tout droit. tout droit, mais dans quel sens? quoiqu'il advienne, je prends toujours le mauvais, même en m'engageant d'emblée dans la bonne direction, je reviendrai forcément sur mes pas. je dois être animée par une sorte d'aimant, systématiquement aspiré par le mauvais pôle, celui qu'il ne fallait pas.

étrange, elle aussi,
cette impression de ne jamais parvenir à se saisir entièrement. c'est que depuis des années, dès lors que j'essaie de brosser l'esquisse d'un portrait qui pourrait (devrait) être le mien, je n'en finis plus de redéfinir le galbe de chaque trait. jamais je ne parviens à déterminer ne serait-ce que la direction des lignes qu'il faudrait tracer ; tout n'est que confusion diffuse et versatile et mes toiles, finalement, tantôt demeurent d'un blanc cruellement immaculé, tantôt bariolées à tout-va et sans que cela n'ai plus le moindre sens. je ne sais pas ce que je suis. vraiment.

#Quand tu dis que dans la vraie vie tu n'as pas les cheveux longs Quand tu dis que mourir, c'est juste dur la première fois, qu'après on s'y fait, écrit par Kim.

The bulging eyes and the twisted mouth, Scent of magnolias, sweet and fresh, Then the sudden smell of burning flesh.
Le 12 février 2007 à 23:27.

Les portes ouvertes, c'était la troisième année consécutive mais cette fois-ci, l'enjeu n'était pas seulement de s'émoustiller les yeux: il s'agissait aussi de retirer les dossiers Candidature en classe de MANAA session 2007. Alors, vite – trop vite –, il va falloir solliciter chaque professeur, un à un, leur demander de bien vouloir remplir les petites cases roses, noter de 1 à 5 mes: capacités d'analyse, de synthèse, ma curiosité d'esprit, ma détermination, mes expressions écrite (salu asv?) et orale, ma méthode (bordélique), mes sens critique (tout est potentiellement beau et relativement moche) et de l'organisation (cf. méthode).
Ensuite, sélectionner trois de mes pratiques péri ou extra-scolaires d'expression artistique (intermitante du spectacle au Palais de Tokyo? réalisation de prospectus pour une galerie d'art à Paris? de sites internets pour un groupe de jazz? pour une société de repas hyperprotéinés? d'affiches pour un stand de karting – sans s à karts?). Et puis écrire une lettre de motivation.
Mais avant tout, hiérarchiser mes choix d'écoles, sachant que cette rubrique ne comporte qu'un petit 1, suivi d'un petit 2, point final fermez les guillemets. Pour ce faire, il faudra prendre en compte les témoignages d'anciens élèves pas tout à fait objectifs, ceux d'actuels élèves totalement subjectifs, les conseils avisés – ou pas – du professeur d'arts plastiques du lycée, ceux d'artistes, ou encore de très proches. Et puis faire ce qu'on appelle la part des choses parmi cet amoncellement de données qui, en certains points m'indique tout et son contraire (' lorsqu'une école a été placée en second choix, elle ne regarde même pas le dossier concerné ' versus ' j'ai été pris dans l'école de mon second choix ' ou encore ' cette école t'est complètement accessible ' versus ' là-bas, c'est l'élite '). Sans oublier un dernier élément, last but not least et qui doit être impérativement réfléchi sans jamais prendre en compte ses confrères: ce que je veux. Ah! ma foi, bonne question.

Autre chose: l'épreuve facultative d'arts plastiques, pour laquelle il faut constituer un dossier d'une dizaine de planches, d'un format demi-raisin minimum, avec un thème, une recherche appuyée sur l'étude d'œuvres précises, etc. Le mieux serait de l'avoir fini pour Pâcques. Je ne me suis pas encore salie les mains à la tâche, pas même un auriculaire. En revanche, j'ai fait travailler mes méninges, j'ai même noirci quelques coins de pages. En fait, je crois qu'à force d'y avoir cogité, d'avoir ordonné des idées récoltées çà et là dans un sens, puis dans l'autre, j'ai tant peaufiné mon 'projet', que c'est exactement cela qui inhibe mon potentiel passage à l'acte. C'est-à-dire que je me suis forgée une idée si bien lustrée que concrètement, il n'en demeure que l'appréhension d'une inévitable déception. Car il est bien sûr évident qu'en créant, ces idées, si précises soient-elles, ne me brideront jamais. Et qu'hélas en rêve, ce que je vise se trouve toujours atrocement au-delà de mes capacités.

#The bulging eyes and the twisted mouth, Scent of magnolias, sweet and fresh, Then the sudden smell of burning flesh., écrit par Kim.

Ce petit oiseau qui est venu picorer sur le rebord de la fenêtre, je l'ai chassé.
Le 29 janvier 2007 à 22:32.

J'ai eu tellement mal (...). Lorsqu'il était là, je me débattais de toutes mes forces pour garder la tête hors de l'eau; sombrer, il n'en était pas question. Je me l'étais interdit, ce en tout état de cause, quelles qu'eussent été les épreuves qu'il eût fallu supporter pour cela. Et ça n'avait rigoureusement rien d'un acte de courage, ce n'était que pure nécessité, c'était un devoir – et plus encore : il ne pouvait simplement pas en être autrement. Mais, dès l'instant où cette nuit-là, j'ai su que je pourrais pleurer de toutes mes tripes et avec toute l'intensité de mon déchirement puisqu'il ne pourrait plus l'entendre, j'ai cru mourir. C'était bien plus qu'une absence qui m'arrachait ces larmes : j'ai ressenti la pesanteur d'un vide sans pareille, comme une amputation irréversible, opérée sans que j'aie pu y changer quoique ce soit et en dépit de toute ma rage. Il me semblait que tous mes acharnements n'avaient été que pacotille, grotesques et misérables efforts vains, ridicule foutaise, une farce, ineptie de la lutte. Je crevais de culpabilité et de remords, d'impuissance et d'incompréhension – comment se pouvait-il que la vie ait été aussi injuste ?
Mais ce matin, c'étaient ces larmes-là que je gommais du bout des doigts, séchées sur mes joues. Et mon seul soulagement est d'avoir pu écrire ces quelques verbes au passé, bien que la peur demeure.

#Ce petit oiseau qui est venu picorer sur le rebord de la fenêtre, je l'ai chassé., écrit par Kim.

When darkness comes And pain is all around, Like a bridge over troubled water I will lay me down.
Le 24 janvier 2007 à 09:38.

Si de nouveau les pages de mes cahiers maculés gondolent, c'est qu'aujourd'hui je n'ai plus la force de contenir les larmes lorsqu'elles affleurent à mes yeux. Autant dire que cette décharge d'angoisses consume à une vitesse extraordinaire le peu de force dont je suis pourvue. À dire vrai, je n'ai pas le souvenir d'avoir déjà ressenti ça auparavant: à mes angoisses, à ma perpétuelle oppression s'ajoute une incertitude dévastatrice. J'ai beau tenter de me convaincre par tous les moyens que tout finira par s'arranger, le fait d'errer parmi les limbes, de n'avoir strictement aucun recours tangible sur lequel je puisse me reposer, annihile l'effet de tout effort de persuasion. Et pourtant, j'y crois. Au fond de moi, j'ai la conviction qu'on (qu'Il) s'en sortira, que la vie ne peut pas être aussi injuste... Alors il faut tenir, et je tiendrai, coûte que coûte et quoiqu'il advienne – l'enjeu n'est pas là. Ce qu'il y a, c'est qu'aujourd'hui, il faut savoir quoi faire en ayant pour une fois la force de passer sous silence la petite voix qui, dans chaque instant hurle au dedans Tu n'es vraiment pas à la hauteur. De celle-ci, j'essaie d'ignorer chaque réprobation car ce n'est plus de ma tête qu'il s'agit et je n'ai plus le droit d'être aussi lâche ni, comme à l'accoutumée, de trouver refuge dans mes idées morbides.
Mais avant tout, il faut qu'Il tienne, lui aussi... Il le fera (je t'en prie).

(et, après relecture, on admettra la maladresse de l'écriture sur le compte de l'épuisement.)

#When darkness comes And pain is all around, Like a bridge over troubled water I will lay me down., écrit par Kim.

Du Je & de ce qui gravite autour ou L'air de la folie.
Le 17 janvier 2007 à 14:57.

Je découvre l'incroyable capacité contenante de mes sinus paranasaux et je ne sirote plus un verre d'eau sans y avoir dissous un demi gramme d'aspirine, parfois couplé à ces pilules qui réduisent mes influx nerveux, parce que moi yana être d'un naturel très nerveux oh oui, sapristi!, et que ladite nervosité culmine à des extrema que ma petite tête et mon petit corps ne  s u p p o r t e n t  p l u s. Et lorsque j'ouvre la bouche j'entends Vincent Delerm, ça fait bien rire mes petites sœurs – moi aussi au début, maintenant moins.
Et puis j'ai peur peur PEUR pour lui, tous les jours et même la nuit, j'en fais des cauchemars vraiment trop étranges et sûrement très riches. D'ailleurs en ce moment – sûrement le fruit de cette recrudescence d'anxiété – je ne peux pas m'empêcher d'essayer de tout décortier. Les moindres faits et gestes (les miens, en fait), comme si des vérités inavouées, inconscientes, que sais-je encore, s'y terraient furtivement, silencieusement. Et que pour moi, puisque trop paumée en ce moment, trop démunie, dépourvue de toute accroche à quelque repère stable ou tout au moins stabilisant, découvrir l'une de ces vérités serait une sorte de soulagement. Ou, si ce n'en est un, un palliatif, même éphémère. Mais la vérité, c'est qu'à force d'épluchage aussi absurde qu'inutile, je me noie parmi ces choses minutieusement mises en lambeaux, évidées de leur sens.

#Du Je & de ce qui gravite autour ou L'air de la folie., écrit par Kim.

[...] comme s'il voulait vite s'éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui.
Le 10 janvier 2007 à 22:04.

Pis qu'une môme, j'ai régulièrement l'amère sensation que mes bêtises d'aujourd'hui ont comme un arrière-goût de déjà-vu (de deï-jah-voo, dirait beyoncé*). Comme si je n'avais su tirer aucun profit de mes «étourderies», parfois lourdes, d'autrefois, je ne suis bonne qu'à réitérer les mêmes erreurs et, le plus souvent, la réplique est pire encore que son modèle.
En réalité, ça ne peut être que pire, ça ne peut qu'avoir plus d'impact dans la mesure où ce n'est, en somme, qu'une seule et même épine enlisée dans ma chair, et dont le stigmate est à chaque fois plus approfondi. Léthargie de l'assimilation, de l'expérience elle-même! Ça m'exaspère – je m'exaspère, moi qui prétends couver une soif insatiable d'apprendre encore, toujours et qui suis pourtant, de toute évidence incapable d'intégrer des choses les plus simples, des leçons d'enfant.
Et même en ayant conscience de ce défaut, jamais le leitmotiv ne s'altère d'une seule note: aussi bien dans les moindres situations que dans celles qui pourraient avoir d'irrévocables conséquences, lorsque l'interstice de la bévue se présentera, aveuglée par je ne sais quoi, j'y sauterai – et à pieds joints, si je le pouvais.

#[...] comme s'il voulait vite s'éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui., écrit par Kim.

Quand un mot a fait ses preuves pourquoi le changer? On tire le sens dans une direction ou dans l'autre, la matière première est très malléable
Le 05 janvier 2007 à 18:07.

Ce qui est sûr, c'est que 2006 fut riche. Il y a eu plein, plein de choses, de découvertes, de déceptions, d'espoirs, d'espoirs vains, perdus, caressés, désespérés ou déchus, de regrets, inédits, entretenus, et d'autres apaisés, peut-être; et peu de rencontres finalement, mais des liens, inexorablement approfondis, amplifiés, attisés, voire transcendés, tandis que d'autres furent aussi désabusés, étiolés par la macule de l'amertume.
J'aurais pu m'appliquer au pieux remplissage de l'un de ces questionnaires qui prolifèrent ci et là: en bonne brebis, je m'y suis même passablement essayée. Cependant mes réponses, lorsqu'il y en eut, étaient confuses et incertaines; à dire vrai, je demeurais incapable de répondre à la plupart des questions, trop sélectives pour que je puisse déverser dans chaque case le fruit d'une réflexion stratégiquement ciblée.
Je ne peux pas dire ce que j'ai fait d'original et sans précédent en 2006, ni même affirmer avec certitude que j'aie effectué quelque chose de ce rang-là. Je ne peux pas énoncer machinalement quelques dates choisies et chargées de sens qui auraient pu et/ou dû marquer le cours cette année; non pas qu'il ne soit rien arrivé d'exceptionnel (non, non, vraiment pas), mais le fait est que je serais incapable de resituer les évènements d'une manière ordonnée. Je pourrais dire quelles ont été les émotions que j'ai ressenties, décrire le plus justement possible leur intensité, tenter d'expliquer leurs origines et singularités respectives. Mais les choses, en elles-mêmes, m'échappent totalement. Tout est, comme à son habitude, emmêlé et diffus – mais ce n'est pas ça l'important.
Alors, à l'accoutumée question Comment pourriez-vous résumer 2006 ?, ma réponse serait Pas; je ne le pourrais définitivement pas. Car 2006 ne fait «que» s'incrire dans le prolongement des années qui précédèrent, et je ne saurais l'en détacher, pas même ponctuellement – cela n'aurait d'ailleurs, pour moi, aucun sens.

#Quand un mot a fait ses preuves pourquoi le changer? On tire le sens dans une direction ou dans l'autre, la matière première est très malléable, écrit par Kim.

Later the same day in the Wolferag tower. It is a dark and stormy night.
Le 25 décembre 2006 à 17:16.

C'est que dès l'instant où tu deviens cet être singulier, celui à qui j'ose montrer ce qu'il y a de plus profond – et, par cela même, de plus déchirant –, je ne sais plus qu'être devant toi. Car sous tes yeux, le fard de mon paraître s'estompe comme une traînée de poussière, et malgré moi révèle des traits authentiques. Je veux parler de ces expressions marquées de langueur, dépouillées de leurs déguisements coutumiers. Ainsi mise à nue, c'est de mes forteresses que tu me démunis et je ne peux qu'essayer de freiner cette débâcle à laquelle je ne me sentirai jamais prête. Car ce sont des émotions à vif que tu décèles derrière ces cloisons, c'est ce qui est latent et qui bouillonne; ce sont ces émotions languissantes qui prospèrent tandis que je les tais.

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J'ai eu la chance de voir et d'entendre – surtout – Le Chevalier à la Rose, opéra de Richard Strauss. Je crois qu'ici le sens des expressions « une expérience unique » ou encore « riche en émotions » est à son paroxysme. J'avais juste du mal à réaliser que les morceaux que j'écoutais étaient réellement produits par l'orchestre qui s'animait sous mes yeux et ce à l'instant même où ils arrivaient à mes oreilles... En tout, 4 heures de spectacle: lorsqu'à mon arrivée j'ai lu ça sur le programme, je n'aurais pu m'imaginer qu'elles seraient si courtes.

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Récemment, il y a aussi eu:
Ceci, – notamment – suite à quoi le professeur m'a fait remplir un formulaire inscriptionauconcoursgénéraldephilosophiesession2007-outch ;
Et puis le faisage de cadeaux qui, cette année, comprenait (entre autres) barbouillage de porcelaine pour grands-parents & gribouillage d'un carnet de recettes pour maman, ce par les six petites mains de mes deux petites sœurs et moi-même. Ça, c'était chouette.

En vous souhaitant de joyeuses fêtes.

#Later the same day in the Wolferag tower. It is a dark and stormy night., écrit par Kim.

Il n'est que de vomir l'âme et de la rendre une fois pour toutes; le reste suit, sans l'ombre d'un doute, serait-ce au cœur du chaos.
Le 09 décembre 2006 à 08:47.

la violence de ce que je m'efforçais de contenir était telle que mon corps tout entier trésaillait, crispé par la douleur. j'ai senti les suffocations s'intensifier et puis j'étais si faible, j'étais trop faible pour affronter ça. je me suis misérablement recroquevillée, tentant d'étouffer dans mes draps déjà trempés ces foutus cris que je n'avais plus la force de réprimer. je ne voulais pas que tu saches, que tu assistes à ça. il y a un tel fossé entre ce que je veux bien avouer de ces moments-là, entre les vestiges épars qu'on en lit sur mon visage des lendemains et ce qu'ils sont réellement. lama monstruosité est passée sous silence, la violence ne se sait pas. j'ai gémi, j'ai caché cet horrible visage entre mes mains glacées, j'ai ressenti une telle haine, une telle rage contre moi et tant de peine aussi; je me suis détestée, plus que jamais, il y avait ma chair qui s'enfonçait sous mes ongles et j'aurais voulu crever mes yeux aussi, pour ne jamais voir les tiens posés sur l'immondice que j'étaise suis.

#Il n'est que de vomir l'âme et de la rendre une fois pour toutes; le reste suit, sans l'ombre d'un doute, serait-ce au cœur du chaos., écrit par Kim.

sans doute une part de l'humain mystère aux yeux du passant distrait
Le 04 décembre 2006 à 23:36.

Puisqu'il faut bien, parfois, remettre les pieds sur terre. Les mois cavalent et je sens mes angoisses primitives s'intensifier tandis que d'autres accourent, naturellement.
Je caressais l'espoir candide d'avoir comme une longueur d'avance et c'était si rassurant pour moi de pouvoir dire, avant tout le monde – ou presque : je veux faire ça. Et puis bien sûr, en fin de compte, ça ne pouvait pas être aussi simple.
Alors, peu à peu, ces familières interrogations articulées d'« Et si » émergent et s'amoncèlent. Je ne cesse de remettre en question mon ' potentiel ' si tant est qu'il y en ait un – et si ce ne sont mes envies elles-même.
Sans aucun doute, un syndrome commun à la majeure partie de la population lycéenne à l'approche du bac... Le fait est que ce choix m'apparaissait comme une évidence, étant tout simplement incapable de concevoir mon avenir proche autrement que dans cet univers. Cependant, bien que cela n'ait pas changé, je cherche aussi, aujourd'hui, à m'imaginer ce qui viendra plus tard encore, à vainement chercher des réponses possibles à « Et après ? ». Et c'est là, précisément, que les illusions se désagrègent soudain. Faire une école d'arts appliqués : oui, d'accord, mais ensuite ? Et, [déjà,] encore faut-il que l'on veuille bien de toi là-bas – pour ne pas dire que tu y aies ta place. Car, tu le sais bien, ils ne prendront pas n'importe qui.
Finalement, c'est la même soupe grumeleuse que je ressasse sans arrêt. Alors on peut dire que j'ai retourné la question dans tous les sens. Pourtant, j'ai l'impression que les éventuelles réponses ne font que s'éloigner de moi à mesure que le temps passe, à mesure que j'aie besoin d'elles.



#sans doute une part de l'humain mystère aux yeux du passant distrait, écrit par Kim.

sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis/
Le 28 novembre 2006 à 08:43.

Écouter Léo-chante-Baudelaire au réveil, ce n'était peut-être pas ma plus brillante idée pour commencer la journée.

(du bon pied, entends-je)

#sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis/, écrit par Kim.

Heureusement, au dernier moment, comme si le souffleur s'était enfin réveillé, elle
Le 26 novembre 2006 à 16:16.

Ce qui m'apaise,
c'est qu'enfin, je parvienne à m'octroyer quelques rares moments – si prompts, et si fragiles soient-ils – sans être écrasée par le poids de la honte qui colle à ma peau ;
c'est de pouvoir constater et me dire, sans mentir, qu'à certains niveaux j'ai quand même fait du chemin ;
c'est qu'elles soient là, que l'on parle en années maintenant, et de pouvoir affirmer sans niaiserie quelconque : « et pour longtemps, encore » ;
c'est que cette fois-ci, il n'y ait plus d'interrogations, ni d'appréhensions malsaines – c'est goûter au sentiment d'une certaine quiétude légitime ;
c'est qu'en voyant les luminaires se mettre en place, je ne détourne pas les yeux avec angoisse ;
c'est aussi (mais simplement) d'avoir des esquisses d'idées relativement précises sur le dossier d'arts plastiques ;
c'est enfin d'avoir, hier, foulé du bout du pied les galets du port de Dieppe sous l'immensité du coucher de soleil ;
ce sont les vagues qui venaient s'affaler sur les parois du phare, si puissamment que certaines remontaient jusqu'à nous. nous qui pourtant, depuis la rembarde du pont, élevés des mètres au-dessus de la mer, nous sentions naïvement à l'abri ;
c'est d'avoir fait deux heures de route avec papa, sans savoir où nous allions, et surtout sans savoir ce qui nous y attendait ;
c'est d'être finalement arrivés dans ce nulle part isolé de tout, où des musiciens partageaient leur passion sans compter les heures ;
c'est d'avoir partagé cette improbable journée avec lui, avec eux, et le fait que, jusqu'à la dernière minute, elle fut totalement impromptue.

#Heureusement, au dernier moment, comme si le souffleur s'était enfin réveillé, elle, écrit par Kim.

I could die right now,
Le 22 novembre 2006 à 10:41.

il y a des instants, de minuscules instants dont ma tête fait perdurer l'image indéfiniement. malgré les secondes qui, une à une, approfondissent le fossé qui se creuse entre ce mirage et le moment éthéré (ce fossé, que l'on pourrait, je crois, appeler réalité).
à partir d'un léger flottement, j'imagine la continuation sublimée que j'aurais pu leur donner si j'en avais eu les capacités, si je n'avais pas été lâche, si j'avais pour une fois renoncé à ma carapassivité. je deviens spectatrice : le film que je regarde et que j'envie, c'est celui de mes heures – mais je n'en fais pas partie.
et la personne qui se meut pour moi tient tellement mieux son/mon rôle, semble tellement plus à sa/ma place que je ne le suis, si bien que sa spontanéité crève l'écran. ses gestes, ses décisions sont exempts de toute maladresse, ses mots de toute ma bêtise. elle a l'air d'avoir été faite pour s'introduire à cet endroit précis ; mieux encore : comme une robe faite sur mesure, le rôle lui-même avait dû être conçu pour elle, seulement elle, personne d'autre – et certainement pas moi.

#I could die right now,, écrit par Kim.

avec tes expressions de derrière les fagots
Le 15 novembre 2006 à 21:07.

Tu me réclames la vraie vérité et je te réponds que, de toutes façons, je ne sais pas dire autre chose. Et tu me parles de ma vraie fausse vérité, ma vérité atténuée. Ma façon de ne parler qu'à demi-mots seulement : toutes les images, les euphémismes sans lesquels je ne sais plus m'exprimer. Puisque m'exprimer consiste, souvent, à dire les choses sans en prononcer les termes exacts. Tergiversation : il faudra que tu creuses un peu, voire beaucoup, si tu le peux, pour tenter de démêler ce que j'ai volontairement – ou pas – obscurci, assombri afin de le rendre plus discret.
Et ce qu'il y a, avec toi, c'est que justement, mieux que quiconque – ou presque –, tu creuseras au fond des choses par toi-même. Tu feras cet effort, tu ne me demanderas pas de formuler les mots les plus vrais, ceux qu'une personne normale attendrait, mais qui sont aussi – et tu le sais – les plus déchirants pour moi. Ou bien, si je ne parviens à délivrer suffisamment d'éléments pour que tu puisses approfondir, tu reprendras de ton mieux mes propres détours autour desquels nous broderons. Et nos conversations atténuées n'auront de sens que pour nous, à base d'images de plus en plus sinueuses, de louvoiements de plus en plus corsés. Et je n'aurais plus peur. Non, ma peur disparaîtra.

#avec tes expressions de derrière les fagots, écrit par Kim.

les Idées sont des êtres vivants!... Le comte avait creusé dans l'air la forme de son amour
Le 07 novembre 2006 à 14:16.

Le fait d'avoir pu l'écrire a permis d'y voir un peu plus clair – et cela ne m'étonne pas vraiment. Ou disons que l'écriture, si confuse et maladroite fut-elle, a rendu discernables certaines idées mouvantes, détourant les prémisses d'une éventuelle réflexion.
En fait, les productions, les objectivations, seraient trop imprégnées de moi pour que je puisse les considérer avec détachement. Et je me suis dit que ce pourrait bien être ça qui condamnait tout aboutissement... Parce que voir se déployer devant mes yeux ces choses, comme des stigmates de ce que je suis – voire de ce que je ne suis et/ou ne peux pas être ? – est trop pénible. Ce sont des miroirs! Chaque production se trouvant être inexorablement empreinte d'un certain reflet, un reflet déplaisant... Et pour me distancer de toute création, je suis allée jusqu'à trouver des feintes, tellement ridicules. Être incapable de se munir d'une plume et d'un papier pour voir s'y profiler mon écriture, faite de mes mots, arabesques de lettres et idées. Alors recourir à la dactylographie, la solution de facilité, et se défaire ainsi des images qui se rapportent à ma personne: apparaîssent alors des lettres quelconques, un Times New Roman anonyme pour ne maintenir que le fond, les idées.

#les Idées sont des êtres vivants!... Le comte avait creusé dans l'air la forme de son amour, écrit par Kim.

ah! vous dirais-je maman Ce qui cause mon tourment
Le 02 novembre 2006 à 17:41.

Toutes ces idées qui chancèlent dans ma caboche, ça y met un foutoir formidable. C'est presque, sûrement pire que d'être indécise ou désorientée: il n'y a là-dedans aucune orientation qui soit tangible et avec l'impression que, de toutes parts, ça ne peut que s'affaler dans du vide.
Je suis incapable de faire quoique ce soit parce que toute forme de matérialisation ou de... d'objectivation de ce qu'il y a à l'intérieur, ça me fout une trouille effroyable. La feuille, par exemple. Voir – ou même, ne serait-ce qu'imaginer ! – ces mots – mes mots – s'y étaler mollement, ça me rebute. Comme si, je sais pas, je n'étais pas à la hauteur ? Et c'est juste... frustrant. Parce qu'au-delà de ça, il y a bien des choses que j'aimerais exprimer... extérioriser... exorciser. Et ça ne se produit pas uniquement dans ce qu'ils appelleraient «mon monde», car même dans un certain contexte scolaire, une dissertation de philosophie “le progrès de la culture conduit-il logiquement à une vision pessimiste du monde?”. Ah! ben oui, bien sûr... Mais non.
Enfin, sinon, j'ai quand même réussi à faire ça, la version, et complètement: crayonner, scanner, photoshoper, agencer, je n'ai rien pris d'ailleurs.
L'autre jour – mais ça commence à dater –, elle m'a parlé un peu après m'avoir trouvée toute tremblotante. Et je me suis sentie si minuscule, parce qu'elle savait tout ce que je n'avais pas su lui dire. Ces choses que j'avais écrites – et que j'écris encore –, si souvent. Et là, ma carapace s'est sacrément fissurée: j'ai eu l'impression de n'être qu'une coquille, vide et insipide. Et d'être transparente, aussi, que tous mes efforts de camouflage étaient absurdes et, surtout, stériles.

#ah! vous dirais-je maman Ce qui cause mon tourment, écrit par Kim.

prélude à l'après-midi d'un faune
Le 24 octobre 2006 à 20:35.

Même si les réminiscences de ces derniers automnes ont souvent d'âcres effluves, cette saison est comme douée d'un quelque chose chaleureux, et dont ses semblables sont dépourvues.

Des images nébuleuses, esquisses balbutiantes...
Ce sera la tasse de chocolat viennois que l'on étreint entre des paumes transies ; se brûler le bout de la langue pour cause de papilles trop impatientes, enjôlées par la crème qui fait les yeux doux. Se surprendre médusé par le velux constellé de feuilles mortes aux couleurs si vives (expliquez-moi ça!), tantôt martelé, tantôt caressé par l'averse d'un ciel opaque et grisonnant. Et puis, d'autres fois, se délecter de la tiédeur des rayons épars du soleil, radieux, qui transcende tous ces éclats bigarrés.
J'aime lorsque ces matins-là, je découvre en entrouvrant mes yeux que la nuit ne m'a pas quittée, prolongeant ainsi des débris de rêves qui papillonnent encore dans les esprits doucement retrouvés. Ne pas se sentir prête à s'extirper du lit pour retrouver le réel et se recroqueviller sous les couvertures, cherchant à suspendre cette accalmie fugace.
trois petits points ;
et puis s'en vont.

#prélude à l'après-midi d'un faune, écrit par Kim.

le fil d'Ariane - ce n'était pas réfléchi
Le 15 octobre 2006 à 12:48.

il y a ces larmes latentes et ça
palpite, en-dedans.
l'impression d'être usée,

décomposée, doucement.
comme si les jours
qui passent
n'étaient que
préparations
succintes &
successives,
aux prochaines explosions.
terminus,
décharges ton fardaud -
une valise pleine à craquer.
et ça fait mal,
parfois beaucoup. mais
tu repars, quand même, avec tes égratinures
aux coins des joues.
et, surtout
oublie ;
évite de gratter les croûtes,
toutes fraîches encore.
& sifflotes, & ris nerveusement
pour t'en persuader –
ou feindre de.
et ça revient.

#le fil d'Ariane - ce n'était pas réfléchi, écrit par Kim.

If I were a genius
Le 03 octobre 2006 à 19:49.



j'inventerais la montre qui tourne à l'envers
pour rattraper le temps perdu.

#If I were a genius, écrit par Kim.

dix lignes sur vous
Le 24 septembre 2006 à 20:55.

comment font-ils ?
ça semble simple pourtant, comme une évidence. une phrase: parler de soi, parler du je et par le je. mais.
ne pourrait-il pas il y avoir plusieurs je ? et ceux-là ne pourraient-ils pas se croiser, s'emmêler, puis se perdre enfin – quels chemins faudra-t-il emprunter ? et par quels détours ?
comment savoir en quels lieux il sera bon de s'attarder ? de presser le pas ? de perler, de confondre ou dissimuler, déjà ? quelles formules faudra-t-il choisir ? quels seront les mots justes ? seront-ils invariables ? les sens ne seront-ils pas différents selon les esprits ? alors, comment se faire entendre au mieux ? comment avoir la certitude que ces phrases me sont bien destinées ? comment ne pas douter de sa propre sincérité ? comment échapper à l'astreinte de l'inconscient qui tend à éclipser ceci, à transcender cela ?
je ne peux pas.

#dix lignes sur vous, écrit par Kim.

je, tu, nous
Le 16 septembre 2006 à 19:03.

Depuis cet été, on fait quelques travaux dans la maison et les petits doigts de chacun sont mis à contribution.
Au temps jadis, l'entrée du foyer arborait en sa façade une plaque de contre-plaqué. Un jour, tandis qu'une joute opposait mon frère Louis et quelque pubère camarade, l'un des antagonistes – dont l'Histoire a toujours tu le nom –, se trouva soudainement propulsé devers notre susnommée plaque. Prise au dépourvu, icelle ne put esquiver le coup, et de fait, l'adolescent s'y affaissa de tout son être. La rudesse du heurt fut telle que la plaque, anéantie, y succomba.
Tout ça pour dire que depuis lors, une plaque de contre-plaqué trouée accueillait nos hôtes jusqu'il y a quelques jours, car nous y avons remédié. Par des rubans miroités qui, du sol au plafond, longent sinueusement les murs vert d'eau. Et la lumière de la véranda s'y reflète de part et d'autre du couloir, selon l'inclinaison des rayons. Ailleurs, il y a eu d'autres miroirs, des carrés de mosaïque irisée, et puis du blanc sur les murs jaunis par le temps. Pour tout ça, Elle me, Elle nous (!) demande notre avis, requiet nos conseils et notre aide, surtout. Et c'est bête, mais cette chose toute simple me fait foutrement plaisir et je crois que lorsque l'on discute de ces nombreux projets (car il semblerait – tout du moins je l'espère – que ce n'est qu'un début), je m'enthousiasme peut-être un peu trop, inconsciemment, juste pour pouvoir prolonger ce contact et cet élan – car pour moi, vraiment, c'en est un.

#je, tu, nous, écrit par Kim.

et dans les pages tu trouveras
Le 10 septembre 2006 à 01:03.

J'ai commencé à écrire et très vite, je me suis aperçue que j'aurais pu ne pas m'arrêter. Ce n'était pas réfléchi, ni prémédité : j'avais l'impression de découvrir mes propres mots au moment où, un à un, ils s'inscrivaient d'eux-mêmes devant mes yeux. Et ces phrases alignées n'avaient pour la plupart aucune cohérence. Des perles, fugitives, fragiles, lacuneuses et dépareillées, butinées çà et là, pour être négligemment enfilées le long du fil de tes pensées encombrées.
C'était ça, et rien d'autre, ce qui s'affichait devant moi. Comme si ça s'était amoncelé peu à peu, sans qu'on ne se doute de rien – ou bien tandis que l'on occultait plus ou moins le tout. Et que, tout à coup, c'en était trop. Surabondance, le déferlement mû par une très légère impulsion, simple et fugace désir – ou besoin ? – de se décharger de quelques idées vagabondes qui taraudaient l'esprit juste là, en cet instant si prompt. Ces chères idées qui – ah, douce ritournelle ! – sont sans nul doute la cause du soudain renouveau de nos céphalées par l'oppression qu'elles provoquent, comme un étau dont mon crâne sent le joug se resserrer un peu plus à chaque crecendo d'adrénaline. Ce n'était pas réfléchi du tout, c'était un exorcisme, mais le démon est toujours là.

#et dans les pages tu trouveras, écrit par Kim.

just a fucked up girl who is looking for {her} own peace of mind
Le 02 septembre 2006 à 00:09.

Les vacances ont filé à une allure folle et jeudi, ils affichaient les listes des classes au lycée. La simple idée d'y remettre les pieds m'a noué l'estomac. Peur de retrouver cet espace et l'atmosphère qui y réside, sans trop pouvoir définir laquelle. Juste savoir y être mal à l'aise – c'est un euphémisme.
J'ai fini par y aller, au bout d'une heure de tâtonnements ; je m'attendais à retrouver des noms qui m'étaient devenus familiers à côté du mien – c'était du moins ce qu'ils avaient l'habitude de faire chaque année, de la première à la terminale. Mais pas cette fois. Cette année, innovons ! Cette année, cassons les classes et regroupons les élèves selon leurs options. Et il se trouve qu'en juin dernier j'ai coché la case « Arts Plastiques ». J'ai donc retrouvé les noms familiers, mais le mien n'en faisait plus partie. Il fallait regarder un peu plus loin, sur une autre page, dans une autre classe, avec d'autres noms, tous plus inconnus les uns que les autres. Ça n'a rien de dramatique, bien sûr. C'est juste décevant. Dérouant aussi – surtout –, parce que l'appréhension quant à cette fameuse rentrée s'est soudainement décuplée. C'est dur, pour l'handicapé social de s'établir des semblants de repères au sein d'une communauté. C'est encore plus dur lorsque cesdits embryons de repères sont inopinément balayés... Tout recommencer ? Toutes les angoisses, une fois de plus ?

#just a fucked up girl who is looking for {her} own peace of mind, écrit par Kim.

Si le soleil est froid Si les quatre saisons Ne sont vraiment que quatre
Le 28 août 2006 à 17:35.

L'impression d'une chute. Chute intemporelle. Chute infinie et douloureuse, chute infiniment douloureuse et qui ravage tout. Tout se brise, tout s'émiette peu à peu, si bien que tu te perds dans tes propres lambeaux. Tu t'y emmêles, tes débris colmatent les quelques issues ébréchées vers lesquelles tu t'efforces d'avancer – ou pas. Tout s'affaisse en dedans. Tu t'écroules de l'intérieur, tu t'écroules sur toi-même. Tu t'écroules par toi-même : nul n'a déclenché ce mouvement, tu es la seule à l'avoir impulsé comme tu es la seule à le subir. Tu t'écrases sous le poids de ta propre pesanteur. Il suffirait d'un mot pour suspendre ça mais tu ne peux pas t'empêcher de te tordre et de reculer. Reculer parce que tu ne sais faire que ça, tu n'as jamais agi autrement. Et altérer le mécanisme, c'est prendre des risques, compromettre le familier pour tendre vers l'incertain. Alors si tu crains tant l'incertain, c'est que tu te résignes à croupir là, confortablement, juste ici, parmi tes décombres.

(ce n'est pas ça.)

#Si le soleil est froid Si les quatre saisons Ne sont vraiment que quatre, écrit par Kim.

souvenir qui me poursuit Sans cesse Bonheur fané, cheveux au vent
Le 15 août 2006 à 18:32.


un après-midi, inspirée par Minh (qui, je vous l'assure, peut s'avérer aussi insupportable que son âge le lui permet – il ne faut pas se fier aux images) : portrait de celle qui fait la tronche. Comme si tous les petits fragments constitutifs de son apparence s'étaient concertés, accordés et, sans avoir eu recours à quelque répétition générale que ce soit, cette escouade parfaitement agencée, sous la simple et prompte impulsion de la volonté infantile, semblait s'être soudainement orchestrée pour manifester un évident, un flagrant message adressé à toutes les bonnes gens présentes céans : vous me faites chier. Les mâchoires resserrées par la crispation, la bouche défaite, les bras ballants, les épaules avachies, la démarche engourdie et les pieds qui trépignent. Les yeux désintéressés, tombants, assujettis à un regard à la fois vitreux et chargé de sens : vous me faites complètement, profondément, terriblement chier, hurlent-ils, emprunts d'une expression mêlant pitié et dégoût, lassitude et rage contre ses semblables, qui contribuent tous à ces âpres émotions, grossiers personnages.


01|08, panorama alpin. au creux des montagnes, étendues verdoyantes aux nuances féériques, paysages de cartes postales. de larges et imposants rayons de soleils épars, perdus, vacillants entre les ombres des nuages qui jonchent les vallées.

même jour, après le concert de Gilles Apap à Albertville. Cet homme est, comment dire ? Vraiment, vraiment, vraiment impressionnant. Il émane une telle humanité de sa façon de s'adresser au public et même jusque dans son attitude. Une humilité à la fois si sincère et si simple. Qu'en l'écoutant jouer, alternativement et sans transition, sonates, partitas de Bach & gigues irlandaises, on oublierait presque que cet homme-là est vraisemblablement l'un des plus grands violonnistes de notre temps. Et qui, en plus de la maîtrise de son instrument, par son ouverture d'esprit, par sa culture, possède la singulière capacité de transcender les normes de la musique telle qu'on l'inculque en Occident. Juste comme ça : il joue du Vivaldi remanié ce dimanche 13 août au Parc Floral du bois de Vincennes. Le concert est gratuit. Et, accessoirement, j'y seraiétais (édit) et c'était grand .

#souvenir qui me poursuit Sans cesse Bonheur fané, cheveux au vent, écrit par Kim.

It's something unattainable That you can't live without And now the unexplainable Has you riddled with doubt
Le 08 août 2006 à 20:46.





(premiers montages vidéos de ma p'tite vie - va falloir être indulgent.)

#It's something unattainable That you can't live without And now the unexplainable Has you riddled with doubt, écrit par Kim.

et, relâchant complètement ses muscles et son cerveau, il se laissa respirer, tranquille et triste.
Le 05 août 2006 à 22:58.

Et j'ai enfin mis à jour les 20 questions & photographic answers, ici-même.


date inconnue!. À force de lire, les phrases audibles que j'adresse aux gens qui m'entourent résonnent dans ma tête, ponctuées d'incises qui décrivent le ton employé. Dans certaines circonstances, ça peut donner des choses assez saugrenues (“ As-tu mis de la moutarde dans la vinaigrette ? ” m'inquiérais-je d'un air faussement détaché). Parfois, c'est même en préparant mes répliques qu'inconsciemment je qualifie les infexions de voix que je m'apprête à faire. Ou bien j'emploie un vocabulaire que je n'ai pas vraiment l'habitude d'utiliser à l'oral (“ Je me suis doutée que tu t'étais acheté un bon fromage car je t'ai vu te précipiter à la cuisine, laissant choir auprès de ton assiette un morceau de pain ”).


même date inconnue, mais plus tard. Dispersées dans ce carnet, des brassées de mots déferlent sur le blanc de pages sporadiques. Ils ont été pêchés dans le courant des livres, mais j'aurais pu y mettre un peu d'ordre. Il y auraient ceux que je ne connaissais pas (l'héautontimorouménos, le malström, les badingoinces), ceux d'ores et déjà connus mais trop rarement employés, que l'on prend soin de noter de manière à les ancrer plus ou moins invariablement dans sa petite tête (obtempérer, disparate, fuligineux, sardonique – négligemment noté deux fois). Ou bien d'autres encore, qui pourraient éventuellement avoir leur place dans la susnommée catégorie : ceux-là ont été listés du fait d'une sonorité marquante, d'un agencement de lettres, d'une connotation, d'un sens particulier ; tous ces critères réunis, des mots qui caressent un peu les yeux (dithyrambique, dodelinant, mièvre, galvaniser, kaléidoscope, aquiescer).

#et, relâchant complètement ses muscles et son cerveau, il se laissa respirer, tranquille et triste., écrit par Kim.

peu à peu sa peine se calmait, séchée, insidieusement, par la pureté poreuse de tout ce qui l'entourait, par la présence absorbante du désert.
Le 04 août 2006 à 19:42.

je suis rentrée, pas très bronzée mais on dira que les couleurs, je ne les ai pas prises sur moi, mais en images&dans la tête, un peu. on a passé deux semaines à opio (alpes-maritimes), puis quelques jours à samoëns (haute-savoie). j'essaie de faire quelques montages vidéos et j'ai commencé un diaporama. j'ai grabouillé pas mal de pages, aussi. alors, fait néante que je suis, je vais me contenter d'en recopier quelques unes ici. mais comme y'en a beaucoup, on va faire ça par à-coups si tu veux bien, dans un ordre approximant (oui.) la chronologie parce que j'ai la sale habitude de ne pas dater ce que j'écris et, de surcroît, d'écrire sur la première page vierge trouvée. premier jet.


22|07, vers 23h. De la spontanéité ! Les pieds dans l'herbe, jouer au badminton non loin de la piscine, gisant à quelques mètres avec ses trente degrés celsius. Et puis, d'un fougueux élan, s'y jeter. Toute habillée, excédée d'avoir raté un énième volant qui aurait techniquement dû être atteint dans un ultime soubresaut plein de grâce & d'allégresse. Mais, manifestement, non. Et tantôt suivie de Anh, puis Louis, plus consciencieux que ses aînées, dévêtu de son t-shirt.


date inconnue!, Quoi d'autre ?. Regarde par ici, s'il te plaît. Quand il fait nuit, il y a un spot lumineux dans la piscine. Et là, en face, on voit nos ombres qui font la brasse sur la mosaïque bleue. Alors on noie une chaise en plastique au fond de l'eau, on monte dessus pour éviter de suicider la caméra. Prudence & minutie sont de rigueur, très chère amie. Et fais donc galoper tes gambettes dans l'eau que je te filme, mademoiselle petite sirène. [et puis la vidéo arrive, bientôtest là]
De gros lézards, vraiment pas beaux, qui te dévisagent avec leurs grands yeux tout ronds, noirs, l'air vicelards. Plus rapide que l'éclair, la bête. Si par mégarde tu t'avises de dire “ ouf ”, le voilà qui s'enfuit déjà vers d'autres lointaines contrées.

#peu à peu sa peine se calmait, séchée, insidieusement, par la pureté poreuse de tout ce qui l'entourait, par la présence absorbante du désert., écrit par Kim.

les lambeaux du temps jadis se pressaient autour de lui
Le 12 juillet 2006 à 13:24.

Je lui donne tant de raisons de n'éprouver que du mépris, de parachever son dépit. Sève de la déception. Et, la gorge nouée par les sanglots qui affluent, je murmure ces mots encore vacillants J'aimerais, avant tout, qu'elle soit fière Je sais que je ne pourrais pas être fière de moi-même sans qu'elle ne le soit. Comment peux-tu prétendre à de telles ambitions en t'en donnant si peu les moyens, si ce n'est pis encore : en n'ayant cesse d'agir dans le sens contraire.
Peut-on atteindre l'inaccessible ? Et si je lui courrais après, depuis tout ce temps, en vain. Je ne sais pas me résoudre à changer d'itinéraire, à prendre, choisir, décider du mien par exemple. Et si je ne sais pas où aller ? Et si, là où j'allais, elle (ils) n'y était (étaient) plus ? À quoi bon lutter dans cette voie-là si c'est pour y demeurer seul, astiquant son petit orgueil. Mais puisqu'on te dit que tout ce que tu as à faire, c'est d'être heu.reuse. Que cette chose simple, fugace, fragile, suffirait pour des sourires. Le tiens d'abord, le reste ensuite. C'est promis ?


On part vendredi soir. Deux semaines à Opio, puis quelques jours en Dordogne. Et, plus tard, Montpellier.
Vous savez – j'en dis (une fois encore) peu de choses – mais jeudi, j'y tiens. C'est tout bête bien sûr, mais fêter mon anniversaire, même si petitement, même avec un long mois de retard, c'est une chose que je n'ai pas faite depuis quelques années. Alors, c'est vrai, il y a un peu d'espoir en moi...

#les lambeaux du temps jadis se pressaient autour de lui, écrit par Kim.

eut un jour la vanité de se croire plus belle que les néréides
Le 05 juillet 2006 à 22:37.


Voilà près d'un mois que je n'ai pas mis les pieds dans une salle de cours de mon lycée. Je n'en reviens pas, que cette année soit déjà finie. Demain dix heures, les résultats. Le temps qui file. De loin en loin, on rencontre sûrement des moments qu'il faudrait prolonger infiniment. Encore faut-il savoir&pouvoir s'arrêter, l'espace d'un instant, ne serait-ce que pour s'apercevoir et puis se dire que c'est agréable, quand même, lorsque les choses sont faites ainsi. J'ai bien du mal à m'équilibrer dans ces états, émotions, entre lesquels je fluctue toujours. Comment avais-tu qualifié mes idées ? Ça m'avait frappée, manichéennes... Si tu veux. Après tout, c'est un peu l'idée. Disons qu'il y a les différents extrêmes et que moi, je crois que je ne sais pas vraiment modérer, ou façonner comme il faudrait, un zeste de ceci, une pincée de cela. Non, j'ai trop de mal. Quelle que soit l'émotion concernée : colère, passion, mélancolie ; j'explose : les cris, les pleurs et tout l'arsenal de circonstance. Ou bien l'implosion, où tout serait condensé, m'interdisant de laisser s'échapper la moindre particule de ce qui gît au-dedans, il faut se carapacer, vite et bien, éviter tout éclat.
ce sont les reflets & les couleurs
de ma chambre,
c'est un rosier
du jardin.
c'est l'été
de tous les jours.

#eut un jour la vanité de se croire plus belle que les néréides, écrit par Kim.

“ Elle s'appelle Lyna ”
Le 30 juin 2006 à 22:28.

Il est papa !

#“ Elle s'appelle Lyna ”, écrit par Kim.

Don't change a hair for me Not if you care for me
Le 23 juin 2006 à 22:50.

19h32. C'est grand, je suis presque à l'heure. En déclenchant l'ouverture de la porte, Monsieur A. a d'emblée précisé par l'interphone qu'il avait du retard sur ses rendez-vous. J'entre dans l'immeuble et, fainéante qui se respecte, appelle l'ascenceur, demande le premier étage. Pourquoi il y a-t-il toujours des miroirs dans les ascenceurs ? Avec mon kit frange qui rebique et poches bleuâtres qui soulignent mes yeux battus, je fais pour ainsi dire peur à voir. La faute à ces nuits perturbées qui, les jours de fête, m'accordent tout au plus dans un excès de bonté cinq heures de répit. Il a du retard sur ses rendez-vous. Tant mieux, ça me permettra de lire un peu Boulgakov. Il y a quatre fauteuils dans la salle d'attente mais généralement, pour ce genre de rendez-vous, le docteur se débrouille pour qu'on y soit toujours seul. Souvent, mon ineffable esprit tordu m'amène à me demander si le fait de choisir tel ou tel fauteuil est remarqué par le psychiatre quand il vient appeler le patient suivant. Et si ce choix peut lui permettre de déduire certains caractères sous-jacents. Mais c'est mon ineffable esprit tordu qui me fait me dire ça, et si je change inconsciemment de fauteuil à chaque séance, c'est sans aucun rapport. Il y a un grand placard. Dans ce grand placard il y a une radio qui, inexorablement diffuse TSF, la radio Jazz 24 heures sur 24. Chet Baker chante My Funny Valentine. Sa voix douce et fragile. Sa voix résonne dans ma tête. My funny valentine Sweet comic valentine You make me smile with my heart. Impossible de fixer ma concentration dans les lignes du Maître et Marguerite, je relis les phrases machinalement sans qu'elles ne m'atteignent. Ce n'est pas que le livre soit mauvais ou le passage dénué d'intêret. Ce sont juste ces vilaines larmes douceâtres qui gagnent progressivement mes yeux. Ce n'est pas que le livre soit triste. C'est juste moi, qui ai tendance à pleurer pour tout et n'importe quoi depuis quelques temps. Stay little valentine stay Each day is Valentine's Day.

#Don't change a hair for me Not if you care for me, écrit par Kim.

Non, ce n'était pas du vin : (...) c'était l'âpre joie et l'angoisse sans fin
Le 17 juin 2006 à 17:27.

À 11 jours de l'oral, le seul fait de compter ces jours qui défilent trop vite accroît mon inquiètude. Je m'étais naïvement préparé un programme de révisions intensives : “ Bon allez, une fois l'écrit passé, tu révises deux textes par jour à fond les bananes. ” J'arrivais presque à penser que d'une part j'allais m'y tenir et qu'en cela je pouvais croire les pronostics de ma prof et viser le 14. Quelle idée saugrenue et quelle touchante candeur, pleine de bonne volonté !
Et je me lamente, je me culpabilise, me répétant sans cesse que je suis vraiment trop stupide et pitoyable. Malgré ça, je ne m'y suis toujours pas mise. Je sais que je suis loin, très loin d'être la seule dans cette situation mais ce genre de petite compensation ne me rassure absolument pas.
Et j'en entends d'autres, dont bon nombre sont ceux qui peinaient à avoir la moyenne cette année en français, ceux-là signifient depuis déjà plusieurs jours combien ils s'investissent dans leurs révisions, on me demande même mes cours !
Je sais pourtant que réviser son oral de français ne représente pas un travail considérable. Ce n'est – presque – que du par cœur, mais justement, le par cœur et moi on a jamais été très proches. Généralement, je m'en sors pas mal. J'ai bien souvent l'impression d'avoir une mémoire d'huître, mais pourtant je crois que j'enregistre assez bien ce que j'entends ou lis, ce qu'on m'apprend. Même si parfois je suis convaincue de ne plus être sûre, de ne plus savoir. Mais là, je doute que je m'en tire aussi bien avec le stress des exams, tout ça. Et ce n'est plus une séquence de textes, mais plus d'une vingtaine qu'il serait préférable de connaître sur le bout des doigts.
Il y a autre chose qui m'ennuie assez. C'est la case 'spécialité' que je suis censée avoir cochée depuis un bout de temps déjà et que je dois avoir impérativement choisie pour le 19, date de la remise des dossiers d'inscriptions en Terminale.
Il se trouve que non, j'hésite encore entre SVT et Physique-Chimie. Je n'ai absolument rien compris aux vagues explications des professeurs sur le programme de chacune des spécialités. Il paraît que Physique-Chimie c'est plus facile, qu'on grappille plus aisément des points au bac, que le programme sert au tronc commun. Seulement j'ai toujours été intéressée par la biologie, seulement j'arrive facilement à me concentrer 2 heures sur un TP de SVT, chose qui me paraît moins évidente dans l'autre matière, cela dit il est vrai que je suis quand même un peu à côté de la plaque en géologie et qu'en fin d'année j'arrivais à ne plus déccrocher des cours de Physique-Chimie.
Alors la case reste désespérément vide, tout comme ma tête.

#Non, ce n'était pas du vin : (...) c'était l'âpre joie et l'angoisse sans fin, écrit par Kim.

un vilain défaut, oui-da.
Le 15 juin 2006 à 10:29.

Je crois que je n'ai jamais été particulièrement curieuse. J'entends par là d'une manière générale : je n'ai jamais fouillé dans la chambre de quique ce soit, pas même celles de mon frère ou de mes sœurs, je ne suis absolument pas friande de rumeurs, de ragots, de ouï-dire.
Mais je reconnais qu'il y a des fois où, trop suspicieuse sur des affaires qui me concernent et qui me touchent profondément, je peux plus. Je peux plus, ça me taraude, ça obsède continuellement mon esprit et il se trouve que j'ai une singulière capacité à me prendre la tête pour des foutaises, alors sur de pareils sujets, ça peut atteindre une ampleur phénoménale et bien souvent disproportionnée. Et dans ces cas-là, même en y mettant toute ma volonté, je suis incapable de « penser/passer à autre chose ».
Dans de nombreux cas, j'ai en fait tellement de mal à imaginer qu'on puisse mentir, tromper les gens avec autant de facilité et sans éprouver le moindre remord, que je suis incapable d'aller me confronter à la personne et de lui demander sans détours si j'ai raison – ou pas – d'avoir des doutes. Alors, j'ai beau savoir sur le bout des doigts – par exéprience et par les conseils avisés qui m'ont été donnés – que ce n'est jamais une bonne solution, je mène mon enquête. Et, la plupart du temps, sans avoir à soudoyer/tuer/menacer/torturer quique ce soit, je parviens à mes fins. Parfois les fins surprennent. Parfois les fins font mal. Et tu ne peux finalement t'en prendre qu'à toi-même puisque c'est toi qui, comme une grande, est allée chercher ce qu'on appelle communément la merde.
Est-ce qu'il vaut mieux être une conne leurrée mais confiante ou bien s'avouer être une chercheuse de merde culpabilisée et malheureuse mais lucide ? Parfois, je me demande.


Ouais sinon le bac, j'ai pris la dissertation (...). Et ça fait trois jours que je dors plus. Par contre, niveau stress, ça va je gère et vivent les bêta-bloquants.
28, oral.

#un vilain défaut, oui-da., écrit par Kim.

ça, c'est fait... et ensuite ?
Le 11 juin 2006 à 01:29.

Bon, ben ça y est.

18


Il fallait absolument que je dise un dernier truc avant d'être majeure. Sans trop savoir pourquoi. Quel que soit le truc en question, juste un truc pour marquer le coup ou quelque chose comme ça. J'ai donc 2h devant moi pour trouver un truc à dire.
Il y a qu'une thérapie pareille c'est quand même un peu déroutant parce qu'inévitablement, tu finis par découvrir certaines choses jusqu'alors occultées sur toi – oui oui, même si l'on commence à bien savoir que c'est là l'un des principaux objectifs des rendez-vous psychiatriques –, des choses qui pouvaient bien être ancrées là depuis un sacré bout de temps. Des choses qui parfois peuvent apporter l'ébauche d'une explication à un certains de tes comportements et c'est pas évident de prendre du recul et de pouvoir s'expliquer, se ressentir, concevoir, soi, soi-même et pour soi, différemment – voire s'expliquer tout court sur quelques points. Ça peut t'amener à reconsidérer des tas de trucs. Des trucs qui te paraissaient solides, comme des bases évidentes, les prémisses d'où découlaient tout plein d'interprétations qui inopinément tombent à l'eau.
Je m'exprime en trucs et en bidules mais on doit bien se douter qu'au fond, dans mon introspection, je songe à des faits plus ou moins précis en fait, mais que je ne peux énoncer là tout de go.
Il y a l'écrit dans trois jours et je suis franchement pas rassurée.
Et il n'y a plus que 1h40. Damnit.

#ça, c'est fait... et ensuite ?, écrit par Kim.

need some answers pliz.
Le 1er juin 2006 à 21:39.

tu peux me dire ce que c'est, toi, la proximité ?
ce que ça veut dire « être proche de quelqu'un » ?
est-ce qu'il y aurait pas différentes formes de proximité ? qui est-ce qu'on appelle communément « les proches » ?
comment tu fais la distinction entre ceux qui sont tes proches et ceux qui le sont pas ?
est-ce qu'un proche c'est quelqu'un qui sait des choses que peu de gens ont le privilège de savoir à ton sujet ?
alors est-ce que ces pauvres mais honnêtes gens à qui j'ai pu déballer des trucs sans raison là, comme ça, parce qu'ils se sont trouvés là à ce moment précis, qu'ils ont éventuellement semblé me trouver un quelconque intêret et qu'encore une fois, ça débordait de moi, est-ce que ces gens là se sont sentis proches de moi ? et puis dans ce cas-là, ça voudrait dire qu'on est proche de son médecin, de son psy ?
est-ce qu'être proche de quelqu'un ça induit forcément une proximité physique ? est-ce qu'il n'y a pas des proches avec lesquels une proximité physique est superflue ? déplacée ? et puis les gens qui te sont génétiquement proches ne peuvent-ils pas être à des années lumières de ta personnalité ?
est-ce qu'on se sent pas parfois plus proches d'inconnus qu'on a jamais vus que de son voisin qu'on croise tous les matins ?
est-ce qu'on a vraiment besoin d'être géographiquement proche de quelqu'un pour avoir avec lui une proximité relationnelle ?
est-ce qu'être proche de quelqu'un ça veut dire que tu dois entretenir cette proximité si tu veux pas la perdre ? quand est-ce qu'on sait si la proximité est révolue ?
est-ce qu'avoir des proches nécessite de leur donner des nouvelles régulièrement sans quoi ils se mettent à imaginer que tu penses pas à eux et/ou finissent par t'oublier ?
est-ce qu'avoir des proches ça marche comme dans les sims ou quoi ? tu fais grimper ta jauge de vie sociale avec des petits + qui papillonnent au-dessus de ta tête jusqu'à ce que t'atteigne la béatitude ? sachant que si tu vois/invites/appelles pas tes simspotes régulièrement, au bout d'un certain temps quand ils te croisent au simssupermarket de la simscity entre le rayon des patates normandes et celui des sauces à fajitas, ben ils te snobent comme si ta simstronche leur revenait pas ?
est-ce que c'est possible d'être handicapé de la proximité ?
est-ce que c'est grave docteur ?

#need some answers pliz., écrit par Kim.

etcaetera
Le 1er juin 2006 à 19:33.

#etcaetera, écrit par Kim.

déjà vu
Le 1er juin 2006 à 19:33.

On est allés jeter un œil ou deux à l'exposition NivéaUltra Peau du Palais de Tokyo. Même en ayant par moments tendance à trop sentir le poids du sponsoring, on y fait quand même de belles rencontres.
Il y avait notamment un tas de petits bonshommes, des Monsieur tout le monde en tissu qui avaient tous été faits sur le même patron mais cousus dans différents textiles, qui apprenaient à apprécier la diversité cutanée. Trois combinaisons aux silhouettes humaines qui étaient cousues entre elles par différents endroits, pour proximiser contiguiser rapprocher les gens qui les revêtaient. Un écarteur de nombril. Et puis aussi dans l'un des petits chapiteaux, des tampons qui n'apparaissaient qu'à la lumière blanchenoire. Et puis même sortis du musée, on zieute encore puisque tous les samedis soirs des gens font de jolies choses avec le feu sur l'esplanade. Et pour finir une boule vanille/noix de macadamia ©Häagen Dazs rue de la Huchette.
Paris la nuit, c'est bien. Surtout en ce moment, où le temps est complètement déglingué dans le coin. Les journées auraient décidé de prolonger la phase giboulées du mois de mars et les soirées ont déjà un semblant d'été.

#déjà vu, écrit par Kim.

sur place ou à emporter ?
Le 21 mai 2006 à 11:56.

C'est-à-dire que dans très exactement 3 semaines, j'aurais dix-huit, serais majeure, pourrais voter, conduire – offre soumise à conditions –, me marier, m'acheter un godemichet en alliage hypoallergénique doré pailleté avec des éclairs roses sur les côtés dans un sexshop, faire le tapin, me présenter au conseil municipal de ma commune ou que sais-je encore, et tout cela lé-ga-le-ment ! Je sens que tant de changements vont boulverser ma vie. Dans 23 jours, écrit du bac de français, dans 28 - 13 + 23 = 38 jours, l'oral. Demain, j'ai un exposé d'ECJS sur le chômage au sein de l'Union européenne (...). Dans 17 jours, c'est la fin des cours et dans 109 jours, c'est la rentrée. Tout va bien. et depuis plus d'une semaine, je chiale (à nouveau?) quotidiennement.
Le psychiatre a longuement discuté avec l'une des psychologues que j'avais vue et revue plusieurs fois ces dernières années. Apparemment, même avec le temps qui passe, je suis toujours aussi hésitante, floue. Visiblement, le terme de dépression est toujours d'actualité. Vraisemblablement, un traitement serait approprié, bénéfique, requis, nécessaire ?. Mais sans urgence toutefois. Et si j'ai de si gros problèmes relationnels c'est obviously parce qu'en plus d'être démesurément trop exigeante avec moi-même, je le serais également avec mes proches à cause de ce manque, de cette énorme demande affective. Je tâcherais de m'arranger, de me soigner, même si le mal est fait. Pardon.
J'aipasenvied'êtregrande parce que je pourrais plus justifier toutes mes conneries, mon comportement niais, puérile, irresponsable, par mon âge. Je sais que ça tient pas debout, parce que souffler 18 bougies &plus si affinités, ça n'a jamais empêché les cons de s'opiniârer dans leur rôle de prédilection, mais je dois être une conne lucide et ça me fait bizarre parce que dans ma tête, c'est comme si j'avais encore 16 ans. J'ai pas du tout l'impression d'avoir évolué – au contraire – et ça me fait foutrement peur.

#sur place ou à emporter ?, écrit par Kim.

die die die my darling
Le 17 mai 2006 à 18:28.

balancée dans l'alcôve de cette putain :
douleur furtive qui surgit soudain
douleur sublimée, languissante
douleur hors du temps
paroxysme des larmes
,,,
il n'y a plus rien.
mais. frappe encore car
écoute : je respire.

#die die die my darling, écrit par Kim.

à cela il n'est rien à faire
Le 12 mai 2006 à 23:58.

Et en fait plus le temps passe, plus les expériences s'accumulent et plus je suis confortée dans cette idée de. D'échec. De perpétuelle insuffisance. Je suis toujours et infiniment « pas assez ». À jamais incapable de quoique ce soit. Et même au delà de ça, c'est plus que d'être nulle en tout ou bonne à rien, c'est que je me sens – que je suis (!) – bête. Tout porte à croire que le problème vient de moi, de mes raisonnements, de la façon dont je ' réfléchis ' et dont je finis par agir. Je sais pas. Je suis persuadée que tôt ou tard on se rendra bien compte que le prétendu potentiel qu'on me concède est totalement chimérique, si ce n'est une farce ! Et que s'il y a encore des gens suffisamment aveuglés pour s'obstiner à prétendre le contraire, ce malgré les faits qui m'apparaissent comme des preuves on ne peut plus éloquentes de ma profonde connerie, c'est que je dois encore parvenir à cacher mon jeu plus ou moins habilement. Occasionnellement.
Ces larmes au coin des yeux que l'on retient maladroitement, ces migraines qui martelent le crâne continuellement, ces piteux échecs récurrents, et puis ce ras-le bol du coup, merde.


#à cela il n'est rien à faire, écrit par Kim.

Les Sons & Les Parfums Tournent Dans L'air Du Soir
Le 07 mai 2006 à 00:15.

Au bout de quelques séances, j'ai l'impression que ma démarche est d'ores et déjà vaine, que je n'arriverais jamais à m'exprimer correctement parce que je suis incapable de poser des mots justes pour décrire ce que je ressens. Je suis on ne peut plus confuse, mes pensées s'emmêlent et mon discours me semble trop décousu pour avoir le moindre intêret, ne se résumant qu'à un enchevêtrement insensé de bribes inutiles. Et je me sens profondément ridicule en face de mon interlocuteur. Nulle de ne pas parvenir à construire quelque chose. Déçue de cette inaptitude qui me tiraille comme un échec. Pourtant, je sais très bien que ce travail ne se fait que sur le long terme. Je sais très bien que l'on ne va pas réaliser à tout bout de champ de méticuleuses analyses de tel ou tel événement qui aboutiront à des conclusions révélatrices sur mon comportement, mon état, mon caractère.
Quel qu'ait été ledit interlocuteur, cette sensation m'a envahie à chaque fois. Et aujourd'hui non plus, je n'y ai pas échappé. Sauf qu'auparavant, je n'en avais, ce me semble, pas pris conscience. Et puisque cette fois-ci j'ai senti venir cette familière réticence vis-à-vis des entretiens, après maintes hésitations, j'ai choisi d'aborder le sujet – plutôt que de fuir une nouvelle fois. Et je pense que ça a été important. J'en ai assez, j'ai envie de me sentir libérée. J'ai envie de pouvoir tout dire, et ce quelles que soient les tournures, si confuses soient-elles.

J'ai eu le temps de faire un aller-retour chez moi-Paris depuis que la phrase précédente a été tapée. La magie d'internet. J'ai rencontré une soi-disant clocharde céleste avec des yeux vairons vert et bleu, j'ai essayé des robes estivales vaporeuses superbes mais trop larges pour moi, je suis morte des pieds au moins dix-huit fois à cause de mes escarpins que je pensais plus confortables, j'ai fini The catcher in the rye dans le RER, j'ai eu trop chaud, puis froid, puis été saucée par la pluie. J'ai vu une môme qui avait ces pompes qu'on a tous voulu du temps des bacs à sable mais qu'on a jamais eues (?), avec des lumières qui scintillent en bleu, blanc et rose dans la semelle. J'avais juste envie de me dire ça.

#Les Sons & Les Parfums Tournent Dans L'air Du Soir, écrit par Kim.

à bout de souffle
Le 29 avril 2006 à 22:47.

Je sais même plus où me réfugier, ça cogne de partout, je tourne en rond. Je me sens complètement vide. Vide vide vide, néant, il n'y a que ça. Je vacille de toutes parts. Où est ce foutu équilibre ? Si seulement je savais au moins ce dont j'ai besoin ou ne serait-ce que ce que je veux, mais même ça je sais pas, ça me paraît tellement distant, hors de portée. Je suis dégueulasse, je me répugne. Je sais pas... je sais plus du tout quoi faire et tout de suite, je serai prête à n'importe quoi – je voudrais seulement savoir pourquoi il faut le faire. Je me sens fébrile et amère. Donnez-moi quelque chose à quoi m'accrocher, une toute petite chose à grignotter jusqu'à la moelle – ou bien je deviens folle. Un petit rien, mais qui soit palpable, qui existe ailleurs que dans mes rêves ! Je veux pas sombrer comme ça, j'en peux plus, j'en peux plus. Il n'y a plus que la confusion qui s'embrase en moi et c'est tout, rien d'autre, ce mot me résume toute entière. Et ça émane de moi si grossièrement, je suis grotesque, ridicule. Avouez que ma lacheté, ma médiocrité vous saute au visage, agresse vos yeux sensibles dès qu'ils sont posés sur moi et que j'ouvre la bouche. Mais faites la taire !
RANGER VOS ÉMOTIONS ET EN FAIRE QUELQUE CHOSE. Mais que voulez-vous faire de moi, docteur ? Il n'y a rien à tirer de tout ce que je pourrais débiter. Du vent, des foutaises. On finira tôt ou tard par s'en rendre compte. Alors on prendra un air grave et solennel pour dire qu'on a le regret de vous d'annoncer que le seul problème, c'est vous.
Je voudrais qu'il y ait quelque chose d'intense qui me transcende pour pouvoir vivre et j'ai peur de finir par (re)faire des conneries.

#à bout de souffle, écrit par Kim.

Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées ! /Que l'espace est profond ! que le cœur est puissant !
Le 27 avril 2006 à 07:59.

Qu'est-ce que tu fiches ? Et qu'est-ce que ce sera, cette fois-ci ? Que vas-tu prétexter ? Tu te sens d'humeur taciturne et tu vas doucement te délasser dans cet état végétatif bien malgré toi ? Oh, ça va, juste un tout petit peu, tu sais bien que ça me ressemble, je suis comme ça. C'est bien facile de prendre cet air-là, quand vas-tu enfin arrêter de faire semblant et t'extirper de cette langueur monotone ? Ça ne tient qu'à toi. Oui mais... Mais quoi ? Tu joues la neurasthénique, tu finiras par tous les désespérer et tu finiras seule avec ton entêtement. C'est que tu n'as aucune idée des véritables valeurs. Toi, tu préfères te laisser aller, c'est agréable au moins ? C'est douloureux... Sèche tes grosses larmes, ça ne t'arrange pas.

#Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées ! /Que l'espace est profond ! que le cœur est puissant !, écrit par Kim.

Faut qu'ça saigne
Le 22 avril 2006 à 18:26.

Je sais bien que d'ordinaire, on ne juge pas de façon si prompte. Mais je pense que la situation est assez particulière et que, dans de pareils cas seulement, on doit très vite pouvoir ressentir si ça risque de marcher – ou pas. Et puis, si finalement ça n'allait plus, maintenant que la première démarche a été ébauchée – si tortueuse fût-elle – il suffirait de ne pas tâtonner et de changer. « Facile à dire », murmure la petite voix, mais j'ai du soutien.
Ça s'est bien passé, et deux rendez-vous ont d'ores et déjà été fixés prochainement. Il compte aussi contacter celle que j'avais vue quelques fois ces dernières années, même si elle n'a pas eu les derniers évènements. Et il a dit, répété, que c'était important que je sois là. Comme s'« il était temps ».
Je crois qu'en effet, il est vraiment temps de poser ces mots, ces émotions qui étranglent. Et, surtout, de bien le faire – et non pas d'une manière autodestructrice, jetés ci et là n'importe où, n'importe comment. J'ai grand besoin de rangement dans ces douloureux limbes que j'ai fait de ma tête.

Je voudrais, avant qu'ils disparaissent... laisse-moi...

#Faut qu'ça saigne, écrit par Kim.

quand le ciel bas et lourd
Le 18 avril 2006 à 18:27.

Comme si les jours avaient tendance à défiler trop vite dès que tu les chargeais un peu trop de plein. Parce que, même si l'effet est éphémère, en ce moment tout s'accélère. On a pourtant le temps de respirer presque autant qu'on le souhaite. Cette chambre déjà : de l'acrylique plein les doigts et jusque dans les anglaises. On a même dévalé quelques pistes sous la pluie et on ressemblait à rien, emmitouflés dans nos grosses écharpes et derrière les verres fumés. Mais en avril, la montagne c'est quand même bien.
Foutez aussi trois connasses et un Jungle Speed sur un petit tapis, ça fait travailler abdominos&méninges et sortez le mercurochrome ça va faire mal. Tu vas voir comment on élimine vite fait bien fait un Giant et ses vieilles frites champêtres.
Demain j'ai psychiatre et je dois t'avouer que ça me fait un peu peur de reprendre ces choses-là. J'ai déjà l'impression que j'y arriverai pas jusqu'au bout, que je finirai par tout foutre en l'air encore une fois. Mais on en est plus là et non, mon amour, ça va pas.

#quand le ciel bas et lourd, écrit par Kim.

Leisure Suite
Le 10 avril 2006 à 11:56.

Lorsque je décide de ranger une pièce, il m'est nécessaire de procéder par phases, méthodiquement élaborées. Visiblement, l'une d'entre elles – la première – consiste à sortir tous les livres de leurs étagères, tous les vêtements de leurs tiroirs, les bijoux de leurs boîtes, etc. Et à étaler l'ensemble sur toute la surface disponible : chaises, tabourets, lit, bureau, parquet éventuellement. Ce afin de pouvoir effectuer un tri rigoureux.
Ayant entrepris de refaire ma chambre, c'est l'étape à laquelle je me trouve depuis samedi. Je me suis fait violence et j'ai jeté l'équivalent de quatre sacs taille XXL débordants (au choix) d'autres sacs (je me suis décelé une passion saugrenue (ah, depuis le temps que je voulais le caser celui-là) pour la collection de sacs plastiques : je devais avoir en entassé une cinquantaine de H&M/Mango/Kookaï/Etam au fond de mon placard) ou bien de papiers en tous genres, tickets de caisse, brouillons de bacs blancs, traces de révisions diverses et variées, mais également des cours ! Jusqu'ici, j'avais été incapable de me séparer de mes anciens cours : de la maternelle au lycée, j'avais tout gardé.
Et là, prise d'un soudain élan de bravoure, je me suis dis allez kim, t'arrives vraiment à croire que dans soixante ans tu reliras tes copies de Troisième avec la larmichette au coin de l'œil, repensant à cette folle jeunesse où tu ne savais pas accorder tes participes passés ?
Alors voilà, j'ai quand même gardé deux-trois cahiers de coloriages de la petite école parce que bon (ainsi que ceux d'addition parce que c'est vraiment trop choupinou d'écrire les chiffres à chaque intersection de ligne, et puis celui d'histoire parce que j'avais quand même super bien dessiné Vercingétorix).
J'ai aussi enlevé toutes les affiches de mes murs, ça fait terriblement vide, ce qui contraste pas mal avec le sol (ahah, j'espère que je n'ai laissé traîner aucun objet compromettant) sur lequel on ne peut circuler qu'en jouant à Ford Boyard.

#Leisure Suite, écrit par Kim.

sunontheshadow
Le 07 avril 2006 à 18:52.

Mes émotions jouent aux montagnes russes en ce moment, mais après tout je crois que ça fait un peu partie de moi. Il n'empêche que. Ces rayons de soleil qui innondent la maison toute la journée durant – ou presque –, ces rayons qui le matin, surprennent lorsqu'ils éblouissent les petits yeux encore endoloris par des nuits écourtées. Immanquablement, ces douceurs-là égayent les jours. D'autant plus qu'elles seront, dès samedi, couplées aux deux semaines de vacances.
Et plein d'idées, de projets divers s'emmêlent dans ma tête. Des envies de créer, de respirer. D'aller à Giverny avec papa, de pouvoir passer du temps avec 3lles, de couleurs sur mes murs, de bois blanc sous mes pieds, des mots à lire, d'autres à écrire, ...





Parfois, les sourires tiennent à bien peu de choses. Mais, heureusement ?
Merci pour vos mails, auxquels je mets parfois du temps à répondre, mais vous me déccrochez de sacrés sourires, même si. Et ça met du baume dans le cœur, tout simplement.

#sunontheshadow, écrit par Kim.

Toccata à tâtons
Le 28 mars 2006 à 22:31.

Il y a sûrement toujours différentes façons d'annoncer les choses. Et puis moi, souvent, je cherche tellement à peser mes mots qu'ils en perdent leur sens, que je m'emmêle aussi et ce que je finis par débiter sonne faux. Les mots, maladroitement choisis, sont creux. Mais tu m'imagines prendre un air sentencieux et dire les choses droitement ? Sans à chaque instant recourir aux sinuosités, sans serpenter entre les phrases, placer ci et là quelques euphémismes hasardeux, avec un sourire nerveux en coin. Poser quelques questions pour palper le chemin dans lequel il faudrait que je m'engage. C'est agaçant, je sais oui.
Mais voilà, non, je ne sais pas faire autrement. Et puis tu sais je ne dis pas tout ce que je pense ; mais je pense au moins tout ce que je dis, même si c'est toujours plus tortueux quand ça sort de ma bouche.
J'aurais aimé, moi aussi, avoir quelque chose bien à moi. Tu vois, un truc dont je puisse être fière et dire pompeusement : Ah ah, ben vois-tu, très cher, ça, c'est bien du moi !. Mais non. C'est une crise existentielle. Oui, j'ai de toute évidence besoin, besoin, besoin d'attention, toujours. J'en réclame à la pelle, s'il vous plaît, encore un peu, rassure-moi, je t'en prie.
Mais il n'y a pas que ça. J'ai aussi besoin de vivre, un peu, s'il vous plaît je t'en prie. Et ce n'était pas inopiné cette fois, parce que je t'avais prévenu. Il fallait que ça arrive, parce qu'on ne peut pas accumuler comme ça. On ne peut pas. Je ne peux pas – ça suffit, les tristes mesures de distanciation – encaisser sans broncher, incessamment. Non non, ça fait des mois que j'ai déjà atteint le trop, ça fait des mois qu'il y a ces expressions qui reviennent : (s')éparpiller / inconstance / disperser / déborder / saturer. Et les chutes, ça fait toujours mal – surtout quand il n'y a personne pour te rattraper.

#Toccata à tâtons, écrit par Kim.

don't know what to do with myself
Le 22 mars 2006 à 14:56.

Je nage dans la peur. J'ai peur de ne pas être à la hauteur de mes ambitions, dans un avenir proche. J'ai peur de ne pas savoir pas tirer profit de ce que je vis actuellement, que ça ne me confère aucune force dans le futur, mais qu'au contraire, cela demeure une tare, une faiblesse handicapante. Je voudrais que ça me soit utile, que ça ne soit pas arrivé pour rien malgré tout. Faire en sorte que ça ne puisse plus remonter à la surface à tout moment. J'ai peur de ne pas (être ?) devenir quelqu'un de bien. J'ai la crainte perpétuelle de gêner. J'ai cette addiction à la culpabilité qui me bouffe continuellement.
Ça me fatigue. C'est toujours la même chose. Sauf que plus le temps passe, plus les strates s'accumulent, sans qu'aucune des précédentes couches n'ait été réglée au préalable. On se dit que ça finira bien par se tasser, on fait semblant d'avoir oublié et un jour tout ressurgit. Et Avec le temps Avec le temps Avec le temps.
Pourquoi cette manie, comme une inévitable nécessité de s'épancher n'importe comment, n'importe où, avec n'importe qui ? Sans ces confidences minables tu te sens vide, n'est-ce pas ? C'est-à-dire que sans ça, tu n'as plus d'intêret. Sans ça, tu n'existes tout simplement pas. Tu n'es bonne qu'à répéter inlassablement la même petite ritournelle, agrémentée d'un bain de larmes ou, au choix de rires nerveux. Oh ! la triste petite histoire, sortez les mouchoirs. On la connaît par cœur, bon sang. Trouve autre chose, il doit bien il y avoir un bon fond, si on gratte bien profondément, non ? Serais-tu réellement inintéressante, réellement plate, fade ? Arrête, arrête, ravale tes mots, garde ça pour toi, t'es dégoulinante de crasse. Tu n'inspires qu'un profond dépit.

#don't know what to do with myself, écrit par Kim.

Pride&Prejudices
Le 18 mars 2006 à 00:27.

Je m'excuse d'avance pour les petites connexions, mais vraiment, j'étais obligée. Ce film me touche profondément, me colle aux lèvres un sourire niais tout en laissant échapper quelques larmes (oui bon ça va, j'ai toujours été très (trop) bon public). L'histoire qu'il raconte est pourtant assez banale, le thème abordé vu et revu, mais ce sont ces images baignées de lumière, c'est l'élégance des paysages anglais et toute l'atmosphère de l'Angleterre du XIXème siècle. Ce sont ces dialogues recherchés, ces liens qui unissent les différents personnages, l'ambiguité et la subtilité des sentiments, la maladresse de Darcy. Et puis la musique ! Donald Sutherland est fabuleux. Keira Knightley naturellement rayonnante malgré sa prognathie poussée (dridri ?). Est-il nécessaire de préciser que la version originale est de rigueur ?





























#Pride&Prejudices, écrit par Kim.

Là-bas, c'est naturel
Le 16 mars 2006 à 11:52.

Dans tes réflexions nombrilistes tu abouties régulièrement à la conclusion que t'es quand même sacrément tordue. Au vu de toutes ces manies, ces bizarreries que tu exécutes sans y penser et d'une manière aussi bien sporadique que constante selon les cas. De temps à autres, tu oses impunément évoquer certaines de ces obsessions. Et puis on s'aperçoit que l'on est apparemment pas le seul tordu et ça rassure tout de même. Peut-être même qu'il n'y a rien de si incongru dans cette attitude, que ça fait partie de la palette d'inepties humaine, mais que peu d'individus sont assez sots pour s'avouer publiquement.
Je ne suis pas la seule à avoir perpétuellement en tête cette résonnance qui commente et juge à la troisième personne mes actes, voire même mes moindres pensées. Comme s'il y avait toujours une assemblée prétenduement impartiale, embrassant l'ensemble de la situation, qui était occupée à critiquer tout ce que je fais. Elle est folle de faire ça, complètement. Elle devrait pas. Elle va encore se planter. Elle est vraiment ridicule. Elle se complaît dans son petit lot d'infortunes. On dirait qu'elle voudrait. Mais elle ne pourra pas. Elle n'y arrivera pas. Elle est encore en train de scander ses petits problèmes, elle va s'en vouloir, elle a tort. Elle se détestera un peu plus après ça. Elle le sait très bien mais elle le fait tout de même. Elle ne tient vraiment pas la route. Elle le fait exprès.
Il y en a plein d'autres comme ça.

#Là-bas, c'est naturel, écrit par Kim.

Peace&Tranquility
Le 12 mars 2006 à 09:20.

T'as vraiment un don pour te mettre dans des situations qui gênent, mais particulières. Pourquoi ces trois paires d'yeux sur ces grosses larmes qui roulent sur tes joues. J'ai honte. Une main qui s'appuie sur l'épaule gauche pendant que tu tournes lâchement la tête de l'autre côté en essayant de cacher tes suffocations, d'échapper à ces foutus regards. Faible. Et ton corps n'en peut plus de trembler comme ça. Les doigts pressent ta peau pour signifier quelque chose comme « j'aimerais pouvoir te transmettre un peu de ma force », c'est ce qu'il avait dit une fois. Qui murmure au creux de l'oreille un « courage... ». De la honte et une profonde culpabilité, voilà ce qui s'amoncele en toi. Et puis pourquoi tu t'obstines à employer la seconde personne dans ces cas-là, comme si ça allait t'en distancer ? Tes efforts sont vains, c'est toi. C'est moi.
Incapable, lâche et laide, en tout. T'es qu'une incapable, ça n'a jamais été plus vrai.

#Peace&Tranquility, écrit par Kim.

7.52 am
Le 05 mars 2006 à 17:48.

Depuis septembre, je tiens une sorte de journal dont on a d'ailleurs déjà eu un aperçu ici. Enfin ce carnet fait à la fois office de journal quand je ne trouve rien d'autre pour exorciser, de carnet de dessins et de collages quand ça me chante, voire même de bloc-notes pour mes révisions de physique. On y trouve un peu de tout, en somme, et ça doit avoir l'air d'un gros foutoir. J'y liste même des mots qui me plaisent, rencontrés au fil de mes lectures...
Il y a quelques semaines, je suis allée à Nature et Découverte et je suis tombée amoureuse d'un – je cite – « carnet de voyage Amulette composé de 320 pages de papier de coton et d'une couverture de cuir épais ». Mais son prix a vite fait de calmer mon enthousiasme. Toutefois une bonne âme, ayant sûrement eu pitié de ma profonde déception, a finalement décidé de m'en faire cadeau (merci merci merci).
À peine fut-il entre mes mains que je me projetais déjà en train de le barbouiller. Mais une fois fin prête à en inaugurer les premières pages, j'ai renoncé. C'est étrange et probablement stupide, mais j'ai eu le sentiment de ne pas être à la hauteur d'un si bel objet et j'avais peur de le souiller avec mes vilains doigts maladroits. Ça a duré deux semaines, jusqu'à hier. Mais pour limiter les dégats, j'ai juste osé broder « Carnets » sur du papier de soie en guise de page de garde.
Au fait. Une toute petite mini mise à jour sur la page qui me concerne. Vous arrivez bien mieux à cerner qui je suis ainsi, je sais.


Ça fait un petit moment que je n'ai pas récité mes litanies perpétuelles ; il semblerait qu'il soit hélas temps de s'y reprendre.
Le sommeil me manque cruellement : les matins de supposé « repos », je me réveille comme une fleur après une nuit trop écourtée et, bien qu'un peu éreintée par une fatigue quotidienne à laquelle je ne prête plus attention, je me lève nonchalamment, sachant que je n'arriverais pas à refermer l'œil. Ce qui trouble mes nuits, à chaque fois, ce sont les pensées inconstantes qui martellent ma tête. J'ai l'esprit si encombré que ça me réveille. Du coup, c'est toujours la même ritournelle : la fatigue favorise le retour des migraines qui tambourinent de nouveau mon crâne et de fait, les nausées chroniques réapparaissent elles aussi.
Mais bon, « life keeps going on », n'est-ce pas ?. Enjoy.

#7.52 am, écrit par Kim.

(a merman i should turn to be)
Le 27 février 2006 à 16:56.

Vendredi soir, je suis allée écouter&voir mon oncle jouer au New Morning. Si ma montre dit vrai, le concert a dû s'étendre sur trois heures. Trois heures qui ont pour ainsi dire filé incroyablement vite.
Mon tonton, c'est lui. Référez-vous donc à la présentation d'Evene, car je ne saurais pas faire de meilleur résumé. Je regrette de n'avoir pas pris d'appareil photo, voire même de caméra. Néanmoins, j'ai, telle une groupie dégénérée, pu enregistrer quelques bribes du concerts avec mon portable. La qualité du son est des plus mauvaises, mais les extraits sont, je pense, assez représentatifs de l'ambiance qui était présente ce soir-là.
À dire vrai, j'ai bien du mal à trouver mes mots pour raconter ces instants. Mais je peux en revanche tenter de décrire mon émotion qui se résume à ce sourire, qui n'a pas quitté mes lèvres de la soirée et au fait que ce matin, les premiers accords de Voodoo Child résonnaient encore dans ma boîte crânienne.

#(a merman i should turn to be), écrit par Kim.

Sous ses airs de marquise
Le 25 février 2006 à 14:43.

Des envies d'ailleurs et de souffler un peu aussi. On vient à peine de sortir de deux semaines de vacances et j'ai déjà derechef les yeux d'un vieux panda. Je ne sais pas à quoi je gâche mes journées : je recommence à être très douteuse vis-à-vis du lycée, il y a quelques plantages qui fleurissent ci et là, des larmes tièdes qu'on dissimule derrière une grosse écharpe de saison. Je sors tout juste de quatre heures de dissertation sur l'autobiographique. En lisant Sarraute, je me suis souvenue...

- [...] Je peux m’abandonner à cette lumière dorée, ces roucoulements, ces pépiements, ces tintements de clochettes sur la tête des ânons, des chèvres, ces sonneries des cerceaux munis d’un manche que poussent devant eux les petits qui ne savent pas se servir d’un bâton…
- Ne te fâche pas, mais ne crois-tu pas que là, avec ces roucoulements, avec ces pépiements, tu n’as pas pu t’empêcher de placer un petit morceau de préfabriqué… c’est si tentant… tu as fait un joli petit raccord, tout à fait en accord…
- Oui, je me suis peut-être un peu laissée aller…
- Bien sûr, comment résister à tant de charme… à ces jolies sonorités… roucoulements… pépiements…
- Bon, tu as raison…mais pour ce qui est des clochettes, des sonnettes, ça non, je les entends… et aussi des bruits de crécelles, le crépitement des fleurs de celluloïd rouges, roses, mauves, tournant au vent…

Quand nous passions nos vacances en Vendée, dans la maison de mon arrière grand-père : des lézards jonchaient les chemins et Anh et moi – nous devions avoir 7 et 8 ans – essayions de les capturer dans des bouteilles en plastique. Une fois, nous y sommes miraculeusement parvenues et avons été stupéfaites de n'avoir entre nos doigts qu'une ridicule extrémité de queue, en voyant le reste de la bestiole traquée se faufiler sinueusement sous les portes.
Une soirée, assujeties à un élan bucolique, nous avons naïvement essayé de nous doucher sous la fine pluie d'été, presque bruineuse. Et puis sur le chemin de cette maison de retraite, il y avait un jardin dans lequel on apercevait des potirons qui me paraissaient gigantesques et qui me rappelaient l'histoire de Cendrillon. Les serviettes de table rose saumon pliées en forme d'éventail dans nos verres, que nous avons toujours essayé de reproduire, en vain.
[edit] Il y a autre chose : quand nous posions nos valises dans la maison, la pelouse du jardin n'avait pas été tondue depuis de longs mois et allait nous chatouillait les coudes. Il est vrai que nous n'étions pas bien grandes, mais c'était quand même fort. [/ edit]
Je voudrais avoir le temps de savoir vivre un peu mieux. Que les douces images nébuleuses qui taraudent mes rêveries se concrétisent, un peu.

#Sous ses airs de marquise, écrit par Kim.

Chasse la neige
Le 18 février 2006 à 01:57.

La neige, c'est toujours pareil finalement. Le télésiège qui met suffisament de temps à arriver en haut de la montage à cheval de façon à ce qu'au moment où t'as de nouveau les skis sur la piste, t'as l'impression que jamais plus t'arriveras à faire du macramé avec tellement ils sont ankylosés. En plus y'a trop de monde.


Non, en vrai, c'était très bien, soulageant. Ça fait toujours bizarre de se retrouver tous les six dans un deux pièces puisqu'on vit dans une grande maison. Mais bon, on trouve de quoi se distraire quand les pistes sont fermées : re-regarder Le Château Ambulant de Miyazaki, chatouiller Minh, bouquiner Vian, Rumikub chiffres, re-bouquiner, re-re-regarder Le Château Ambulant, Rumikub lettres, entre autres.
Je suis tombée une fois, mais c'était pas une chute de pacotille. Nan nan, c'était une chute où tu descends la piste avec la tête dans la neige sur plusieurs mètres avec les skis n'importe comment, au passage tu sèmes un ou deux batons l'histoire de. Mais bon ça c'est classique : moi j'avais quelque chose en plus. Ce quelque chose, c'est Louis, champion !, qui a déboulé comme une flèche quelques secondes après moi et qui s'est vautré dix mètres plus loin. Entre nous deux, papa, qui m'a confié sur le chemin du retour que « Sacrebleu, vous m'avez foutu la honte ! J'attendais de voir lequel hurlerait le plus fort pour savoir qui des deux il faudrait secourir ».


Et, au retour, s'endormir haletante au creux d'un oreiller baigné de larmes (...).

#Chasse la neige, écrit par Kim.

Hello Goodbye
Le 07 février 2006 à 13:04.

C'est l'heure du ski. Je reviens dans quelques jours avec une nouvelle version d'ores et déjà fin prête, des photos et, je l'espère, l'esprit apaisé.

Bonnes vacances à la zone C !

#Hello Goodbye, écrit par Kim.

I got that beat in my veins for only rule
Le 1er février 2006 à 14:07.

Je m'accusais d'être épineuse ; de m'attacher aux gens si maladroitement que je finissais toujours par leur faire du mal, beaucoup de mal, et ce inévitablement. A chaque fois, je n'y manquais pas : je provoquais larmes, confusion, déchirement, avec tous. Et même si, bien sûr, aucune de ces souffrances n'était préméditée, c'était comme si la monstruosité était encrée en moi, comme si j'étais strictement, uniquement et immanquablement vouée à la démolition de ceux que j'approchais d'un peu trop près.
Mais peut-être qu'en fait, ce n'est pas moi qui suis si terrible, si venimeuse auprès des gens. Peut-être qu'en fait, il n'y a rien de monstrueux : c'est juste que les gens auxquels je me lie ont simplement tendance à être sensibles, tout comme moi. Et que c'est pour ça qu'à chaque fois, tout est toujours plus tortueux... Ça m'a l'air fondamental.

Sans transition bonsoir.
Le 28 janvier fut une journée chargée : les quatre grandes Ecoles supérieures d'Arts Appliqués de Paris et le Salon des Formations Artistiques ouvraient leurs portes.
De fait, après nos deux heures de cours hebdomadaires du samedi matin, Anh et moi nous sommes pressées de prendre le RER pour visiter les écoles Estienne et Olivier de Serres. L'année dernière, nous avions d'ores et déjà découvert l'école Boulle et l'école Estienne et la journée était passée très vite... Elle nous avait même paru trop courte, tant il y avait de choses à voir. Cette fois-ci, nous avons donc dû sélectionner les sections à visiter impérativement (à savoir les MANAA et BTS en communication visuelle) et laisser de côté les autres, non sans une once de regret.
J'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée aborder une élève de MANAA d'Estienne en arborant mon plus beau sourire. Ainsi, dans cette prestigieuse école, il n'y a qu'une seule classe de MANAA ; et cette prestigieuse école est bien entendu très cotée il est donc très difficile d'y être accepté. Elle m'a expliqué le coup du dossier scolaire (très bonnes appréciations, bons résultats, de la constance dans le travail, pas d'absences injustifiées, etc.) et du concours. En fait, je savais déjà tout ce qu'elle m'a dit mais il fallait que je le ré-entende, l'histoire d'être sûre de moi. Ou pas : en fait, j'ai plutôt ressenti une profonde panique. J'ai, comme à mon habitude, commencé (continué ?) à avoir de sérieux doute sur mes capacités, sur mon avenir, tout ça.
Ce qu'ils font là-bas, à Estienne tout comme à Olivier de Serres, c'est beau. Pas seulement d'un point de vue esthétique. C'est... beau¹, c'est tout. Le BTS CV option multimédia d'Estienne est tout simplement bluffant.
Mais bon, remballe tes rêves de môme ma cocotte.
Au Salon, j'ai discuté avec quelques personnes, des enseignants, d'anciens élèves... Mais j'ai surtout chopé un bon tas de brochures, et ai laissé mes coordonnées un peu partout pour en recevoir d'autres.
Enfin bref. Maintenant il faudrait que j'essaie de rencontrer des gens, que je prenne des rendez-vous, etc.
J'espère. Je suis pleine d'espoir et de doutes, de craintes, enchevêtrés les uns aux autres.


¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯
¹ beau : « Qui fait naître un sentiment d'admiration ou de satisfaction. V. distingué, supérieur / bon, fort, magistral / admirable, bon, élevé, grand, noble, sublime. » (cf. petit Robert, mon grand ami).

#I got that beat in my veins for only rule, écrit par Kim.

partenaire jukebox
Le 24 janvier 2006 à 21:29.

la faute à Stellou !


chanson pour la route
rolling stones - miss you et/ou canned heat - on the road again, carrément trop, avec les ray-ban étou étou.

chanson pour chialer dans sa bière
léo ferré - avec le temps, sans aucun doute.

chanson de coquinou
nine inch nails - closer, un peu classique, mais bon, quand même.

chanson hommage à un défunt
le poco allegretto de la troisième symphonie de brahms

chanson pour déclencher une baston
alors là, j'ai beau chercher, franchement je trouve pas. si jamais j'ai une idée j'édite.

chanson décadente

euh ben euh... mOBSCENE de manson ? bang, we want it /bang bang bang bang/ you came to see the mobscene /i know it isn't your scene /it's better than a sex scene /and it's so fucking obscene blablabla.

chanson sexy
cardigans - love fool (toi même tu sais)

chanson propice à la percussion sur bouteille de Kro
daft punk - make love : tululu, tu, tululu, tu, tululu tululu tululu tululu.

chanson berceuse
i monster - heaven, parce que l'autre jour je l'ai entendue en faisant ma sieste chez clem et je l'ai trouvée reposante.

chanson qui vous rappelle votre enfance
la traviata de verdi. surtout ' libiamo, libiamo ', parce que quand j'étais môme, avec anh, on l'écoutait dans le salon et on répétait nos chorégraphies de danse classique dessus. ou alors the beatles - love me do, parce que c'est le premier titre du premier volume de l'album past masters que papa mettait (et met) toujours dans la voiture quand on partait en vacances.

chanson que vous admettez aimer (presque) honteusement

outrageous de britney. mais c'est pas " presque " : j'ai honte.

chanson que vous auriez aimé écrire
léo ferré - avec le temps, justement...

chanson nostalgique
massive attack - tear drop, je l'écoutais en boucle à une certaine période... pas une très jolie période, mais je repense systématiquement au passé en l'écoutant. ah et puis aussi sebastien tellier - la ritournelle...

chanson pour faire danser
beach boys - surf in usa, uhuh.

chanson pour quand on tombe amoureux
al green - let's stay together, parce que forcément hein. ou alors hooverphonic - mad about you, elle a quelque chose d'envoûtant.

chanson que ça fait mal parce qu'il/elle est parti(e)

scorpions - still loving you (...)

chanson pour un dimanche matin pluvieux
je dirais gilbert o'sullivan - alone again, naturally, elle me rend toute chose.

chanson que vous détestez par-dessus tout
c'est dur cette question... pourtant y'en a, mais elles me paraissent tellement évidentes (genre tout le répertoire de willy denzey et tous ses coupains du même gabarit) que je me dis qu'il faudrait que je trouve autre chose. mais du coup je vois pas.

NEW chanson pour se réveiller le matin (ahahah, non mais j'étais obligée)
the beatles - here comes the sun ou alors peut-être bien hal - don't come running. essayez donc, je vous assure que votre réveil sera plus doux.

et je passe le relais à tous ceux que ça intéresse.

#partenaire jukebox, écrit par Kim.

Don't Forget Me
Le 24 janvier 2006 à 18:03.


À l'un de mes anniversaires – huitième ou neuvième année –, ça m'a pris : je suis montée sur un tabouret devant la cheminée, face au grand miroir doré et j'ai commencé à pleurer. Je ne me sentais pourtant pas triste, j'avais juste besoin de savoir que j'étais pas transparente ce jour-là. Ayant entendu mes sanglots, papa est arrivé et, rassurée, j'ai souri en lui disant que je faisais semblant. Un peu plus jeune, je me suis demandé si, si je décidais de partir, là, toute seule, et de me perdre dans la ville, est-ce qu'on le remarquerait ? Une autre fois, un soir, je me suis allongée au milieu de la rue où était garée la voiture quand on revenait de chez mamie. Je faisais semblant de dormir et je me demandais si quelqu'un viendrait me ramasser avant qu'une voiture me roule dessus.
Je crois que j'avais juste peur d'être oubliée ; mais même avec du recul, j'ai du mal à vraiment comprendre pourquoi j'agissais comme ça, parfois.

#Don't Forget Me, écrit par Kim.

Un air de déjà vu
Le 18 janvier 2006 à 20:34.

  T'es complètement émiettée, dans le sens de paumée. Tu sais pas du tout où tu vas, mais t'y vas quand même ; de toutes façons, t'as pas trop le choix. Il paraît que t'es une idéaliste. Soit. Quant à toi, t'as plutôt l'impression d'être accro au pessimisme parce que le premier aspect des choses qui te vient à l'esprit, c'est toujours le pire. C'est maladif, mais tu te soignes – de ça et de tout le reste – ; mais ça n'a peut-être rien à voir.

  T'es du genre à gaspiller ton temps en t'acharnant à mettre un capharnaüm incroyable dans ta caboche – à t'en retourner la cervelle – au lieu d'agir. Tu ne peux pas, tu ne sais pas t'empêcher de penser au conditionnel, de mettre ta vie entre parenthèses lorsque celle-ci t'effraie un peu. On a beau répéter que l'erreur est humaine, tout ça, toi, tu ne t'autorises pas à l'erreur – avec l'impression d'en avoir déjà trop fait, que ton crédit à toi est d'ores et déjà épuisé. Tu mets la barre trop haut, c'est possible. Du coup, au lieu de te lancer parfois, de te dire allez, qui vivra verra, advienne que pourra, roulez jeunesse !, ben tu restes là. Et de temps en temps, quand t'y penses, t'as la sensation d'être parfois spectatrice de ta propre vie plutôt qu'actrice. Ce qui s'avère être pour le moins frustrant.

  Mais bon, tu continues, t'entasses soigneusement tes petits remords, tes regrets. Tu te dis j'aurais dû, j'aurais pas dû, il eût fallu que. Souvent, quelques démons du passé te rattrapent et te noient, même si tu trouves que c'en est trop, tu n'arrives pas à t'en défaire. On t'a même soupçonnée de ne pas y mettre assez de volonté, mais on t'a aussi dit que c'était normal : parce que tu subissais, encore.

  La principale raison qui t'amène à languir de cette manière-là, c'est ce fichu manque d'assurance que tu trimballes au quotidien. Tu traînes ça avec toi comme une lourde valise prête à craquer, pleine d'un bric-à-brac insensé d'incertitudes enchevêtrées dans des angoisses, dans l'appréhension, les doutes. Souvent, tu imagines que tu pourrais très bien choisir de laisser toute cette crasse, cet amas de saletés derrière toi, au quai d'une gare et de t'enfuir dans le premier train venu. Et le fait de ne jamais y parvenir t'enfonce plus encore dans ce complexe d'incapacité et dans ta culpabilité.
  « Mónica m'expliqua un jour que le corps humain est un système soumis à l'entropie, autrement dit qu'il tend à fonctionner avec le moins d'énergie possible. J'en trouvais l'illustration dans ma propre dépression. Cela m'aurait tant coûté de sortir de cette situation, d'affronter mes démons et mes peurs, de m'armer de courage et de faire quelque chose par et pour moi-même, que je préférais passer tout mon temps libre à pleurer, blottie sous ma couette, aspirée vers le fond de moi-même par une houle noire de souvenirs et de pensées négatives, à boire mes propres larmes. » L. Etxebarría.

  Finalement, tu rêves seulement de pouvoir t'éparpiller dans cette vie. Tu voudrais la cueillir, comme on dit. T'appliquer à collectionner les moments précieux, d'apaisement, les situations privilégiées, sans lesquelles on n'est rien. Ces instants qui nous prennent aux tripes et qu'il faut saisir, au creux des mains, là, tout de suite ! Saisis-les, imprègne-t'en, savoure-les. Juste ça.
   « La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu'on grignote, assis au soleil. » J. Anouilh.

  Il y a ta fichue sensibilité, exacerbée au possible. Mais privée d'elle, qui serais-tu ? Serais-tu cette môme avide de passions ? C'est un détail, peut-être, mais mine de rien, sans ça, tu ne serais plus grand chose.
  « L'existence n'est pas quelque chose qui se laisse penser de loin : il faut que ça vous envahisse brusquement, que ça s'arrête sur vous, que ça pèse lourd sur votre cœur comme une grosse bête immobile - ou alors il n'y a plus rien du tout. Il n'y avait plus rien du tout, j'avais les yeux vides et je m'enchantais de ma délivrance. » J-P. Sartre.

#Un air de déjà vu, écrit par Kim.

just a fucked up girl who is looking for my own peace of mind.
Le 13 janvier 2006 à 17:56.

Je commencerai par inciser proprement, méticuleusement. Lorsque j'aurais fait tout le tour, je l'ouvrirai avec précaution. À l'intérieur, il y aurait un ramassis de merde. De la merde partout. Des trucs qui traineraient là depuis des années et qu'on aurait poncé un coup de temps en temps, l'histoire d'entretenir la merde. Faudrait pas qu'elle s'use, qu'elle s'abîme, qu'elle perde de son éclat ! Surtout pas : c'est un forfait merdique intégral.
Faiseuse de merde qui ressasse sans cesse les mêmes conneries. Qui retourne tout dans tous les sens possibles et imaginables, trouvant des failles partout. Ça passe son temps à recycler, incessamment. De temps en temps, on trouve de nouveaux sujets sensibles à exploiter, mais globalement, c'est toujours la même matière qui tourne encore et encore. Ça mènera jamais à rien, mais c'est pas grave, on continue quand même, sans trop savoir pourquoi. De toutes façons, on saurait pas faire autrement. On est bon qu'à ça, faire de la merde. De la merde qui fait mal, de surcroît. Jackpot.

#just a fucked up girl who is looking for my own peace of mind., écrit par Kim.

Oh it's raining today, where is my umbrella ?
Le 11 janvier 2006 à 18:38.

Souvent, par périodes, il me prend une profonde boulimie d'informations. J'ai besoin d'en savoir un maximum sur un personnage, un concept, un événement, une pratique, ... Quoique ce soit. Ça me prend, comme ça, paf, d'un coup.
À ce moment-là, les encyclopédies, dictionnaires et autres sources d'informations en tous genres deviennent mes amis.
J'explique ce phénomène par le fait que j'ai souvent le sentiment de ne pas être cultivée (ou si peu). Alors je cherche, je lis, je regarde, j'écoute, je pose des questions et quand les réponses ne me satisfont pas, je me débrouille pour en savoir plus jusqu'à ce que je me sente rassasiée. Même si en fin de compte, je ne le serai jamais complètement puisqu'il y aura toujours des choses à apprendre. Ce qui est, en soi, assez frustrant mais je peux éventuellement rassurer ma conscience en lui assurant avec un air convaincu que personne ne pourra jamais connaître tout sur tout, que la science infuse n'existe pas, que rien n'est acquis, tout ça.
J'ai l'impression d'être à la masse, que j'aurais dû m'intéresser aux choses plus tôt.
Finalement, c'est toujours la même histoire, c'te p'tit complexe d'infériorité, là.

#Oh it's raining today, where is my umbrella ?, écrit par Kim.

et les éclats, et les orages, et les silences,
Le 04 janvier 2006 à 00:32.

Et voilà. Maintenant, le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop que l'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences: le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur -et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...
C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr… Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie, on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents, en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, -pas à gémir, non, pas à se plaindre, -à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien: pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !

#et les éclats, et les orages, et les silences,, écrit par Kim.

Toi + moi = trois
Le 02 janvier 2006 à 13:17.

Faire un bilan de ces derniers temps pourrait éventuellement être dans mes capacités mais faire un bilan de l'année 2005, j'en suis incapable. J'ai l'impression que tout est confus, insensé ; l'année est passée si vite : je me souviens du réveillon 2005 comme s'il avait eu lieu il y a à peine quelques mois.
Les évènements importants qui ont marqué ma vie dernièrement sont hors du temps ; je n'arrive pas à savoir s'ils se sont produits cette année ou bien durant 2004... Et je crois que si je n'arrive pas à dater les faits, c'est que je n'ai plus vraiment de repères stables depuis un certain temps. J'ai la sensation d'avoir souvent été spectatrice plutôt qu'actrice de ma propre vie et c'est plutôt frustrant et pas franchement rassurant. De subir. Encore.
En tout cas, pour bien commencer l'année, le 30 décembre 2005 est une date que je retiendrais. Assurément.

#Toi + moi = trois, écrit par Kim.

Così fan tutte
Le 26 décembre 2005 à 15:07.

Apparemment, les billes et la corde à sauter sont has been et dorénavant, l'idole des jeunes, c'est Diddl. Si tu connais pas Diddl c'est que t'es né il y a trop longtemps, parce que Diddl c'est vachement connu.

Minh, ma plus jeune sœur de neuf ans, a un classeur où elle range moult specimens de papeterie fantaisie à l'effigie de la bestiole (cartes postales, post-its, papiers à lettres, pages de bloc-notes, etc.) précieusement collectionnés et échangés avec ses camarades.
Moi aussi, dans ma folle jeunesse, j'avais quelques accessoires Diddl que Minh a récupérés – non sans avoir mené une expédition dans mon ancien secrétaire – et grâce auxquels elle a un franc succès auprès de ses copines parce que... ces modèles-là sont ultra vintages et ne se font plus.

Je me sens vieille. D'ailleurs en parlant de ça, je me suis rendue compte qu'à mon prochain anniversaire, soit dans un peu plus de six mois, je serai majeure. Et, sans trop savoir pourquoi, j'en ai pas du tout envie. Et puis dans trois semaines, Louis aura treize ans. Ça aussi ça fait bizarre à entendre parce que l'année de mes treize ans a définitivement marqué ma vie.

Enfin bon. Finalement, on ne part pas parce que ça ne branche plus maman, la météo ayant annoncé des chutes de neige jusqu'à vendredi...

#Così fan tutte, écrit par Kim.

24.12
Le 25 décembre 2005 à 18:04.

Malgré mes appréhensions annuelles, les noëls d'hier et d'aujourd'hui se sont je crois bien passés. J'ai rencontré Anaëlle, la fille de ma cousine Katia. De grands, de très grands yeux, et des doigts minuscules. Une adorable petite crevette de trois mois. On a aussi regardé des films où parents, grands parents, oncles&tantes ont eu jusqu'à 40 ans de moins, avec une pellicule qu'on voit brûler à la fin.

Comme le ciel de Paris ne semble pas décidé à restituer une véritable ambiance hivernale de fêtes de fin d'années, c'est nous qui allons dès demain chercher la neige dans les Alpes. On revient le 29, un court séjour car le 30, je fête un troisième noël avec Elles. Et puis plein (trop) de choses à faire ici.


Bon, cette année je fais sobre...


Joyeuses fêtes à tous :)

#24.12, écrit par Kim.

Spotless Mind
Le 21 décembre 2005 à 11:53.

Je suis en vrac. Tout est émietté en moi : les pensées fusent et puis s'emmêlent aussitôt. Et mon cœur aussi. J'essaie de réfléchir différemment, en faisant abstraction de cequepeuventbienpenserlesautres mais ça bloque, comme si je savais vraiment pas m'y prendre.
J'ai l'impression de gaspiller mon temps à foutre un pareil bordel dans mon cerveau alors qu'il y a tellement de choses à faire. Je pense trop au conditionnel et c'est aboslument frustrant. Je voudrais être à nouveau spontanée, en sachant prendre une décision sur le vif sans me demander qui pourquoi comment et si ?. Je stagne. Lamentablement, je stagne et je [me] déteste [aussi pour] ça.
Tu réfléchis trop. T'arrives jamais à profiter du bonheur présent. Ca doit pas être simple à vivre.

#Spotless Mind, écrit par Kim.

Y'a que nous qu'ça fait rire
Le 19 décembre 2005 à 20:56.



– Oh papa regarde quand on le met comme ça on dirait qu'il montre ses fesses le père noël !
– Ah ouais, il a pété et comme il faisait froid ça a gelé.

(...)


#Y'a que nous qu'ça fait rire, écrit par Kim.

It's been a hard day's night
Le 17 décembre 2005 à 13:51.

En ce moment c'est très simple : soit je ressasse, je ressasse, je ressasse. Je ressasse incessamment. Soit c'est trop et je n'en peux plus, vraiment, et y'a les larmes qui roulent doucement, qui ne s'arrêteront que lorsque, trop épuisée, je finirai par m'endormir au bout de quelques heures.
Une fois endormie, ça fonctionne pareil : ça peut être le corps désarticulé d'un homme qui s'est ouvert les poignets qui me tombe dessus et je sens le sang chaud qui coule sur ma peau. Ou bien alors pendant mon sommeil je sens mes jambes me démanger mais, puisqu'endormie, je ne sens absolument pas la douleur et je me réveille avec des mollets brulants, rougis par de nombreuses griffures.
Ou encore, grande nouveauté : c'est fredxxx@hotsex.net qui me réveille vers 3, puis 4, puis 5 heures du matin, saturant ma boîte e-mail @orange.fr à coups de " ENLARGE YOUR PENIS " & autres réjouissances spamesques – sachant qu'à chaque mail reçu, je reçois un sms de "1077".

#It's been a hard day's night, écrit par Kim.

Quizas, quizas, quizas
Le 11 décembre 2005 à 12:30.

De la part de Stellou qui a le sens du juste retour des choses (uhuh) :

Sept choses que vous voulez faire avant de mourir :
+ retourner au viêt-nam
+ parler avec maman
+ vivre sans retenue, sans mes démons
+ lire beaucoup
+ apprendre beaucoup
+ être artiste !
+ les jours londoniens qu'on s'était promis


Sept choses que vous faîtes bien :
+ écouter
+ observer
+ me passionner
+ me faire des nœuds dans la tête, toute seule comme une grande
+ l'auto-dérision
+ admirer
+ me rabaisser


Sept choses que vous ne pouvez/savez pas faire :
+ avoir confiance en moi
+ mentir
+ prendre des décisions
+ raconter les histoires drôles de papa aussi bien que papa
+ m'empêcher de pleurer
+ prendre soin de moi
+ ignorer les gens/choses qui m'énervent


Sept choses qui vous attirent dans le sexe opposé :
+ la sensibilité
+ la culture
+ l'humour
+ la hauteur – j'aime bien les grands
+ le parfum
+ le charme
+ le côté rassurant


Sept choses que vous dîtes souvent :
+ j'imagine, oui...
+ le mot : souci
+ oui mais non
+ c'est vrai ?
+ certes
+ ça m'saoule
+ j'aurais pas dû


Sept béguins pour des célébrités :
+ Scarlett Johansson
+ Sienna Miller
+ Natalie Portman
+ Amanda Palmer
+ Shu Qi
+ Maria Carla Boscono
+ Asia Argento ; tiens, y'a que d'la meuf.


Sept personnes dont vous aimeriez qu'elles répondent aussi à ce questionnaire (à condition qu'ils passent tous ici, ce dont je doute) :
+ Andrio
+ narrator
+ Electron
+ Orah
+ mllevie
+ RoseCassis
+ et à qui le voudra. Pis si t'es pas haïpe, que t'as pas de blog, tu peux même répondre en commentaire mon ami.

#Quizas, quizas, quizas, écrit par Kim.

Chase The Devil
Le 10 décembre 2005 à 12:36.

Tu étais à mi-chemin entre le conscient et le rêve. Tu sentais les idées se confondre dans ton esprit : elles s'amassaient, allaient et venaient, se cognaient parfois entre elles ou sur les parois de ton encéphale. Il t'était impossible de les distinguer les unes des autres, ce n'était pour toi qu'une masse grasse dénuée de sens qui tourbillonnait et martellait ta tête. Mais parfois, tu ressentais la présence de certaines vérités inavouées, de certains mots que tu cachais d'ordinaire dans un coin de ton cerveau. La réalité se hurtait fugacement à ta conscience. Tu t'imaginais déjà déglutissant réellement cette vérité puante aux oreilles des personnes concernées. Et puis d'un coup, c'en était trop : tu décidais d'arrêter ce délire d'un geste brusque. Tu as voulu écrire ce qui encombrait ton esprit pour garder une trace de cette sensation intense et nouvelle, sachant d'ores et déjà que le lendemain matin, tout se serait très certainement en grande partie évaporé. Mais la main crispée ne répondait plus : comme ankylosée, tu étais incapable de tendre le bras vers les carnets, incapable de saisir les choses qui t'entouraient.
Ce matin tu ne te souvenais de rien. Jusqu'à ce qu'une phrase émerge doucement : j'étais. j'étais à mi-chemin entre le conscient et le rêve. je. sentais les idées se confondre. dans mon esprit. Elle redonna subrepticement naissance à tout le reste et tu t'es trouvée gravement folle. Mais il fallait quand même garder une trace.


Arthur Elgort, Linda and Kristin

#Chase The Devil, écrit par Kim.

Fistful Of Love
Le 06 décembre 2005 à 18:43.


Tu les appelleras comme tu voudras : ce sont des instants précieux, des petits moments de bonheur – pour elle –, des situations ou – pour moi – des moments privilégiés ; l'essentiel est d'avoir conscience de leur existence au quotidien, malgré leur rareté.

Ce passage a fait des montagnes russes dans ma tête. Je l'ai ruminé, inconsciemment, puis relu plusieurs fois. Et je crois que ça m'a permis de distinguer ces moments-là du reste. Parce qu'ils existent : quelle que soit l'heure, quelque soit le lieu, le contexte, avec quique ce soit – et seule, même, souvent. Ce n'est pas exactement comme dans l'extrait, finalement. Mais ils ont cette « qualité tout à fait rare et précieuse », cette « espèce de grandeur » et le fait qu'ils entrent « lentement, majestueusement, [...] dans la vie des gens ». C'est tout à fait ça. Des situations tellement... tellement belles, uniques et surtout prenantes, que tu sens venir le léger frisson qui papillonne au creux de ton ventre et qui remonte instantanément jusqu'à ta nuque.
Il faut prendre conscience de ces choses-là. Ou bien tout reste morne ; ou bien ces trésors restent à tes pieds, là, juste devant toi, et tu passes sans les voir ; or il te suffirait de te baisser un peu, de tendre la main et de les cueillir doucement pour pouvoir les serrer tout contre toi. Et les savourer. C'est un peu ce que je racontais ce jour-là, en somme, mais plus concrètement, plus précisément.
Ce pourrait être un simple lieu – n'importe où – où tu te serais juste sentie apaisée. Et il suffisait de prendre quelques secondes pour ouvrir grand tes yeux et te dire : voilà, ça, c'est un moment précieux. Et ça, c'est rien du tout en somme, mais ça fait chaud dans le cœur. C'est quand même très fort.


(et là je dis tu, mais tu sais bien que je pense je.)

#Fistful Of Love, écrit par Kim.

Tout est – si bien – dit :
Le 05 décembre 2005 à 21:11.

« – [...] C'étaient des situations qui avaient une qualité tout à fait rare et précieuse, du style, si tu veux. Être roi, par exemple, quand j'avais huit ans, ça me paraissait une situation privilégiée. Ou bien mourir. Tu ris, mais il y avait tant de gens dessinés au moment de leur mort, et il y en a tant qui ont prononcé des paroles sublimes à ce moment-là, que moi, je croyais de bonne foi... enfin je pensais qu'en entrant dans l'agonie on était transporté au-dessus de soi-même. D'ailleurs, il suffisait d'être dans la chambre d'un mort : la mort étant une situation privilégiée, quelque chose émanait d'elle et se communiquait à toutes les personnes présentes. Une espèce de grandeur. [...] Plus tard, j'ai élargi tout ça ; j'y ai ajouté d'abord une situation nouvelle, l'amour (je veux dire l'acte de faire l'amour). Tiens, si tu n'as jamais compris, pourquoi je me refusais à... à certaines de tes demandes, c'est une occasion de le comprendre : pour moi, il y avait quelque chose à sauver. Et puis alors je me suis dit qu'il devait y avoir beaucoup plus de situations privilégiées que je pourrais compter, finalement j'en ai admis une infinité.
– Oui, mais enfin qu'est-ce que c'était ?
– Eh bien, mais je te l'ai dit, dit-elle avec étonnement, voilà un quart d'heure que je te l'explique.
– Enfin est-ce qu'il fallait surtout que les gens soient très passionnés, transportés de haine ou d'amour, par exemple ; ou bien fallait-il que l'aspect extérieur de l'événement soit grand, je veux dire : ce qu'on peut voir...
– Les deux... ça dépendait, répond-elle de mauvaise grâce.
– Et les moments parfaits ? Qu'est-ce qu'ils viennent faire là-dedans ?
– Ils viennent après. Il y a d'abord des signes annonciateurs. Puis la situation privilégiée, lentement, majestueusement, entre dans la vie des gens. Alors la question se pose de savoir si on veut en faire un moment parfait.
– Oui, dis-je, j'ai compris. Dans chacune des situations privilégiées, il y a certains actes qu'il faut faire, des attitudes qu'il faut prendre, des paroles qu'il faut dire – et d'autres attitudes, d'autres paroles sont strictement défendues. Est-ce que c'est cela ?
– Si tu veux...
– En somme, la situation c'est de la matière : cela demande à être traité.
– C'est cela, dit-elle : il fallait d'abord être plongé dans quelque chose d'exceptionnel et sentir qu'on y mettait de l'ordre. Si toutes ces conditions avaient été réalisées, le moment aurait été parfait. »

Toujours Sartre, La nausée.

#Tout est – si bien – dit :, écrit par Kim.

I wish I could rewrite my past
Le 1er décembre 2005 à 22:40.

les larmes me fatiguent.
la tristesse me déchire.
les insomnies me pèsent.
la solitude m'achève.
c'est un cercle vicieux ; ça ne s'arrêtera donc jamais ?...


... but life isn't a storybook.

#I wish I could rewrite my past, écrit par Kim.

I Do
Le 27 novembre 2005 à 15:12.

Souvent je dis : cette fille est une éponge. En un sens, c'est vrai. Elle se joint à des gens qui lui paraissent beaux, qui suscitent son intêret pour diverses raisons aux prémisses plus ou moins fondées, s'applique ensuite à les connaître profondément et, s'ils plaisent vraiment, s'en imprègne. Elle s'imprègne des gens, de leurs personnalités, de leurs goûts, de leurs envies et parfois même de leurs idées. Souvent je dis : cette fille est une éponge, c'est dommage. Parce qu'on ne sait plus vraiment où elle se trouve, elle. Elle renonce à son authenticité. Elle n'existe qu'à moitié, qu'à travers eux. C'est en cela que c'est regrettable.

Mais finalement on fonctionne tous un peu de cette manière-là. On s'épanouit à travers les choses qui nous touchent, les choses palpitantes qui nous prennent aux tripes, que l'on découvre et que l'on vit. Des choses qui marquent tellement qu'en fermant les yeux, ce ne sont pas de simples souvenirs visuels qui apparaissent : on ressent véritablement ces moments-là. Ces moments-là qui constituent, pièce par pièce, un ensemble. Qui nous constituent. On les puise un peu partout : dans l'éducation que l'on a reçue, dans les rencontres que l'on a faites, dans les évènements que l'on a vécus, des livres qu'on a lus, ... Partout, en toute chose, il y a mille manières de s'éparpiller, de s'enrichir. Je pense. Encore faut-il savoir s'ouvrir à ces choses. Encore faut-il prendre le temps de les saisir, de les comprendre, de les apprécier et, enfin, de les savourer. Et c'est là qu'on s'en imprègne. Parce que ça marque : dans le cœur, dans l'esprit, et jusque dans la chair.

Tiens, 'faudrait que je médite là-dessus.


[edit] j'avais corné cette page : ça sonnait vrai.
« L'existence n'est pas quelque chose qui se laisse penser de loin : il faut que ça vous envahisse brusquement, que ça s'arrête sur vous, que ça pèse lourd sur votre cœur comme une grosse bête immobile – ou alors il n'y a plus rien du tout.
Il n'y avait plus rien du tout, j'avais les yeux vides et je m'enchantais de ma délivrance »
La Nausée, Sartre. [/edit]

#I Do, écrit par Kim.

The Power Is On
Le 18 novembre 2005 à 14:49.

Comme je suis un mouton, je vais révéler sur moi vingt[-deux !] choses incroyables sans qu'on m'y ait conviée. C'est parti.

[edit]- Quand je commence un nouveau livre, après avoir lu les quelques premiers paragraphes, je lis systématiquement la toute dernière phrase ou bien, si jamais la phrase est longue, les derniers mots seulement pour ne pas risquer de deviner la fin.[/edit]
[edit2]- Je ne mets jamais de majuscule à mon prénom. Parce que. [/edit2]
- J'ai déjà liquéfié des limaces en les saupoudrant de sel de cuisine. J'ai même pris des photos, une fois.
- Dans la rue, je regarde beaucoup les filles et ne remarque quasiment pas les garçons. Et pas que pour leurs fringues.
- Très (vraiment très très) peu de gens savent tout ce qui peut se savoir sur moi. Mais en revanche, beaucoup croient faire partie de ceux-là.
- Je me fascine souvent pour des choses qui, aux yeux des autres, n'ont absolument rien de remarquable.
- J'aime quand on me dit que je suis mystérieuse. Et j'aime faire croire que je le suis.
- Oui, hier soir c'était bien moi qui applaudissait (un grand merci à Yann pour la capture d'écran !) sur le plateau de Julien Courbet (et même que la bonnasse à ma gauche, c'est elle ! (" Daria, Daria ! regarde le monsieur on dirait trop Obélix ! ") – et les mains qui s'agitent à droite, ce sont les siennes).
- Il m'arrive de rentrer mon jean dans mes bottes vintage super haïpe.
- Petite, j'avais pris la décision de ne plus jamais boire de coca quand j'ai su qu'il y avait de la caféïne dedans, ce parce que je confondais cocaïne et caféïne et qu'on m'avait appris que la coke, c'était mal.
- J'arrive à trouver des défauts à chaque partie de mon corps, si petite soit elle.
- Je DETESTE avoir à mentir, à quique ce soit. Sauf moi-même, peut-être.
- J'ai beaucoup de mal à trouver vingt révélations incroyables révélables à mon sujet.
- Mon téléphone est (également) allumé 24h/24, même s'il sonne très rarement.
- Ca va bientôt faire quatre ans que je n'ai pas passé deux semaines sans pleurer vraiment beaucoup au moins une fois.
- Souvent, j'ai dans ma trousse et sur mon bureau des stylos qui ne marchent plus simplement parce que j'attache trop d'importance aux objets et que je n'arrive pas à les *abandonner* et encore moins à les jeter.
- J'ai aujourd'hui accumulé sur mon pc près de 600 de photos de femmes, connues ou pas.
- Quand j'y pense, je me tartine de crème nivéa body avant de voir mon chéri et lorsqu'il me dit que j'ai la peau douce, je fais comme si j'étais pas au courant.
- L'idée de décevoir les personnes à qui je tiens m'est insupportable.
- J'attache une certaine importance (voire une importance certaine) aux fringues. Ce qui ne veut pas forcément dire que je sois toujours bien fringuée (bien que si j'en avais les moyens je crois que je...).
- Il m'arrive de lire des skyblogs.
- Quand j'étais môme, il m'arrivait d'avoir les larmes aux yeux quand j'inventais une chanson tellement je trouvais ça beau et émouvant (...).

Même si personne ne m'avait invitée à participer à ce truc, je passe le relais à Stellou parce que ça l'obligera p'têt à re-poster et que j'aime quand elle poste. Et puis aussi à qui le voudra !

#The Power Is On, écrit par Kim.

If I Fell
Le 15 novembre 2005 à 21:56.

On traîne tous derrière nous on certain nombre de casseroles, comme le dit si bien l'expression... J'en ai quelques unes, moi aussi. Des bien crasseuses, des qui sont là depuis un moment et que je m'applique à entretenir quand y faut (ou pas), et d'autres moins. Et j'ai une particulière capacité à toutes les saisir d'un coup et à me taper sur la djeule avec.
Je crois que j'ai ce besoin de me foutre des claques un peu de temps en temps, de remuer les couteaux dans la plaie. Non pas que je me complaise là-dedans comme certains l'ont parfois cru ou analysé, mais juste parce que je sais pas, j'y peux rien, c'est comme ça et puis c'est tout. Il faut que je me fasse du mal. Il faut que je me souvienne jusqu'où je peux creuser, que je me remémore que ah ouais, quand même, voilà à quel point je peux pousser le mépris du moi. Y'a même pas à réfléchir.
C'est malgré moi et croyez bien que ça m'emmerde de pas pouvoir m'en empêcher, de même pas le sentir quand ça arrive pour tenter une esquive. Parce que sur le coup j'en suis pas consciente, hein. Là je fais genre je la connais bien la p'tite kim, hin hin, p'tite chenapine ! Alors qu'en fait tout ça je m'en rends compte – et je l'admets – que très progressivement et depuis peu, pourtant ça fait un bon bout de temps que je fais ça, j'le sais.
Alors voilà : quand j'avance, quand je vis, un beau jour on va me tendre une perche – ou même, mieux encore : je vais m'en tendre une toute seule – j'ai fait des études de contorsionnisme dans ma folle jeunesse. Un truc bidon mais bien tortueux sur lequel je vais pouvoir stagner un p'tit moment, comme ça, l'histoire de bien se prendre la tête comme je sais si bien le faire. Je vais prendre la perche et je vais la machouiller, la ruminer, même. Jusqu'à ce que j'aie retourné le truc dans tous les sens, que j'aie imaginé tous les schémas les plus pessimistes possibles et imaginables... Pour finalement décider de ne rien faire parce que pas assez sûre de moi pour tenter quoique ce soit au risque de tout foutre en l'air, douée comme je suis. Alors je reste là, les bras croisés, et je dis ça : tant pis pour moi. Once again.

#If I Fell, écrit par Kim.

Pardon, mais c'est trop bon
Le 10 novembre 2005 à 23:09.

- vas-y on refait la peur ! mais je fais le voleur et toi la volée
- ok ! * ... * merde y'a plus ma soeur pour appuyer sur la touche de screen !
- appelle-la !
- non elle est en bas ça va l'embêter de venir ! * ... * bon attends j'essaie d'appuyer avec mon coude

#Pardon, mais c'est trop bon, écrit par Kim.

Histoire de ch'veux
Le 09 novembre 2005 à 22:38.

Aujourd'hui je me suis coupé environ 25 centimètres de cheveux, deux fois. Deux misérables petites mèches, une sorte de pro-frange quoi.
Comme j'ai très confiance en moi et en ma légendaire adresse, je paniquais un peu. Du coup j'ai demandé conseil à Anh.
« bah chais pas essaie tu verras bien.
- nan mais t'es folle là c'est pas ESSAYER là, c'est IRREVERSIBLE TU VOIS !
- bin vas-y alors.
- non mais attends je peux pas le faire comme ça, ça doit être une décision mûrement réfléchie !
- oh tu m'saoules hein ! j'me casse !
- noon resttee Aaaanhhh jle fais ou pas ?!
- mais j'm'en fous moi !
- bon allez, courage kim, courage.
- ...
- j'l'ai fait !!!!!!!!
- ouais super ! \o/
- mais c'est trop moche ! bouhouhouuuu je suis défigurée à vie !
- pff mais non regarde 'suffit de mouiller.
- ah ouais ça va mieux là ! merci ma sœur ! »

#Histoire de ch'veux, écrit par Kim.

Zen restons zen
Le 09 novembre 2005 à 21:16.


Après tout, ce n'est que le quatrième de la semaine.

Et nous sommes... mercredi.

Edit : je préfère ça.

#Zen restons zen, écrit par Kim.

Girl Anachronism
Le 07 novembre 2005 à 23:30.


28 question prises chez Elixie

1. Dites nous qui est né le même jour que vous.
Eh bien... Personne à ma connaissance. Mais si vous aussi vous êtes né un certain 11 juin 1988...

2. Quand fut votre premier baiser ?
Chez lui et j'ai pas vraiment eu le choix. Mais c'est un souvenir que je m'efforce d'oublier.

3. Est-ce que vous avez déjà sérieusement vandalisé la propriété de quelqu’un ?
Non, c'est pas trop mon genre.

4. Avez-vous déjà frappé une personne du sexe opposé ?
Oui oui. J'en connais un qui pourrait témoigner, mais c'était pas (toujours) méchant hein... Et puis avec ma force de mouche, je risquais pas de lui faire mal.

5. Avez-vous déjà chanté devant un grand nombre de personnes ?
Oui, à la chorale et à l'école, mais jamais toute seule.

6. Quelle est la première chose que vous remarquez chez l’autre sexe ?
Les yeux, les mains.

7. Qu’est-ce qui vous excite vraiment ?
... Les bisous et les caresses bien faits à des endroits sensibles. Et puis certaines attitudes aussi, quand on se cherche mutuellement.

8. Qu’est-ce que vous commandez au starbucks ?
Caffè Moka saupoudré de canelle & vanille !

9. Quelle a été votre plus grande bêtise ?
Lui faire confiance et ne pas avoir su (pu ?) appréhender.

10. Vous vous êtes vous déjà fait mal exprès ?
Ah oui. Mais la plupart du temps, je me fais surtout du mal mentalement. Pareil.

11. Dites quelque chose sur vous, au hasard
Mes gencives s'arrêtent pas de pisser l'sang, c'est normal doc' ?

12. Est-ce que vous matez encore les dessins animés (films, tv) et les émissions pour enfants ?
Nan. Bon si d'accord avec Louis et Anh on télécharge les épisodes de Naruto et on aime trop ça, mais c'est un manga alors ça compte pas... si ?

13. Est-ce que vous avez porté un appareil dentaire ?
Nan, mais ça va pas tarder.

14. Est-ce que vous êtes satisfait de votre taille ?
Je fais 1m70... J'en voudrais trois à six de plus.

15. Quelle est la chose la plus romantique qu’on ait fait pour vous ?
Mmm... Le traditionnel bouquet de roses surprise ?

16. Quand savez-vous que c’est l’amour ?
Quand mon cœur se serre à chaque fois que les retrouvailles approchent. Quand j’y pense constamment et que je cherche 100 trucs pour que son coeur fasse boum. Aussi.

17. Parlez-vous d’autres langues ?
L'anglais, mais j'apprends encore. L'espagnol n'en parlons pas.

18. Avez-vous déjà fait des séances d’UV ?
Nan et ça m'tente pas franchement.

19. Quel(s) magazine(s) lisez-vous ?

Ceux que ma dentiste met dans sa salle d'attente.

20. Etes-vous déjà monté dans une limousine ?
Non, jamais. Mais mes sims, eux...

21. Est-ce qu’une personne très proche de vous est déjà décédée ?
Non...

22. Regardez-vous MTV ?
De temps en temps, quand j'ai la force de ne rien faire d'autre que de me légumer devant la télé.

23. Qu’est-ce qui vous énerve vraiment ?

Moi-même. Décidément.

24. Qu’est-ce que vous aimez vraiment ?
Jouer du piano, être passionnée, écouter de la belle musique à fond, me sentir apaisée, pouvoir prendre mon temps à faire des choses qui me plaisent, remarquer des p'tits trucs qui font doucement sourire auxquels personne d'autre n'a fait attention.

25. Aimez-vous Mickael Jackson ?
En fait on est pas assez intimes lui et moi pour que je puisse répondre à cette question.

26. Savez-vous danser ?
Absolument pas.

27. Avez-vous déjà sérieusement cru que vous alliez mourir ?
Oui.

28. Est-ce que vous lisez vraiment les questionnaires des autres ?
Je suis une fille. Je suis curieuse. Et je suis aussi une vilaine plagieuse, mais c'est pas ma faute si elle formule mieux que moi mes propres réponses.

#Girl Anachronism, écrit par Kim.

Lullaby
Le 06 novembre 2005 à 13:25.

Tu murmures à mon oreille que tout ira bien et si tu savais combien j'ai envie de te croire...
J'essaie de m'apprendre à ne plus mettre systématiquement ma vie au conditionnel, d'apprendre à vivre le moment présent, là, tout de suite : à le saisir, que je puisse le sentir palpiter au creux de mes mains et pouvoir me laisser m'enivrer de sa douceur, sans réfléchir une seule seconde aux conséquences, sans chercher une seule fois à savoir si je le mérite ou pas, si j'en ai le droit. Mais c'est difficile, car encore une fois, ça fait un bout de temps que je trimballe avec moi ces craintes qui, à chaque instant, me poussent à poser des « si » un peu partout. C'est devenu un réflexe, quelle que soit la situation, je martelle ma tête de « Et si je fais ça, qu'est-ce qu'ils vont en penser ? Qu'est-ce qu'il va se passer, ensuite ? Et si j'y arrivais pas ? Et si j'étais pas à la hauteur ? Et si ça ne marchait pas ? »
Je voudrais tant me sentir apaisée, enfin. Et je crois que j'y travaille sérieusement, en ce moment. Ça va marcher (?).

#Lullaby, écrit par Kim.

Mon père, ce poète
Le 03 novembre 2005 à 12:30.

« Il y a vingt ans je ne soupçonnais même pas votre existence prochaine – à l'époque, vous n'étiez qu'un éclair lubrique au fond de mon œil. Aujourd'hui j'ai l'impression que vous avez toujours été là à me casser les burnes ! »

#Mon père, ce poète, écrit par Kim.

but deep inside my heart
Le 28 octobre 2005 à 18:30.

Sur le fil de mon présent j'avance d'un pas hésitant. Au moindre faux pas les démons du passé me rattrapent et me noient sous le poids de leur noirceur. J'essaie de me frayer un chemin entre les gens, les évènements, toutes ces choses qui défilent devant mes yeux tristes. Je me sens tellement inférieure, les belles choses me paraissent inaccessibles, bien qu'en tendant un peu la main j'y parvienne. Mais cette once de bonheur que j'effleure du bout des doigts a quelque chose d'onirique... D'un onirique éphémère, de surcroît, et l'appréhension d'un réveil douloureux me fait douter. Je retrouve alors cette particulière capacité que j'ai à mettre ma vie entre parenthèses lorsque celle-ci m'effraie un peu.
Je tais le désir qui ère secrètement en moi de m'éparpiller dans cette vie. Je redoute l'effet papillon : d'un battement d'aile ici provoquer une tempête là-bas, surtout si ce sont les autres qu'elle risque d'atteindre au lieu de moi.
J'essaie toujours d'enrober les choses délicates dans du papier de soie. Je cherche perpétuellement des mots à poser sur les différentes émotions que je ressens. C'est ce que je fais en ce moment même.
Il est difficile de cueillir des mots justes pour décrire une émotion car il est nécessaire de poser le mot qui correspond exactement à ce que l'on souhaite exprimer. Les émotions sont si abstraites. Choisir des expressions pour les décrire, c'est un peu comme essayer de les concrétiser.

Je cherche pas à être claire. Je cherche à poser les mots qui correspondent à ce que je ressens. Or ce que je ressens est confus.

#but deep inside my heart, écrit par Kim.

Cherry Blossom Girl
Le 28 octobre 2005 à 01:05.

Je ne sais pas trop où je vais, mais j'y vais quand même.
Je retrouve cette spontanéité dont je raffole. Des journées, voire soirées impromptues. Ca me paraît tellement plus vrai, tellement plus vivant... Bien sûr, c'est aussi parce que les vacances le permettent, alors c'est temporaire, mais bon, profitons-en.
Dimanche matin, on décide d'aller au Salon du Chocolat. Quelques heures plus tard on goûte aux ganaches japonaises au thé vert, qui fondent dans la bouche. J'aurais dû emmener l'appareil photo. On en achète une boîte pour Papi et Mamie. Et puis on décide de passer chez eux la-leur donner. Ils viennent de rentrer du Pérou. Mamie nous gâte. Elle m'offre une parure de bijoux achetée là-bas, entre deux visites : un collier orné d'une véritable pierre turquoise et de longues boucles d'oreilles assorties, comme j'aime. Elle nous propose, à moi et Anh, de revenir dès mercredi midi pour peindre avec elle. On est donc venues. On a essayé d'imiter les techniques abstraites de Zao Wou Ki ou encore les orchidées de Shan Sa – que j'aime vraiment vraiment beaucoup.
On a dormi chez eux car ce matin Papi faisait une conférence à laquelle j'ai voulu assister, au Musée Guimet à propos des « rapports culturels entre les Viêts et les Chams dans l’histoire », et ce dans le contexte de l'exposition qui s'y déroule actuellement : Trésors d’art du Vietnam, la sculpture du Champa. C'était... impressionnant et plutôt enrichissant.
Quant à mardi, on assistait à une émission sur les troubles du sommeil avec mes copines, sur un plateau de TF1, placées au premier rang derrière les invités. Starlettes.

#Cherry Blossom Girl, écrit par Kim.

Trois p'tits points
Le 20 octobre 2005 à 21:17.

Essayons de formuler un avis plus ou moins objectif sur ce début d'année.
Par où commencer ?
Le lycée, bien sûr ! Eh bien, à ma grande surprise, je crois que ça commence pas trop mal. Pour l'instant. Du point de vue des notes, ça va, imhotep, je vais pas me plaindre, même si j'ai toujours cette sale-mais-tout-à-fait-justifiée impression de n'avoir aucun mérite. Mais bon, c'est tout moi ça hein : jamais contente, éternellement insatisfaite & compagnie, tout ça. Passons. Et attardons-nous plutôt sur le corps enseignant. Hin hin hin.
En Maths, c'est le jour et la nuit. Madame G., qui s'est appliquée à ruiner ma précédente année scolaire (avec ma modeste contribution, il faut l'avouer), peut aller se faire petite souris ! D'ailleurs, cette nuit, j'ai *rêvé* qu'une classe faisait grève pour ne pas l'avoir pour professeur et de ce fait risquer d'être définitivement dégoûté par la matière qu'elle tente d'enseigner.
En Français, aux premiers abords, elle avait l'air super méchante, désagréable, cassante, hautaine. Je ne sais pas d'où m'est venue cet apriori, peut-être était-ce la façon dont elle parle, ses intonations assez particulières, ou peut-être était-ce simplement le fruit de ma paranoïa... Enfin bon, l'important est qu'en fait, cette première impression s'est avérée fausse puisqu'elle est gentille, voire même souriante. Hm. Aujourd'hui, elle a rendu notre second devoir, à savoir un commenaire d'une Fable de La Fontaine (original, n'est-ce pas.) et elle nous a fait un petit résumé oral des *perles* relevées pendant sa correction. Il y avait le « prétentionnisme », l'« hérotisme » (pour héroïsme, pas évident), ou encore l'« anifaction », terme pour lequel l'élève a eu l'aimabilité de préciser entre parenthèses que « c'est quand on fait parler un animal au lieu d'un homme ».
Bon, voilà, j'ai fait fait le tour en ce qui concerne l'univers lycéen (pour le reste, euh ben euh... mh... plus tard bel enfant, plus tard !). Enfin en fait non, mais disons que mes révisions m'attendent et qu'on va pas s'arrêter en si *bon* chemin. Ahahaha elle est bien bonne.

- Un visiteur ! - Venu d'ailleurs ! - OoooOoooh ! (c'qu'on s'amuse entre soeurs :')

#Trois p'tits points, écrit par Kim.

Tais-toi et dors !
Le 14 octobre 2005 à 10:14.

Comment fait-on pour dormir ? Il doit manquer des étapes au mode d'emploi qu'on m'a donné.
On me dit quand vient la nuit, mets-toi sous ta couette, bien au chaud, ferme les yeux et ça vient tout seul.
J'attends. Des heures durant j'attends. Le marchand de sable me boycotte ! Il y a une infinité de moutons et ces gros malins me fouttent une migraine terrible.
J'attends encore et ne dors toujours pas. Alors forcément je commence à cogiter et là c'est foutu, parce que quand je commence à cogiter il est clair que je clos difinitivement l'entrée de ma p'tite tête à DameM. (tx jib's !) Morphée.

Ca fait des semainesmois que ça dure. Y'a qu'à voir comment je radote ici. J'en peux plus, vraiment, là. 'Puis regardez-moi cette tête mh. Pas franchement glam'.

#Tais-toi et dors !, écrit par Kim.

Sérénade
Le 07 octobre 2005 à 21:33.

En ce moment ça se bouscule énormément dans ma p'tite têtevie. J'ai plus l'impression de contrôler quoique ce soit, ni même de me rendre compte des évènements qui se produisent. C'est un peu... étrange, comme sensation. Enfin j'ai déjà expliqué plus ou moins brièvement tout ça, mais ça dure, ça s'amplifie même.
Mais bon. On verra, tout ce que j'espère c'est de ne pas faire trop de dégats derrière moi...
J'ai du mal à me faire une idée de la situation actuelle au Lycée. Là aussi, je suis un peu perdue. Les premières notes sont arrivées et ça semble pas trop mal s'annoncer, il y a notamment eu cette grande surprise en Français avec l'impression de ne pas mériter ma note, du coup.
Socialement parlant. Je fais des rencontres. Je me permets des sorties impromptues (« ça te dit on fait ça ? – ok, ça marche » ou, variante « allez viens j't'invite – ok, j'arrive ») sans ressentir le besoin de me justifier, un peu comme un sentiment de liberté.
Je me rends compte que putain quand on me dit que je passe mon temps à me dévaloriser c'est pas des conneries. Je me rends compte que je refuserejette toute forme de compliment, quelqu'il soit, comme si je ne voulais surtout pas qu'ils m'atteignent, comme si je refusais qu'ils me touchent, que j'essayais à tout prix de faire en sorte qu'ils ne me désignent pas.
Je suis heureuse de pouvoir partager mes émotions avec des gens qui, en face de moi, m'écoutent vraiment, même si, ça aussi, j'ai du mal à le concevoir voire à l'accepter.
Le 17 septembre, j'écrivais « On trouvera une psychiatre... ». Aujourd'hui, soit après trois semaines, on ne l'a toujours pas trouvé, ce docteur de l'âme. Pourtant, j'ai fait l'effort. J'ai fait l'énorme effort d'aller expliquer la situation à papa, et surtout, à maman. De leur rapporter les propos de la psychologue du Relais qui a bien précisé qu'un suivi psychiatrique règulier était aujourd'hui vraiment nécessaire. Mais on dirait qu'ils ont pris ça à la légère. Enfin j'en sais trop rien... Quoiqu'il en soit je suis toujours là, avec ces foutues migraines qui empirent, ces foutues insomnies qui me crèvent chaque jour un peu plus, ces douleurs physiques, ces larmes qui coulent, encore... Et c'est comme si parfois elle me voyait encore comme une p'tite conne d'adolescente en crise, comme elle le disait si bien il y a pas si longtemps. Pourtant je lui ai dit. Je lui ai dit, vaguement, peut-être, mais je lui ai dit ce qu'il y avait, ce qu'il s'était passé. Pourquoi ce manque d'assurance handicapant au quotidien, pourquoi ces larmes, pourquoi ces lames, peut-être, un peu, aussi, pourquoi tout. Presque tout. Mais même si je suis pas allée jusqu'au bout, elle sait, je sais qu'elle sait. Et on en est toujours là.
J'ai peur d'elle. J'ai peur des hommes. J'ai peur de moi. J'ai peur de mes choix. J'ai peur d'avancer. J'ai peur de tout.

#Sérénade, écrit par Kim.

[stop]
Le 30 septembre 2005 à 22:25.

Ca a recommencé. C'est comme les années précédentes, mais en pire. Depuis ce matin ça ne s'arrête plus. Il est 22h30. Mon cerveau est en miettes.
Au début, c'est juste sur les tempes, l'impression d'avoir la tête dans un étau serré très fort, de plus en plus fort. Jusqu'à ce que ça te foute la nausée. Et puis ensuite on voit trouble, on commence à avoir la tête qui tourne. Aucun médicament n'y change rien. Aucun. Ca vient d'ailleurs... C'est dans ta tête. C'est l'angoisse, c'est la déprime, en somme. Et toutes ces conneries.
Le remède ? Antidépresseurs. Mais ce serait bien de ne pas en arriver là. Alors on va essayer toutes sortes de choses pour y échapper. Tisanes, cours de relaxation, que sais-je encore. Et puis on verra bien... Mais quand même, il faudrait que ça cesse, et vite, parce qu'autrement ça va vraiment plus être possible de tenir. Et les insomnies non plus, ça aide pas.

#[stop], écrit par Kim.

Let it go
Le 29 septembre 2005 à 12:49.

Y'a plein de choses qui arrivent en ce moment, pour ne pas dire qui me tombent dessus. Parce que l'expression est assez péjorative or ce qui arrive, en ce moment, a l'air plutôt bon même si j'ai du mal à gérer ça. J'ai pas l'habitude d'aller de l'avant, je suis plutôt du genre à sans cesse hésiter lorsqu'il s'agit de prendre une décision jusqu'à, finalement, choisir de ne rien faire par crainte, entre autres, de causer du tort à quelqu'un si je décidais de m'imposer dans une certaine direction. Réfléchir en faisant passer les autres en premier complique forcément la tâche parce que beaucoup d'autres contraintes entrent alors en compte en fonction de chacun... En ce moment j'essaie d'être plus spontanée, de ne plus conditionner mes choix en fonctions des autres, c'est-à-dire sans trop chercher à savoir ce qu'un tel va penser si jamais je. J'essaie. En vain, mais j'essaie quand même, c'est déjà pas mal.
Ceux qui lisent depuis un moment se souviendront peut-être de ce peintre qui, il y a un ou deux ans, tandis que je flânais le long des rues parisiennes m'apprêtais à faire du shopping du côté de Montparnasse, m'aborda en je ne sais plus trop quels termes... J'avais d'abord cru à une plaisanterie, mais, après avoir entré ses coordonnées sur google, je m'étais rendue compte qu'il avait vraiment ce statut d'artiste, qu'il y avait certaines de ses œuvres sur la toile, sa biographie, etc. Mais je n'ai jamais osé rappeler, à l'époque. L'autre jour, je suis retombée sur le papier qu'il m'avait donné avec son nom, l'adresse de son atelier et son numéro. J'ai raconté cette histoire à mamie, qui peint elle aussi, et qui m'a dit d'appeler parce qu'« un artiste, ça change pas d'avis ! ». J'ai donc suivi son conseil...
Il va peut-être il y avoir quelque chose, mais je n'en sais pas plus et je ne préfère pas m'enthousiasmer prématurément alors on verra.

Cette chanson qui (re)passe en boucle.


Alors voilà, c'est tout neuf. Y'a peut-être quelques trucs bizarres qui trainent çà et là et, dans le cas échéant, n'hésitez pas à m'envoyer un mail pour me le signaler parce que là, je suis vraiment trop fatiguée pour faire la chasse aux petits défauts. Je n'ai même pas pris le temps de vérifier la versions sous les autres navigateurs que celui que j'utilise (à savoir IE, quel travail bâclé mh). Je suis quasiment certaine que l'effet que j'ai mis sur la camshot ne fonctionne pas ailleurs, mais bon...
Enfin bon, j'éditerai ce message plus tard parce que j'ai peut-être des trucs plus intéressants à dire... D'autre part je pense que les commentaires vont bientôt disparaître alors profitez-en !

Petit édit à propos de la version :
J'ai utilisé une texture de labirynth, la photo utilisée pour la réalisation du vector vient d'un magazine italien (Vogue ?) d'après une source pas très sûre, et j'ai dessiné le dragon avec ma main gauche et un stylo d'encrage emprunté à ma sœur... Je crois que ce sera tout à propos des diverses ressources !

D'autre part, les plus observateurs ont peut-être remarqué que ce n'est plus ' des fleurs & des mots ' qui est écrit sur le montage, mais à nouveau ' dear sadness '. Ce n'est pas vraiment une erreur de ma part... En préparant la version, j'avais écrit ' dear sadness ', sans trop réfléchir. Et puis quand j'ai vu la faute, je me suis aperçue que dans ma tête ce nom-là était resté. Et comme je suis un peu superstitieuse avec ce genre de choses, avec les mots, ben voilà.

(si, sous votre navigateur vous voyez toujours le texte en rose comme sur la version précédente, je ne peux que vous conseiller d'actualiser la page...)

#Let it go, écrit par Kim.

Avance Hercule
Le 21 septembre 2005 à 18:08.

Je pourrais décrire de milles autres façons cette fatigue-là. La même, bien sûr. Je pourrais décrire chaque conséquence qu'elle a sur moi, au quotidien, qui, telle une loque me traîne toute la journée.
Des yeux qui ne tiennent plus ouverts et au creux desquels perlent des larmes à tout moment. Commençant à prendre l'habitude on se surprend à anticiper en fixant parfois le ciel pour calmer le jeu, ça a l'air presque joli de dire ça, mais qu'est-ce que c'est laid au fond. Quand on sait. Mais personne ne sait...
J'ai l'impression de perdre mon temps à stagner lamentablement ici alors qu'il y a tant de choses à faire. Si j'arrivais à voir un peu plus loin que mon nombril, ce pourrait être intéressant. Regarder tout autour, ouvrir grand les yeux, se défaire de toutes ces craintes, de ces regrets, de ce dégoût, de cette honte, de ce regard-là. S'en détacher, une bonne fois pour toute, comme on laisserait derrière soi, sur le quai d'une gare, une grosse valise qu'on aurait traînée derrière soi quatre années durant et dans laquelle se seraient accumulés toute la crasse, toutes les choses dures et douloureuses, tout ce qui a blessé et qui n'a jamais cicatrisé – même Avec le temps – parce qu'on s'y est vraiment mal prise mais c'était pas ma faute. Parce qu'autrement, à force de se tuer à essayer d'avancer sans parvenir à s'en décharger, on finirait par rater vraiment beaucoup de trains de vie et de se retrouver perdue. Plus que jamais perdue. Sans aucun repère qui se présenterait timidement mais sûrement pour pouvoir essayer de repartir, cette fois-ci.
Exorciser n'est pas forcément la bonne solution. Du moins pas quand on s'y prend aussi maladroitement. Mais ma maladresse, ça, je crois que malgré tous mes efforts, je pourrais jamais m'en défaire. Déglutir toutes ces histoires à n'importe qui comme pour s'en purger n'est certainement pas la bonne solution. Surtout lorsqu'on en est quand même un peu conscient et que l'on regrette amèrement sitôt après coup.
Tout ce que je vais réussir à faire, si je continue sur ma lancée, c'est à devenir folle et à faire en sorte que tout le monde le sache.
Repères, repères, où êtes-vous donc passés ?

#Avance Hercule, écrit par Kim.

On irait s'aimer là-bas et tout irait mieux
Le 17 septembre 2005 à 18:04.

La routine du lycée reprend peu à peu son cours, mais, encore une fois, cette année est particulière alors ça ne sera sûrement pas pire qu'avant.
Je me sens extrêmement fatiguée, ce qui est probablement lié au fait que, depuis plus d'un mois, je ne passe plus de vraies nuits. J'entends par là qu'étant perpétuellement dans un état d'angoisse (mêlée à...), je mets un temps fou avant de m'endormir... C'est-à-dire que, quelle que soit l'heure à laquelle je me suis couchée, je m'endors rarement avant deux heures du matin, au mieux. L'ennui est que les vacances sont finies depuis deux semaines et que par conséquent, il faut être debout 5h30 plus tard alors forcément, au bout d'un certain temps ça commence à peser lourdement et à réellement se ressentir physiquement, au quotidien. Courbaturée, cernée, et tout et tout. Je me fais peur tous les matins.
Mais bon, c'est une chose...
Le rendez-vous que j'ai pris l'autre jour a eu lieu mardi après-midi. Ca devait faire trois mois que je n'y étais pas retournée et elle a finalement dit qu'il faudrait que je sois suivie bien plus règulièrement. Qu'il fallait donc en parler à papa & maman parce que minorité oblige.
Pour papa, ça ne posait pas vraiment de problème mais j'appréhendais maman, bien sûr. Alors après lui en avoir parlé, je lui ai demandé ce qu'il en pensait et il m'a dit que maman ne réagirait pas comme l'année dernière ou comme celle d'avant encore, vis-à-vis de tout ça.
J'ai donc " pris mon courage à deux mains " (j'arrête pas, en ce moment, les actes courageux, mais je ne peux pas/n'ai pas pu expliquer ici où quand comment) (parce que oui, pour aller voir maman à ce sujet, il s'agissait bien de courage... et comprenne qui pourra) et, en fin de compte, soulagement : j'ai bien fait. On trouvera une psychiatre... Une, parce qu'étudier toutes ces histoires avec un homme serait sûrement plus délicat.
Une dernière chose. C'est que, franchement, allez chez Diane.

La vingt-neuvième version arrive très prochainement.


(TROIS.)

#On irait s'aimer là-bas et tout irait mieux, écrit par Kim.

Qui veut de moi Et des miettes de mon cerveau
Le 12 septembre 2005 à 22:35.

Il y a des choses bien qui arrivent on sait pas trop comment mais cette fois on décide d'en profiter quand on nous tend la main. C'est différent. Peut-être la tête hors de l'eau maintenant, mais tout ça ne tient qu'à un fil. Il suffit que, comme ça, tu décides de taper là où ça fait mal et je me noie de plus belle. Et si seulement il n'y avait que toi.
J'appréhende j'angoisse je crains je redoute.
Il suffit d'un rien pour que tout soit comme avant. Comme si on faisait, en l'espace de quelques secondes, un bon en arrière de plusieurs mois. Voire d'années. Quatre ans c'est rien finalement mais quand on y repense c'est vraiment dur. Tout ce par quoi on a pu passer. Mais ça aurait pu être pire. Y'a toujours pire.
Je sais que j'ai bien avancé depuis, même si ce n'est pas pour autant que la tâche est plus facile, que tout ça est plus simple. Au contraire.
Il y a des mots que des gens vont laisser traîner çà et là, sans trop savoir, mais on les reçoit différemment parce que. Des petites choses qui sont simples à dire mais qui font tellement de bien à entendre parfois.
En ce moment c'est une période étrange. C'est comme si tout ce que j'avais laissé derrière moi, toute cette crasse, cette saleté revenait pointer le bout de son nez l'air de rien. J'avais l'impression d'avoir tout oublié et en fait tout est là, il suffit de creuser un peu. Détail par détail. Je sais qu'il faudra tôt ou tard revenir là-dessus, décortiquer toute cette merde, autrement ça ne guérira pas. Ca ne cicatrisera probablement jamais, parce qu'il y a des choses comme ça qui sont vraiment trop lourdes, mais on peut faire en sorte que ça ne soit pas aussi douloureux qu'en ce moment ou que ça ne l'a été. Peut-être.
Dans ma tête tout est en vrac il faudrait que j'arrive à mettre tout ça en ordre pour pouvoir m'exprimer. J'ai quand même réussi à prendre rendez-vous, toute seule, comme une grande, avec la psy. J'ai fait cette démarche. Ca paraît con, mais avant on m'y traînait parce que je refaisais le carlage du lycée avec mes larmes.
Ca s'appelle grandir, on m'a dit ça.

#Qui veut de moi Et des miettes de mon cerveau, écrit par Kim.

Alors alors la rentrée
Le 08 septembre 2005 à 21:37.

Même si la situation est assez peu commune (peut-être l'expliquerai-je prochainement, lorsque je l'aurai acceptée), ça s'est bien passé, globalement.
Ce matin, on a eu _ entre autres _ deux heures de maths. Bon sang, ce que ça peut changer de mon ancienne professeure, ça n'a strictement rien à voir. Je l'imaginais encore plantée comme un piquet avec son triple menton à nous considèrer gravement, faisant la grève de la craie parce que deux pauvres mômes étaient en train de chuchoter au fond de la classe. A sortir aux élèves en difficulté : " non, vous n'avez pas le droit de poser d'autres question : votre crédit est dépassé " et tout le tintouin. Ca doit pas vous parler, tout ça, mais moi ça me fait encore frémir d'horreur (j'exagère un peu, peut-être).
Ce professeur-ci a très bonne réputation dans l'enceinte du lycée. On dit même que c'est le meilleur et je veux bien le croire.
Le même professeur de SVT que les deux années précédentes. J'aime également.
Ensuite il y a l'emploi du temps. Incroyable emploi du temps, du jamais vu dans cette section, je crois. On ne fini [EDIT] à 18 heures qu'une seule fois dans la semaine _ pour l'instant, car il risque d'il y avoir des modifications _ et le reste du temps, c'est 16 ou 17 heures [/EDIT], et puis on commence à 9h30 le lundi.
Je suis encore en panique (" même si c'est pas la peine ", private joke). Je mets toujours au minimum 3 heures à m'endormir. Et tout et tout. Mais bon, ça passera. Je pense. J'espère.
Les migraines chroniques sont revenues peut-être une semaine avant la pré-rentrée et ne sont, je pense, pas prêtes de s'arrêter. Mais bon. L'habitude d'avoir mal (même si ça ne devrait pas exister).

Il y a d'autres choses.
J'ai passé de bons moments dernièrement. Avec des amies. Comme j'en ai jamais eu au lycée. C'est-à-dire des personnes matures qui m'écoutent, me comprennent même, qui ne me jugeront pas. Et ça c'est capital. Et c'est difficile, aussi.
Je fais des rencontres. J'essaie de réapprendre à avoir une vie sociale dite " normale ", en fait. Je l'ai expliqué l'autre jour. Jai peur des gens, tout le temps. J'ai eu, j'ai tellement peur que je n'ai plus aucune spontanéité lorsque des gens sont là, sauf exceptions lorsque le contexte est disons particulier. Je ne suis plus moi. Je deviens on ne peut plus maladroite, nerveuse, paniquée... terrifiée. Autrement dit tout ce que je redoutais. Alors c'est un cercle vicieux parce que j'ai tellement peur de me planter... Que je me plante. Et m'être effectivement plantée est un argument pour me m'aider à me mépriser un peu plus, à craindre un peu plus la prochaine fois qu'il y aura ces gens. Ainsi de suite. Et ça fait des années que ça dure, ça s'est terriblement amplifié alors aujourd'hui c'est vraiment dur d'y mettre un terme.

Mais j'y travaille. Pour l'instant.

Note : il serait peut-être temps de changer de version. (en fait j'en ai déjà une toute prête, un bidouillage de ce machin-là, mais elle me plaît plus trop trop) A méditer.

[EDIT] Ce cher hotmail a eu la brillante idée de mettre un mail (de plus) de l'un d'entre vous (me semble-t-il) dans mes courriers indésirables. Et comme je ne pense pas toujours à vérifier ce sordide endroit normalement rempli de spam, j'ai juste eu le temps d'apercevoir un nom (sylvain ?) avant qu'il ne disparaisse à jamais (enfin... tout du moins assez loin pour que je ne puisse plus y accéder). Donc euh voilà : si vous m'avez récemment écrit sur ma boîte @hotmail.com et que je n'ai toujours pas répondu, c'est que c'est peut-être vous donc n'hésitez pas à renvoyer votre mail !

#Alors alors la rentrée, écrit par Kim.

Année scolaire 2005-2006
Le 03 septembre 2005 à 12:58.

Ca y est, j'ai accompli ma tâche annuelle de pré-rentrée : le retapage d'agenda (ou " customisation, pour faire haïpe – on est une nunuche ou on l'est pas, hein). o/
Il y a cinq ans, ce travail consistait à acheter un Star Club et à coller les autocollants de Buffy & ses coupains sur une feuille blanche qui faisait alors office de couverture.
Puis, avec la découverte d'Internet, je passais une ou deux journées sur la Recherche d'images Google avec ma cousine et on arborait nos agendas de dessins imprimés pour la plupart signés Luis Royo (notons que nous avions bon goût).
L'année dernière, c'est Photoshop qui est entré dans ma vie. J'ai acheté ceci, j'ai monté un collage de différents bidules réalisés dernièrement, j'ai imprimé, puis collé et voilà ce que ça donne.





Ca pue la rentrée. Prochaine étape : la liste de bonnes résolutions.

#Année scolaire 2005-2006, écrit par Kim.

Hello, I Love You
Le 29 août 2005 à 18:21.

J'ai commencé à rédiger une sorte de journal. Pas exactement, en fait. C'est plus que ça. Ca n'a rien à voir avec ici. C'est juste pour savoir où j'en suis. Faire le point. Des hypothèses. Sur moi. Le genre de choses que j'irai déballer aux psy, si j'y retourne.

Pour avancer, j'espère.

Pour le moment je carbure à trois pages par jet.
Le soir en larmes, souvent.
Le lendemain, quand je me relis, ça fait bizarre.



On verra bien.

#Hello, I Love You, écrit par Kim.

Musique !
Le 22 août 2005 à 14:47.

Je sais pas trop comment ça s'est passé pour maman au début. Je crois qu'elle avait commencé le piano quand elle était môme, un peu comme moi. Et puis il y a eu un problème (d'argent, sûrement) et, adolescente, elle a dû arrêter de prendre des cours. Ensuite elle a repris, dès qu'elle l'a pu.

Donc, quand j'étais gamine, elle jouait - entre autres - les variations d'Ah ! vous dirai-je maman, de Mozart. Elle m'avait appris à jouer la première, je crois, et j'adorais ça.

On m'a mise à l'éveil musical à 5 ans, ou 4, je sais plus, et à 6 ans j'ai choisi de faire du piano tout en continuant le solfège et la chorale. Au conservatoire, la première fois que j'ai rencontré un soupir sur une partition, je ne savais pas comment il fallait le faire alors le professeur m'a expliqué - à l'époque maman assistait à mes cours - " un soupir, le petit symbole là, ça signifie que tu dois délicatement lever le poignet pour lâcher la note " alors j'ai fait un geste, tout ce qu'il y a de plus gracieux, majestueux, et tous les adjectifs en -eux dans le style : j'ai, telle une libellule prenant son envol, soulevé mon poignet à 50 centimètres au dessus des touches. Maman et le professeur ont rit et il m'a dit que c'était presque ça, mais qu'il ne fallait pas aller si haut avec ma main.

A la naissance de Minh on a dû déménager et j'ai eu une nouvelle professeur. Un peu tarée. Elle me claquait les mains dès que je faisais une fausse note ou quoi, etc. Ca m'a un peu blasée, je ne travaillais plus mon piano et ne progressais forcément pas beaucoup. J'avais dix ans. Ensuite, maman a dit ras le bol, tu changes de professeur. Je devais avoir 12 ans alors. J'ai toujours la même prof' actuellement, Madame S.. Elle est très perfectionniste. Je l'aimais bien mais je ne faisais toujours pas de piano par plaisir personnel : je continuais surtout parce que maman m'y forcait un peu. Madame S. donc, me laissait choisir mes morceaux. Elle m'en présentait plusieurs abordables à mon niveau et je choisissais celui qui me plaisait le plus.

Et un jour il y a eu le Moment Musical N°3 de Schubert. Ca a été le " morceau-déclic ", la révélation en quelques sortes, pour moi. C'était magique, il me paraîssait complètement hors d'atteinte à mon faible niveau avec ses quatre menaçants bémols à la clef, mais je l'ai déchiffré en un rien de temps et on l'a peaufiné ensuite... Et puis j'ai commencé à progresser à partir de ce moment là, je crois. Aujourd'hui j'ai atteint un niveau disons " convenable ". Je regrette tellement de ne pas m'être mise à travailler règulièrement plus tôt mais... Tant pis. Aujourd'hui c'est un réel plaisir. Mieux encore, c'est une passion dont je ne peux pas me passer. Je joue pour moi. Je le disais l'autre jour à un ami au téléphone qui se reconnaîtra sûrement : quand on part en vacances dans un lieu quelconque, ma première question n'est pas de savoir s'il y a une piscine ou la mer à proximité ou quelque chose comme ça... Ma question est : il y a-t-il un piano là-bas ?

Avant de partir en vacances cette année j'ai demandé à avoir un " cours spécial " avec Madame S., j'ai ramené plusieurs partitions et je lui ai demandé ce qui était abordable pour moi, à travailler seule pendant les vacances. Elle m'a montré un mouvement de la Sonate Pathétique de Beethov, deux ou trois Nocturnes de Chopin et une Sonate de Mozart... Et puis elle m'a dit qu'en fait, le Beethoven serait le mieux parce que les autres étaient un peu délicats pour moi. Mais j'ai eu un coup de coeur, vraiment, pour le Mozart. Je l'ai bien avancé aujourd'hui et j'ai hâte de le travailler avec elle. Si j'arrive à bien le jouer, un jour, je ferai une petite vidéo hinhin !

#Musique !, écrit par Kim.

Faut que jte montre !
Le 18 août 2005 à 19:14.

Ayane = lui
Chic chic chic! = moi



Y'a aussi ça :



(tiens, c'est marrant – et pas fait exprès mais... – on dirait que ses tâches de rousseur font la fête aussi)

#Faut que jte montre !, écrit par Kim.

Pif paf plouf
Le 16 août 2005 à 11:48.

#Pif paf plouf, écrit par Kim.

Anecdotes de vacances... & co
Le 15 août 2005 à 13:02.

J'étais heureuse de rentrer. Je sais pas trop pourquoi, plusieurs fois j'ai chialé, beaucoup, et j'avais envie de rentrer en pensant que ce serait mieux ainsi.

C'est pire.

J'avais préparé plein de petites anecdotes de vacances sur papier pour ne pas les oublier. De jolies choses, joyeuses. Je vais les poster, mais ça ne veut plus rien dire actuellement. Bien sûr, ça va passer, comme d'habitude. Et puis je me dirai : cette fois c'est la bonne. Suivi d'une " rechute ", comme ils disent. Tant pis.


" Anecdotes de vacances...

Vers 20 ans, papa avait des canaris en liberté dans sa chambre – car il ne supportait pas les voir en cage – et, une fois, en rentrant de week-end, il a trouvé sa chambre dans un état pas possible parce que les oiseaux avaient déroulé des bobines de fil à travers toute la pièce pour faire leur nid.

(papa était, est, a toujours été un grand passionné d'oiseaux... et de tout ce qui vole en général)

Pendant un moment, il a travaillé pour l'INSERM (institut national de la santé et de la recherche médicale). Un soir, un canari est tombé sur son bureau, tout essouflé, juste devant lui. Il était entré par la fenêtre et avait dû s'enfuir de chez lui. Papa l'a regardé et lui a dit " ah ben tiens, tu pouvais pas mieux tomber, toi ! " parce que, quelques mois auparavant, une saleté de chat avait réussi à déchiqueter le grillage de la grande volière qu'il avait construité et avait zigouillé cinq ou six oiseaux. Papa a ramené le canari chez lui et l'a mis dans la volière qu'il avait pris soin de sécuriser après le drame en fabriquant, à l'aide d'une bobine de fil et de piles, une petite clôture éléctrique.

(je classe ces récits dans les ' anecdotes de vacances ' parce qu'il nous a appris tout ça au cours des dîners)

On est allés voir des étoiles, un soir. J'en avais jamais vu autant. On pouvait nettement distinguer la voie lactée, comme une longue et dense traînée de lumières de toutest ailles, ce même avec mes yeux de viêt donc de myope. C'était, paraît-il, le début des nuits d'étoiles filantes. Alors on s'est tous (Louis, Minh, Anh, Laura – la fille de notre hôte –, papa et moi) assis à même le goudron, au milieu de cette route de campagne (presque) déserte, la tête dans les étoiles.
J'en ai compté six.

Retourné, l'ongle du pouce gauche. Avec une dose de sang.
Ecorché, le pied droit, sanglante blessure elle aussi et toujours pas totalement guérie après deux semaines.
Ecorché, lui aussi, le pied gauche, et deux fois ! Dont l'une qui toutefoies – bien que douloureuse puisque s'étant infectée –, fait sourire avec du recul, lorsqu'on repense à la manière un peu bête dont on s'est fait mal.
Plusieurs bleus, et d'autres choses encore. Le tout en l'espace de deux petites semaines.
Record battu ?

En Dordogne, où on a passé un peu moins d'une semaine, j'ai pu prendre du temps pour lire parce que d'habitude, j'ai toujours d'autres choses disons " prioritaires " à faire comme des lectures à titre purement scolaires.
Une relation dangereuse, de Douglas Kennedy (pas mal) ; Hell, de Lolita Pill ou Pille, je sais plus (nul) ; L'Herbe Bleue ; Le portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde ; La vie devant soi, de Romain Gary (fabuleux, je ferai peut-être un article, quand j'aurai la tête à ça) ; Antéchrista d'Amélie Nothomb (j'ai aimé), ainsi que les tombes 4 à 18 de Naruto (! si on peut appeler ça une ' lecture '), empruntés à Anh & Louis. "


Il faudrait aussi que je rédige un petit résumé plus ou moins daté, pour les souvenirs... Et que je mette quelques photos.


« J'avais toujours été seule, ce qui ne m'eût pas déplu si cela avait été un choix. Ce ne l'avait jamais été. Je rêvais d'être intégrée, ne fût-ce que pour m'offrir le luxe de me désintégrer ensuite. » Antéchrista, Amélie Nothomb.

#Anecdotes de vacances... & co, écrit par Kim.

Express
Le 10 août 2005 à 17:07.

je suis en dordogne, après avoir passé deux (plus ou moins agréables) semaines près de nice.
j'ai l'impression que quelque chose cloche dans ma tête en ce moment. je ne fais que des nuits de cauchemars depuis plus d'une semaine, je n'arrête pas de me blesser de partout... j'ai toujours été d'une maladresse terrible mais jamais autant. je n'ai plus vraiment d'appétit mais je me force à manger et je perds quand même un peu de poids.
papa se connecte une fois de temps en temps via la ligne téléphonique pour lire ses mails... je reviens le 14 au soir. à bientôt.

#Express, écrit par Kim.

Des sites des sites
Le 18 juillet 2005 à 12:05.

Billet rédigé dimanche 17 juillet :

En fait l'un des meilleurs amis de mon père a créé une boîte il y a plusieurs années. Aujourd'hui, il possède une chaîne de magasins qui vend des produits diététiques de haute gamme.
Une fois, au début de l'année en fait, papa avait ramené une boîte de biscuits et puis j'ai dû dire un truc du style " han il est nul leur emballage je vais lui en refaire un ! ", en plaisantant.
Et puis ensuite, il y a eu un projet. Si j'ai bien compris, son ami a vu mon site et a bien aimé ce que j'en faisais et donc, finalement, là, et ce depuis le 23 juin dernier, je suis en train de refaire entièrement leur site web qui n'a pas été mis à jour depuis 2003 (c'est vous dire l'état des lieux hinhin).
A vrai dire je pensais que ça n'allait pas me poser de grandes difficultés parce qu'on allait m'employer pour faire quelque chose qui me passionne et que j'adore faire... Mais en fait, dès le premier jour passé dans le bureau, je me suis aperçue que ce serait plus compliqué que ça.
Ca fait trois semaines que je passe mon temps sur Photoshop à produire plein de maquettes, des " esquisses " de ce qui pourrait être, s'ils le choisissent, un aperçu de leur futur site.

Comme à mon habitude, à un certain moment j'ai commencé à croire que je n'étais pas à la hauteur de cette tâche, que je n'aurai jamais fixé l'habillage du site dans les temps, etc. Heureusement, on vient tout juste de déterminer laquelle de ces ébauches je vais devoir peaufiner, améliorer, perfectionner... Donc je suis désormais un tantinet plus confiante.
J'ai vraiment de la chance qu'on m'ait confié ce boulot. Ca me donne une expérience de plus, et puis même au niveau technique, j'essaie et imagine de nouvelles choses tout en devant impérativement respecter une charte graphique et tout cela ne peut m'être qu'utile...

Récemment (enfin depuis un petit moment maintenant), j'aide également mon père à faire le site des NanoSciences d'Ile-de-France qui ont également une charte graphique à respecter. J'ai fini l'habillage depuis un certain temps, après plusieurs essais bien sûr. Je l'aide aussi à mettre sous format HTML les documents que les membres du groupe nous fournissent (et il y en a un sacré paquet *sig*). En fait papa est professeur à l'Ecole Centrale Paris et l'un de ses collègues là-bas travaille aussi pour les NanoSciences... donc voilà. On fait le site sous Plone, pour ceux qui ont quelques notions.

Vacances dans une semaine !

#Des sites des sites, écrit par Kim.

It's In Your Eyes
Le 13 juillet 2005 à 16:29.


Je signale juste qu'il y a pas mal de changements dans les liens et j'ai également enfin mis en ligne tous les nouveaux cadeaux que vous m'avez fait ici : merci Daria, Kerr, Steffi, Miyako et Carla (oui ça faisait un moment que j'avais pas mis à jour).

Trop de trucs à dire, pas assez de temps... Je termine mon boulot le 23, je pars le 25 et ne reviens sur Paris que vers le... 15, à peu près, et repars ensuite chez mon chéri, je l'espère.

#It's In Your Eyes, écrit par Kim.

Lucky me!
Le 09 juillet 2005 à 21:36.

Nouvelle version réalisée par le célébrissime Andria (passez chez lui ça vaut le détour). Merci !
J'ai des tas de trucs à bloguer dans ma tête, mais faudrait que je fasse le tri avant parce que c'est un peu en vrac là, d'autant plus que ça fait un moment que je suis pas allée chez la psy et je commence à en avoir grand besoin.
Mais d'abord mais d'abord mais d'abord...

J'ai récupéré mon sac ! Ah mais quel bordéliiiiiiiisme. Enfin j'suis contente quand même, j'ai eu de la chance, beaucoup de chance. Surtout qu'il y avait TOUT dans le sac : porte-monnaie contenant CB, liquide et carte de famille nombreuse, le portable, le parapluie et le boîtier à lunettes !

Le soir où je l'ai perdu, le mercredi 29, on a fait tout de suite opposition sur mon compte bancaire et sur mon forfait. Au guichet, la dame m'a donné un papier intitulé ' Vous avez perdu un objet dans le métro ? '. Dessus y'avait l'adresse de la Préfecture de Police, un numéro de téléphone 0800 etc. à jesaispluscombiende centimes/min, un site web et un mél. Ils disaient qu'il vallait mieux attendre 4 jours avant de les contacter. J'ai donc attendu, puis, comme tout geek qui se respect, j'ai essayé de me rendre sur le site... qui n'existait pas. Petite recherche google, j'arrive à trouver la bonne adresse et le bon mél.

Je m'empresse d'en envoyer un avec la description du sac et ce qu'il contenait ainsi que mes coordonnées. Papa appelle le numéro indiqué sur le papier. Ils nous disent que si on a perdu quelque chose sur la ligne du RER B, il faut se renseigner auprès de la Gare du Nord. La Gare du Nord n'a pas de numéro de téléphone mais uniquement un fax. Papa essaie donc de les contacter par fax mais préfère rappeler au numéro 0800 truc, autre standardiste, autre indication : il ou elle nous demande mes nom et prénom (puisqu'il y avait mes papiers dans le sac) et nous répond qu'ils n'ont toujours rien, et qu'a priori je peux dire adieu à mon sac puisque généralement, s'ils n'ont rien au bout de 5 jours, c'est qu'ils n'auront jamais rien.

Je m'insulte, puis j'encaisse, je commence à regarder les portables sur orange.fr, les sacs sur ebay, la banque va me faire une nouvelle CB, orange une nouvelle carte SIM...
Et puis jeudi matin, dans la boîte aux lettres, il y avait une enveloppe orange provenant de la Préfecture de Police étant adressée à Mlle Kim *****M, or mon nom à moi c'est *****N, ce qui explique pourquoi le ou la standarsite ne m'a pas trouvée dans ses registres. " Nous avons le plaisir de vous annoncer que... " Qu'en gros mon sac m'attend 36, rue des Morillons - 75015 Paris. Mais que pour le récupérer, il faut que je puisse prouver mon identité donc que j'aie une pièce d'identité or mon passeport est dans le sac. Ou bien. Que j'aie une déclaration de perte et un standardiste du 0800 truc précise qu'on peut s'en procurer au Commissariat. Celui de ma ville a fermé, on prend donc la tuture, on va à celui de la commune voisine. Le policier met une bonne demi heure à nous expliquer qu'il ne peut pas nous faire de déclaration de perte et que c'est à la mairie que je dois aller. Re-tuture, on arrive à la mairie à 12 heures 05, or la mairie ferme ses bureaux à midi.

Finalement on pense qu'éventuellement, étant mineure, papa pourrait se rendre au Service des Objets trouvés avec le Livret de Famille et son passeport. Il appelle une nouvelle fois au 0800 truc et demande si cette éventualité serait éventuellement envisageable, on nous répond que oui, en effet, c'est tout à fait possible.
Cette fois, on prend la moto, on se rend à la Préfecture, ils nous font patienter un peu le temps d'aller chercher mon sac dans leur entrepôt et enfin ! Je l'ai. Tôh, quel soulagement. Je suis pas supersticieuse, mais dans des cas comme ça, je me dis, forcément, le fait que je l'aie récupéré... c'est un signe.

Et puis, dernière anecdote : ce matin, je reçois une nouvelle enveloppe orange, adressée à mon véritable nom cette fois-ci " Nous avons le regret de vous informer que l'objet n°************ dont vous nous avez déclaré la perte n'a pas été retrouvé ". Huhu.
Ah j'ai d'autres trucs à dire, mais on va y aller progressivement. Là c'est déjà trop.

#Lucky me!, écrit par Kim.

Vas, vis et deviens
Le 07 juillet 2005 à 10:04.

Quelle superbe journée. Il en faudrait plus, des comme ça. Un peu de temps en temps, c'est génial.
C'est marrant hein, y'a des gens avec qui tu sais que tu peux parler, dire tout ce qui te passe par la tête et par le coeur, tu peux être sûr que tu vas pas être jugé, mais qu'en revanche tu seras écouté. Attentivement.
Des conseils, tout plein, se gaver d'optimisme et d'énergie. Tant pis si on est que des bavardes, tant pis si on est rentrées bredouilles de notre après-midi spécial soldes. On a pu se confier, papoter, parler de tout et de rien, mais de choses profondes quand même.
Se faire ' engueuler ' à chaque fois qu'on se soucie du regard flinguant des autres, à chaque fois qu'on manque d'assurance, de confiance en soi. Coups de pieds au cul, allez, il faut aller de l'avant maintenant. On est sur la bonne voie. Sur la voie de la guérison.
Il faut se donner les moyens, après tout. Il faut préparer ce travail de guérison. Il faut réfléchir à la façon dont on va gérer et règler les problèmes. Mettre le passé derrière soi, aller de l'avant.
" Tu sais, le passé, on peut pas le réécrire. Ce que tu peux écrire en revanche, c'est ton avenir. Faut se tourner vers l'avenir pou faire en sorte d'être heureuse. "
Faut se bouger le boul', comme dirait Fab. Putain que c'est dur, que c'est éprouvant, crevant, déchirant. Mais il faut. Il faut parce que ça vaut le coup, finalement. Et puis faut voir le bon côté des choses.
Faut se relever quand on prend des claques dans la gueule, pas laisser les autres nous enfoncer. Faut prendre ça pour des leçons de vie et pas recommencer la même erreur.
Faut aller vers les gens, aussi " parce que les autres ne feront pas la démarche. C'est à toi d'aller vers eux. " Oui mais. C'est difficile. Ca fait mal. Et alors quoi. Il faut essayer. Qui ne tente rien n'a rien. Qu'est-ce que t'as à perdre après tout.

Allez, viens. On va vivre maintenant. Et je suis pas toute seule, y'a elle " tu sais que toujours dans un coin de ma tête je pense à toi ", y'a elleS, que je vois demain (!), y'a mon homme, et y'a papa, surtout, Papa. Mon pilier. Qui m'accompagne dans tout ce que je fais, qui s'inquiète pour moi, qui prend soin de moi. Sans qui je serai perdue. Ca ira mieux. Ca prendra du temps, de panser les blessures, tout ça, de se déculpabiliser et peut-être d'envisager de reprendre confiance en soi, un jour qui sait ? et surtout de se dire, putain mais c'est lui. C'est pas de ma faute, j'étais un bébé, lui un homme déjà. Que pouvais-je faire face à lui ? J'avais peur. C'est pas de ma faute. C'est pas de ma faute. C'est sa faute à lui, c'est lui le taré. C'est lui qui m'a ****ée. Trop dur de poser le mot sur le fait. Tant pis, je suis peut-être pas encore prête, mais au moins je sais pourquoi... C'est ce qui compte.

Pourvu que je tienne...

#Vas, vis et deviens, écrit par Kim.

Ah ben tu vois, quand tu veux ! Ca ne fait pas de mal, avoue-le.
Le 02 juillet 2005 à 20:48.


(oui, cela s'appelle de la censure chers amis !)



allez, encore un effort et tu toucheras
le ciel du bout de l'orteil

#Ah ben tu vois, quand tu veux ! Ca ne fait pas de mal, avoue-le., écrit par Kim.

Je suis venue te dire
Le 30 juin 2005 à 14:49.

J'ai écrit une partie de ce post hier soir, mais mon PC a planté et je n'ai pas pu ni le finir, ni le mettre en ligne...

Quand on a un chéri à la maison et un " job d'été " qui commence, on a tout de suite moins de temps pour s'occuper de son blog...
Un passage éclair ce soir, avant un prochain post, très certainement plus long et plus riche, parce qu'il s'en est passé des choses ces derniers temps ! Le fait qu'il soit là depuis samedi, déjà... et puis même bien avant ça !

La fête de la musique avec Estelle, par exemple. A Montparnasse, tout comme l'année dernière. On n'a en fait pas vraiment eu l'occasion de fêter la musique, mais ce fut tout de même une soirée formidable et ça faisait un bout de temps qu'il n'y en avait pas eu de telles.

Bien plut tôt que cela, il y a aussi eu mon audition de piano, le 18 juin. J'avais préparé un quatre mains de Weber et tout s'est bien passé hormis le fait que personne ne soit venu m'écouter jouer (enfin mon père a bien essayé mais il est arrivé bien après mon passage).

Plus récemment, il y a eu la fête du cinéma, en sa compagnie donc. On est juste allés voir Batman Begins (j'aiime) et Star Wars III (lui l'avait déjà vu, mais pour moi il était grand temps !). On avait préparé un programme beaucoup plus chargé, mais bon...

En fait, on est pas mal sortis dernièrevement, entre les soldes (!!), le ciné et... Cette journée : l'évènement tant attendu, à savoir la " Rencontre MaB " ! Il s'en serait peut-être volontiers passé, mais moi je ne pouvais pas manquer ça; C'était génial, même si on est pas restés longtemps tout en étant arrivés bien en retard (c'est parce que j'aime me faire désirer, paraît-il), mais cet après-midi en votre compagnie a vraiment été le rayon de soleil de ma journée qui s'est sacrément assombrie lorsque je suis rentrée chez moi...
C'est entièrement de ma faute, j'ai tout gâché : j'ai oublié mon sac à main dans le RER.

Ca va peut-être en faire sourire certains, mais moi pas. Même avec du recul, j'y arrive pas. Je me suis aperçue que ce n'était pas le joli-sac-que-ma-soeur-m'a-offert-à-Noël à mon épaule, mais un sac plastique Mango. On a eu beau courir pour retourner dans la gare (on était même pas à 100 mètres), le train était déjà reparti précipitemment : le chauffeur n'a même pas fait sa traditionnelle " ronde " dans les wagons pour vérifier que rien n'avait été oublié. J'ai littéralement fondu en larmes de colère, et de tristesse aussi. Pas pour le sac en lui-même, mais par principe. Je me suis sentie, et je me sens toujours incroyablement, surréellement conne. J'ai même du mal à réaliser que j'aie pu être aussi idiote.
Généralement, quand je fais des gourdes de ce genre à petite échelle, j'arrive à me prendre la tête pendant des semaines, voire des mois. J'ai vraiment pas beaucoup d'espoir de retrouver mon sac, ma CB, mon portable, mon passeport, ma carte de famille nombreuse, mon parapluie et mon boîtier de lunettes... J'suis déjà sûre à 99% qu'un kéké de merde l'a embarqué... J'ai bloqué mon compte en banque ainsi que mon forfait, mais bon.
J'ai un don pour me foutre dans des situations pourries. Je passe mon temps à m'insulter depuis que ça s'est produit, et ma mère a bien sûr pris soin de m'offir son soutien dans cette tâche grâce à son savoir faire en matière de remarques désobligeantes laissant entendre que t'es qu'une naze ma fille, je me demande si t'es vraiment sortie de mon utérus parfois, à moi ça me serait jamais arrivé, je me demande comment on peut faire pour oublier un sac dans le RER, hahaha. Parfois j'ai l'impression que finalement, notre relation n'a pas autant évolué que je l'avais espéré.

Finalement, ce post est beaucoup trop long, je doute que vous parveniez tous à le lire jusqu'ici, m'enfin merci à ceux qui en ont pris la peine.

#Je suis venue te dire, écrit par Kim.

Ce que les hommes
Le 17 juin 2005 à 14:21.

#Ce que les hommes, écrit par Kim.

happy b-day to me
Le 12 juin 2005 à 18:52.


Je m'en veux d'avoir passé ces dernières 24 heures à pleurer, avec quelques heures de surcis toutefois lorsque je me suis endormie comme une pauvre loque humaine, trop claquée, trop déçue. Je m'en veux parce que papa a tout fait pour que ça aille mieux. Il s'est d'abord souvenu de mon anniversaire, il a essayé de me parler plusieurs fois, il m'a fait le coup de la petite anecdote qui fait sourire « ah y'a seize ans on était en Dordogue chez Bertrand et tu commençais à apprendre à marcher, t'avais un an et tu faisais des courses à quatre pattes avec Aurélien », il a préparé un bon dîné, acheté un gâteau, allumé dix sept bougies, m'a même proposé de m'emmener au ciné... Et moi, connasse de fille ingrate, je suis même pas capable de lui déccrocher un putain de sourire sans avoir les larmes aux yeux, je suis même pas capable de lui expliquer pourquoi je suis dans cet état parce que ça me fait gravement chier de savoir que c'est presque juste à cause de ces putains de gens à la con. Je voudrais les emmerder profondément et leur dire d'aller se faire foutre mais j'arrive pas à chasser de ma tête et de mon cœur l'espoir qu'ils n'en aient pas rien à branler de moi sachant combien je me suis crevée pour eux même s'ils ne l'ont peut-être pas remarqué. Putain d'égocentrisme de merde faut que j'arrête d'être vulgaire papa je t'aime.



Pour mon anniversaire je voudrais :

- Quelqu'un pour sècher mes larmes, là, parce qu'à force de chialer je vais finir par m'électrocuter avec mon clavier et ce serait vraiment trop dommage par une si belle journée
- Arrêter de passer mon temps à me casser le cul pour tous ces connards
- Des amis pour me souhaiter un bon anniversaire avec sincèrité et pouvoir les remercier
- Un gâteau avec dix sept bougies dessus
- Des sourires
- Des mots doux
- Un brin de confiance en moi
- Ne plus jamais passer une journée comme celle-ci
- Ne plus jamais passer une nuit comme celle-ci
- Ne pas m'être réveillée ce matin
- Et bien sûr des cadeaux ! C'est la moindre des choses.

Je sais, je suis un peu exigeante et d'ailleurs pour le moment je n'ai rien eu de tout ça. Mais c'est pas grave, ce n'est qu'un jour comme les autres !

Au déjeuner mon père, le seul de la famille à s'en être rappelé soit dit en passant, a rappelé à ma mère qu'aujourd'hui c'était mon anniversaire. Elle a dit un truc genre « alors ça fait quoi d'avoir seize ans ? ».

#happy b-day to me, écrit par Kim.

Spéchial links : bavez mais n'en foutez pas partout quand même
Le 08 juin 2005 à 14:34.

C'est bon pour les yeux mais ça fait mal au cœur.

5-tab : graphiste français découvert sur deviantart. Encore un de ces déprimants spécialistes du vector.
Audrey Kawasaki : je me souviens plus comment j'ai découvert son portfolio, mais j'ai tout de suite accroché, ses peintures sont époustouflantes.
BastardGraphics : si à tout hasard tu passes par là sache que je te déteste (mais il me semble m'être faite comprendre à ce sujet sur deviantart :]).
Colonel Moutarte & Dumez : incontournables, vous avez forcément déjà vu ces illustrations dans un magazine.
Cali : on ne la présente plus. :D
eôphora : même chose. Lui et son talent m'exaspèrent chaque jour un peu plus. u_u
Institut Drahomira : le site et le contenu sont absolument excellents.
Luan : l'abus de talent nuit gravement à votre santé et à celle de votre entourage.
Raya : photographe de mode.
Stéphane Tartelin : il me semble que ce graphiste freelance avait exposé à la hypegallery... J'aime beaucoup ('tain je vais finir par être à court d'idées pour exprimer mon admiration).
the secret of 006 : clique, ouvre grand les yeux et regarde petit scarabée.

Bon ça fait un moment que je veux faire cette liste qui est encore très incomplete mais j'ai perdu pas mal de liens, j'essaierai de mettre à jour plus ou moins règulièrement l'histoire de plus les perdre dorénavant. :]

#Spéchial links : bavez mais n'en foutez pas partout quand même, écrit par Kim.

« Comme c'est curieux ! Comme c'est bizarre ! Et quelle coïncidence ! »
Le 07 juin 2005 à 01:25.



Merci JaDa pour le lien que je ne pourrais vous communiquer, non pas parce que je préfèrerai conserver l'anonymat de cette jeune personne (qui soit dit en passant se prétend graphiste selon JaDa), mais parce qu'elle a supprimé son blog après avoir reçu quelques messages d'amour agréablement laissés par des fans. \o/ Comme c'est dommage. :(

#« Comme c'est curieux ! Comme c'est bizarre ! Et quelle coïncidence ! », écrit par Kim.

Up
Le 05 juin 2005 à 02:07.



e viens tout juste de mettre en ligne la troisième version de Mesmerized. \o/ A propos, n'hésitez pas à m'envoyer d'autre nombrils : on a jaaaamaiis assez de nombrils !

Ca y est, la fin des cours est déclarée. Madame prof' de Maths est définitivement tarée. Ce matin, en quinze minutes, chronomètre en main (oui j'ai toujours un chronomètre sur moi au lycée), elle a réussi à virer successivement quatre élèves du cours. Les raisons ? L'un se mouchait et cela perturbait le cours, l'autre ne prenait pas de notes, un troisième avait daigné affirmer que la prof' se trompait, etc. Elle doit vraiment avoir un problème dans sa tête.

Ils ne cessent de me répéter que je devrais me réorienter en L. Même la prof d'Histoire _avec qui je n'ai pas la moyenne depuis deux trimestres_ le pense... Pour défendre sa paroisse, la prof de Français, a elle, d'après papa, fait exprès de me féliciter pour mes derniers devoirs (pour lesquels, soit dit en passant, je n'avais rien foutu) à savoir une dissertation de bac blanc sur l'autobiographie, qu'elle a trouvée « très encourageante » et un contrôle de lecture, avec une « très belle étude du poème de Ponge »... Et il y a aussi ce « bravo » glissé à côté de ma moyenne trimestrielle...

Je ne sais vraiment pas quoi faire... Je dois pourtant faire un choix, moi seule, mais je me suis toujours sentie incapable de prendre une décision.

#Up, écrit par Kim.

Ma maladresse me tuera
Le 02 juin 2005 à 11:37.


e vais faire un procès à Nestlé parce que les cadeaux qu'ils donnent dans les boîtes de chocapic sont aussi dangereux pour les enfants de 17-ans-dans-dix-jours que pour les moins-de-trois- ans auxquels ils sont déconseillés (dans cette phrase se cache un message subliminal qui consiste à divulguer ma date d'anniversaire pour vous inciter à me faire plein de cadeaux).

Voici l'objet dont il est question. Il s'agit, pour les incultes de Chocapic, d'un bouclier de chevalier qui a la capacité d'envoyer des mini disques en carton super loin si on s'y prend bien. Si vous êtes observateurs, vous avez pu remarquer sur la photo qu'il y a un petit propulseur à l'extrémité du jouet. Ce propulseur s'utilise de la manière suivante : il faut le tirer, puis le bloquer contre le rebord du bouciler grâce au petit cran qui se trouve dessus (j'explique très mal mais je t'emmerde, t'avais qu'à acheter des Chocapic).

Il se trouve que. Hier soir, j'avais bloqué le petit propulseur inter galactique. Et j'ai voulu le débloquer ('suffit d'appuyer dessus pour que le cran se décrante) avec mon menton. Seulement. Je ne sais par quel procédé machiavélique la peau de mon menton s'est coincée dans le crantage.
Maintenant j'ai une cicatrice à la con sur le menton, pas franchement esthétique et pas franchement discrète parce que je suis maladroite. Non pire que ça, y'a pas de mot pour décrire ce que je suis.

Ah si tiens : conne.

Sin City dit :
t'as meme pas bloggué sur l'incident d'hier qui a failli te couter la vie.
°agoria --vtff dit :
non jai pas eu le temps
Sin City dit :
d'un côté ca aurait pu choquer beaucoup de gens
°agoria --vtff dit :
oui et l'hypothèse que je sois attardée mentale aurait été validée

C'est chose faite.

#Ma maladresse me tuera, écrit par Kim.

Sacrebleu, commence à y'en avoir marre
Le 28 mai 2005 à 19:20.


on commence à y'en avoir marre là (oui je sais c'est pas français). Depuis plusieurs mois il y a trois à dix abrutis qui m'ajoutent à leur liste MSN depuis le site camstory.net chaque semaine. Et à l'instant où je vous parle nous venons d'atteindre un nouveau record : 3 adds en une petite dizaine d'heure ! :') J'aime bien ce site, le concept d'un wall de cam, toussa. Mais bordeil jamais j'aurais imaginé quand je me suis inscrite que des mecs penseraient à faire leur marché là-bas.

Bien sûr il y en a certains qui sortent du lot, mais depuis le temps que ça dure, il y en a eu... deux. Surtout que certains - la crème des crèmes peut-être - se souviennent même plus m'avoir ajoutée quand ils se connectent : il débarquent en demandant " salu t ki ? ". Ahem. Et puis finalement ils arrivent retrouver loin loin loin au fond de leur petite têtête dans la toute petite boîboîte qui leur sert de mémémoire que ' Ah ! Mais oui je me souviens, t'es la meuf de camstory. ' T'es vachement trop fort mon p'tit gars mais maintenant tu dégages.

Comme je suis une grosse conne et que je suis énervée je vais généraliser : au choix, y'a les gros pervers de 32 ans comme le dernier en liste qui " m'a trouvée charmante et qui avait envie de me connaître ", dernièrement on a aussi eu un vieux connard qui se faisait passer pour un " chef de diffusion " de chez TF1 et qui voulait faire de moi une star de la télé réalité. Hélas son petit manège si bien organisé n'a pas fonctionné, il avait pourtant fait des efforts de présentation : en avatar, il avait un badge avec écrit TF1 dessus. \o/ Mais je n'ai pas eu l'exclusivité puisqu'il est aussi allé (notamment je suppose) chez Cerise et Cyro. Y'a aussi eu les racailleux à deux balles de skyblog (comment sont-ils arrivés sur Camsto ? Je ne le sais guère, mais pourvu qu'ils ne l'envahissent pas) et les relous avec des gifs animés pour chaque syllabe.

J'ai bien pensé à envoyer un mail au webmaster du site pour changer mon adresse MSN par une autre adresse quelle conque, mais il n'a pas répondu à mon appel (cela dit je peux le comprendre, il doit avoir d'autres choses à faire, car il est, en l'occurence, un sacré webmaster). J'ai également songé à carrément changer de mail, mais ça me fait grave chier.

Enfin bon, ayé, j'ai poussé mon coup de gueule je suis contente youpi ça va mieux. :]

#Sacrebleu, commence à y'en avoir marre, écrit par Kim.

J'veux du soleil
Le 25 mai 2005 à 00:08.



ça fait zizir...

#J'veux du soleil, écrit par Kim.

Tête de chou
Le 18 mai 2005 à 21:30.


es oreilles sont décollées. Moins que Gainsbourg mais cela m'a inévitablement valu de nombreux fins surnoms du type tête de chou, homme singe (non, même pas femme), dumbo et compagnie.
Quand j'étais gamine et que mes maîtresses disaient « ouvrez grands vos oreilles » pour qu'on soit attentifs, je pensais que c'était pour se moquer de moi. Surtout que les plus malins de mes camarades, les fayots pour la plupart, pincaient les extrémités de leurs oreilles, les tirant de leur mieux en piaillant « uuuuiiii métraiiisse ».
Certains ont bien essayé de me rassurer, comme ma grand-mère qui me disait que c'était un signe de beauté au Viêt Nam puisque c'était avoir les oreilles de Bouddha. Des filles m'assuraient également que j'avais de la chance d'avoir de pareilles oreilles car elles retenaient mieux mes cheveux.
Mais leurs arguments ne m'ont jamais convaincue et lorsque j'appris qu'il était possible de se faire recoller les oreilles par une opération chirurgicale, je suppliais aussitôt mes parents de me faire arranger. Ils étaient d'accords, mais finalement je ne l'ai jusqu'ici jamais fait. Je crois que ça m'est passé avec le temps, même si ça « semble me revenir » aujourd'hui parce que je pense que mine de rien, les railleries de mes camarades de primaire (et même au delà à vrai dire) m'ont marquée. J'ai d'ailleurs rarement les cheveux attachés, à moins d'avoir un bandeau ou tout autre truc susceptible de cacher l'(un des)objet(s) de mes tourments, ce même en été, sachant que j'ai une masse capillaire assez imposante de par son volume et sa longueur (environ 80 cm de long, j'ai mesuré en Histoire l'autre jour :]).
Même si je sais qu'aujourd'hui peu de gens seront assez fins pour me faire des remarques sur mes oreilles (sauf peut-être les plus malins d'entre vous suite à ce post super intéressant hahaha) je me sens mal à l'aise quand je n'ai pas les cheveux détachés publiquement.
Enfin bon je sais plus où je voulais en venir. En fait je crois que je n'avais même pas prévu de chute... Damned. Ah sinon pour les intéressés y'a le vingtième épisode du Donjon de Naheulbeuk qui est sorti.

#Tête de chou, écrit par Kim.

Brunch@
Le 15 mai 2005 à 17:54.


près une longue nuit de larmes, à 10:30, papa me réveille pour me demander si je suis toujours d'accord pour venir au brunch, je dis que oui. Je me tire du lit, puis me prépare, on y va en moto. J'aime beaucoup être à moto dans Paris, mon côté voyeuriste s'affirme : j'aime observer les gens derrière la visière du casque car personne ne me remarque.
On arrive au Musée des Arts et des Métiers vers 11:30 environ. On demande des entrées pour le brunch. C'est un ticket spécial qui comprend l'accès au café et la visite du musée, cette dernière étant gratuite pour les mineurs. On arrive dans le café, ils sont déjà quatre. Le couple manquant arrive ensuite, la femme attend un bébé.
Pour ceux qui ne connaissent pas, un brunch, c'est un repas qui comprend petit-déjeuner et déjeuner (abréviation de breakfeast & lunch). Mini pains au chocolat, croissants et café à volonté. Des confitures à la mangue, à la pétale de rose... Le buffet salé est également ouvert à volonté. Des pâtes aux abricots secs et aux cacahuètes, des tomates cerises à la mozarella, etc. C'était délicieux.
Vers 14:30 on débute la visite du musée. Il est gigantesque, il ya tellement de choses à voir... On a dû partir avant d'avoir fini.
J'ai vraiment pas le temps de détailler la visite, mais si vous n'y êtes jamais allés et que vous avez un dimanche (ou en fait tout autre jour de la semaine) de libre, foncez-y. 19€50 (plein tarif) pour l'entrée & le brunch (réservation obligatoire). Plus d'infos ici.

60 rue Réaumur
75003 Paris
Métro : Arts et Métiers, Réaumur-Sébastopol

#Brunch@, écrit par Kim.

Bad
Le 12 mai 2005 à 18:02.


ette nuit j'ai rêvé que mes parents m'apprenaient que si j'avais une voix super grave (ou de travelo', dixit mon papa), c'était parce que quand j'avais cinq ans, j'avais subi une opération de la gorge (...) et qu'elle avait raté. Même que c'était mon parrain qui l'avait faite (qui pourtant n'est pas chirurgien).

Il y a une ou deux semaines, j'ai rêvé que je rencontrais une ex de mon chéri, qu'on appellera Chevaline pour conserver son anonymat. Je rencontrais donc Chevaline et je lui matais les nichons pour voir si elle était mieux que moi, ce qui s'avérait être le cas, et pas qu'un peu mon n'veu.

Avant j'étais somnambule aussi. Une fois je me suis réveillée en train de balayer mon lit avec ma peluche de Rouky. Dans une autre crise de somnambulisme je suis allée chercher mon père dans sa chambre pour lui dire que la lumière de l'aquarium des poissons était cassée. Il m'a dit d'aller me coucher mais comme j'étais en mode pause, que mon système neuronal ne répondait plus, il m'a refoutue lui-même au lit et je me suis de suite rendormie. Après j'avais peur de moi et je voulais qu'on me séquestre dans ma chambre le soir, mais ils ont refusé.

#Bad, écrit par Kim.

Vous connaissez peut-être...
Le 11 mai 2005 à 12:48.



n moine tibétain marche sur une route glacée de montagne et entend un faible pépiement.
Il regarde autour de lui et aperçoit, au pied d'un arbre, un tout petit moineau à moitié mort de froid.
Il le prend, le réchauffe dans ses mains et s'interroge « Que faire ? Si je le garde avec moi, au couvent, le chat le mangera. Mais si je le laisse ici, il va mourir de froid... ».
Soudain lui vint une idée : pour le protéger du gel, il place l'oisillon dans une bouse fumante de vache sacrée, et poursuit son chemin, l'âme en paix.
L'oisillon réchauffé se sent mieux et se met à chanter à plein gosier.
Un renard qui passe par la, entend la bouse chanter. Intrigué, il s'approche, découvre l'oiseau et le croque.

Trois morales à cette histoire :
Celui qui te met dans la merde ne te veut pas forcement du mal.
Celui qui t'en sort ne te veut pas forcément du bien.
Enfin, quand tu es dans la merde, ferme ta gueule.

#Vous connaissez peut-être..., écrit par Kim.

Hông Anh
Le 03 mai 2005 à 22:47.


ujourd'hui, ou plutôt cet après-midi, j'ai passé deux ou trois heures en compagnie de ma grand-mère afin de recadrer et/ou retoucher les photos qu'elle avait prises lors de son voyage en Ethiopie. J'en ai profité pour discuter avec elle, pour la questionner sur « son histoire » en quelques sortes.
Elle a quitté le Viêt-Nam, seule, à 18 ans pour faire ses études en France. Elle voulait au départ revenir au plus vite au pays pour venir en aide au peuple car les conditions là-bas étaient extrêmement rudes à l'époque, du fait de la guerre et du régime communiste. Les japonais s'emparaient des récoltes de riz et beaucoup mourraient de faim. Un jour, lorsqu'elle avait 12 ans seulement, en se rendant au collège elle a vu une femme et son enfant, affamés, mendier dans la rue et à son retour, ils étaient morts...

C'est en France qu'elle a rencontré mon grand-père, qui était le fils de son professeur de viêtnamien. Il était déjà très érudit et avait dores et déjà de nombreux diplômes (il a été « professeur émérite d'éducation comparée et d'éducation et développement à la Sorbonne » (dixit l'un de ses livres, Un Désir de Beauté)) et sa famille avait jugé qu'il était temps qu'il se marie. Ils lui ont donc présenté plusieurs jeunes femmes viêtnamiennes, dont ma grand-mère. Elle m'a fait comprendre que ce n'était pas vraiment un mariage forcé comme le pratiquent souvent les familles viêtnamiennes dites traditionnelles, car ils avaient eu le temps de se connaître avant le mariage. Lui, avait quitté le Viêt Nam pour les mêmes raisons qu'elle, ainsi que pour éviter de devoir faire la guerre car tous les jeunes hommes étaient envoyés.

Ils ne sont finalement revenus au Viêt Nam que la guerre finie il me semble, car il leur aurait été impossible d'y vivre à nouveau, surtout pour ma grand-mère qui était la fille de l'ancien maire de Hanoï, capitale du Viêt Nam et que de ce fait, sa famille était surveillée constamment. Son frère notamment, n'avait par exemple pas accès à de nombreux métiers à cause des classes sociales puisqu'il était « ancien bourgeois ».
Enfin, je doute que l'histoire de ma famille maternelle vous captive mais j'avais besoin de l'écrire, pour ne pas l'oublier, même si j'ai encore beaucoup à apprendre.

Voici l'une (en tout, 243 de revues aujourd'hui) de ses photos d'Ethiopie (désolée pour la date pas belle en bas, mais j'ai la flemme de retoucher la photo finalement, je dois être trop perfectionniste :]) :


Et en parlant de famille, mon oncle et ma tante se sont mariés en cachette samedi dernier (ils vivent ensemble depuis de nombreuses années), on a reçu un courrier ce matin avec la photo de leur famille « Surprise ! Nos parents se sont mariés Samedi 30 avril ! (en toute simplicité) ». J'trouve ça trop meugnon. :)

Par ailleurs, pour ceux qui auraient suivi, le site du groupe de jazz est presque fini et le nom de domaine a été acheté donc si vous voulez y jeter un oeil, c'est par ici.

#Hông Anh, écrit par Kim.

Without You I'm Nothing
Le 02 mai 2005 à 02:05.



e viens de passer une semaine à Montpellier, c'était for-mi-da-bleu !
Je suis arrivée dimanche à 13:24. On avait prévu d'aller voir Garden State dans l'après-midi, mais finalement on a préféré reporter ça à lundi pour je ne sais plus quelle raison. A la place, on a maté des dividi chez lui. :)

Lundi donc, Garden State ! C'était absolument génial. Je suis fan de Nathalie Portman qui m'avait déjà séduite il y a peu dans Closer, je suis fan de ce film, j'ai même envie de retourner le voir ici, à Paris, à 9 euros 60 l'entrée. En sortant de la salle, je me sentais incroyablement bien, c'était bizarre, on aurait dit que le film m'avait ravigorée, même si j'ai aussi pas mal pleuré (je pleure tout le temps au ciné gni). Fabuleux.

Mardi (le jour de son anniversaire !) soir, nous avons pique-niqué sur la plage avec des amis de Jb. J'ai énormément regretté d'avoir oublié mon appareil photo, car nous avons assisté à un très beau couché de soleil... Patrice, l'un des amis en question, avait pris le sien, j'essaierai de me procurer ses photos. :] Il faisait assez frais à cause du vent, mais c'était vraiment utopique d'être dans ses bras, les pieds dans le sable fin... Bouhouhou nostalgie. Après la plage, on est retournés en ville pour boire un verre au fameux Circus.

Mercredi, encore un ciné avec I Heart Huckabees. Apparemment, le film n'a pas plu à tout le monde, trois personnes sont sorties de la salle. Moi, j'ai aimé, c'était déjanté, amusant, et Jude Law est sexy. Après la séance, on est allés prendre un verre au O Carolan's, un pub irlandais.

Jeudi, restau' puis à nouveau un ciné : Million Dollar Baby, excellent. C'était dans une toute petite salle du Gaumont Comédie et il y avait peu de gens, on avait toute la dernière rangée pour nous. Petit film sans autre intêret que de pouvoir se moquer de ma voix de trav'lo, réalisé sur le chemin du ciné. :]

Vendredi, nous sommes allés au zoo. :] Ca va peut-être paraître bête, mais les animaux m'ont fait de la peine, il faisait très chaud et certains (comme les loups) avaient l'air écrasés par la chaleur. Le temps est bizarre à Montpellier : à mon arrivée, il pleuvait des cordes, ce au moins autant qu'à Paris lorsque j'ai quitté la gare. Le lendemain, il y avait énormément de vent et à partir de mardi, que du soleil (tandis qu'à Paris, la pluie n'avait toujours pas cessé haha... quoiqu'aujourd'hui, bien que je ne soie arrivée qu'à 20:05, il fait sacrément chaud). Enfin bon, j'ai pris quelques photos (de très mauvaise qualité hélas), voici les moins dégueu :




je sais pas l'espèce de ce truc, mais il a vraiment une bonne tête de vainqueur :)


un lemurien ! ils sont moins rigolos que dans Dinausaure.


y'en avait 4 ou 5 qui se promenaient en liberté dans le parc


la photo est vraiment très moche, mais j'ai toujours été fascinée par la beauté cette bestiole


les gamins à côté éclataient de rire quand ils se montraient de dos en criant :
« agard', il a montré ses fesses ! »

#Without You I'm Nothing, écrit par Kim.

Orange Sky
Le 21 avril 2005 à 20:48.


e sors de l'oral du TPE, je sais pas trop si ça s'est bien passé, j'ai pas l'impression d'avoir eu le nez dans mes papiers pendant mes passages, mais on s'est un peu fait casser sur l'entretien de la fin. A propos, notre sujet était : « Pourquoi (ou plutôt comment, par quel fabuleux moyen) les pommes pourrissent-elles ? ». Je vous montrerai quelques uns de nos clichés un de ces quatres ahah.

[EDIT] Chose promise, chose dûe.


Mais ce n'est pas notre meilleur cliché... Là, la pomme n'avait que 3 semaines de pourriture, mais en tout, on les a laissées environ trois mois. Je tâcherai de trouver les autres photos ahahaha. [/EDIT]
[EDIT2] Voici la bête :


Après trois mois. :) [/EDIT2]

J'ai failli me faire écraser par une vieille connasse en traversant la seule et unique rue qui me sépare du lycée, faut le faire.

Je ne dors plus en ce moment, j'ai l'impression d'être une loque humaine qui se traîne toute la journée.

Faites plaisir à vos oreilles, écoutez Let Go & In The Waiting Line (actuellement disponibles dans ma radio blog (so haïpe)).

Ne cherchez pas de transition entre mes phrases. Et pendant que j'y suis, ne faites pas attention à au résidu skyblogien (bien qu'on trouve dans cette communauté quelques perles que je me ferais un plaisir de vous présenter prochainement) qui parasite les commentaires en ce moment, ne prenez d'ailleurs même pas la peine de trouver un sens à l'ensemble des mots qu'il ou elle tente d'assembler dans l'espoir (il me semble) de formuler une phrase. Nous avons à faire à une personne douée d'une intelligence supérieure : la subtilité de son amalgame de mots est telle que nous, malheureux, sommes dans l'incapacité de la saisir. Il semblerait d'autre part qu'il ait conçu une technique de furtivité incommensurable (sisi, du jamais vu) qui consisterait à trouver un nouveau mot à chacune de ses interventions en guise de sobriquet.

... Ca (m')amuse.

#Orange Sky, écrit par Kim.

27
Le 12 avril 2005 à 17:00.

Je n'ai pas vraiment le temps de poster en ce moment car mes semaines sont très chargées :
demain DS de SVT, jeudi DS d'Anglais, samedi DS de Maths, lundi DS de physique, mercredi oral du TPE, et jeudi, un autre DS d'Anglais... Je crois que je n'ai oublié personne.

Enfin bon, cette version m'a peut-être pris un peu plus de temps que les autres car je n'arrivais pas à faire un habillage qui collait avec les zèbres. Zèbres qui d'ailleurs, m'ont pris pas mal de temps également (s'appliquer sur le dessin de chaque petite rayure en zoom x500 pour obtenir un résultat le plus fluide possible... ahem). Originellement, je ne suis pas une fanatique du rose, mais bon, un professionnel en matière de photoshopage (qui se reconaîtra... ou pas) m'a dit que ça rendait bien, parce que ça donnait une ambiance exotique.

Y'a du changement dans les liens, notamment l'ajout de Touche pas à mon blog que je viens de découvrir. Jetez-y un œil car ça risquerait de vous plaire, après quoi on tâchera de vous le rendre. En cas de perte ou de vol, contactez le service clientèle.

Bon je crois qu'il est temps d'aller réviser. Chic chic chic.

#27, écrit par Kim.

De battre
Le 10 avril 2005 à 17:32.

Mauvaise semaine, la suivante s'annonce pire encore, mais je vous épargne la rétrospective.
Je suis allée voir Mar adentro avec ma sœur. J'ai encore plus pleuré qu'avec Ray.
A 15 heures (il est actuellement 14h35), j'irais voir De battre mon coeur s'est arrêté avec papa. Je ne finirai probablement ce post qu'après le film puisque je n'ai toujours pas commencé à me préparer. On devait le voir hier soir, mais au vu de la file d'attente, nous avons pensé qu'il n'y aurait certainement plus de place pour nous : il devait il y avoir près de 50 mètres de queue, ce à 21 heures, c'est à dire à l'heure initiale du début du film (et non pas de la séance, puisqu'il n'y a pas de publicités). D'habitude, la salle est rarement remplie dans ce modeste cinéma municipal.

Je viens de rentrer du ciné (internet is magik), le film ne m'a pas déçue. En parlant de déception (admirez la finesse de la transition), l'autre jour on m'a dit un truc du genre « quand on a la vie devant soi comme toi, on ne peut pas être deçue ». Comme si le fait de n'avoir cotoyé la vie que seize années ne suffisait pas pour la connaître un tant soit peu. Mais il me semble qu'on est tous différents, qu'on rencontre tous des... choses, des étapes ou des évènements différents et ce à des moments différents. Et de ce fait, il ne me paraît pas impossible qu'un type de trente ans en connaisse moins sur la vie que son cadet de dix huit qui aurait, non pas en années mais en expériences, plus vécu... Enfin je sais pas, il est fort possible que je me trompe car de toutes façons on peut pas dire que j'aie assez de recul pour juger...

#De battre, écrit par Kim.

Voy tou métr oun také
Le 29 mars 2005 à 20:57.

On est allés voir Ray. Bon sang c'que j'ai pleuré. Pour l'histoire, pour la musique.
On est allés au restaurant des Gémeaux, c'était l'anniversaire de Lucie. On est arrivés avec deux heures de retard (encore désolée si tu passes par ici), mais c'était une très bonne soirée. J'ai tendance à regretter d'être partie ' tôt ', mais je ne tenais plus debout.

Ah zut, j'étais en train de me changer et en refermant ma commode de fringues, j'ai fait tombé tout ce qui se trouvait dessus.
J'ai galéré dix minutes en tenue glam' (culotte-chaussettes zèbrées) pour les rattraper et je me suis cognée la tête contre le mur en me relevant. Mais bon, heureusement voilà, j'ai fini par feinter (je suis passée par le côté plutôt que d'essayer en vain de me prendre pour inspecteur gadjet à étendre mon bras pour les choper depuis le dessus de la commode) (oui j'ai mis dix minutes avant de trouver cette astuce). Ca me rappelle qu'à Samoëns, papa a mal calculé son coup quand il a refait les cloisons de l'appart : les toilettes sont pas assez grandes en longueur. Donc si t'es trop gros déjà tu passes pas, mais aussi faut faire attention quand tu vas faire pipi (ou déféquer si t'es un garçon), parce qu'il faut pas se relever trop penché sinon tu te cognes la tête devant, et ça fait mal parce qu'en plus c'est un mur avec du crépis. Je le sais parce que ça m'est déjà arrivé. Mais apparemment je suis la seule pas douée à qui c'est arrivé donc vous pouvez oublier cet avertissement.
Quelle vie trépidante.

Bon maintenant je viens de me casser la figure dans les escaliers (j'allais demander à maman comment ça s'appele déjà le nom du truc qu'il y a sur les murs de Samoëns). Un petit schéma pour vous décrire la situation :


J'ai essayé de me rattraper sur la table en haut des escaliers, mais je l'ai ratée alors je me suis pris le coin dans la main, puis le coude. J'ai mal, je crois qu'il va falloir m'emputer.
En parlant de bobo, y'a pas si longtemps j'avais un aphte tellement énorme (et moche) (et aussi douloureux) que je pensais qu'il allait me laisser une cicatrice en forme de cratère. Mais en fait, c'est parti.

Je pensais bien ne pas me remettre du bac blanc de ce matin, mais tout de même...

Gare à vos miches jeunes (sky)blogueurs.

#Voy tou métr oun také, écrit par Kim.

Le temps d'une chanson
Le 28 mars 2005 à 22:01.



Diable,
Maintenant
Je crois
Qu'il faut que tu
M'expliques comment je dois
Faire pour me
Passer de toi
Car sincèrement,
Je ne le sais pas
C'est comme si
Tout à coup lorsque
Tu m'as laissée
Le sourire
S'était envolé
Et je voudrais
Tant que tu soies
Encore ici,
Tout près de moi
Et que tu me promettes
Que plus jamais
Tu ne me quitteras


« ça m'emmerde de pas etre là dans ce genre de moments
- c'est parce que quand tu es là ces moments n'existent pas.. »

#Le temps d'une chanson, écrit par Kim.

Quand j'étais p'tite
Le 24 mars 2005 à 17:42.


Quand j'étais petite, et que Louis allait naître, Anh a demandé à papa comment c'était possible qu'il fasse un troisième bébé avec maman alors qu'il n'avait que deux coucougnettes. Le géniteur embarassé a répondu tant bien que mal, et alors j'ai demandé qui est-ce qui appuyait sur les coucougnettes pour faire sortir les p'tites graînes.

Quand j'étais petite, papa nous emmenait, Anh et moi, à l'ECP parfois. Une fois, tandis qu'il discutait avec quelques collègues de travail dans une salle adjacente, Anh et moi découvrîmes des bandes de sauvegarde. Papa retrouva peu après Anh, déroulant la bande, tandis que moi, je tournais sur moi-même pour m'enrouler dedans.

Quand j'étais petite, j'ai pris un monsieur pour mon papa et je lui ai couru après dans la rue pour le rattraper et lui prendre la main, et quand j'ai vu que c'était pas lui j'ai hurlé et le monsieur a eu peur qu'on croit qu'il m'avait embêtée.

Quand j'étais petite et que j'avais un nouveau stylo, j'avais peur de laisser l'ancien à la maison quand j'allais à l'école. Je pensais qu'il se sentirait seul et qu'il m'en voudrait après, alors j'avais une trousse énorme.

Quand j'étais petite, ma sœur avait eu une trousse Barbie et pas moi. Alors je lui ai raconté que les paillettes qu'il y avait dans le petit cœur en plastique de la fermeture éclair avaient été empoisonnées par un sorcier, et que si elle gardait cette trousse elle risquerait de mourir, mais que comme j'étais gentille je voulais bien la prendre à sa place.

Quand j'étais petite, j'ai raconté à mon petit frère que si on appelait " châteaux d'eau " les tucs bizarres qu'on voyait quand on prenait la voiture, c'était parce que ces trucs bizarres étaient en fait la plus haute tour d'un château qui se situait en fait sous la terre et que celui-ci était rempli d'eau.

Quand j'étais petite, je me chantais parfois des chansons improvisées et je trouvais ça tellement beau que ça me faisait pleurer (...).

Quand j'étais petite, j'essayais de faire partir ma tâche de naissance en me tartinant de crème nivea.

Quand j'étais petite, j'aimais beaucoup mordre ma petite sœur. Une fois je lui ai fait une trace énorme qui faisait presque tout le périmètre de son bras, et quand papa est rentré du travail j'ai couru vers lui en criant « c'est pas moi qui l'ai mordue ».

Quand j'étais petite, j'avais du mal à distinguer ma gauche de ma droite et papa invitait des collègues juste pour se moquer de moi parce que quand il me demandait « kim montre-moi mon œil gauche », je réfléchissais très longtemps et je finissais toujours par montrer celui de droite, sûre de mon coup.

Quand j'étais petite, j'ai fini par comprendre où était ma gauche et où était ma droite grâce à ma maîtresse parce qu'elle nous avait dit « la gauche c'est du côté de la fenêtre et la droite c'est du côté de la porte », du coup, pendant des années, quand il fallait que je me souvienne de ma gauche/droite, j'avais besoin d'un instant pour fermer les yeux et me rappeler comment était foutue ma salle de classe du CP.

Quand j'étais petite, j'ai voulu faire ma maline en sautant du haut du tobogan et je me suis cassé le pied.

#Quand j'étais p'tite, écrit par Kim.

N'imp
Le 22 mars 2005 à 23:54.


J'ai l'impression de parfois prendre une fâcheuse tendance à avoir trop de facilité à raconter ma vie. Je sais pas si c'est lié au blog, ou au fait que j'aie besoin de parler, surtout en ce moment car beaucoup de choses se bousculent dans ma tête, mais je regrette de m'être confiée, de temps en temps. Enfin c'est même pas une confidence, c'est comme une histoire. L'histoire de ma vie (ça fait curieux et bête de dire ça du haut de mes seize ans).
Enfin je raconte pas tout dans le détail, je dis les grandes lignes, avec beaucoup d'auto-dérision, en souriant, alors qu'au fond tout ce que je peux dire en général m'a fait énormément pleuré, me fait énormément pleuré, me fait énormément de mal. Mais c'est plus facile de raconter les choses comme ça, comme si c'était normal, que ça ne voulait rien dire. Même s'ils se rendent bien compte que c'est douloureux et que c'est fait exprès, c'est air ' à la légère ' que je me donne. J'suis pas en train de dire que tout est gris hein, mais ces trois(ah oui, c'est vrai, le temps passe !...) quatre dernières années, ça a pas trop été la joie, la plupart du temps.
Je déballe pas ça au premier venu non plus hein. Enfin, je sais pas, j'ai cette impression parce que je l'ai fait tout à l'heure, et qu'en y réfléchissant je me souviens l'avoir fait quelques fois avant.
Ca m'énerve un peu, je sais pas bien pourquoi. A la limite ils vont pas se souvenir quand ils me reverront que ah, putain, mais elle c'est la fille qui est comme ça et comme ci et qui chiale tout le temps et machin truc. Même, à la limite ils s'en fichent, huhu, mais bon.
Je regrette souvent des trucs que je dis, c'est bizarre. Parfois ça me prend la tête pendant des semaines, c'est assez hallucinant, cette capacité à me tourmenter, et ce pour des conneries finalement.
Enfin bon, il est temps d'aller dormir je crois. Je mets cette réflexion-ci sur pause, je la reprendrai demain.

Chéri vient vendredi. :)

#N'imp, écrit par Kim.

Ça
Le 19 mars 2005 à 11:35.



(Merci)

Combien de livres lisez-vous par an ?
Ca dépend... Honnêtement, je n'en sais rien.

Quel est le dernier livre que vous ayez acheté ?
Mh difficile. Peut-être Lorenzaccio de Musset.

Quel est le dernier livre que vous ayez lu ?
Dom Juan de Molière.

Listez 5 livres qui comptent beaucoup pour vous ou que vous avez particulièrement appréciés.
L'écume des jours de Boris Vian,
Le Parfum de Süskind,
L'Antigone d'Anouilh,
Madame Bovary de Flaubert,
Ravage... Ou peut-être L'Ultime Secret de Werber.

A qui allez-vous passez le relais (3 blogs) et pourquoi ?
A Fab, Estelle, lui et ma cousine ; parce que j'ai envie.

#Ça, écrit par Kim.

Positive attituuude
Le 17 mars 2005 à 15:03.


Il y a quelques mois, un nouveau magazine pour ados proposait une inscription à une sorte de – si je me souviens bien – concours de blog. T'inscrivais tes coordonnées et l'url de ton blog, on t'envoyait gratuitement le premier numéro et tu devais rédiger sur ton blog, en gros, une analyse du magazine, un ' j'aime/j'aime pas '... Que je n'ai pas fait (damned), puisque j'avais complètement oublié (shame), mais apparemment j'ai tout de même été ' sélectionnée ' (hooray).
Etant donné mon précédent post, ça me gênait un peu au début alors j'en ai parlé à papa et maman qui m'ont dit d'accepter, ce que j'ai fait. Donc, si tout se déroule comme prévu, un article sur mon blog & moi paraîtra dans la prochaine édition du magazine Kotchup.

C'est marrant. Ca fait comme quand tu invites plein de gens chez toi pour un dîner. J'ai envie de faire le ménage, de tout ranger. Fab a dit qu'il faudrait que j'écrive des trucs plus gais maintenant, l'histoire que l'accueil ait quelque chose de chaleureux. Mais bon pour le moment, c'est pas trop la joie disons. D'ailleurs, le lycée dit à nouveau que je n'ai pas l'esprit scientifique et que je serai mieux en L. Mais qu'est-ce qu'ils en savent ces cons. Est-ce que je vais « être mieux » si ma relation avec maman, qui s'améliorait cette année, replonge comme avant ? Est-ce que je vais « être mieux » si je suis réorientée dans une section qui m'intéresse pas ? Est-ce que je vais « être mieux » si on me prouve que je ne suis définitivement bonne à rien ?
Attends. Je réfléchis.................................................... Nan.
D'ailleurs je crois que je tiendrai tout simplement pas le coup si ça se passait comme ça.
Mais bon, allez, il faut po-si-ti-ver comme dirait l'autre. Je fous mon blog en cure de désintoxication à la négative attitude : être triste, sai mal. Je vais opérer à une sélection des informations à poster ici. Mais temporairement hein, faut pas déconner, je vais pas censurer ma douleur indéfiniment, sinon ce blog perdrait une bonne partie de son utilité.
Donc, pour commencer fort : ma cousine Katia, dont j'annonçais le prochain mariage (juillet), va bientôt être maman (prévu pour octobre) ! Elle va se marier avec le gros bidon, elle sera tout simplement magnifique !

Merci à ceux qui ont pris la peine de me répondre plus bas.

#Positive attituuude, écrit par Kim.

On se r'fait pas
Le 14 mars 2005 à 18:49.

C'est difficile de poster en ce moment. Non pas que je manque de temps (enfin si, je devrais avec tout le travail qu'on nous donne au lycée), mais parce que tout ce que j'ai à dire, à part mes quelques illuminations en matière de connerie (cf. ci-dessous), ce sont des plaintes, c'est sans cesse répèter combien j'ai mal, c'est redire que ça ne va pas. Ces choses là n'intéressent personne, et comme je ne suis pas complètement une connasse, je préfère vous épargner ça.
Autrefois, ce blog était une sorte d'exutoire, un véritable journal intime. Je pleurais sur mon clavier en y écrivant encore et toujours ma douleur, mes problèmes de grosse conne. Mais à l'époque, quand on tapait kim sur google en recherche francophone, mon blog n'était pas premier de la liste... A l'époque peu de gens lisaient. Et je ne m'attendais vraiment pas à ce que ma vie trépidante suscite autant d'intêret. Vous êtes en moyenne 200 visiteurs uniques chaque jour. Ce chiffre ne signifie peut-être rien pour certains, mais moi je ne peux pas faire comme si vous étiez une dizaine de proches ou de connaissances car certaines choses ne passent pas.
Je ne suis pas en train de dire que des évènements hyper importants à classer dans un dossier confidentiel se produisent dans ma vie , mais bon, disons que je me suis imposée quelques limites, inconsciemment, au fur et à mesure. D'où (notamment) la partie privée, sur laquelle je ne poste que rarement en fait.
Mais bon, bordel, j'ai pas à me prendre la tête après tout. Alors tenez, je vais jouer la connasse en fin de compte et vous emmerder un coup avec ce qui me fait chier en ce moment.
Ce qui me fait chier, c'est que depuis quelques semaines mon moralomètre est en chute libre.
Ce qui me fait chier, c'est que quand je suis pas légumée devant mon écran à la con ou en train de taffer pour rien, je chiale, je chiale tout le temps. Et ça me fatigue, j'en peux plus (ça aussi ça me fait chier). Je consomme plus d'énergie que je n'en ai, parce que j'ingurgite que dalle, parce que j'arrive pas à dormir normalement...
Ce qui me fait chier, c'est ce dégoût de tout ce que je peux être. De ce corps et de ce qu'il contient. Et des conséquences que ça peut avoir (...). Et, croyez le ou non _ça va faire des sceptiques mais je ne le justifierai pas ici_, ce rejet ne se limite pas à une crise d'ado.
Ce qui me fait chier, c'est d'avoir l'impression d'en être au même point depuis ces trois dernières années, pour x et y et w et z raisons. Même si la psychiatre (car oui, je suis (re)suivie on m'a (re)faite suivre par tout un collectif de médecins parce que je pète tellement la forme en ce moment que ça inquiète) a dit que j'avais acheminé depuis l'année dernière (surtout vis à vis de ma mère) (j'avais été suivie un moment à la période ou ça déconnait de trop avec elle) moi je me sens toujours pareille, voire pire.
Ce qui me fait chier, c'est que jamais ni papa ni maman ne seront fiers de leur putain de fille aînée parce que j'échoue partout, que je passe mon temps à décevoir, que ça les emmerde que je soie mal même si j'essaie tant bien que mal de le leur cacher, et parce que je suis une incapable, tout simplement.
Ce qui me fait chier, c'est de me sentir seule tout le temps.
Ce qui me fait chier, c'est ce sentiment d'inutilité complète _ça, en revanche, ça doit avoir un lien plus ou moins évident avec la crise_.
Ce qui me fait chier aussi, c'est de pas être quelqu'un de bien.
Ce qui me fait chier, c'est d'être tout le temps cloîtrée ici, dans cette chambre de merde à ressasser mes problèmes de merde et combien je peux être merdique moi-même (c'est limite obsessionnel hein). Parce que si je sors, c'est seule, et si t'as suivi mon p'tit gars, t'as dû comprendre que cette solitude permanente commence à me gaver. Et de toutes façons, même si on m'invite (rarement) quelque part, je redoute d'y aller comme je pète règulièrement des crises de merde dans les ambiances festives. Et de toutes façons², je suis censée avoir trop de taff pour me permettre des saturday night fevers.

Bon voilà. Un post long et emmerdant, écrit d'une traite, comme je savais si bien les faire y'a pas si longtemps finalement.

#On se r'fait pas, écrit par Kim.

Plus de brocolis ?
Le 12 mars 2005 à 22:48.



J'sais pas, j'trouve qu'il y a une méga ressemblance.
Mais bon j'dis ça... J'dis rien.

#Plus de brocolis ?, écrit par Kim.

Hell is empty and all the devils are here
Le 07 mars 2005 à 23:02.


Ce que je voudrais, c'est faire quelque chose de conséquent. Faire un truc, n'importe quoi, mais que ce soit un tant soit peu important, juste, un truc qui aboutisse à quelque chose de manière concrète. Quelque chose de bien, pour quelqu'un de bien.

J'ai besoin d'aide en fait, mais quand on me tend la main je crache dessus...

J'ai l'air con.

#Hell is empty and all the devils are here, écrit par Kim.

Quand te reverrai-je ? Pays merveilleux !
Le 05 mars 2005 à 18:57.


Il y avait longtemps qu'on n'était pas partis uniquement tous les six, c'était vraiment.. épanouissant. :) Le temps était superbe, il n'y avait pas énormément de monde sur les pistes, et la neige était bonne. Même maman, qui n'est absolument pas sportive, a skié deux fois, c'est vous dire.
Anh a essayé les mini-skis et la voir descendre les pistes était assez amusant car, n'étant pas habituée à skier sans bâtons, elle s'équilibrait avec ses bras. On aurait dit une chauve souris. :] Et puis y'avait les tartines de nutella de papa après avoir skié, en y repensant ça fait vieux cliché de pub pour pâte à tartiner, mais c'était génial.
Enfin bon, on a tous bien profité, sauf Minh qui a hélas parfois préféré jouer aux Sims 2.
On a mis 7 heures pour rentrer à Paris (au lieu de 6). C'est assez curieux d'être ralenti par la neige à l'arrivée, du côté de la capitale plutôt qu'au départ, dans les Alpes, à 1600m d'altitude. Heureusement, l'album d'Emilie tournait en boucle et j'avais pris soin d'aller pisser avant de partir (casseuse de mythe).

Autrement, j'ai presque fini le site du TJB (Toubib Jazz Band), il ne me manque qu'à faire un forum et à discuter de l'affichage des concerts avec le groupe.


Plus qu'un jour de vacances maintenant, j'ai encore rien foutu, c'est flinguant. :|

#Quand te reverrai-je ? Pays merveilleux !, écrit par Kim.

You're Gonna See A Lot Of Me
Le 26 février 2005 à 17:34.

Je viens (enfin je suis arrivée à gare de lyon à 20:07 mais bon) de faire 759 km. Je suis toujours étonnée de voir combien il est crevant de passer 3h30 dans un TGV. C'est pas comme quand tu fais je sais plus combien d'heures d'avion pour aller au Vietnam par exemple, c'est normal d'être crevé, avec le décalage horaire itou itou. Enfin bon, je vais aller me pieuter mais avant je voulais faire un coucou ici. Surtout que je repars demain après-midi avec papa manman anh louis & minh pour Samoëns. On va faire du 'ki, ça va être chouette. Mais bon, il va me manquer l'autre là.
C'était trop bien. Mais trop court. Enfin bon, je vais pas radoter encore et encore, j'ai juste à nouveau l'impression de pas avoir assez profité de lui, etc. Ah et puis je me suis acheté un album de Lisa Ekdahl, trop apaisant, je suis fan. Et l'amoureux m'a offert le premier d'Emilie Simon, maintenant il faut que je me procure le tout nouveau, c'est-à-dire la superbe BO du magnifique film La Marche de L'empereur, que nous sommes d'ailleurs allés voir mardi.
J'ai fait plus ample connaissance avec son p'tit frère, Clément, et sa p'tite sœur, Emma, jumeaux. Ils ont 6 ans. Emma m'aime bien j'ai l'impression ! Genre elle me prenait tout le temps la main pour qu'on aille faire des plans avec Clément. Les plans ont pour objectif de foutre l'aîné à terre et de lui taper dessus avec des tubes en plastique, originellement composants d'un pied de micro. Mais vous inquiètez pas hein, moi je tape pas, sinon je risquerait de lui casser quelque chose. Non non, moi je sers juste d'appat pour l'entraîner dans la chambre des petits pendant qu'ils se cachent, et dès qu'il arrive, bim dans sa tête. Puis je fais quelques habiles suggèstions genre : ' il faudrait lui ligoter les mains avec la ceinture de judo ', des trucs comme ça.
M'enfin, j'ai pas fait de photos, pas assez de temps ! A part dans le train, à l'aller, j'ai pris des photos du paysage tellement je m'embêtais. C'était marrant, j'avais l'impression de passer d'une saison à l'autre. D'abord il faisait gris, puis ensuite il neigeait, ensuite soleil.





J'ai fait des p'tits films aussi, l'histoire d'inaugurer la fonction caméra de mon appareil. Cliquez sur les photos pour les voir.

#You're Gonna See A Lot Of Me, écrit par Kim.

Clair de Lune
Le 19 février 2005 à 08:20.

Douce. Puissante. Triste. Requiem de Mozart (Lacrimosa).
Violente. Transperçante. Supérieure. Carmina Burnana de Carl Orff (O Furtuna).
Légères. Voluptueuses. Dansantes. Valse de Chopin (opus 70, no2 et opus 69 no2).
Brillante. Elancée. Majestueuse. Les Noces de Figaro de Mozart.
Agressive. Menaçante. Triste. Confuse... Requiem de Mozart (Confutatis).
Extatique. Jouissive. Magique. Lumineuse. Clair de Lune de Claude Debussy.
Menaçante. Puissante. Divine. Envoûtante. La Flûte Enchantée de Mozart (air de la Reine de la Nuit).
Triste. Pâle. Intense. Surprenante. Sonate au Clair de Lune de Beethoven.
Vertigineuse. Apaisante. Intense. Deux Arabesques de Claude Debussy (no1).
Lente. Triste. Envoûtante. Majestueuse... Rappellerait un violoncelle. Valse de Chopin (opus 34 n°2).
Elégantes. Puissantes. Extatiques. Suppliantes. Nocturnes de Chopin (no20, opus posth. & opus 9, no2).
Majestueuse. Sensible. Grâcieuse. Imprévisible. Le Lac des Cygnes de Tchaikovski (La Danse des Cygnes).
Terrible. Sensationnelle. Puissante. Requiem de Verdi (Dies Irae).
Voluptueuse. Pleine de grâce. Douce. Transportante. Lakmé de Léo Delibes (duo Dôme épais le jasmin).

Depuis toute petite je baigne dans la musique classique, dans l'écoute et dans la pratique ; c'est la seule musique que maman apprécie.
J'ai commencé le piano à l'âge de 5 ans, avec le solfège et la chorale. J'aimais bien. Et puis j'ai eu une période rebelle (et aussi une prof' de piano complètement barj') : j'ai voulu arrêter. Maman m'a forcée à continuer. Puis, je n'étais pas particulièrement passionnée par le piano, mais je ne voulais plus arrêter – peut-être était-ce pour maman. Je progressais lentement (mais sûrement).
Aujourd'hui, j'ai atteint un niveau assez correct, je continue de prendre des cours et je pense que je ne saurai jamais assez la remercier de m'avoir poussée à continuer... C'est tellement jouissif. A l'écoute d'au moins tiers des morceaux que j'ai cités plus haut (sauf peut-être quand je les joue ;p), j'ai des frissons, la chaire de poule et les nénés qui pointent.
Et dire que quand j'étais gosse, je refusais de la croire quand elle me disait que je le regretterais si j'arrêtais.

#Clair de Lune, écrit par Kim.

Suggestion
Le 12 février 2005 à 20:49.



Etre amoureuse, c'est aussi avoir envie de redécouvrir chaque lieu, odeur, saveur, douceur, instant, ou quoique ce soit d'agréable, de plaisant, d'avoir envie disais-je, de partager chacune de ces choses avec lui...

Je suis désolée d'être si loin, de pas pouvoir être à côté de toi en ce moment...

If I were a painter
I would paint my reverie
If that's the only way for you to be with me

We'd be there together
Just like we used to be
Undertneath the swirling skies for all to see

And I'm dreaming of a place
Where I could see your face
And I think my brush would tak eme there
But only...

If I were a painter
And could paint a memory
I'd climb inside the swirling skies to be with you
I'd climb inside the skies to be with you

#Suggestion, écrit par Kim.

Like a Stone
Le 09 février 2005 à 19:03.

Une fatigue constante me pèse depuis quelques temps, et devient assez handicapante. Il suffit que je me mette sous une couette pour lire ou suivre vaguement une émission sur le petit écran, pour que mes yeux tendent à se fermer peu à peu.
La semaine dernière, et aujourd'hui encore, j'ai failli manquer mon cours de piano à 18h, car je me suis endormie (assoupie) une petite heure après m'être plongée dans la lecture de Phèdre. Non pas que Racine soit ennuyeux, bien au contraire, mais disons que mes yeux, ma tête, ne suivent plus. Je ne suis plus. Hier midi, c'était pareil, pendant la pause déjeuner.
Pourtant je ne me couche pas plus tard que d'habitude, je ne me suis pas lancée dans une activité épuissante, non, rien de ça. C'est juste que.

... Que ça va pas.

Et je crois. Tout du moins il me semble. Que vraiment, cette putain de semaine s'annonçant débordante de DS en tous genres n'arrangera rien. Mais après cela. Le 19 à 12:25, après deux heures de contrôle de Maths et une heure de Physique.

Vacances.

Et le lendemain, j'espère, toi. Et trois ans.

#Like a Stone, écrit par Kim.

Un peu d'couleurs
Le 04 février 2005 à 21:54.

Vingt-sixième version donc (haha je dis ça à chaque fois que j'en présente une), avec un pseudo-vector de Christina Ricci. Je la dédicasse à ma sister, Anh. :x
Ca faisait un moment que je voulais changer de version, j'ai essayé de faire plusieurs choses pour ce faire et puis finalement rien ne me satisfaisait, ou bien je n'arrivais pas à imaginer un habillage pour transformer mon truc en layout.
Y'a eu le vector de l'épisode ' People Are Strange ' (un peu plus bas pour les infidèles) et ça :


D'ailleurs même avec Ricci j'ai eu un peu de mal au niveau des couleurs et du ' remplissage ' :


Enfin bon voilà. Sinon je n'ai pas grand chose à raconter au sujet de ma palpitante vie, à part que j'ai eu 19 en physique chimie à une interrogation surprise ! :° Mais je n'ai vraiment pas de quoi prendre la grosse tête puisqu'il y a eu pas mal de bonnes notes. ;( Bref... Je vous promets de vraies nouvelles très bientôt (genre la nana qu'on réclame ;D).

#Un peu d'couleurs, écrit par Kim.

Un peu de Sciences chers amis
Le 31 janvier 2005 à 23:13.

Le saviez vous ?


Les romains myopes s'étaient aperçus que durant quelques secondes, après avoir exercé une pression sur leurs yeux fermés (de préférence), ils voyaient moins « louche » (dixit Anh qui, à son premier rendez-vous chez l'ophtalmo (oui famille de taupes) (on est viêt ou on l'est pas), s'était écriée en essayant de lire les petites lettres ' oh, mh, c'est louche ! '). Ce pourquoi ils dormaient avec des cailloux sur les yeux, pour voir mieux l'intant de quelques heures après leur réveil.

La culture de mon papa est une mine d'or...

#Un peu de Sciences chers amis, écrit par Kim.

Up and down
Le 30 janvier 2005 à 00:13.

Les anciens élèves de Première Scientifique ou les étudiants en bio doivent connaître ça par cœur mais bon... Vendredi, nous avons fait de la cuisine en TP de SVT. Nous avons cuisiné de bons gros foies de porc (non pas dans un intêret gastronomique, mais afin de mettre en évidence ses capacités de sécretion de glucose et de stockage de glycogène).
Nous avons donc découpé notre foie en petits cubes à l'aide d'une paire de ciseaux, nous l'avons pesé : il en fallait 20 grammes, nous l'avons fait bouillir dans 15mL d'eau distillée, nous l'avons passé au mixeur, filtrée, mélangé à de l'acide, etc. Ca puait la viande pourrie trop cuite dans toute la salle, mais c'était rigolo. Certains ressemblaient à des bouchers avec leur blouse blanche tachée de sang, so charming.

Bref, j'ai donc visité deux Ecoles aujourd'hui, nous (moi, ma sœur et une keupine de sa classe) sommes parties à 9:30 de la maison et avons commencé par Boulle. On a vu des trucs superbes, genre la section art du bijou et du joyau. Ils créent des choses vraiment magnifiques, j'ai eu un coup de cœur pour les broches qu'ils exposaient, dont certaines formes étaient inspirées de scorpions, d'araignées ou de papillons. Un bustier tout en bijoux et métaux était également exposé et l'élève qui l'avait réalisé avait même remporté un prix (peu étonnant cela dit). Les classes des métiers de l'ameublement étaient aussi assez impressionantes (surtout leurs machines :|)...
J'ai quand même préféré Estienne, les salles où exposaient les élèves de la classe de MANAA étaient excellentes (pfou je galère pour trouver de nouveaux adjectifs à chaque description !)... Ainsi que celles des classes d'arts appliqués (seconde, première et terminale), j'ai bien aimé les différentes compos.

Enfin bon, tout ça, ça fait rêver... (les écoles, pas le foie)

#Up and down, écrit par Kim.

People Are Strange
Le 27 janvier 2005 à 18:03.


Demain et après-demain, les élèves d'Arts plastiques du lycée peuvent bénéficier d'une journée banalisée avec l'autorisation des parents, afin de ' visiter ' plusieurs écoles d'Art de Paris.
Ma sœur est en Seconde AP, elle s'est renseignée et j'ai le droit de les accompagner si j'ai moi aussi un accord parental. Mais cela risque de s'avérer difficile puisque j'ai un DS de Maths ce samedi-là justement...
Ceci dit, je peux demander à le faire un autre jour...
Ceci dit, il est vrai que la prof est une véritable catin...
Ceci dit, je ne sais pas si papa accepterait...
Ceci dit, papa est à Genève ce week-end...
Ceci dit, je ne sais pas ce qu'en penserait maman...
Ceci dit, si j'assistais tout de même aux cours du vendredi (comprenant 4 heures de TP de Sciences), ça compenserait peut-être un peu les choses... Et étant donné le fait que les deux écoles que j'aimerais vraiment mieux connaître sont ' visitées ' le samedi...

Bouhou. Ca m'donne mal au crâne tiens.

[EDIT] Hooray, papa m'a donné son accord ! [/EDIT]

[EDITbis] Y'a des policiers qui sont venus à la maison tout à l'heure. :| Y'a une dame qui s'est faite agressée le mercredi 19 dernier, en début de soirée et ils voulaient notre témoignage, mais on a juste vu qu'il y avait les pompiers pendant qu'on dînait, parce que les gyrophares bleus juste devant la maison ça ne passait pas inaperçu. [/EDITbis]

#People Are Strange, écrit par Kim.

Unforgettable night week end
Le 23 janvier 2005 à 23:40.

Samedi après-midi, direction Paris. J'achète un ticket jeunes 5 zones, passe chez N., joue la Moonlight Sonata et deux valses de Chopin, on regarde le début du Voyage de Chihiro et Estelle appelle. Je la rejoins, on reprend le RER B, puis le A et à 19 heures, nous voici chez Daria.
Estelle la maquille, je la coiffe, elle me vole ma jupe et on se perd sur la route de l'Agape Café – malgré le fait que Daria conduise très bien : c'est à cause de la voiture qui n'a pas d'amortisseurs. Ou bien peut-être était-ce son état second qui lui fit perdre ses moyens à tel point que les vitres de la voiture étaient en buée, et que de ce fait elle ne voyait plus la route correctement.
Vers 21 heures, nous sommes au Val d'Europe. Un coca et deux vodka orange plus tard, le Pioupiou de Daria nous rejoint. Un autre coca, une kriska et une autre vodka orange plus tard, je file mon collant (mais bordel comment tu fais maman ?!). Je (nous) passe (passons) une très bonne soirée, Daria luttant contre son hystérie animale, Estelle contre ses maux de genoux et moi contre mes collants (que d'émotions). A 2 heures, l'Agape ferme, Daria use de son charme pour X raisons que nous ne citerons pas ici par bienséance, mais la soirée est loin d'être terminée car de nouvelles péripéties nous guettent. Sous une pluie torentielle et un froid canardesque, une intrigue s'installe : Comment sortir du parking ? Nous errons donc dans le labyrinthe dédaléen qu'est le parking du Val d'Europe plongé dans l'obscurité, affrontant sens interdits et gyrophares interlopes à la recherche d'une sortie. Mais les barrières closes se succèdent et nous désespérons : « Ah ! Sordide dédale ! Nous sommes faites comme des rates ! », nous écrions nous.(je m'emballe). Mais enfin, Dieu soit loué, nous parvenons enfin à nous échapper du piège !
Une fois rentrées, je m'endors la première, après quelques douloureuses putain decrampes pédestres, vers 5 heures.


pourquoi est-ce que sur la seule photo où j'ai une tête potable,
j'ai l'air d'avoir dix ans ?

#Unforgettable night week end, écrit par Kim.

Il en faut peu...
Le 21 janvier 2005 à 16:49.

Ca va pas terrible du tout, mais j'ai trouvé un truc qui me fait inévitablement sourire (voire rire) :


Hihihihi, c'est totalement futile mais rien que de repenser à cette scène... Pardon. :]

#Il en faut peu..., écrit par Kim.

Tic Tac
Le 17 janvier 2005 à 19:51.

Ajudui, dissertation d'Histoire
Demain, bac blanc de Français
Mercredi, DS de SVT
Jeudi, DS sur tout le vocabulaire d'Anglais ingurgité depuis septembre
Vendredi, les quatre heures de TP de Sciences hébdomadaire (et peut-être même un TP contrôle en Chimie, je ne me souviens plus de la date exacte)
Samedi, DM de Maths à rendre
Dimanche, mh... Dodo ?

J'me sens comment dire ?... Déboussolée.

Robert Doisneau - L'Horloge

#Tic Tac, écrit par Kim.

Inhale, Exhale
Le 16 janvier 2005 à 14:46.



I won't cry,
I won't cry no,
I won't shed a tear
Just as long as you stand
Stand by me

#Inhale, Exhale, écrit par Kim.

Tout ça est mal foutu
Le 09 janvier 2005 à 12:07.

J'ai envie d'envier (certes) ces personnes dénuées de toute forme de sensibilité qu'il soit. Ces gens qui pensent après avoir agit et qui s'en contre-fichent de ce que peuvent bien en penser les autres. Ces gens qui n'en ont strictement rien à faire de marcher sur les gens pour mieux parvenir à leurs fins. Ces gens que ça ne touche pas de se faire jeter puisqu'ils iront voir ailleurs sans regrets ni remords. Ces gens qui ne se posent jamais de question, qui font du mal mais qui n'en souffrent pas.
Mais je ne les jalouse pas, car j'abhorre ce type de comportement... Mais quand même, y'a des fois je me dis que ce serait mieux... Etre sensible, c'est bien. Etre hyper-sensible, c'est moins bien.
Je pleure, je pleure, mais rien ne s'arrange pour autant... Fichtre, je ferais mieux d'aller réviser ce devoir de Maths que j'irai rater demain matin.

Je ne dis rien, mais je pense très fort [pour toi].







#Tout ça est mal foutu, écrit par Kim.

C'est Noël après l'heure
Le 05 janvier 2005 à 20:38.

En gage de reconnaissance pour la qualité du travail que j'ai fort bien accompli au Palais de Tokyo, HP m'a offret...


ceci.

Les photos sont de qualité (enfin j'ai redimensionné l'image : originellement, elle fait 2048 sur 1536 pixels), mon PC veut bien le détecter contrairement à l'apn de papa que j'employais jusqu'ici, il y a un microphone bien que je ne sache pas _encore_ comment écouter les enregistrements, un mode nuit que je n'ai pas encore testé, un flash, des piles, un zoom, et en plus le logiciel de téléchargement des photos créé un répertoire daté à chaque transfert. Wah. Je suis donc plutôt... satisfaite. :) Et je vous ferai partager ce délicat sentiment car je vais prendre plein de photos de diverses choses très intéressantes que vous rêvez tous de (re)découvrir tels : d'autres clichés de la main de mon papa, des photos de mon jardin, de mes escaliers, de toutes mes écharpes, de moi-même bien entendu... Bref, cette merveille va permettre l'émancipation de mon imagination, de ma créativité et de ma sensibilité artistique, toutes trois humainement inégalables.

D'autre part, j'ai fait une invitation pour l'exposition de ma grand-mère, qui a tenu à ce que j'envoie mes maquettes à un ami qui travaille dans le musée où elle exposera, afin qu'il les juge. Il a donc vu l'unique et premier essai, l'a appréciée et m'a demandé si je pouvais en faire une pour un cocktail au musée, petit service rémunéré. Je pense que je vais pouvoir le faire puisque papa et maman sont d'accords, le seul problème est l'impression : il faut tirer 400 invitations pour chacun. Mais bon, à priori on va s'arranger et le prix papier/encre sera inclus. Ceci dit s'il y a parmi vous un imprimeur professionnel, qu'il se manifeste maintenant ou se taise à jamais.

#C'est Noël après l'heure, écrit par Kim.

Let it be
Le 02 janvier 2005 à 20:09.


Et là, d'un coup, j'suis tellement... Toute seule.

#Let it be, écrit par Kim.

Je crains que dans sa hâte il se soit oublié
Le 30 décembre 2004 à 15:14.

Dans leur premier reportage, ils ont pris cinq minutes de leur précieux temps afin de narrer l'histoire de cette gamine française, tristement emportée par le raz-de-marrée, et l'information est tellement jouissive qu'il vont jusqu'à interviewer le papy qui n'a pas pu rattraper sa petite fille à temps. Bien sûr, c'est une histoire bouleversante. Mais ce qui me bouleverse d'autant plus c'est qu'ils ont consacré autant de temps pour parler des quelques dizaines de milliers de morts en Thaïlande, en Inde, au Sri Lanka, aux Maldives, en Malaisie, en Indonésie, en Birmanie, au Bangladesh et jusqu'en Afrique.
Mais je vais m'arrêter là, parce que ce ne sont pas des propos que doivent tenir des adolescentes de seize ans, bien au chaud dans leur maison, en France.

Chéri est à la maison depuis lundi, il repart dimanche, ce pourquoi je ne poste pas beaucoup. Je vous souhaite à tous une très bonne année.

#Je crains que dans sa hâte il se soit oublié, écrit par Kim.

Générations Prodiges
Le 26 décembre 2004 à 01:56.

  Vincent était de ceux qui ne pouvaient compter ni sur leur matière grise, et moins encore sur leur charisme pour réussir leur vie. Vincent n'était pas méchant, il était même plutôt gentil. Vincent n'était pas un abruti fini non plus, il était même potentiellement intelligent, mais cependant pratiquement con. Il ne ressemblait pas non plus à Quasimodo, mais sa mère l'avait enfanté il y a quelques quinze années, ce qui provoqua tout naturellement une excitation hormonale engendrant elle une exponentielle apparition d'acné sur son minois. Minois qui n'était par ailleurs d'une nature peu attrayante, ce même sans pustule.

  En gros, la nature n'avait vraiment pas facilité les choses pour notre Vincent. Toutefois, son déficit intellectuel lui permettait aussi de ne pas le réaliser. Ses parents qui eux, étaient de brillantes personnes, acceptaient malgré tout leur progéniture. Aussi supposaient-ils que Vincent avait peut-être été précoce dans sa jeunesse et était entré dans ce qu'on appelle " l'âge bête " prématurément, qu'il s'y était plu et avait décidé d'y demeurer quelques longues années. Mais ces années passèrent, et Vincent atteignit bientôt sa majorité, n'exprimant hélas aucun signe d'un quelconque développement intellectuel. Papa et Maman Vincent songèrent à remettre en cause leur hypothèse d'un " rallongement d'âge bête ", bien qu'un jour béni paru et notre adolescent prodige parvint à réaliser concrètement de quelle manière il avait bien pu venir au monde.

  En effet, il eut beau chercher plusieurs mois durant, sa maman cigogne demeurait introuvable dans l'annuaire téléphonique de son patelin, c'est pourquoi il dû se résigner à concevoir que celle qui lui donna le sein n'était pas une mère adoptive, mais bel et bien sa véritable génitrice. Celle-ci s'éprit de joie, invita sitôt toute sa proche famille à fêter cet événement miraculeux et remercia Dieu Tout Puissant de cette bénédiction. Mais si c'en était bien une, elle fut unique, car Vincent demeura cependant incapable de comprendre pourquoi " quand il se tripotait le zizi, celui-ci devenait tout dur " (nous noterons cependant la pertinence de cette question d'une importance primordiale pour un jeune homme de son âge). Vincent se questionnait effectivement souvent sur la vie, les fleurs, les excréments coliqueux de son chien Pouki, et bien d'autres interrogations existentielles. Comme tous parents honorables, ceux de Vincent s'efforçaient tant bien que mal d'y répondre le plus précisément possible, tout en employant un vocabulaire basique du type " le caca de Pouki est liquide parce que Pouki a mangé beaucoup de légumes cette semaine ", mais en vérité, cette réponse est un bien piètre exemple, puisque cette révélation horrifia Vincent qui décida dès lors de n'ingurgiter que chocolat et steak hachés. Il demanda alors pourquoi " son caca à lui était tout dur ", et ses parents soupirèrent.

  C'est à partir de ce jour que Monsieur et Madame Papa et Maman de Vincent ne répondirent plus aux questions de leur fils et lui offrirent plutôt des ouvrages dignes de tout érudit qui se respecte tels : Ma première encyclopédie et l'indispensable Guide du zizi sexuel, que Vincent apprécia beaucoup, et plus particulièrement ses illustrations. Papa Vincent, lui, apprécia de voir son fils s'instruire sexuellement parlant, et lui offrit aussi le Kamasutra en dix leçons. Vincent partit alors à la recherche d'une dulcinée avec qui s'essayer, mais aucune n'accepta ses alléchantes propositions. Papa Vincent, homme d'une générosité inégalable, ne voulut pas que son fils s'arrêta en si bon chemin et lui prêta sa carte bleue, lui suggérant d'offrir son corps à l'une des jeunes femmes du trottoir du centre ville, ce que Vincent fit. Il perdit ainsi sa virginité à trente-cinq années, trouva cela plutôt amusant, et retourna voir les jeunes femmes chaque semaine. Il s'épris d'amour pour Roxane, la plus sulfureuse d'entre elles et la demanda en mariage. Elle accepta. Maman Vincent pleura beaucoup, Papa Vincent fit d'indécentes propositions à sa future belle-fille qui refusa catégoriquement, assurant être follement amoureuse.

  On organisa donc un médiocre mariage, le couple se fit insulter en sortant de l'Eglise, mais nul ne put ternir leur amour incandescent. Vincent trouva un emploi, ils achetèrent une modeste bicoque, pratiquèrent souvent l'acte sexuel et Roxane enfanta inévitablement Lili. Lili grandit, devint une jeune fille remarquablement brillante, qui plus est magnifique. Mamie et Papi Lili l'adorèrent, tout comme quiconque la connaissant un temps soit peu. Elle grandit encore, se fiança à Julien, fit l'amour avec lui, se maria avec lui, tomba enceinte et procréa Kévin. Mais Kévin, lui, était de ceux qui ne pouvaient compter ni sur leur matière grise, et moins encore sur leur charisme pour réussir leur vie…

  Comme quoi, l'excellence n'est pas toujours héréditaire ; entendez par là que si votre père est absolument stupide et que votre mère n'est pas franchement mieux, vous n'êtes pas forcément fichu. Parallèlement, ton père a peut-être fait l'Ecole Centrale et ta mère est peut-être une talentueuse chirurgienne, mais toi, t'es peut-être con comme un balai, tu me suis ? Mais attention chers amis, j'ai bien dit peut-être…

#Générations Prodiges, écrit par Kim.

Famille, je t'aime
Le 25 décembre 2004 à 17:20.

Papa était content, il a dit que c'était une bonne idée ce coffret
Maman était contente, elle a dit que c'était vraiment très gentil
Ma grand mère était contente, elle nous a tous embrassés tellement elle était heureuse de voir tous ses petits enfants réunis
La sœur de mon papa, Anne, a joué une nocturne de Chopin et papa ne se souvenait pas qu'elle jouait si bien, il était d'autant plus content
Et moi aussi j'étais contente qu'ils soient tous contents. Sauf Minh, qui faisait la gueule, mais ça, c'est normal.
Et puis, la plus vieille de mes cousines paternelles va se marier l'été prochain !
Et aujourd'hui, mon grand-père paternel a fait un chèque à chacun de ses petits enfants. C'est une grande première, j'entends par là qu'il n'avait jamais fait une telle chose pour ses propres enfants qui ont été étonnés et ravis.
J'espère que vous avez vous aussi tous passé un bon Noël.

Tiens, je viens de trouver un fil d'ange dans mes cheveux.

Et au fait, il y a quelques semaines, Maman m'a dit qu'elle était fière de moi, de ce que je faisais, et de qui j'étais devenue : selon elle, quelqu'un de bien. Elle avait les larmes aux yeux, quant à moi j'étais incapable de retenir les miennes. Ceux qui suivent ce blog depuis un petit moment comprendront à quel point cette déclaration a pu me soulager, et aussi me déboussoler...

#Famille, je t'aime, écrit par Kim.

C'que j'en pense, moi ?
Le 24 décembre 2004 à 00:46.

M'éprendre d'admiration pour quelqu'un me plaît. Ces quelques uns sont nombreux, mais rigoureusement choisis. Ce sont des personnes réellement talentueuses, magiques, souvent passionnées et parfois bien trop modestes. Elles me paraissent toutes inaccessibles, et l'idée de pouvoir avoir un contact avec celles-ci me paraît complètement illusoire, que ce soit une brève conversation, une phrase, voire quelques mots. Elles ne sont pas parfaites, mais excèlent là où j'aimerais réussir. Elles me frustrent et me motivent à la fois, m'ouvrent l'esprit.
Je pense qu'il est important d'admirer, mais sans que cela devienne excessif. L'excès serait d'en aboutir à la jalousie, qui est selon moi un sentiment exécrablement malsain et destructeur.
L'admiration permet l'utopie, elle fait rêver et peut faire avancer. La jalousie, elle, rend dingue et mauvais. Mais la frontière qui les sépare est parfois bien mince...

La jalousie de certain(e)s me sidère.
(j'ai fait ça)

#C'que j'en pense, moi ?, écrit par Kim.

Briiiicotime
Le 22 décembre 2004 à 22:47.

Pour Masha :



(avant, cette boîte était blanche et de surface lisse B) dedans j'ai mis :



(en vrai j'ai mis des coquillages dans les bougies) et



(non ça je l'ai pas fait, je l'ai acheté à Printemps mais il était tellement choli :')

Pour mes cousines :




Je suis en train de faire d'autres trucs, mais c'est loin d'être fini donc.
J'ai acheté un nouveau Coco de Chanel à ma môman, parce qu'elle en avait plus. Aïe mes sous, mais elle le vaut bien. :D Et puis on a reçu le coffret de DVD pour papa (merci superfab ;x). Et puis j'ai toujours pas acheté les cadeaux de Louis et Minh...

Non je ne suis pas ruinée. :(

Damned, j'allais oublier : Anchail a colorié mon tigre de mort !

#Briiiicotime, écrit par Kim.

Quoi d'neuf doc
Le 20 décembre 2004 à 19:05.

Mesmerized is back :D Depuis le temps que ça traînait...

Oui, s'tout. Ce fut bref mais intense.

#Quoi d'neuf doc, écrit par Kim.

C'est pas d'chance
Le 20 décembre 2004 à 01:47.

Ça fait donc vingt cinq. J'ai donc pu faire quelque chose avec ces photos qui m'avaient tapé dans l'œil il y a quelques semaines, j'ai obtenu l'aspect ' old school ' que je recherchais... En gros je suis satisfaite, mais je n'ai pas vraiment d'avis sur cette version que je dédicasse à l'écharpe turquoise d'hier, soit ma keusine.
Bon et puis pendant que j'y suis, je vais passer un coup de gueule de chieuse.
Cet aprem j'ai passé un petit moment à m'acharner sur une tâche d'encre, sur ce t-shirt que je ne peux pas laver à la machine, puis, la tâche enfin neutralisée, je l'ai mis à sécher au milieu de ses petits camarades. Et là, c'est le drame. Je viens à l'instant de le retrouver tout tâché, mais ce n'est plus une petite tâche d'encre : c'est une putain de grosse tâche noire de jenesaisquoi. BORDEIL. Bien sûr il fallait que la maladroite personne qui a fait ça (parce que j'ose espèrer que ce n'était pas intentionnel) le fasse sur mon t-shirt rose très pale qu'on ne nettoie qu'à la main plutôt que de s'amuser à repeindre tous les autres t-shirts sombres d'à côté. Nan hein, surtout pas.

#C'est pas d'chance, écrit par Kim.

Nouel Nouel
Le 19 décembre 2004 à 15:54.

Aujourd'hui ma sœur a 15 ans, elle a invité hier six ou sept amis hier, qui ont campé dans le salon cette nuit. J'ai donc fait une journée shopping hier, après avoir entrevu une énorme écharpe turquoise. J'ai descendu les Champs, sous la pluie, j'ai pleuré devant les prix des fringues là bas (pas trouvé une seule à moins de 75 euros, gnihi) et finalement terminé par une visite à la Fnac pour acheter quelques cadeaux à chéri. Ensuite, comme je ne trouvais rien pour Anh là-bas, direction Montparnasse. Je lui ai acheté un haut rouge et ça en version rouge aussi pour aller avec. Parce qu'elle est dans sa période rouge donc. C'est étrange parce que c'est je crois la première fois que je dépense autant de rots sans culpabiliser un peu, parce qu'ils ont été dépensés non pas pour moi mais pour des gens que j'aime et je sais que ça va leur plaire parce que j'ai très bon goût bien sûr.
J'ai trouvé ce que je vais acheter à papa aussi. Enfin c'est un peu cher pour moi toute seule du coup j'ai proposé une cotisation fraternelle avec Minh, Anh et Louis et on va donc lui offrir ceci. :D Il va être tout fou, j'ai hâte. Pour maman je lui trouverai bien une grande et belle écharpe. Pour Louis, si je trouve, un bouquin sur les mythes des Dieux scandinaves, parce qu'il aime, et que j'aime. :D Et Minh, une couronne de princesse. Moi je m'offrirai bien une nouvelle jupe, mais je crois que mon porte feuille ne va pas supporter.
Enfin bon, je reposterai sûrement d'ici là mais très bonnes fêtes à tous !
Ah oui et puis je vais interviewer mon tonton pour moveandbe héhé. P'têt qu'il y a parmi vous quelques amateurs de jazz qui le connaissent... c'est Nguyen Lê. :) En attendant, faut que je trouve des questions pertinentes à poser. Et que je change de layout parce que c'ui là me pompe sévère. 'Puis j'ai promis à Maître SuperFab de faire une version dans des tons plus clairs.

#Nouel Nouel, écrit par Kim.

Google che t'aime
Le 15 décembre 2004 à 19:30.


Vous. Très chers fidèles lecteurs que j'aime, dites-moi que vous n'avez pas découvert ce blog via Google. Siouplé quoi.

#Google che t'aime, écrit par Kim.

petit patapon
Le 13 décembre 2004 à 13:12.






Retrouve la description qui correspond à chacune de ces photos :
a. Le sapin que Minh a décoré toute seule comme une grande,
b. Mon premier retouchage de photo,
et c. La photo qui a été sélectionnée lorsque, l'été dernier, j'ai mannequiné (ouh le grand mot) pour un jeune styliste.

Si tu fais confiance à la gravité, tu peux y arriver !

#petit patapon, écrit par Kim.

et ron et ron
Le 06 décembre 2004 à 22:41.

L'autre jour, Anh a donné un bain à Kenzo. Kenzo c'est lui.


Et ce stupide animal buvait l'eau de sa baignoire. Tiens, en parlant de stupide animal. L'autre jour, à Châtelet, je sors du RER en disant à Anh " on pourrait faire... ", puis un type à côté de moi me fait " on pourrait faire quoi ? " j'le regarde ek des yeux tout ronds comme ça : O_ô et il relance " on pourrait faire l'amour avec moi ? :D " " ah non ! je n'crois pas. " puis je file vers les escalators en chopant le bras d'Anh. Y'en a vraiment qu'on la queue à la place du cerveau.

Sinon, j'ai une coloration depuis deux semaines et des docs depuis aujourd'hui (moitié prix hihihi) :


J'me sens seule 'tain.

#et ron et ron, écrit par Kim.

Power ranger rulzz
Le 05 décembre 2004 à 23:48.

Anh et Louis viennent de m'apprendre que les Power Rangers de sexe féminin étaient joués par des mâles pendant les scènes de combat.


Un putain de mythe s'est effondré. Dur.

J'avais plein d'autres trucs plus ou moins rigolos à dire, mais finalement, j'ai vraiment pas la tête à ça.

#Power ranger rulzz, écrit par Kim.

Sweet emotions
Le 03 décembre 2004 à 16:35.

En SVT, on observe ça (c'est une protéine, la phénylalanine). « Qu'est-ce que ça vous rappelle ? »
« Noël ? ». Mais encore.

En SVT, on aime se consacrer à des activités intellectuelles tout à fait en rapport aux phénotypes, chaînes ß et aux enzymes. On essaie de se cacher des stylos dans les cheveux sans qu'ils tombent.

Ou bien encore, fatigués d'une telle émancipation spirituelle, on décide plutôt de se donner des sobriquets qui nous donnent l'air intelligent, beau gosse, ou powerful (barrez la mention inutile) du type : Nicky Larson ou Sailor Moon tout en imitant notre mentor. Parce qu'on est possesseur d'un stylo rose avec au bout un diamant en plastique qui s'allume quand on écrit, et que ça fait trop Sailor Moon (moi, j'en ai un Ambulances2Paris :


Ah ! la 1ère S 2, décidément, une classe de lumières.

J'ai eu 12 à mon bac blanc de Français (vous avez le droit de m'offrir des cadeaux) avec 11/16 à l'invention ' bien écrit, agréable à lire '... Mais aussi ' un peu court ' (hé connard, c'est pas d'ma faute si je réfléchis lentement) et... 1/4 aux questions. Oui je sais. Avec ' analyse superficielle ' (pour ne pas changer). Mais bon, ça va, imotep, j'suis contente parce que je pensais vraiment pas avoir la moyenne étant donné le fait qu'ils ont un peu saqué les élèves qui ont choisi le sujet d'invention.
J'ai fait ça.

#Sweet emotions, écrit par Kim.

Parle-moi...
Le 30 novembre 2004 à 17:47.

Il se passe des choses étranges. Et plutôt inattendues.
A la maison.
En ce moment.
Et j'dois avouer que ça me dépasse un tantinet... J'sais plus bien où me mettre... Ceci dit ce ne sont pas vraiment * mes * affaires, mais...

Edouard Boubat

Et toi tu chantes, tu n'as pas idée de ce qu'il se passe.
Ça te perturbe un peu, parfois, c'est normal, ce sont des choses de grands.
Et personne n'osera t'expliquer vraiment. Du moins, pas maintenant.
Mais tu continues de chanter... Et c'est ce qui compte le plus.

#Parle-moi..., écrit par Kim.

Me saoule pas
Le 29 novembre 2004 à 23:09.

« Vas t'laver les dents ! (5ème édition)
– Mais Louis il m'a pris mes chaussettes.
– Vas te laver les dents.
– Mais il m'a pris mes chaussettes !
– Mais bordel t'as pas besoin de tes chaussettes pour te laver les dents ! »

#Me saoule pas, écrit par Kim.

Planet Hell
Le 27 novembre 2004 à 13:45.

troisième coloriage


J'ai une attelle au doigt, c'est pas très grave (entorse + hématome), mais ça fait super mal parfois donc... Et puis maman a dit que ça guérirait plus vite comme ça.
Ce soir, dernier jour au palais de Tokyo en tant qu'employée. Enfin, officiellement.

#Planet Hell, écrit par Kim.

KASSDÉDI#02
Le 25 novembre 2004 à 20:18.



(– RUBYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY !!!!)
– MERRRRRRRRRRRRRRRRDEEEEEEEEEE !!!!!!!!!!! (© Tais-toi)

#KASSDÉDI#02, écrit par Kim.

Intéressant, non ?
Le 24 novembre 2004 à 14:03.

Dans la catégorie ' palpitants récits ' de la famille poissons rouges, voici quelques nouvelles ultra captivantes...
Pic, mon dernier poisson donc, ne semble plus être greffé aux graviers mais il lui arrive de plus en plus fréquemment d'être comme bloqué en mode pause. Bien sûr, les poissons d'aquarium sont rarement de très vives créatures, mais là, je trouve ça inquiètant (c'est vous dire comme il a l'air lobotomisé). On dirait qu'il a ingurgité une forte dose de morphine. J'ai changé l'aquarium mais ça n'a rien changé et c'est à peine s'il a réagi quand je l'ai attrapé avec l'épuisette... Anh a supposé qu'il s'ennuyait depuis que son compagnon de nage était décédé et m'a recommandé de lui « mettre un cerceau pour qu'il s'amuse ». Ok tu le vois toi mon poisson faire du houla up aquatique ?
Bref, siouplé, si vous êtes ou connaissez un docteur de poisson rouge, faites quelque chose pour Pic. :(

Sinon aujourd'hui c'est journée « Passion pour la Science » au lycée ! Le hall est blindé. Non pas que les élèves s'intéressent tout particulièrement aux sciences, mais parce que le fait d'assister et de participer aux expériences leur permet de banaliser leur journée de cours (avec bien entendu approbation des parents). En tant qu'élève studieuse (qui a toussé ?), j'ai bien sûr assisté à presque tous mes cours, refoulant mon désir ardent de m'instruire scientifiquement (ceci dit mes cours aujourd'hui étaient principalement composés de maths et d'svt héhé). Mais comme j'avais l'autorisation de papa, ben j'ai fait sauté le module d'espagnol pour assouvir ma soif de connaissances. N'allez cependant pas croire que le cours d'espagnol ne nous enseigne rien........ J'ai donc beaucoup appris sur les catalyseurs, qu'il y avait de l'eau dans l'huile, dans l'essence et les patates (en fait ça je le savais, c'était juste l'histoire d'écrire patate, ça fait bien je trouve) et j'ai testé mes capacités de logique avec des genres de puzzle en bois et en super plus dur (sisi !).

Bref, un début de journée fort intéressant même si, pour la première fois depuis.... longtemps, je n'ai pas eu la moyenne en SVT.
Fuck.

Henri Cartier-Bresson


Message secret : je suis en train de refaire le design de mesmerized... enfin non, le design c'est fait depuis longtemps, mais faut que je fasse la mise à jour quoi. :)

#Intéressant, non ?, écrit par Kim.

I just can't get enough
Le 19 novembre 2004 à 17:08.

Mon dernier poisson est en train de rendre l'âme. Je crois qu'il agonise grave. Ou alors il se repose sur les cailloux de l'aquarium mais j'avoue avoir plutôt tendance à croire en la première hypothèse. Le truc c'est qu'il est dans cet état depuis hier et que quand je lui mets des Daphnies il remonte à la surface. 'Comprends pas. Ou alors en fait il est pas du tout en train de mourir ni même de se reposer, et c'est juste que l'eau est irrespirable (gn) à la surface. Oui parce que ça fait un moment que je l'ai pas changée. Enfin ça va c'est pas vert caca d'oie non plus. Disons que l'eau a juste perdu de sa limpidité initiale...

Autrement, saviez-vous que lorsqu'on mange des céréales Smacks le matin, le soir on fait un pipi qui sent les céréales ? Héhé. Non parce que moi ça me le faisait quand j'étais gosse et j'ai ouvert mon cœur à ma sœur tout à l'heure qui m'a avouée qu'elle avait déjà vécu la même expérience. Trop délire.

Sinon, je pense que vous l'aurez remarqué (ou alors je crois qu'il est temps que tu ailles consulter un ophtalmologue mon lapin – ou bien que tu actualises la page...), voici la 24ème version de ce blog.
J'espère que le texte est assez contrasté par rapport au fond chez vous... Enfin ici ça va, et mon écran a un faible niveau de contraste donc j'en déduis que, théoriquement – à moins que vous ne soyez encore moins contrasté que moi, mais ça fait super pas contrasté alors –, ça devrait être lisible.

Sinon (hé oui j'ai beaucoup de choses à dire, c'est trop d'bonheur), pour vous résumer ma semaine :
samedi dernier, DS de maths (2h)
lundi dernier, DS de physique/chimie (1h)... on nous l'a rendu aujourd'hui... j'avais quasiment rien foutu parce que chéri était là... et j'ai eu 1. J'en ai un peu beaucoup marre d'être nulle, d'être bonne à rien.
mardi dernier, DS de français (2h)
mercredi dernier, DS de SVT (1h30)
hier, DS d'anglais (1h).
Et pour lundi : DM de maths + DS de géographie (2h).

Bon et puis j'en avais pas parlé ici, mais ma prof principale (français) a tenu à rencontrer mes parents (à comprendre mon père quoi) (avec ma présence) lundi dernier... En gros elle a dit qu'elle ne pensait pas que je ne travaillais pas assez, et elle demandait par conséquent ce qui me posait problème. Papa a expliqué, j'ai ajouté deux-trois trucs. On a aussi parlé de mon ' débloquage ' du deuxième trimestre précédent (où, si vous avez suivi, j'ai doublé plusieurs de mes moyennes)... Ah oui et d'ailleurs elle a été un peu étonnée d'apprendre que j'étais passée en appel parce que je cite ' je n'ai pas les difficultés habituelles d'une élève issue d'appel '. Elle ne doit pas connaître mes moyennes de maths et de physique hihihi.
Enfin bon. Une super semaine quoi.

#I just can't get enough, écrit par Kim.

Tigre v3
Le 17 novembre 2004 à 16:34.


Encore un refaisage de tigrounet. En fait j'ai juste touché aux couleurs et aux textures. 'Me suis pas foulée quoi. Cliquez dessus quand même ça doit être moins crotte de bique.
Giga merci à Toff que j'admire de toute la galaxie et qui a accepté de me prendre pour néophyte l'instant d'une soirée.
Mega merci à Wilou, mon parrain macro qui m'a appris comment faire des yeux humides.

RIP à mon poisson rouge jaune (époque) qui est décédé la semaine dernière. Oui je sais c'est l'hécatombe des animaux en ce moment chez moi.

#Tigre v3, écrit par Kim.

C'te succès...
Le 15 novembre 2004 à 22:52.



#C'te succès..., écrit par Kim.

From wednesday to sunday
Le 15 novembre 2004 à 13:33.

Le premier novembre, quand je suis rentrée de chez Lui, je vous disais « complètement HS, naze, je m'écrase dans mon lit et pionce, du moins fais mine ». Aujourd'hui, soit deux semaines plus tard, je ne suis toujours pas parvenue à passer une nuit normale. Je sais pas trop pourquoi.
Je fais des cauchemars, ou bien me couche tard, ou bien me couche tôt mais mets bien trop de temps avant de fermer l'œil, ou bien m'endors, puis me réveille, ainsi de suite. Je sais pas trop pourquoi.
Je dois être drôlement angoissée. Et puis y'a toujours ces migraines. Je sais pas trop pourquoi.
Il est reparti hier soir. C'est amusant de constater comme les séparations se font de plus en plus difficiles. La dernières fois, les larmes étaient au bord des yeux, mais j'étais assez forte pour les empêcher d'atteindre mes joues. Cette fois-ci j'en étais incapable. Cette fois-ci, à peine entrée dans le métro 14 qui ferait la liaison des stations Châtelet à Gare de Lyon, que je me sentais déboussolée...
Il y avait un autre couple qui se quittait à côté de nous. C'était là aussi l'homme qui s'en allait, voiture 14 dans le TGV Paris Gare de Lyon – Montpellier – Perpignan. Quand les portes se sont fermées, on avançait le long du quai, la tête tournée vers le train pour suivre notre homme du regard, pour murmurer ' Je t'aime ' en espérant qu'il sache le lire sur nos lèvres. Et puis le train est parti pour de bon. Je lui ai demandé si ça allait. Ça fait 4 ans et demi qu'ils sont ensemble. Elle vivait avec lui à Perpignan avant et elle a tout lâché pour ses études. Sa famille, sa ville, ses repères, son homme. Je trouve ça très courageux.

On n'a pas vraiment eu le temps de faire grand chose, juste un ciné/resto à Paris samedi après-midi. Et puis le soir on est allés à la hypegallery, il m'a donné un coup de main. C'est sympa là-bas, outre la toute pitite minorité grincheux, on y rencontre des gens intéressants, ouverts, passionnés. Une vieille dame, photographe, qui parlait beaucoup. C'était amusant parce qu'à l'accueil, elle nous disait « en tous cas c'est vraiment chouette ce projet », puis elle balaye rapidement du regard la salle et constate (:D) « il est bien joli ce tigre ! » . Alors papa lui répond que héhé, c'est elle qui l'a fait, c'est sa fille ainée, etc. Et elle me félicite, me demande quelles études je fais, je réponds que je n'en suis qu'au lycée, que c'est juste une passion. Elle a dit que si elle était si heureuse dans sa vie, c'était grâce à l'art.


(oui c'est une grimace que je fais sur la photo de droite, mais pour la bonne cause (: se moquer de lui))

#From wednesday to sunday, écrit par Kim.

KC
Le 08 novembre 2004 à 13:25.

Je sors de 4 heures de bac blanc de français et je suis pour ainsi dire : MAL. J'ai la gerbe et mal au crâne et je me sens même pas soulagée. Et cet après-midi, comme on est pas assez morts, ils ont décidé de commencer les TPE (travaux personnels encadrés). Donc pour résumé cette charmante journée : 8h30 > 12h30 bac blanc, 14h > 16h géographie et 16h > 18h TPE de je sais pas quoi. Mais c'est super ! Enfin bon, y'en a qui terminent à 20heures ce soir alors il paraît que je ferai mieux de fermer ma bouche. Mais ces personnes ne terminaient jamais après 16heures en première alors elles feraient mieux de la fermer aussi. Hein chéri ?
Autrement, j'ai encore passé ma soirée à innonder mon oreiller de larmes hier soir... Et puis comme j'ai une famille formidable, j'allais mieux après quelques deux heures de pleurage, et je me suis mise à refaire ce truc tout moche que j'avais fait en avril dernier (oui je sais j'aurais mieux fait de réviser pour l'examen du lendemain et oui je sais j'ai pas intêret à venir chialer ici comme quoi j'ai tout foiré). Finalement, voici le résultat :


Le premier con qui me dit gniagniagnia je vois pas de différence je lui fais bouffer son clavier par les orifices nasaux. Bon, ça m'a pas pris énormément de temps mais moi je trouve qu'il y a quand même une différence notable. D'ailleurs je songe à refaire un design avec celui-ci, dans le même esprit que l'ancien. Bref, et c'est donc cette chose que je vais exposer au Palais de Tokyo. A propos, j'y suis allée samedi dernier, comme prévu. Y'a des trucs supers sympas (genre une œuvre de Mademoiselle Bulle, c'est pas rien), et d'autres trucs moins sympas (genre un truc fait sur paint ou la photo d'une tronche de nunuche collée à sa webcam, toute pixelisée, avec des couleurs pourraves...). Donc en fait, si on m'expose à côté des derniers trucs mentionnés, c'est bon, j'aurais pas trop de quoi rougir. Sinon hm... C'est fort discutable.

#KC, écrit par Kim.

Eventually
Le 07 novembre 2004 à 01:15.

Ca y est, je l'ai dit. Tu sais pourquoi. Tu sais comment. Tu sais.
Je me sens soulagée et gênée à la fois. C'est comme si tu me voyais comme je me vois maintenant.
Mais c'est pas vrai. Parce que tu as dit : ce n'est pas de ma faute. Et que pour toi, ce n'est pas grave.
C'est le passé, on en parle plus. C'est pas ma faute.
Et pour elle tu m'as dit : t'occupe pas. En fait, tu as dit comme beaucoup de gens. Mais comme c'était toi, ce n'était pas pareil. Ta voix m'apaise, me raisonne. Sauf quand tu grondes. Mais tu grondes pas beaucoup. Et puis, tu dis toujours vrai je trouve. Alors pourquoi te tromperais-tu ici ?
Non non, tu dis bien la vérité : ce n'était pas ma faute. Et elle, il faut laisser tomber.
J'ai oublié de te dire merci. C'est gênant de te remercier en fait.
Toute la journée les yeux me brulaient, je me demandais même parfois si c'était pas à cause du khôl, du démaquillant, de la fatigue à cause de la nuit de pleurage intensif, ou je ne sais quoi. En fait non, c'étaient juste les larmes.
Beaucoup de larmes pour une seule personne ! Mais en vaut-elle la peine finalement ? N'a-t-on pas encore eu raison en me disant : tu focalises sur une image qui appartient au passé et qui est maintenant révolue. Je pleure en fait pour une personne qui n'existe plus vraiment. C'est normal de pleurer pour quelqu'un qui n'est plus là physiquement. Mais là, c'est pas comme ça. Alors, ça sert à quoi ?
En fait je sais : ça sert à rien. Mais je crois que le rien, c'est ma spécialité.

Rien dans la tête, ouais.

#Eventually, écrit par Kim.

Where is my mind ?
Le 06 novembre 2004 à 13:37.

J'pleure trop fort. Même étouffée sous mon plus gros oreiller, rien à faire, les suffocations sont trop vives ! Uhuh.
Bon. Résultat, on regrette de ne pas m'avoir foutue sous anti-dépresseurs plutôt qu'anti-migraineux. C'est balo !

L'automne, c'est toujours souvent pareil.

Robert Doisneau

#Where is my mind ?, écrit par Kim.

Premières
Le 05 novembre 2004 à 17:58.

Ca date de juillet dernier, mais bon. Premier flashage.



Ca date d'hier. Première ' colorization ' pour gay.paradoxal.org (à visiter absolument si tu connais pas, ignare)
Cliquez (parce que c'est encore plus moche sur fond caki)
Et puis puisque j'y suis : ma seconde colorisation. \o/

#Premières, écrit par Kim.

Give me a reason
Le 05 novembre 2004 à 17:08.

C'que j'aimerais.

C'est le matin.

Qu'il y ait.
Quelque chose de bien...

Qui m'attende au réveil.

Juste pour.
Ne plus avoir cette sensation.

Quotidienne.

De n'être là que pour faire tache. Dans le décor.

Pour du vide. Pour du rien.

kim Machin. Bout de rien.
kim Machin. Sert à rien.

kim Machin. (et je voudrais que ce soit toi mon quelque chose)

#Give me a reason, écrit par Kim.

Am Stram Gram...
Le 03 novembre 2004 à 16:53.

Parfois j'me fais peur.




Mais flinguez-moi quoi.





Ou mieux encore : j'm'en occupe.

#Am Stram Gram..., écrit par Kim.

Dreaming of Death
Le 03 novembre 2004 à 11:12.

Restes de larmes sèches d'hier soir au coin de l'œil, le long les joues. Mais sitôt ouverts, les yeux s'empressent de mettre à jour le chantier...
A quoi bon passer toutes ces nuits à pleurer sur le passé, sur des regrets qui déjà avaient fait tant de peine, de cicatrices. Mais non, je me trompe ici : le passé est révolu, certes, mais mon erreur et de n'avoir été assez fine pour démêler les nœuds formés dans le temps. De les laisser grandir, et lorsqu'ils devenaient trop lourd, de finir oppressée par ma propre bétise. Et là, retrouver le bout du fil relève de l'impossible. Et les conséquences de ce putain de passé sont tellement monstrueuses qu'elles me dépassent... Et je ne trouve rien de mieux à faire que de me remettre à chialer.
Faudrait que je sois capable de relativiser sur le coup et non pas attendre qu'on ait besoin de verser des larmes d'eau salée et de sang pour avoir une prise de conscience.
Je sais pas comment je me débrouille pour refaire les mêmes conneries à chaque fois. J'tombe dans le piège et je ne me relève jamais. Je perds ce que j'aime entre les épines de chaque gouffre et quand j'arrive tout au fond, à ce moment là, et pas avant, j'ouvre les yeux. Et il est trop tard, bien trop tard pour faire marche arrière. Et je suis alors incapable de remonter bien haut toute seule, trop démolie.



Jf. 16 ans. Ado en crise. Emmerdeuse. Mauvaise. Ch. Repères. Stables. Ch. Sincèrité. Ami. Confident. Se ch.

Mais ne trouve rien.
Ne fait que perdre.

#Dreaming of Death, écrit par Kim.

Virgin Suicides
Le 02 novembre 2004 à 18:21.



Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. Etouffée par une atmosphère lugubre tellement familière. La nuit arrive si vite en cette saison. Et dans une grande maison qui pue l'humidité...
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. Tic-tac. Il y a quelques minutes encore, le ciel était d'un rose homogène qui faisait peur. C'était laid. Maintenant, tout est noir : les réverbères de la petite rue se sont réveillés. C'est bien mieux.
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. Jupe en dentelle noire sur un pantalon délavé qui vire au gris, victime des caprices du lave-linge. Haut de résille. Articfice inutile. Tu parais tellement ridicule.
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. Le sol gris est innondé par le liquide lacrymal. Que s'est-il passé encore ? Tout va pour le mieux du monde.
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. Visage qui vire au rouge écarlate, c'est tellement nul, mauvais. Une fois on m'a dit qu'en pleurant j'étais belle ! Une fois, « on » n'avait sûrement pas assisté au spectacle de yeux de biche éclatés. C'est vrai. C'est pourtant le meilleur du pire. Je sais.
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. A quoi tu penses ? Peux-tu seulement penser ? Ahah ! Mais dis-moi, à quoi ça rime tout ce cinéma ? Tragique cirque crépusculaire par temps brumeux. Le sénario est parfait !
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. « Un mètre soixante-dix et quarante huit kilos de bonheur et d'allégresse ». Ca te va bien, comme ça.
Une loque humaine sur le granite froid des escaliers. Laisse-moi te dire – il murmure avec emphase – : tu ne mérites rien d'autre que ça.

#Virgin Suicides, écrit par Kim.

\o/
Le 02 novembre 2004 à 11:55.



BIG BISOUS SUR LA FESSE GAUCHE

SUPER FAB :D

#\o/, écrit par Kim.

Lullaby
Le 1er novembre 2004 à 11:46.

Nouvelle version donc, la vingt-troisième. Je n'aime pas trop ce design, sauf ses couleurs (qui d'ailleurs me rappellent un pub de Montpellier) (et aussi le salon de la maison de mes Sims, mais c'est une autre affaire), mais Marilyn devenait vraiment agaçante.
Je suis revenue de Montpellier vendredi soir, c'était un superbe mais bien trop court séjour. On avait pensé à déplacer mon retour, mais ce n'était pas raisonnable à cause du travail. Cependant, je m'aperçois que j'ai beau être rentrée depuis deux jours complets, et je n'ai pas touché une seule fois à mes affaires de cours... Enfin, j'avais commencé un peu là-bas, mais vraiment pas grand chose. Bref, ici il fait moche, froid, je m'sens mal, j'arrive plus à dormir correctement. C'est nul. Là bas, il a peut-être parfois fait moche, un peu frisquet, mais j'étais bien. Trop bien. Vraiment. J'étais avec lui. Et je me suis sentie heureuse. Ou du moins épanouie.
C'est fou hein, il me manque comme s'il avait fait partie de moi et qu'on me l'avait arraché. Sur le quai, je retenais encore mes larmes, parce qu'en plus, c'était tout à fait le même sénario que cet été : le même quai, la même voie C de la gare de Montpellier. Seule chose différente : je crois que je l'aimais d'autant plus cette fois-là.
Dans le train, ça allait : comme j'étais crevée, j'ai dormi un peu jusqu'à ce que j'aie le ' mal du train '. Du coup j'étais trop perturbée pour vraiment penser aux 800 km qui allaient à nouveau nous séparer.
En rentrant, pareil, complètement HS, naze, je m'écrase dans mon lit et pionce, du moins fais mine. Le réveil était douloureux. Parce que premièrement, j'ai très mal dormi, secondement, j'ai cru qu'il serait encore à côté de moi.
Mais. Mais.
Peut-être qu'il vient à la maison du 11 au 14 novembre parce que sa fac fait le pont.
Peut-être.
Caramel est morte.

#Lullaby, écrit par Kim.

This town
Le 24 octobre 2004 à 15:47.

Ce design me lasse puissance quarante douze mais je n'ai pas le temps d'en faire un nouveau puisque je pars chez mon chéri dans quelques instants. Chez mon chéri = Montpellier et Montpellier synonyme de vacances pour moi, pitite parisienne. Vacaaaaaaaaaannnnnnnnnnnncccccesss !
Sinon je me suis fait un t-shirt à l'aide de ce truc :





Héhéhé.

#This town, écrit par Kim.

Gloire et Fortune, ou la Révolution Castaldienne de la TV réalité
Le 21 octobre 2004 à 23:12.

Vous devez maintenant tous connaître le nouveau petit bijou de notre animateur télé préféré, à savoir Benjamin Castaldi (comment ça tu l'aimes pas ?). Mais oui, tu sais, le mari de Flavie Flamen qui a une petite gueule et qui dit ' portaïbeul ' pour portable. Non, tu vois pas ? Allez, encore un indice, c'est le type qu'est encore plus drôle que Nikos Aliagas (lui c'est celui qui présente la Star Ac', et si celui-là non plus tu le connais pas, vraiment, tu peux te faire petite souris !). Cette merveille donc, s'appelle Gloire et Fortune, sous titré La Grande Imposture. Mais attention, derrière ce nom franchement minable se cache une parodie de la télé-réalité ultra subtile.

Bon, si t'es vraiment pas in et que tu vois pas du tout de quoi je cause, je vais t'expliquer le concept. En fait, Benji, qui lui est un type super in (et moi je te dis, prends en d'la graine ma cocotte), a eu l'exclusivité d'être le premier à avoir la lumineuse idée de caricaturer la télé-réalité. Eh ouais, ça impose le respect, quand même.
Pour ce faire, il a engagé une 9 comédiens de oof qui vont chacun avoir un rôle spécifiquement stéréotypé : le gros salaud (l'ordure), la nana machiavélique très fine (ils l'appellent la stratège), la p'tite surfeuse toute mimi mignonne mais qui sait pas nager très bien (la bonne coupine), la barbie (la bimbo), l'emmerdeuse (la peste), et le reste je sais plus parce qu'ils n'ont pas énuméré tous les acteurs sur le site. Oui désolée, je critique votre inculture M6éenne, mais je suis pas vraiment in moi non plus. Damned.
ET, la cerise sur le gâteau, le mouton noir, le clou du pestacle... Mathieu. Attention, il faut préciser que Mathieu n'est pas un acteur. Non non, Mathieu, c'est un mec comme toi et moi (enfin moi je suis une fille personnellement, mais tu m'as comprise), simple, gentil, naïf, touchant, sensible, etc. En gros, un stéréotype lui aussi, mais il le sait pas et il le fait même pas exprès. Et en fait, il est tellement tout mignon tout plein, que pour exemple (totalement pris au hasard hein), le type qui joue l'ordure, dans le confessionnal, limite il pleurait parce qu'il disait que c'était super méchant de faire des coups de catin à un type si tout mignon tout plein.
Cette palpitante aventure nous est magistralement présentée par un présentateur reconnu de tous, à savoir celui de M6 Boutique. Alors lui, il est bien. Déjà, le premier jour de l'émission (oui j'avoue, j'ai regardé un peu, mais j'ai pas fait exprès), il fait son entrée non pas en limousine. Non pas en jet privé. Non pas à califourchon sur un dromadaire unijambiste. Non, non, Pierre Dhostel (parce que c'est son nom, merci actustar.com), c'est un vrai : il arrive, tel un prince charmant (uuuunnn peu plus enrobé que ce que l'on pouvait imaginer dans nos rêves de petites filles, et unnnnnnn peu plus sénile aussi) (non, là, je suis méchante, il est bien conservé, ça va, imotep) (mais bon, y'a le maquillage aussi, toussa... bref) sur un superbe étalon blanc. Ah, ça oui, son arrivée, c'était presque le meilleur de l'émission : sérieux, Benji, t'as assuré grave. Chapeau bas.
Bon, et comme toute télé-réalité qui se respecte, les candidats doivent faire des challenges pour assurer leur immunité face à l'élimination. Et les challenges que nous proposent Gloire et Fortune, vraiment, on sait pas où ils sont allés les chercher. Enfin, moi j'ai vu que le premier, et j'ai même pas rigolé tellement c'était grotesque : en gros, les candidats devaient enfiler un déguisement de pingouin (sans oublier les palmes de plongée) et beugler le cri du pingouin, et faire la danse du pingouin. Moi je dis, si j'avais été un pingouin et que j'avais vu l'émission, j'aurais sauté par la fenêtre (donc finalement, hélas pour vous, peu de chance pour que ça arrive – du moins selon ces critères).
Bref, on se demande tous " Mathieu flairera-t-il la machination dont il est victime ? Comprendra-t-il qu'il est, malgré lui, le héros d'une énorme farce et l'acceptera-t-il ? " (dixit m6.fr) (à traduire par Mathieu jouera-t-il son rôle de tout mignon tout plein jusqu'au bout ? En aura-t-il marre de passer pour un c*n devant (presque) toute la France ?)

En gros, Benjamin, t'es bien gentil mais faut pas pousser mémé dans la gadoue hein. Les télé-réalités, c'était super rigolo au début, mais on en est déjà au 4ème (?) opus de Star Academy, il y a eu je ne sais combien de Pop Star ou A la Recherche de la Nouvelle Star, sans oublier les Loft Story... Et on y comprend plus rien. Alors, si en plus, tu t'éclates à truquer officiellement des télé-réalités déjà truquées officieusement afin de les parodier (officiellement, on aura fini par le comprendre) bha, blased quoi.

#Gloire et Fortune, ou la Révolution Castaldienne de la TV réalité, écrit par Kim.

Dressage
Le 15 octobre 2004 à 18:08.

Aux premiers abords, j'me rends compte que je peux être super froide. Et encore plus sur la toile. Mais bon, une fois qu'on m'a apprivoisée, ça va, imotep, j'peux être gentille. Seulement l'apprivoisement peut s'avérer être un long et rude combat. Par ce que t'inquiete kékette que je suis pas une fille facile, moi, non non : je suis une real true gurl réservée. Au début. Après, j'suis tout bonnement chiante. Après, c'est quand j'ai fini par faire confiance à celui ou celle qui prend le risque de tenter une approche. Ou alors tout simplement quand j'ai fini par avoir des affinités avec ce(tte) dernier(e). Alors, soit t'as vraiment été méga gentil avec moi et j'te trouve hyper cool et laulant, et je vais plus te lâcher. Genre même si c'est pas du tout dans mes habitudes habituellement, je vais venir t'harceler sur MSN dès que je verrai s'afficher en bas à droite de mon écran Tartanpion vient de se connecter (tu fais Tartanpion ok) et je te ferai à ton insu des tas de tactiques très subtiles pour que tu m'aimes autant que je t'aime, etc. Mais bon ceci est un cas de figure assez exceptionnel. En plus j'harcelerai pas tout le temps parce que j'aime vraiment pas faire ça (c'est à dire que oui, je sais combien il est emmerdant d'avoir quelqu'un qui semble être en train de vous traquer, que vous vous demandez si, s'il en avait les moyens, ne viendrait pas mettre le feu à votre boîte aux lettres – me demandez pas pourquoi j'ai jamais compris, etc.)
Ou alors, t'es qu'un con et tu me fais chier grave, et je vais finir par te bloquer. Mais pas un bloquage barbare hein, non, c'est pas mon style. Je vais te bloquer intelligemment, avec finesse, de façon à ce que tu ne te t'aperçoives jamais que je t'ai bloqué. Tu te demandes de quelle manière, hein ? C'est très simple : lorsque le moment me semblera propice, je te débloquerai quelques instants, et puis hop, rebelotte. J'vous jure que ça marche, y'en a un il croit que j'me suis désintox' de la toile et que je me connecte qu'occasionnellement, alors il vient tout content de me voir en ligne et... Mais bon ça on s'en fout quoi, en plus c'est pas gentil pour lui (trop désolée si tu t'es reconnu).
Enfin bref, je sais même plus où je voulais en venir. Quoiqu'il en soit, la pub Kiri Tartine, elle est trop chou.

Ah ouais et puis Grisette a mouru... C'était trop horrible de voir Minh pleurer comme ça, je crois que c'est la première fois qu'elle est confrontée à la mort (Minh mode Skywalker, private joke hein (gros malin), du moins en étant capable de comprendre ce que cela représentait. Même pour un hamster.
Enfin, elle s'en est remise au bout de deux jours et a adopté Caramel. Cette bestiole est assez particulière : 1* elle couine et 2*, elle pue l'effaceur. Et je pourrais même rajouter 3* cette conne m'a pissé dessus hier soir (et Minh a pas trouvé mieux que de dire « oh ! ben tu l'as pas prise au mauvais moment hein ! » ouais, t'as raison ma pépette, la prochaine fois je lui demandrai si elle a pensé à aller faire pipi avant de la sortir).

#Dressage, écrit par Kim.

Light programme
Le 12 octobre 2004 à 17:56.

Mardi 12 octobre : DS d'Espagnol
Lundi 18 octobre : DM de Maths + DS d'Histoire (2 heures)
Mardi 19 octobre : DS de compréhension écrite d'Espagnol
Jeudi 21 octobre : DM de Français (commentaire composé)

Samedi 23 à partir de 12:30 jusqu'au mercredi 3 novembre : vacances.
Et puis on reprend :

Vendredi 5 novembre : Bac blanc de Français
Mercredi 10 novembre : DS de Maths
Jeudi 18 novembre : DS d'expression ecrite d'Anglais

Bien entendu, bien d'autres devoirs ne sont pas encore annoncés dans cet internvalle mensuel. Ah, douce (rude ?) monotonie lycéenne quand tu nous tiens...

#Light programme, écrit par Kim.

No more Superman
Le 12 octobre 2004 à 12:37.

Christopher Reeve est mort dimanche dans un hôpital de New York à l'âge de 52 ans.


52 ans, c'est l'âge de mon papa.

#No more Superman, écrit par Kim.

News News News
Le 09 octobre 2004 à 13:51.

Cette prof' de maths est une catastrophe ambulante.
Pendant le cours, chaque élève a un temps d'écoute limité accordé par cette dernière : on a l'autorisation de poser une question par cours, pas plus (en revanche, moins, ça l'arrangerait bien). Et si jamais on trop de lacunes, eh bien c'est tantpispourtagueulet'avaisqu'àêtresurdouéptitcon, ou bien en plus soft : votre crédit est épuisé. C'est pourrave, quoi. Et puis elle a cette manie de se déculpabiliser d'une fine manière lorsqu'elle se plante au tableau ou bien dans une correction & co. Limite elle parviendrait presque à rejeter la faute sur les pauvres lycéens que nous sommes.
Mais bon, sinon ça va elle est cool. Imotep.

Autrement, comme ça fait un moment que j'ai pas blogué, je vais balancer comme ça quelques phrases à propos de cette semaine.
Alors, samedi dernier je suis sortie d'une salle de physique chimie en hurlant de douleur (morale). J'ai une fois de plus dû passer pour une tarée auprès de l'enceinte mariecurienne ! Great !
J'ai eu treize en français à une analyse de corpus mais je n'ai toujours pas le résultat de ma note de DM.
J'ai appris qu'une année, mon lycée avait eu 100% de réussite au bac scientifique. Cependant ça m'a moyennement étonnée puisqu'en moyenne, il n'a jamais moins de 97%. Oui t'as vu je suis dans un lycée d'élites héhé.
J'ai eu la deuxième meilleure note en SVT !!!!!!!! (applause please)
Je me suis acheté un poncho marron so cuuute et je suis en train d'en crocheter un noir en suivant le patron du premier.
Il faut que j'aille à Châtelet cet après-midi.
J'ai enfin trouvé un ruban de satin blanc.
J'irais sûrement une semaine chez mon chéri à la Toussaint (tu me manques sale con !).
Et...
JE VAIS TRAVAILLER POUR LE MUSEE DE L'ART MODERNE. Hahahahaha ! Pour ce projet, que j'explique à ceux qui ont la flemme de lire le concept sur le site officiel : afin de faire la promotion de HP, durant tout le mois de novembre, tout amateur pourra ramener ses fesses au Palais de Tokyo avec (sur CD je présume) son œuvre (photographie, infographie, les deux ?!, etc) et mon boulot sera de recevoir cette personne, de mettre sur PC son travail, d'arranger les couleurs, de lui montrer le résultat sur un grand écran et, si ça lui plaît, de la faire imprimer sur une méga trop énorme ultra oof imprimante HP. Ensuite, l'oeuvre sera exposée dans le musée. Et lorsqu'il y a plus de place, on enlève les premiers que l'on remplace par les nouveaux. La seule contrainte est de faire apparaître les lettres H et P dans le titre de l'œuvre.
C'est pas trop génial ?! Je vais rencontrer pleiiiin de monde, je vais apprendre des taaaas de trucs, je vais gagner un peu de sous... Et tout ça dans un domaine purement artistique (et un peu informatique). L'extase quoi.
Si vous êtes un jeune artiste intéressé et inculte, le Palais de Tokyo se trouve au métro Paris Alma, et viendez le samedi de 18h à minuit, pour me faire un coucou.
Sur ce ...!

#News News News, écrit par Kim.

Lost In Translation
Le 1er octobre 2004 à 21:03.














#Lost In Translation, écrit par Kim.

Profyl
Le 29 septembre 2004 à 19:30.

#Profyl, écrit par Kim.

Travail d'écriture
Le 28 septembre 2004 à 21:18.

Sujet d'invention

Un des républicains arrêtés après le Coup d'Etat du 2 décembre écrit à Victor Hugo pour lui exprimer ce qu'il pense de son entreprise littéraire, les Châtiments, et particulièrement du texte Souvenir de la nuit du 4. Il convient d'employer un ou deux des registres littéraires au programme.


A Paris, en mars 1853

            Monsieur Hugo,

 

            Vous voyez, je ne peux pas préciser la date : c’est parce qu’ici, j’ai perdu toute notion du temps. Ici, c’est la prison. Ca doit faire deux ans qu’ils m’ont fait enfermer. C’est à cause de ce maudit coup d’Etat. Vous voyez, on y a perdu la République, moi j’ai aussi perdu ma liberté et mon frère. Mon frère c’était un gamin, mais il était juste, vraiment courageux et brave. Il aurait dû avoir 18 ans cette année, mais Napoléon en a décidé autrement et c’est un peu ma faute : j’étais trop fier de Paul. Alors je l’ai emmené partout avec moi, à chaque fois qu’il fallait crier « Vive la République ! », il était là. Mais monsieur, je ne vous écris pas vraiment pour vous parler de comment il était. Je vous écris pour la nuit du 4, car c’est le poème où vous racontez vôtre tragique souvenir qui m’a le plus bouleversé. Cette nuit là aussi, Paul était venu avec moi. Mais je suis reparti tout seul, et pas pour rentrer à la maison. Je sais ce que vos yeux ont vu, mais vous ne pouvez pas savoir combien mon cœur a été blessé ce soir là. Ils me l’ont pris, ce petit homme. Je me souviens encore du visage dégueulasse de ce soldat : on s’enfuyait et il lui a tiré dans la jambe droite, alors Paul est tombé et l’autre salaud s’est avancé vers lui, il lui a fait : « Fallait pas jouer dans la cour des grands ! » et il l’a achevé, même pas d’une balle dans la tête, non ça aurait été trop bon de sa part, il lui a balancé deux coups de crosse dans la nuque. Le crâne du petit déglutinait sa cervelle et moi je suis arrivé trop tard. Je serrai fort contre moi un pantin inanimé. Et puis d’un coup j’ai compris que j’avais été bien infâme moi aussi, parce que c’est rien qu’à ce moment, quand son corps était là, vide et tout ensanglanté, que j’ai compris qu’il avait été trop jeune pour affronter tous ces chiens enragés. Et j’avais envie d’hurler fort jusqu’à ce que je m’étouffe dans ma rage. Mais y’avait comme un nœud dans ma gorge et je pouvais que gémir de douleur. Je voulais pas que Paul me voit pleurer de là-haut, mais j’arrivais pas à refouler mes larmes : elles accouraient comme des furies haineuses et plus j’essayais de les arrêter dans leur course, plus elles étaient nombreuses. Mais j’avais beau pleurer, c’était quand même trop tard et moi, j’aurais voulu être à sa place, là, sur les pavés, la tête fracassée. Mais voilà, c’est Paul, le petit, le tout jeune et brave Paul qui se vide de son sang. Et moi je me demande : qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que je dois faire maintenant ? Rester là et pleurer la mort de Paul ? Non ! De là-haut, Paul me regarde toujours et  il ne veut qu’une chose : que j’abandonne pas notre lutte.

            Alors j’ai séché mes larmes du revers de ma manche, même si y’en avait d’autres qui revenaient tout de suite, et je me suis relevé, j’allais continuer de me battre jusqu’à ce que Dieu décide qu’il soit temps de rejoindre Paul. Mais je sens quelque chose de froid dans mon dos et alors un frisson me glace l’échine : c’est trop tard, encore une fois. Il me fait : « tu me suis ou t’es mort » et, comme un lâche, je les ai suivis jusqu’ici.

           

            Je sais que vous savez aussi comment c’est quand on n’a plus de liberté, mais je sais aussi que vous êtes bien plus brave que moi. Alors je vous demande ça : pour Paul, pour l’enfant qui avait reçu deux balles dans la tête, pour tous ces autres innocents ou les courageux qui ont donné leur vie pour la République, monsieur Hugo, continuez : vôtre plume est sûrement l’une des plus puissantes armes de notre guerre. Comme j’ai réussi à avoir les Châtiments, même ici, enfermé et privé de tout, je ferai tout ce que je peux pour pouvoir lire vos prochaines merveilles. Et sachez qu’ici nous sommes beaucoup à agir comme ça, alors je me permets de vous dire que je parle au nom de tout prisonnier qui hurle « Vive la République ! »

 

Jean Couture,

et bien d’autres encore.

Bon, personnellement, je suis pas vraiment fière de moi. Je vise un 9.

#Travail d'écriture, écrit par Kim.

Musée de l'Art Moderne
Le 26 septembre 2004 à 14:11.







La suite ici...

#Musée de l'Art Moderne, écrit par Kim.

Des trucs et des machins
Le 25 septembre 2004 à 14:23.


Minh essayant les premières binocles d'Anh... « Ouah ça fait bizaaarre ! Et si j'regarde comme ça ?! »

Mh, j'ai cassé l'aquarium de mes poissons (pas taper). Enfin, c'est pas moi qui l'ai cassé, c'est le marbre de la salle de bain... Bref, du coup maintenant ils sont dans un vase, mais ça fait joli aussi, ils ont juste à s'habituer aux virages à 90°. :)


Sinon euh, avant hier je me suis fait plaiz'...


Sauf p'têt pour le Voltaire puisque c'est une lecture complémentaire du lycée, mais bon.
J'ai fini le Despentes en une après-midi, ce bouquin est franchement génial, j'vous le recommande vivement !
Sinon hm... J'espère pouvoir aller au Musée de l'Art Moderne cette aprem, ça va déchirer sa mère (pour les jeunes intéressés, c'est gratos pour les moins de 18 ans, profitez-en ! :D).

Pis au fait, la partie privée est en ligne depuis une semaine.

#Des trucs et des machins, écrit par Kim.

I love my lycée wouhou
Le 24 septembre 2004 à 15:07.

J'ai la rage, si on me laissait faire je leur éclaterai la tête contre le rebord du trottoire, ou bien j'en prendrai un et taperai sur les autres avec, j'hésite. J'ai la rage et ça m'fait chialer. Parce que cette année commence comme la précédente : encore des cours qui sautent à cause d'angoisse qui engendre larmes et inexorablement fatigue, et là, pour couronner le tout une super rinopharyngite en phase de déboucher sur une otite. Et caetera. Quand j'ai le démon comme ça je fais des trucs où je ne me reconnais pas. Enfin j'en dit, surtout.
En fait je reviens du lycée. Ces abrutis congénitaux ont instauré une nouvelle règle super rigolotte : le matin, les élèves doivent impérativement arriver avant 8:30 pour entrer par la porte destinée aux élèves, et dans le cas échéant, ils peuvent poireauter jusqu'à 45 devant l'entrée principale, en la ragoûtante compagnie du nouveau chien de garde de Marie-Curie, un espèce de débile profond avec les yeux espacés de quelques 3 centimètres et la racine des ch'veux aux sourcils, qui se la joue à la Elvis remixé vieux loubard motard, avec sa veste en faux cuir de cul de jatte et sa coiffure gelée à fond, qui donne l'mpression qu'il s'est peigné avec un balais à chiottes. Et son engin à deux roues en question, c'est une espèce de boîte de conserve, avec un moteur qui sonne même pas 125, mais taillée comme une moto de course. Tu parles d'une bête !
Et cet abruti, quand tu lui parles, il capte rien. Enfin non, c'est p'têt moi qui, quand je suis énervée, ai un débit de mots à la seconde qui va en s'accroissant, plus j'ai les nerfs. Alors je lui répète limite en épelant mot à mot, tandis que pour faire genre il est intelligent et il va comprendre, il me considère gravement, mitigé entre une attention pour faire genre il fait bien son boulot, et entre un ' qui me parle ? ', pour faire genre il fait bien son boulot, mais il s'en fout quand même de ta pov' gueule d'élève pas sérieux qui arrive à 32 au lycée.
Enfin même en jouant l'orthophoniste il comprend que dalle, et il nous (parce que je n'étais évidemment pas la seule retardataire) fait ' de toutes façons ça sert à rien de rester là ils vont vous jeter quand vous serez entrés ' et j'réponds ' non c'est bizarre, mais j'ai encore l'espoir qu'il y en ait qui soient moins cons que ça à l'intérieur '. Mais bon, là il l'a jouée à la je m'en fous profondément.
Finalement j'me suis tirée en lui lachant un ' au revoiiiiiir ' plein d'hypocrisie qu'il n'a sûrement pas dû capter non plus.
Connard.

#I love my lycée wouhou, écrit par Kim.

T'enflamme pas !
Le 22 septembre 2004 à 14:10.


#T'enflamme pas !, écrit par Kim.

La mouche
Le 14 septembre 2004 à 21:44.

Tout à l'heure y'a une espèce de grosse mouche qui s'est attaquée à mon écran et elle faisait un bruit étrange genre BZzzZzz, comme une mouche normale en fait, sauf que c'était pas normal parce que ça me faisait super peur et normalement j'ai peur de tout ce qui fait BZzzZzz, sauf des mouches. Alors, courageuse comme je suis, je me suis emparée de mon bloc de feuilles et je l'ai frappée une première fois, mais ça l'a juste un peu sonnée et elle est tombée sur mon taille-crayon, alors, comme je suis pas une bête quand même, j'ai préféré l'euthanasier. Et en fait j'ai bien regretté ma bonté parce que je me suis aperçue qu'il ne s'agissait pas d'une mouche ordinaire, mais d'une MADAME MOUCHE et qu'elle était EN CLOQUE. Au début j'ai pas bien compris, la lumière était éteinte alors j'ai vu une espèce de masse jaunâtre à proximité du cadavre et je me suis dit « ce doit être ses organes internes qui ont été propulsés en dehors de son corps lors du choc », 'truc banal quoi. Mais en allumant la lumière, j'ai compris qu'il ne s'agissait pas de tripes, mais de quelques dizaines de petites larves qui pullulaient. Trop dégueu. Je vous ai fait un petit dessin pour que vous puissiez mieux imaginer mon horreur face à cette scène morbidement glauque :


(en vrai la mouche était un peu décomposée, mais je vous l'ai faite en un seul morceau pour que vous puissiez la reconnaître) (et en vrai aussi y'avait encore plus de larves et elles frétillaient de partout !!!)

#La mouche, écrit par Kim.

Parisienne Moonlight
Le 12 septembre 2004 à 21:41.


Le voilà reparti. C'était un chouette ' grand week-end ' : samedi après-midi, nous sommes allés du côté de Montparnasse et tandis que je le trainais dans la rue de Rennes, nous avons été surpris par une averse impressionante : j'ai dû me balader avec 1 litre d'eau absorbé dans chaque jambe de mon jean (éponge ?). Après les magasins nous sommes allés dîner dans un restaurant Indiana, puis au ciné voir ' Mensonges et trahisons ' sous-titré ' et plus si affinités '. Ce film était excellent, à tel point que les spectateurs applaudissaient dans la salle. Baer est vraiment un très bon acteur.
Aujourd'hui nous sommes allés à Notre Dame, puis nous nous sommes promenés sur les quais de la Seine... Ensuite direction la Gare de Lyon où il a fallu retenir ses larmes...
C'est amusant comme les dernières minutes peuvent paraître longues, que ce soit celles qui précèdent l'arrivée à sa gare ou bien ces dernières que l'on partage avant le départ de son train...

#Parisienne Moonlight, écrit par Kim.

Usurpatrice, je vais te tuer
Le 08 septembre 2004 à 14:17.

Il y a une certaine personne qui, depuis quelques mois, se plaît à mettre des photos de moi sur son profil MSN. Et comme cette certaine personne est fort intelligente, elle a aussi eu la grande idée de m'ajouter à sa liste de contacts. Je suis donc allée lui demander pourquoi avait-elle mis MA photo sur SON profil, elle m'a sorti qu'un ami lui aurait envoyé ma photo, stipulant que j'étais charmante, alors elle s'est dit que ça ferait fashion si elle mettait la photo d'une dite charmante jeune fille sur son profil MSN, mais qu'elle n'avait aucunement l'intention de se faire passer pour moi. Comme je suis cool une fois mais pas deux, j'ai dit que c'était pas grave et je lui ai demandé de l'enlever, ce qu'elle a fait.
Cependant je suis retournée voir son profil pour regarder si à tout hasard un autre ami ne lui aurait pas envoyé une autre photo de moi, et il s'est trouvé que c'était effectivement le cas !
Qu'en dites vous ? Troubles de la personnalité ou simple stupidité féconde ? Mhh j'hésite. Les deux ?

Post-scriptum : il vient demain soir !

#Usurpatrice, je vais te tuer, écrit par Kim.

Pom pom pom
Le 06 septembre 2004 à 18:02.

Edition : Oh pitain, ça fait beaucoup de Marilyn sur une seule page. :|

Donc une peinture numérique de Marilyn Monroe réalisée hier soir et une ambiance (que j'espère) un peu rétro. Au sujet de la radio qui déconne, désolée mais je crois que je n'y peux strictement rien (enfin, il me semble). Je vais quand même essayer d'arranger ça mais je ne peux rien vous garantir.
Autrement, peut-être que Chéri va viendre à la fin de la semaine (parce que Chéri, c'est un grand, il va à la Fac et il reprend le 20), mais rien de sûr. Enfin, papa a à peu près donné son accord, je tenterai ce soir d'obtenir celui de maman... S'il vient, je vous promets des photos.
Bon, c'est pas tout mais j'ai du boulot moi.

#Pom pom pom, écrit par Kim.

' ze 22th ', coming soon
Le 06 septembre 2004 à 13:44.


Voici un aperçu de ce que sera la vingt-deuxième version de ce blog. Cette dernière est déjà fin prête, enregistrée au fin fond de mon gros dur (H:), mais elle ne paraîtra que plus tard, faute de temps.

Ce matin donc, premières heures de cours de l'année 2004-2005 en classe de 1S2. 1S2 qui se trouve être une classe à première vue sympa, malgré le CPPP : le Comité des Petites Pétasses Présomptueuses (« oh, mais c'est péjoratif » dit Anh hé oui, je suis méchante et je l'assume « et si elles lisent ton blog ? » rien à battre hin hin hin).
Au sujet des profs, pas de tel comité, la prof' de physique chimie est nouvelle dans l'établissement et, malgré ses apparences assez strictes, elle a l'air plutôt gentille. La prof de Maths, malgré ses apparences de tête en l'air, a l'air très gentille et enfin, la prof de Français, accessoirement nôtre professeur principale, a l'air euh... mal baisée (Anh : c'est..... un p'tit peu péjoratif ça aussi !). Mais gentille quand même.
Cet après-midi, deux heures d'Histoire Géo.
Les verres de mes lunettes (oui oui je vous avais caché ce passé-présent de bigleuse hihi) ne sont plus adaptés à ma vue et me foutent une migraine de malade. Ajoutez à cela mes douleurs abdominales mensuelles, ben... Voilà.
Sur ce, je vous laisse : je dois arroser mes poissons (...).

#' ze 22th ', coming soon, écrit par Kim.

I couldn't resist anymore
Le 03 septembre 2004 à 12:40.

Leçon du soir, de la semaine, du mois, voire même de la saison :
Éviter de tout garder pour soi. On a trop tendance à croire qu'on va être longtemps capable de jouer le super-héros en encaissant toujours un peu plus, et puis voilà qu'un jour, même en ayant adopté cette habitude de tout accumuler dans son p'tit cœur, on explose. Et ça peut être douloureux, parfois même saignant (...).
Donc, chers lecteurs, je vous le dis parce que je vous aime, faites-en ce que vous voulez et croyez-moi ou pas, mais moi je vous conseille de parfois enlever temporairement vôtre carapace, d'aller trouver la bonne personne et d'ouvrir vôtre cœur, même si celui-ci a pu momentanément se transformer en une boîte de Pandore.

Voilà, maintenant allez pas croire que je suis devenue une fille qui donne toujours des bons conseils presque existentiels et qui analyse tout tout le temps par des leçons de vies à deux sesterces (merci à Louis (même s'il est fatigué) et Fab, fidèles lecteurs d'Astérix et Obélix, qui m'ont donné l'orthographe super compliquée de sesterces).

PS : je suis en train de créer une partie privée pour ce blog, parce que la censure c'est bad. Les intéressés à qui il me plaira de donner l'accès pourront avoir leur pseudo et mot de passe perso, c'est pas trop grim ça ? (merci super Fab !)

#I couldn't resist anymore, écrit par Kim.

Hey mama
Le 1er septembre 2004 à 00:21.

J'en ai ma claque de passer mon temps à me censurer, j'ai la sensation d'être constamment bâillonnée (celui qui me fait une blague avec un Jambon de Bayonne je le tue avec ma tasse de thé (dixit Vin Diesel)) tandis que je ressens de plus en plus le besoin d'hurler. J'ai même l'impression que mon corps s'est mobilisé pour m'empêcher de m'exprimer en créant cette quotidienne et étouffante ' boule de nerfs ' dans ma gorge. Et puis ces putains de larmes prêtent à surgir n'importe quand !
J'peux pas l'ouvrir, sinon on me remet à ma place illico presto.
Heureusement qu'avec maman ça va mieux...
Maman...
Aussi loin que remonte ma mémoire, jai jamais eu de câlin de maman. Et je ne suis toujours pas parvenue à aligner les quelques mots ' je t'aime maman '.
Mais ça viendra, il faut sûrement un peu plus de temps.

Papa lui a fait lire quelques passages de mon post sur la critique, pendant que j'étais chez chéri. Elle a dit que j'étais intelligente, que j'écrivais bien et qu'elle était fière de moi. Que j'étais intelligente, qu'elle était fière de moi. That I'm intelligent, that she's proud of me.
Quel soulagement.

#Hey mama, écrit par Kim.

I'm back _once again
Le 30 août 2004 à 01:35.

Montpellier est une ville que j'apprécie de plus en plus, surtout avec un mon guide privé... :)
Je suis donc arrivée le soir du vendredi 20 et trois heures et demi de TGV, c'est décidément très lourd, surtout lorsqu'on n'ose pas déranger son voisin assis côté couloir pour aller au pipi-room & compagnie.
Bon, j'ai la flemme de décrire chaque journée en détail alors je vais faire bref avec ce qui me vient à l'esprit.
Il m'a emmenée au Jardin des Plantes qui, d'après son papa est le plus ancien Jardin des Plantes de France (un point pour ma culture de mouette ! – et la vôtre peut-être).
J'ai été bouffée par UNE SEULE ET UNIQUE araignée (ou alors cette araignée et ses bébés) qui, pendant une seule nuit est parvenue à me mordre huit fois, dont une fois sur chaque joue. J'ai l'air d'un clafoutis.
Il a parfois fait super chaud et certains en ont beaucoup souffert sous leur imposante masse capillaire, à tel point qu'il se sont jetés dans la fontaîne.
Et on a eu un superbe ciel crépusculaire :

#I'm back _once again, écrit par Kim.

La critique
Le 20 août 2004 à 12:03.

Je distingue deux formes de critiques : celles qui peuvent être fructueuses, et celles dont on se passerait finalement volontiers.
La première catégorie serait plutôt exercée par des personnes expérimentées qui portent ce jugement afin de guider le novice. On aurait même tendance à appeler ces ' critiques ' des ' conseils ' et je pense qu'on serait sage de bien sûr les admettre, mais surtout de les écouter avec attention, voire même d'en (re)demander.
La seconde forme est plus irritante qu'autre chose et, dans ce cas, le blâmeur ferait mieux de fermer sa grande gueule (pardonnez-moi, c'est sorti tout seul =)). J'ai bien du mal à supporter ces pseudo-analyseurs hautains incapables d'apprécier ne serait-ce qu'un temps soit peu le travail des autres qui, en débutant se crèvent pour construire quelque chose d'assez satisfaisant à leurs yeux. Plus brièvement, lorsqu'on est incapable d'imiter celui que l'on blâme, il vaudrait mieux savoir porter de l'admiration à lui-même et à ce qu'il est parvenu à produire plutôt que de le briser par de stupides attaques totalement injustifiées (sauf peut-être par un zeste de jalousie ou encore par pur sadisme ? Mais peut-on appeler cela une justification ?). S'il se voit brisé dès ses premiers pas, comment pourrait-il poursuivre ses ambitions, à moins de comprendre que son réprimandeur n'a rien à dire là-dessus ?
Souvent, ma mère remplit très bien le rôle de ' critiqueuse expérimentée ' au quotidien et je fais de mon mieux pour considérer sa remarque (même si elle se digère mal assaisonnée d'insultes huhu) ; il m'arrive même d'aller de mon plein gré chercher sa critique afin de tenter une amélioration... Et je ne saurai jamais assez la remercier pour sa droiture !

#La critique, écrit par Kim.

Hé Jib's !
Le 18 août 2004 à 13:18.

Je repars du jeudi 19 au dimanche 29 vendredi 20 au lundi 30 chez mon chéri.
Pour faire taire les trop curieuses qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas (pourquoi tu te sens visée Jessica ?), je vais vous parler un peu de lui.
Avant tout, voici à quoi il ressemble (il est à gauche :)))) :


On a eu une rupture de six mois jusqu'à mi-juillet, ce pourquoi je ne vous avais pas parlé de lui avant (sauf dans mes plus vieilles archives, mais peu d'entre vous suivent mes trépidantes aventures depuis le début). Que dire... Il vit donc à Montpellier... et moi en banlieue parisienne, ça fait loin, mais la distance n'a pas que des inconvénients : séparés par quelques 800 km, on se tape moins sur la tronche. Oui parce qu'on a tous les deux de très mauvais caractères (surtout lui, mais bon je vais prendre sur moi un peu sinon il va raler).
Je ne vous en dit pas plus, sinon il va raler (quand je vous disais qu'il avait un très mauvais caractère je plaisantais pas !) mais peut-être que depuis chez lui je pourrai vous en révéler un peu plus sur cet ' amoureux (maintenant un peu moins) mystère ', s'il me donne son accord (allez pas croire que je suis soumise non plus, ce serait plutôt le contraire héhé).

Bon sinon papa m'a fait conduire aujourd'hui, sur un grand parking privé presque vide. :D J'ai même passé la troisième vitesse et j'ai calé que deux fois (...). Il faudrait quand même qu'on songe à m'inscrire à une école de conduite, ce serait plus sérieux, m'enfin.

Minh et moi avons enfin une hamster-dame ! Uiui je vous en avais parlé il y a... un bout de temps. On l'a appelée Grisette. C'est un petit bébé, elle est toute mignonne même si elle m'a croqué le pouce tout à l'heure. Je vais voir si elle est réveillée, si c'est le cas je vous fait une photo... Bon ben elle dort, j'essaierai de vous en mettre une plus tard.
Oui oui je sais, après les poissons l'hamster... Allez pas croire que c'est une ferme chez moi ! D'ailleurs Kenzo (le cochon d'inde de Anh) aime beaucoup le thé, je lui en donne à la petite cuillère c'est rigolo il en fout la moitié à côté.

Enfin bon, j'ai l'honneur de vous annoncer l'ouverture de ma fanlisting ! Un grand merci à Daria et Anaïs... :)

#Hé Jib's !, écrit par Kim.

Quelle Époque et Pic !
Le 13 août 2004 à 13:20.

Je vais me taire, après tout ce ne sont pas vraiment mes oignons, je ne suis comme le dit si bien Daria, qu'une oreille. Mais ça ne m'empêche pas de me sentir malhonnête. J'ai réellement l'impression d'être malsainte et ça me noue l'estomac à longueur de journée...

Avec Marie on a décidé d'ouvrir un blog, toutes les deux. Et puis Lucie nous rejoindra sûrement à son retour de vacances. Il faudrait donc que je prépare une maquette, que je leur explique comment poster, toussa.
D'ailleurs, hier, Marie m'a fait un chouette cadeau : Époque et Pic. Deux poissons rouges, mais Pic est jaune en fait. Ils sont en panique depuis le transport d'hier, qui était assez mouvementé puisqu'il s'est déroulé à pied pendant plus d'une heure. Du coup ils font plein de crottes (je sais pas pourquoi j'ai toujours cru que l'excès de crottes à l'arrivée des poissons était dû au stress). J'espère qu'ils vont vite se calmer sinon le nettoyage d'aquarium, j'sens que ça va être terrible ! Dans la boutique animalière ils me proposaient des pastilles relaxantes à mettre dans l'eau des poissons, mais ça coûtait deux fois plus cher que les poissons eux-mêmes.

Quelle époque épique !

Au fait, est-ce que l'un ou plutôt l'une d'entre vous saurait où je peux acheter, à Paris, des perles fantasies, de toutes matières, pour faire des colliers ?

#Quelle Époque et Pic !, écrit par Kim.

Le pour et le contre
Le 12 août 2004 à 12:57.

Lorsque des personnes que j'admire ou bien que j'aime ' tout simplement ' se confient à moi, j'ai tendance à considérer ces révélations intimes comme une sorte d'honneur qu'ils me font.
Mais je suis actuellement dans une situation où, de part et d'autre, on me confie certaines choses que je ne dois répéter sous aucun prétexte... Seulement, si de toutes parts chacun savait tout ce que je sais, ça irait mal. Mal ? le mot est léger.
Par loyauté envers l'un, je me dois de ne surtout rien dire à l'autre... Par honnêteté envers l'autre, je me dois de lui révéler ce que je sais.
Le plus simple serait de me taire : si un jour la vérité éclate, étant sensée n'être au courant de rien, je n'aurais théoriquement aucun problème. Mais demeurerai malhonnête (tout en n'ayant jamais menti) : il n'y aurait effectivement aucun problème matériel ou technique, mais il s'en poserait un (nouveau) dans ma conscience. Et dans mon cœur.

En tous les cas, je suis forcée de trahir quelqu'un que j'aime. Et même si d'une certaine façon, aucun protagoniste de cette histoire ne connaîtra ma déloyauté, ma tête, elle, ne pourra plus douter de ma faiblesse.

Et aujourd'hui, étrangement, que donnerais-je pour ne plus rien savoir...

#Le pour et le contre, écrit par Kim.

I'm back
Le 09 août 2004 à 13:38.

Me voici de retour à Paris car finalement, nous avons zapé le séjour lubéronien. Je reviens donc d'Auvergne où l'on fêtait les 50 ans de mon oncle. C'était bien sympa, mon cousin (soit son fils, Lucas) qui est cirqueman nous a fait un spectacle. Il a jonglé avec des masses en feu, toussa. Après la soirée j'ai dormit à la belle étoile avec 3 de mes cousins... Je me suis endormie vers 5 heures, j'ai été réveillée 4 heures plus tard par un grand soleil estival auvergnat.
'Puis en rentrant, sur l'autoroute donc, j'ai pris quelques photos que voici :






... Je repars dans quelques temps pour Montpellier, chez mon chéri !

#I'm back, écrit par Kim.

Mode touriste
Le 02 août 2004 à 21:40.

Aujourd'hui nous avons été aux gorges de l'Ardèche. Nous avons dû supporter une chaleur étouffante, mais c'était assez impressionnant : comme le Grand Canyon (même si j'y suis jamais allée), mais en petit et moins sec. Le ciel faisait comme une capsule au dessus de nos têtes parce qu'il y avait d'immenses nuages. Ils étaient déchirés par endroit et dessinaient des dragons, des requins et des éléphants. Je vous aurai bien montré tout ça, mais je n'avais hélas pas d'appareil.
Mon amoureux est reparti hier soir chez lui après que sa famille aie dîné ici. Je suis contente : je crois que ça s'est plutôt bien passé entre nos parents. Mais bon, maintenant il me manque beaucoup... 'Faudra que je vous parle mieux de mon amoureux plus tard.

#Mode touriste, écrit par Kim.

Là où il fait soleil
Le 02 août 2004 à 21:38.

J'ai la possibilité de me connecter à Internet alors, comme promis, je vous fait un petit coucou.
Je suis donc dans une grande maison, qui est en fait un tout petit morceau du Château de Valliguières, petit village du Gard, avec ma famille proche, ma tante, ma petite cousine et mon chéri.
Il fait un temps merveilleux et nous passons une bonne partie de nos journées plongés dans l'eau de la piscine. Je crois que ce sont les plus belles vacances de ma vie...
J'ai pu prendre quelques photos mais elles sont de médiocre qualité, je vous laisse zieuter ça. :)
Je re-posterai peut-être plus tard (avec, si je le peux, des photos de mon bronzage héhé). Si je vous manque, vous pouvez toujours m'écrire à cette adresse.







#Là où il fait soleil, écrit par Kim.

Tequila sunrise
Le 25 juillet 2004 à 16:17.

Petite soirée chez Adam, très sympa. En quelques mots on a fait la chenille à quatre pattes dans le salon, joué au Monopoly de 4 à 6 heures du matin, Adam a inventé deux cocktails à l'Eau de vie, ma foi forts goûteux (et non pas goûtus, comprendra qui pourrasuivra), Adam et Clara ont joué aux timballes avec deux couvercles de casseroles pour réveiller Olivia, on a fait la danse des canards... et on a pas beaucoup dormit.

Deux semaines dans un village comptant 300 habitants avec papa, maman, Anh, Louis, Minh et amoureux, un court séjour en Auvergne avec famille proche, oncles, tantes, cousins et cousines, et enfin quelques jours dans le Lubéron, chez un ami de papa.
Je reviens donc mi-août ! Je n'aurai probablement pas accès au net pendant toutes ces semaines, mais si j'en ai tout de même l'occasion je penserai à vous laisser un petit mot ici et quelques photos – cependant, une cure de désintox' ne me ferait pas de mal !

Je vous souhaite de très bonnes vacances !

#Tequila sunrise, écrit par Kim.

Flemme
Le 23 juillet 2004 à 21:36.

Ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd'hui...
Ne fais pas ce que tu peux faire aujourd'hui quand tu peux le remettre à demain...
Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain...
Ne remets pas à deux mains ce que tu peux faire avec une ?

Putain, il faudrait vraiment que je range ma chambre.

#Flemme, écrit par Kim.

Snail's pace
Le 22 juillet 2004 à 16:12.

Je m'excuse d'avoir abandonné le blog l'espace de quelques jours : j'ai eu un invité impromptu qui est (hélas) reparti hier.

J'ai soudainement comme un besoin exponentiel d'éprouver le sentiment d'avoir gravi plusieurs marches à la fois. C'est-à-dire que j'ai l'impression d'avoir oublié d'– ou, plus justement, de n'avoir pas pu –avancer durant quelques temps. Parce que pour avancer, il était nécessaire d'arracher maintes pages et surtout de rayer certaines personnes, ce dont je me sentais (sens ?) incapable. C'est pourquoi il faudrait maintenant être en mesure d'aller de l'avant, ce de façon hâtive et prompte.
Je voudrais pouvoir jeter un œil derrière moi et me dire ' tout ça, c'est du passé ' et de savoir que désormais, ce passé ne me rattrapera plus. Mais j'hésite, redoute : je vais à tâtons, par ici ou bien là... Et, finalement, je n'avance pas.

Take my hand and show me where we're going...

#Snail's pace, écrit par Kim.

Urban Lights, part II
Le 15 juillet 2004 à 15:51.

Mardi soir il y avait un bal dans ma ville. Au début, avec Lucie, on pensait que c'était une animation organisée avec des feux d'artifices alors on y est allées. Et puis finalement, on a découvert un dancefloor de 30m² où s'agitait une petite foule sur la célèbre mélopée du boys band roumain, interprétée par l'orchestre de Jean-Pierre.
Mais bon on a quand même passé une bonne soirée après avoir rencontré des connaissances. Et puis j'ai pris des photos rigolottes.



Hier soir, étrangement, il y avait des grondements comme du tonnerre, avec tout plein d'étincelles, dans le ciel de la Tour Eiffel. J'ai raté le début, mais c'était quand même super joli. J'ai encore pu prendre quelques médiocres photos...





oui je sais je lui ai coupé les pattes

#Urban Lights, part II, écrit par Kim.

Tears in heaven
Le 12 juillet 2004 à 20:12.


J'espère qu'elle servira pour la prochaine version mais pour le moment, je ne trouve pas la mise en page idéale !... Time & time. :)

#Tears in heaven, écrit par Kim.

Sweet serenity
Le 09 juillet 2004 à 20:51.

Enivrée dans une agréable petite bulle d'égocentrisme, juste l'espace d'un instant [Intemporel]. Le parfait assortiment de l'eau brûlante, de quelques bougies plongées dans l'obscurité de la salle de bain et, enfin, du doux bruit de la pluie estivale sur le velux.

#Sweet serenity, écrit par Kim.

En famille
Le 09 juillet 2004 à 20:41.

Ce soir, Maman a laissé les haricots verts sur le feu pour aller jouer sur son PC.
Maman : Alors ?
Papa : Mh ça a pas l'air terrible là : dès que j'ouvre le couvercle tout le monde hurle.
Minh : Non pas moi j'ai le nez bouché !

Et hier soir...
Anh : C'est un blanc qui entre dans un bar et il voit des graduations sur la table alors il demande à la serveuse qu'est-ce que c'est et elle lui dit ' c'est des noirs qui sont passés et qui ont mesuré leurs kikis '. Du coup le gars il essaie et il dit ' hé regardez madzelle je les dépasse tous ! ' puis elle lui répond ' en fait c'est de l'autre côté de la table qu'il faut se mettre '.
Papa : Haha oui je la connaissais ! Mais qui est-ce qui vous apprend des blagues cochonnes comme ça mh ?
Anh, Louis et Minh : Bein c'est toi.
Papa : Ha oui hihi je me souvenais plus !

#En famille, écrit par Kim.

When I'm up in my room (and I'm thinking of you)
Le 05 juillet 2004 à 11:05.

En ce moment je suis assomée de cauchemars. L'autre jour je rêvais de sauter d'un immeuble, le jour suivant ma petite sœur se noyait et je me réveillais en sursaut pour me rendormir une heure plus tard, puis à nouveau réveillée par un cauchemar (je ne me souviens plus lequel). Et cette nuit, je me faisais bouffer par un gros chien.
Mais bon c'est pas grave je vais quand même vous présenter ma chambre. J'ai (parfois) mis des p'tits commentaires en alt. :)



une customisation de meuble, faite il y a quelques années avec maman
euh ça on s'en fout :) c'était juste pour la peinture huhu (oui parce que c'est moi que j'l'ai faite là !)

#When I'm up in my room (and I'm thinking of you), écrit par Kim.

Paresse
Le 04 juillet 2004 à 02:43.

Quelle étrange situation : j'ai la flemme d'aller dormir.

En attendant, je fais des chapeaux avec ma gomme en mie de pain.



J'espère que vous faites de jolis rêves. Moi hier soir j'ai rêvé que je sautais du haut d'un immeuble, c'était pas très glop – surtout l'attérissage. Enfin bon.

J'aurais pu faire un chouette post, là, à trois heures du matin passées. Un truc qui aurait eu tout plein de mots, du peunch, toussa. Mais finalement, je commence à avoir la flemme de lutter contre la fatigue qui me gagne... On verra demain, hein, et même que je vous présenterai ma chambre si j'en ai toujours envie.

#Paresse, écrit par Kim.

Like a mermaid !
Le 02 juillet 2004 à 16:24.

En fait, c'est pas aussi facile que ça en a l'air de jouer les mannequins ! Surtout quand le photographe a décidé de prendre un environnement extérieur dans un grand bois peu méconnu, sur des gros cailloux (oui, c'est parce qu'ils trouvaient que j'étais comme la p'tite Sirène de Copenhague), par un vendredi matin plutôt frisquet et dans une toute petite robe d'été. Je crois qu'ils voudraient bien que je présente d'autres vêtements, mais je crois aussi que papa moins.

#Like a mermaid !, écrit par Kim.

Intelligence artificielle ?
Le 1er juillet 2004 à 21:10.

Pour son anniversaire, Minh a reçu un cadeau assez chouette de la part de son parrain. C'est un machin électronique avec un p'tit écran qui te propose d'abord de penser à un truc que tu vas classer soit dans la catégorie ' animaux ', ' légumes ' ou bien ' autre '. Alors le machin te pose plein de questions genre ' est-ce que c'est plus lourd qu'une poule ? ' ou bien ' est-ce que tu l'utilises au boulot ? ', afin deviner ce à quoi tu penses. Et il est super doué quand même, la seule fois où il a pas trouvé c'était quand je pensais à du fromage (du Roquefort même, mais comme il est né en Chine je pense pas qu'il connaisse très bien) : il m'a demandé si c'était une canette de bière, je lui ai répondu non, ça a blessé son amour-propre et il a abandonné en disant que je l'aurai pas la prochaine fois.
Enfin bon, toutes les autres fois il a trouvé parce qu'il a une très grande ouverture d'esprit, parce qu'il est intelligent, logique, qu'il pose des questions intéressantes (sauf p'têt le truc de la poule, mais on dira qu'on a pas les même échelles massives lui et moi)... Fascinant ! Dis, machin électronique, t'es libre ce soir ?

#Intelligence artificielle ?, écrit par Kim.

Vas-y, chiale
Le 1er juillet 2004 à 20:57.

J'veux hurler, j'veux gueuler combien j'ai mal, de toutes mes forces, mais y'a qu'un gémissement étouffé qui s'échappe de ma gorge, et des larmes qui, le long de mes joues coulent à flots.
Et c'est toujours le même refrain, à chaque fois : d'atroces nœuds dans le bide qui te paralysent, d'infâmes maux de têtes, comme si un type prenait ta boîte crânienne pour une batterie, puis aussi une quantité de liquide lacrymal déversé assez impressionant. J'sais pas d'où je sors toute cette eau salée, mais mes sources sembent jusqu'ici inépuisables. Y'a des optimistes/irréalistes/utopistes (aucune mention inutile) qui disent que chialer comme ça, c'est bien, parce que ça soulage. Mais c'est complètement faux, c'est tout le contraire, même. Chialer, en fait, ça double tout le mal-être et physique et mental. Physique parce que ça accroît de façon assez prodigieuse les migraines, mental parce que j'me demande sans arrêt pourquoi je suis dans cet état.
J'me bulle, j'me cache. De toutes façons je suis incapable de parler concrètement, précisément, véritablement, au risque de paraître égoïste, au risque d'avoir l'air de tout dramatiser. Non, en fait, c'est ni ' paraître ' ni même ' avoir l'air de ', c'est vraiment comme ça que j'suis.
C'est complètement con mais la seule chose qui m'empêche de succomber à la tentation, c'est la séance photo de vendredi matin. Sinon j'crois que mon bras serait actuellement mort, victime de ma rage. Contre moi.

kim j'crois que t'as du mal à imaginer combien j'te déteste. Dis-toi juste que les cicatrices ne témoignent que d'un millième de la haine que j'éprouve pour toi.

#Vas-y, chiale, écrit par Kim.

Le Démon
Le 29 juin 2004 à 13:03.



On a trop la classe, quand même, hein ?


J'essaie de m'occuper, pour penser à autre chose, pour fuir les larmes. Entre des photos ratées, ou bien des essais, au fusain, au(x) crayon(s)... Des papillons, des loups, des regards, des femmes... Puis dévorer des livres. Paulo Coelho, j'aime toujours aussi bien. Et le piano, encore Chopin. Debussy aussi.

fusain

#Le Démon, écrit par Kim.

Urban Lights – Paris, bd Montparnasse
Le 27 juin 2004 à 22:28.





#Urban Lights – Paris, bd Montparnasse, écrit par Kim.

Les gastronomes en culotte courte ! *hinhinhin* (bis)
Le 27 juin 2004 à 15:55.

– Je vais goûter... Oh ! mais c'est très goûtu !
– ' goûtu ' ?!
– Bah oui goûtu, ça a du goût quoi.
– Mais ça existe pas.
– Oui bon hein.

– Tiens, toi tu laves ça ça et ça. Et moi je lave ça et ça.
– Okai.
– Y'a une éponge là si tu veux.
– Mais elle est pourrie !
– Mais n'importe quoi y'a pas de moisi dessus !
– Bha si regarde !
– Gnn mais non ça c'est du vieux. C'est pas pareil.
– Beaah et ça c'est quoi ?
– C'est juste une bavure de limace qui a dû passer par là.
– ...

– Bon faut tremper les boudoir dans de l'eau sucrée. Voilà.
– MAIS PAS COMME ÇA !!
– Oui bon il a p'têt un peu trop absorbé là.
– Ouais hein quand même.
– Regaaaarde ça fait comme une éponge si j'appuie dessus !!
– Mais t'es dégueulasse !!
– J'vais faire un p'tit bonhomme.
– ...
– On l'appelle Mister Hou. Ok ?
– ...



– Maintenant faut couper le bout des boudoirs sinon ça dépasse du plat à charlotte.
– Fais-le.
– Haha je suis une amputeuse de bout de boudoir ! Tchaaaaaaa regarde !
– Ranges ce couteau. Tu m'fais peur.
– ...

#Les gastronomes en culotte courte ! *hinhinhin* (bis), écrit par Kim.

Etrang(l)e toi
Le 26 juin 2004 à 12:09.

Je suis instable. Comme une chenille ferait son cocon, il faudrait que je me construise un équilibre. Pour ensuite pouvoir prendre son essor. Sortir de sa chrysalide. Il y a beaucoup d'individus qui, pour forger cette harmonie, s'appuient sur les gens. X contribuera à l'équilibre de Y car il aura parfois apaisé ses peines pour diverses raisons...
Je commence la fondation d'un premier pilier à mon néo(-pseudo)-équilibre. Comme X, je prends élan sur quelques personnes. Grossièrement, il y a papa, il y a Elle, et Lui... Ce sont en fait trois différentes formes d'Amour qui me permettent de doucement me relever.
Mais ce support a encore besoin d'être longuement et minutieusement peaufiné. Il est inachevé et je n'ose pas le mettre à terme. Cette impression de non fini sur le passé, comme s'il restait des choses à régler, à stabiliser avant de pouvoir s'avancer d'avantage. Comme si je ne le méritais finalement pas, à cause de ce passé. Cette impression qui m'empêche de savoir comment m'y prendre, de savoir où je vais. Et je me perds dans des chemins que j'ai construits.

La chenille, arrachée de sa chrysalide. Plus assez forte, trop déchirée pour pouvoir en concevoir une nouvelle.


#Etrang(l)e toi, écrit par Kim.

Ne te retourne pas
Le 25 juin 2004 à 20:36.

J'ai été *engagée* par la styliste, j'ai rendez-vous avec elle mercredi et la séance photo aura lieu vendredi si, finalement, elle ne change pas d'avis en me rencontrant (pour le moment elle n'a que des photos).
Sinon hm j'ai appris à faire du Flash ! Mais je ne sais pas si ça me servira un jour ou quoi... M'enfin, il faut que je fasse d'autres portraits – notamment celui d'Estelle ;) – mais aussi mon autoportrait (paraît-il) et je sens que ça va pas être facile.
Demain soir papa m'emmène au restau, à Paris, pour les quinze ans de mariage de son meilleur ami. En fait je *remplace* mom' parce qu'elle semble désapprécier ce type de festivités collectives... Enfin c'est ce que j'ai cru comprendre, car ce n'est pas la première fois qu'il m'emmène à sa place pour un anniversaire.

J'suis fatiguée. J'suis fatiguée de corps et d'âme. Mais ça va.

Joyeux anniversaire p'tite Minh. =)

#Ne te retourne pas, écrit par Kim.

Des fleurs et des maux
Le 23 juin 2004 à 20:29.



Aujourd'hui j'ai fait cette boîte. On dirait pas comme ça, mais ça m'a pris du temps hein.
Je suis allée à Paris pour la Fête de la Musique, avec Lucie. On a dîné au Pizza Pino de Montparnasse, puis on comptait se promener un peu sur le Champs de Mars mais en fait, on a pas pu.
Enfin bon. Ça n'est jamais fini avec maman. 'Faut absolument décharger l'énervement et le stress accumulé au boulot et faut que ce soit fait sur ma gueule. Je me tais, je reste calme tandis qu'elle s'égosille à hurler mon nom, des « tu m'emmerdes » et compagnie. J'ignore – ou du moins je fais semblant d'ignorer. C'est comme si j'entendais plus, quand je suis devant elle. Mais lorsque je n'y suis plus c'est les larmes. Et après, n'ayant pas vraiment le sourire aux lèvres, on me demande si je fais la gueule.

Y'a elle, y'a le reste. Non, vraiment, ça n'en fini plus... Mais chut.

#Des fleurs et des maux, écrit par Kim.

Brico
Le 21 juin 2004 à 18:28.


Voici un premier portrait : celui de madzelle Amandine !
Hier soir j'ai magnifiquement décoré ma chambre. 'Faut aussi que je vous présente ma moustiquaire lampionnée et mon chapeau !

J'aime pas ce que je fais. Je suis trop maladroite. Ce que je dis non plus. Je me plante trop souvent. J'aime pas me planter. Enfin si, parfois j'en ris, mais pas comme ça.











#Brico, écrit par Kim.

Machins choses
Le 19 juin 2004 à 18:09.

Je voudrais avant tout remercier les nombreux participants de la fresque nombriliste (nombrilesque serait peut-être plus adapté, finalement), je reçois tous les jours de nouveaux nombrils et ça fait très plaisir.
D'autre part, je tenais à passer une *petite annonce*. Je recherche un ou plusieurs modèles... Je m'explique. J'aimerais faire des portraits, mais les célébrités, ça me prend la tête alors voilà : il y aurait-il parmis vous quelques âmes charitables qui accepteraient de se photographier (un portrait seulement) pour moi ? A vôtre demande, je pourrais publier ou non les dessins (ici même ou bien sur mesmerized dès que j'aurais le courage d'ouvrir la rubrique Dessin ;). Envoyez-moi vos dons à nefistopheliyah(at)hotmail(dot)com !

J'ai trouvé deux boulots pour cet été. Il s'agirait premièrement de réaliser un site web pour mon oncle qui est menuisier afin de présenter ses travaux. Secondement de mannequiner pour une styliste qui lance sa marque de vêtements, mais rien d'officiel pour le moment.

Ce soir je serai la plus belle pour aller danser. Je passe en S.

#Machins choses, écrit par Kim.

Et les p'titseilles
Le 16 juin 2004 à 18:51.

Avant de vous raconter des machins pas intéressants, je vais vous montrer le ciel de lundi soir. Il était orange, puis mauve et rose. C'était rigolo, regardez :


En plus, ça faisait des reflets sur les fenêtres de mon lycée et c'était super joli.



Même si c'était quand même mieux en vrai... Et hier je me suis acheté une jolie jupe, je me suis commandé un chapeau (huhu ;), pis j'ai couru pieds nus dans la rue vers minuit (et dorénavant, j'éviterai parce que c'est vraiment pas clean) en compagnie de deux charmants jeunes hommes.
Papa il a acheté des cerises mutantes à Atac.


Sur celle de droite de la première ligne, y'en a six accrochées en fait. Quand elle était petite, ma sœur elle appelait ce genre de trucs des araignées à boules poilues. Trop mimi. C'est comme les groseilles, elle a demandé « Papa, pourquoi on appelle ça des groseilles si c'est riquiqui ? Ça devrait être des p'titseilles !