Archives de Août 2005
Le 29 août 2005 à 18:21.

Le 22 août 2005 à 14:47.
Je sais pas trop comment ça s'est passé pour maman au début.
Je crois qu'elle avait commencé le piano quand elle était môme,
un peu comme moi. Et puis il y a eu un problème (d'argent, sûrement)
et, adolescente, elle a dû arrêter de prendre des cours. Ensuite
elle a repris, dès qu'elle l'a pu.
Donc, quand j'étais gamine, elle jouait - entre autres - les variations
d'Ah ! vous dirai-je maman, de Mozart. Elle m'avait appris à jouer la
première, je crois, et j'adorais ça.
On m'a mise à l'éveil musical à 5 ans, ou 4, je sais plus,
et à 6 ans j'ai choisi de faire du piano tout en continuant le solfège
et la chorale. Au conservatoire, la première fois que j'ai rencontré
un soupir sur une partition, je ne savais pas comment il fallait le faire
alors le professeur m'a expliqué - à l'époque maman assistait à
mes cours - " un soupir, le petit symbole là, ça signifie
que tu dois délicatement lever le poignet pour lâcher la note "
alors j'ai fait un geste, tout ce qu'il y a de plus gracieux, majestueux, et
tous les adjectifs en -eux dans le style : j'ai, telle une libellule prenant
son envol, soulevé mon poignet à 50 centimètres au dessus
des touches. Maman et le professeur ont rit et il m'a dit que c'était
presque ça, mais qu'il ne fallait pas aller si haut avec ma main.
A la naissance de Minh on a dû déménager et j'ai eu une
nouvelle professeur. Un peu tarée. Elle me claquait les mains dès
que je faisais une fausse note ou quoi, etc. Ca m'a un peu blasée, je
ne travaillais plus mon piano et ne progressais forcément pas beaucoup.
J'avais dix ans. Ensuite, maman a dit ras le bol, tu changes de professeur.
Je devais avoir 12 ans alors. J'ai toujours la même prof' actuellement,
Madame S.. Elle est très perfectionniste. Je l'aimais bien mais je ne
faisais toujours pas de piano par plaisir personnel : je continuais surtout
parce que maman m'y forcait un peu. Madame S. donc, me laissait choisir mes
morceaux. Elle m'en présentait plusieurs abordables à mon niveau
et je choisissais celui qui me plaisait le plus.
Et un jour il y a eu le Moment Musical N°3 de Schubert. Ca a été
le " morceau-déclic ", la révélation en quelques
sortes, pour moi. C'était magique, il me paraîssait complètement hors d'atteinte à mon faible niveau avec ses quatre menaçants bémols à la clef, mais je l'ai déchiffré en
un rien de temps et on l'a peaufiné ensuite... Et puis j'ai commencé
à progresser à partir de ce moment là, je crois. Aujourd'hui
j'ai atteint un niveau disons " convenable ". Je regrette tellement
de ne pas m'être mise à travailler règulièrement
plus tôt mais... Tant pis. Aujourd'hui c'est un réel plaisir. Mieux
encore, c'est une passion dont je ne peux pas me passer. Je joue pour moi. Je
le disais l'autre jour à un ami au téléphone qui se reconnaîtra
sûrement : quand on part en vacances dans un lieu quelconque, ma première
question n'est pas de savoir s'il y a une piscine ou la mer à proximité
ou quelque chose comme ça... Ma question est : il y a-t-il un piano là-bas
?
Avant de partir en vacances cette année j'ai demandé à
avoir un " cours spécial " avec Madame S., j'ai ramené
plusieurs partitions et je lui ai demandé ce qui était abordable
pour moi, à travailler seule pendant les vacances. Elle m'a montré
un mouvement de la Sonate Pathétique de Beethov, deux ou trois Nocturnes
de Chopin et une Sonate de Mozart... Et puis elle m'a dit qu'en fait, le Beethoven
serait le mieux parce que les autres étaient un peu délicats pour
moi. Mais j'ai eu un coup de coeur, vraiment, pour le Mozart. Je l'ai bien avancé
aujourd'hui et j'ai hâte de le travailler avec elle. Si j'arrive à
bien le jouer, un jour, je ferai une petite vidéo hinhin !
Le 18 août 2005 à 19:14.

Le 16 août 2005 à 11:48.
Le 15 août 2005 à 13:02.
J'étais heureuse de rentrer. Je sais pas trop pourquoi, plusieurs fois
j'ai chialé, beaucoup, et j'avais envie de rentrer en pensant que ce serait
mieux ainsi.
C'est pire.
J'avais préparé plein de petites anecdotes de vacances sur papier
pour ne pas les oublier. De jolies choses, joyeuses. Je vais les poster, mais
ça ne veut plus rien dire actuellement. Bien sûr, ça va passer,
comme d'habitude. Et puis je me dirai : cette fois c'est la bonne. Suivi d'une
" rechute ", comme ils disent. Tant pis.
" Anecdotes de vacances...
Vers 20 ans, papa avait des canaris en liberté dans sa chambre – car
il ne supportait pas les voir en cage – et, une fois, en rentrant de week-end,
il a trouvé sa chambre dans un état pas possible parce que les oiseaux
avaient déroulé des bobines de fil à travers toute la pièce
pour faire leur nid.
(papa était, est, a toujours été un grand passionné
d'oiseaux... et de tout ce qui vole en général)
Pendant un moment, il a travaillé pour l'INSERM (institut national de la
santé et de la recherche médicale). Un soir, un canari est tombé sur son
bureau, tout essouflé, juste devant lui. Il était entré par
la fenêtre et avait dû s'enfuir de chez lui. Papa l'a regardé
et lui a dit " ah ben tiens, tu pouvais pas mieux tomber, toi ! " parce
que, quelques mois auparavant, une saleté de chat avait réussi à
déchiqueter le grillage de la grande volière qu'il avait construité
et avait zigouillé cinq ou six oiseaux. Papa a ramené le canari
chez lui et l'a mis dans la volière qu'il avait pris soin de sécuriser
après le drame en fabriquant, à l'aide d'une bobine de fil et de
piles, une petite clôture éléctrique.
(je classe ces récits dans les ' anecdotes de vacances ' parce qu'il nous
a appris tout ça au cours des dîners)
On est allés voir des étoiles, un soir. J'en avais jamais vu autant.
On pouvait nettement distinguer la voie lactée, comme une longue et dense
traînée de lumières de toutest ailles, ce même avec
mes yeux de viêt donc de myope. C'était, paraît-il, le début
des nuits d'étoiles filantes. Alors on s'est tous (Louis, Minh, Anh, Laura
– la fille de notre hôte –, papa et moi) assis à même
le goudron, au milieu de cette route de campagne (presque) déserte, la
tête dans les étoiles.
J'en ai compté six.
Retourné, l'ongle du pouce gauche. Avec une dose de sang.
Ecorché, le pied droit, sanglante blessure elle aussi et toujours pas totalement
guérie après deux semaines.
Ecorché, lui aussi, le pied gauche, et deux fois ! Dont l'une qui toutefoies
– bien que douloureuse puisque s'étant infectée –, fait
sourire avec du recul, lorsqu'on repense à la manière un peu bête
dont on s'est fait mal.
Plusieurs bleus, et d'autres choses encore. Le tout en l'espace de deux petites
semaines.
Record battu ?
En Dordogne, où on a passé un peu moins d'une semaine, j'ai pu prendre
du temps pour lire parce que d'habitude, j'ai toujours d'autres choses disons
" prioritaires " à faire comme des lectures à titre purement
scolaires.
Une relation dangereuse, de Douglas Kennedy (pas mal) ; Hell, de
Lolita Pill ou Pille, je sais plus (nul) ; L'Herbe Bleue ; Le portrait
de Dorian Gray, d'Oscar Wilde ; La vie devant soi, de Romain Gary (fabuleux,
je ferai peut-être un article, quand j'aurai la tête à ça)
; Antéchrista d'Amélie Nothomb (j'ai aimé), ainsi
que les tombes 4 à 18 de Naruto (! si on peut appeler ça une ' lecture
'), empruntés à Anh & Louis. "
Il faudrait aussi que je rédige un petit résumé plus ou moins
daté, pour les souvenirs... Et que je mette quelques photos.
« J'avais toujours été seule, ce qui ne m'eût pas déplu
si cela avait été un choix. Ce ne l'avait jamais été.
Je rêvais d'être intégrée, ne fût-ce que pour
m'offrir le luxe de me désintégrer ensuite. » Antéchrista,
Amélie Nothomb.
Le 10 août 2005 à 17:07.
je suis en dordogne, après avoir passé deux (plus ou moins agréables) semaines près de nice.
j'ai l'impression que quelque chose cloche dans ma tête en ce moment. je ne fais que des nuits de cauchemars depuis plus d'une semaine, je n'arrête pas de me blesser de partout... j'ai toujours été d'une maladresse terrible mais jamais autant. je n'ai plus vraiment d'appétit mais je me force à manger et je perds quand même un peu de poids.
papa se connecte une fois de temps en temps via la ligne téléphonique pour lire ses mails... je reviens le 14 au soir. à bientôt.