Archives de Septembre 2005
Le 30 septembre 2005 à 22:25.
Ca a recommencé. C'est comme les années précédentes,
mais en pire. Depuis ce matin ça ne s'arrête plus. Il est 22h30. Mon cerveau est
en miettes.
Au début, c'est juste sur les tempes, l'impression d'avoir la tête
dans un étau serré très fort, de plus en plus fort. Jusqu'à
ce que ça te foute la nausée. Et puis ensuite on voit trouble, on
commence à avoir la tête qui tourne. Aucun médicament n'y
change rien. Aucun. Ca vient d'ailleurs... C'est dans ta tête. C'est l'angoisse,
c'est la déprime, en somme. Et toutes ces conneries.
Le remède ? Antidépresseurs. Mais ce serait bien de ne pas
en arriver là. Alors on va essayer toutes sortes de choses pour y échapper.
Tisanes, cours de relaxation, que sais-je encore. Et puis on verra bien... Mais
quand même, il faudrait que ça cesse, et vite, parce qu'autrement
ça va vraiment plus être possible de tenir. Et les insomnies non
plus, ça aide pas.
Le 29 septembre 2005 à 12:49.
Y'a plein de choses qui arrivent en ce moment, pour ne pas dire qui me tombent
dessus. Parce que l'expression est assez péjorative or ce qui arrive,
en ce moment, a l'air plutôt bon même si j'ai du mal à gérer
ça. J'ai pas l'habitude d'aller de l'avant, je suis plutôt du genre
à sans cesse hésiter lorsqu'il s'agit de prendre une décision
jusqu'à, finalement, choisir de ne rien faire par crainte, entre autres,
de causer du tort à quelqu'un si je décidais de m'imposer dans une
certaine direction. Réfléchir en faisant passer les autres en premier
complique forcément la tâche parce que beaucoup d'autres contraintes
entrent alors en compte en fonction de chacun... En ce moment j'essaie d'être
plus spontanée, de ne plus conditionner mes choix en fonctions des autres,
c'est-à-dire sans trop chercher à savoir ce qu'un tel va penser
si jamais je. J'essaie. En vain, mais j'essaie quand même, c'est déjà
pas mal.
Ceux qui lisent depuis un moment se souviendront peut-être de ce peintre
qui, il y a un ou deux ans, tandis que je flânais le long des rues
parisiennes m'apprêtais à faire du shopping du côté
de Montparnasse, m'aborda en je ne sais plus trop quels termes... J'avais d'abord
cru à une plaisanterie, mais, après avoir entré ses coordonnées
sur google, je m'étais rendue compte qu'il avait vraiment ce statut d'artiste,
qu'il y avait certaines de ses uvres sur la toile, sa biographie, etc. Mais
je n'ai jamais osé rappeler, à l'époque. L'autre jour, je
suis retombée sur le papier qu'il m'avait donné avec son nom, l'adresse
de son atelier et son numéro. J'ai raconté cette histoire à
mamie, qui peint elle aussi, et qui m'a dit d'appeler parce qu'« un artiste,
ça change pas d'avis ! ». J'ai donc suivi son conseil...
Il va peut-être il y avoir quelque chose, mais je n'en sais pas plus et
je ne préfère pas m'enthousiasmer prématurément alors
on verra.
Cette
chanson qui (re)passe en boucle.
Alors voilà, c'est tout neuf. Y'a peut-être quelques trucs bizarres
qui trainent çà et là et, dans le cas échéant,
n'hésitez pas à m'envoyer un
mail pour me le signaler parce que là, je suis vraiment trop fatiguée
pour faire la chasse aux petits défauts. Je n'ai même pas pris le
temps de vérifier la versions sous les autres navigateurs que celui que
j'utilise (à savoir IE, quel travail bâclé mh). Je suis quasiment
certaine que l'effet que j'ai mis sur la camshot ne fonctionne pas ailleurs, mais
bon...
Enfin bon, j'éditerai ce message plus tard parce que j'ai peut-être
des trucs plus intéressants à dire... D'autre part je pense que
les commentaires vont bientôt disparaître alors profitez-en
!
Petit édit à propos de la version :
J'ai utilisé une texture de labirynth,
la photo utilisée pour la réalisation du vector vient d'un magazine
italien (Vogue ?) d'après une
source pas très sûre, et j'ai dessiné le dragon avec ma
main gauche et un stylo d'encrage emprunté à ma sur... Je
crois que ce sera tout à propos des diverses ressources !
D'autre part, les plus observateurs ont peut-être remarqué que ce
n'est plus ' des fleurs & des mots ' qui est écrit sur le montage,
mais à nouveau ' dear sadness '. Ce n'est pas vraiment une erreur de ma
part... En préparant la version, j'avais écrit ' dear sadness ',
sans trop réfléchir. Et puis quand j'ai vu la faute, je me suis
aperçue que dans ma tête ce nom-là était resté.
Et comme je suis un peu superstitieuse avec ce genre de choses, avec les mots,
ben voilà.
(si, sous votre navigateur vous voyez toujours le texte en rose comme sur la version
précédente, je ne peux que vous conseiller d'actualiser la page...)
Le 21 septembre 2005 à 18:08.
Je pourrais décrire de milles autres façons cette fatigue-là.
La même, bien sûr. Je pourrais décrire chaque conséquence
qu'elle a sur moi, au quotidien, qui, telle une loque me traîne toute la
journée.
Des yeux qui ne tiennent plus ouverts et au creux desquels perlent des larmes à tout moment. Commençant à prendre l'habitude on se surprend à anticiper en fixant parfois le ciel pour calmer le jeu, ça a l'air presque joli de dire
ça, mais qu'est-ce que c'est laid au fond. Quand on sait. Mais personne
ne sait...
J'ai l'impression de perdre mon temps à stagner lamentablement ici alors
qu'il y a tant de choses à faire. Si j'arrivais à voir un peu plus
loin que mon nombril, ce pourrait être intéressant. Regarder
tout autour, ouvrir grand les yeux, se défaire de toutes ces craintes,
de ces regrets, de ce dégoût, de cette honte, de ce regard-là.
S'en détacher, une bonne fois pour toute, comme on laisserait derrière
soi, sur le quai d'une gare, une grosse valise qu'on aurait traînée
derrière soi quatre années durant et dans laquelle se seraient accumulés
toute la crasse, toutes les choses dures et douloureuses, tout ce qui a blessé
et qui n'a jamais cicatrisé – même Avec le temps –
parce qu'on s'y est vraiment mal prise mais c'était pas ma faute.
Parce qu'autrement, à force de se tuer à essayer d'avancer sans
parvenir à s'en décharger, on finirait par rater vraiment beaucoup
de trains de vie et de se retrouver perdue. Plus que jamais perdue. Sans aucun
repère qui se présenterait timidement mais sûrement pour pouvoir
essayer de repartir, cette fois-ci.
Exorciser n'est pas forcément la bonne solution. Du moins pas quand on
s'y prend aussi maladroitement. Mais ma maladresse, ça, je crois que malgré
tous mes efforts, je pourrais jamais m'en défaire. Déglutir toutes
ces histoires à n'importe qui comme pour s'en purger n'est certainement
pas la bonne solution. Surtout lorsqu'on en est quand même un peu conscient
et que l'on regrette amèrement sitôt après coup.
Tout ce que je vais réussir à faire, si je continue sur ma lancée,
c'est à devenir folle et à faire en sorte que tout le monde le sache.
Repères, repères, où êtes-vous donc passés ?
Le 17 septembre 2005 à 18:04.
La routine du lycée reprend peu à peu son cours, mais, encore une
fois, cette année est particulière alors ça ne sera sûrement
pas pire qu'avant.
Je me sens extrêmement fatiguée, ce qui est probablement lié
au fait que, depuis plus d'un mois, je ne passe plus de vraies nuits. J'entends
par là qu'étant perpétuellement dans un état d'angoisse
(mêlée à...), je mets un temps fou avant de m'endormir...
C'est-à-dire que, quelle que soit l'heure à laquelle je me suis
couchée, je m'endors rarement avant deux heures du matin, au mieux. L'ennui
est que les vacances sont finies depuis deux semaines et que par conséquent,
il faut être debout 5h30 plus tard alors forcément, au bout d'un
certain temps ça commence à peser lourdement et à réellement
se ressentir physiquement, au quotidien. Courbaturée, cernée, et
tout et tout. Je me fais peur tous les matins.
Mais bon, c'est une chose...
Le rendez-vous que j'ai pris l'autre jour a eu lieu mardi après-midi. Ca
devait faire trois mois que je n'y étais pas retournée et elle a finalement dit qu'il faudrait que je sois suivie bien plus règulièrement.
Qu'il fallait donc en parler à papa & maman parce que minorité
oblige.
Pour papa, ça ne posait pas vraiment de problème mais j'appréhendais
maman, bien sûr. Alors après lui en avoir parlé, je
lui ai demandé ce qu'il en pensait et il m'a dit que maman ne réagirait
pas comme l'année dernière ou comme celle d'avant encore, vis-à-vis
de tout ça.
J'ai donc " pris mon courage à deux mains " (j'arrête pas,
en ce moment, les actes courageux, mais je ne peux pas/n'ai pas pu expliquer ici
où quand comment) (parce que oui, pour aller voir maman à ce sujet,
il s'agissait bien de courage... et comprenne qui pourra) et, en fin de compte,
soulagement : j'ai bien fait. On trouvera une psychiatre... Une, parce qu'étudier
toutes ces histoires avec un homme serait sûrement plus délicat.
Une dernière chose. C'est que, franchement, allez chez
Diane.
La vingt-neuvième version arrive très prochainement.

Le 12 septembre 2005 à 22:35.
Il y a des choses bien qui arrivent on sait pas trop comment mais cette fois on
décide d'en profiter quand on nous tend la main. C'est différent.
Peut-être la tête hors de l'eau maintenant, mais tout ça ne
tient qu'à un fil. Il suffit que, comme ça, tu décides de
taper là où ça fait mal et je me noie de plus belle. Et si
seulement il n'y avait que toi.
J'appréhende j'angoisse je crains je redoute.
Il suffit d'un rien pour que tout soit comme avant. Comme si on faisait, en l'espace
de quelques secondes, un bon en arrière de plusieurs mois. Voire d'années.
Quatre ans c'est rien finalement mais quand on y repense c'est vraiment dur. Tout
ce par quoi on a pu passer. Mais ça aurait pu être pire. Y'a
toujours pire.
Je sais que j'ai bien avancé depuis, même si ce n'est pas pour autant
que la tâche est plus facile, que tout ça est plus simple. Au contraire.
Il y a des mots que des gens vont laisser traîner çà et là,
sans trop savoir, mais on les reçoit différemment parce que. Des
petites choses qui sont simples à dire mais qui font tellement de bien
à entendre parfois.
En ce moment c'est une période étrange. C'est comme si tout ce que
j'avais laissé derrière moi, toute cette crasse, cette saleté
revenait pointer le bout de son nez l'air de rien. J'avais l'impression d'avoir
tout oublié et en fait tout est là, il suffit de creuser un peu. Détail
par détail. Je sais qu'il faudra tôt ou tard revenir là-dessus,
décortiquer toute cette merde, autrement ça ne guérira pas.
Ca ne cicatrisera probablement jamais, parce qu'il y a des choses comme ça
qui sont vraiment trop lourdes, mais on peut faire en sorte que ça ne soit
pas aussi douloureux qu'en ce moment ou que ça ne l'a été. Peut-être.
Dans ma tête tout est en vrac il faudrait que j'arrive à mettre tout
ça en ordre pour pouvoir m'exprimer. J'ai quand même réussi
à prendre rendez-vous, toute seule, comme une grande, avec la psy. J'ai
fait cette démarche. Ca paraît con, mais avant on m'y traînait
parce que je refaisais le carlage du lycée avec mes larmes.
Ca s'appelle grandir, on m'a dit ça.
Le 08 septembre 2005 à 21:37.
Même si la situation est assez peu commune (peut-être l'expliquerai-je
prochainement, lorsque je l'aurai acceptée), ça s'est bien
passé, globalement.
Ce matin, on a eu _ entre autres _ deux heures de maths.
Bon sang, ce que ça peut changer de mon ancienne professeure, ça
n'a strictement rien à voir. Je l'imaginais encore plantée comme
un piquet avec son triple menton à nous considèrer gravement, faisant
la grève de la craie parce que deux pauvres mômes étaient
en train de chuchoter au fond de la classe. A sortir aux élèves
en difficulté : " non, vous n'avez pas le droit de poser d'autres
question : votre crédit est dépassé " et tout le tintouin.
Ca doit pas vous parler, tout ça, mais moi ça me fait encore frémir
d'horreur (j'exagère un peu, peut-être).
Ce professeur-ci a très bonne réputation dans l'enceinte du lycée.
On dit même que c'est le meilleur et je veux bien le croire.
Le même professeur de SVT que les deux années précédentes.
J'aime également.
Ensuite il y a l'emploi du temps. Incroyable emploi du temps, du jamais vu dans
cette section, je crois. On ne fini [EDIT] à 18 heures qu'une seule fois dans
la semaine _ pour l'instant, car il risque d'il y avoir des modifications _ et
le reste du temps, c'est 16 ou 17 heures [/EDIT], et puis on commence à 9h30 le lundi.
Je suis encore en panique (" même si c'est pas la peine
", private joke). Je mets toujours au minimum 3 heures à m'endormir.
Et tout et tout. Mais bon, ça passera. Je pense. J'espère.
Les migraines chroniques sont revenues peut-être une semaine avant la pré-rentrée
et ne sont, je pense, pas prêtes de s'arrêter. Mais bon. L'habitude
d'avoir mal (même si ça ne devrait pas exister).
Il y a d'autres choses.
J'ai passé de bons moments dernièrement. Avec des amies. Comme j'en
ai jamais eu au lycée. C'est-à-dire des personnes matures qui m'écoutent, me comprennent
même, qui ne me jugeront pas. Et ça c'est capital. Et c'est
difficile, aussi.
Je fais des rencontres. J'essaie de réapprendre à avoir une vie
sociale dite " normale ", en fait. Je l'ai expliqué l'autre
jour. Jai peur des gens, tout le temps. J'ai eu, j'ai tellement peur que je n'ai
plus aucune spontanéité lorsque des gens sont là, sauf exceptions
lorsque le contexte est disons particulier. Je ne suis plus moi. Je deviens
on ne peut plus maladroite, nerveuse, paniquée... terrifiée. Autrement
dit tout ce que je redoutais. Alors c'est un cercle vicieux parce que j'ai tellement
peur de me planter... Que je me plante. Et m'être effectivement plantée
est un argument pour me m'aider à me mépriser un peu plus, à
craindre un peu plus la prochaine fois qu'il y aura ces gens. Ainsi de suite.
Et ça fait des années que ça dure, ça s'est terriblement
amplifié alors aujourd'hui c'est vraiment dur d'y mettre un terme.
Le 03 septembre 2005 à 12:58.
Ca y est, j'ai accompli ma tâche annuelle de pré-rentrée :
le retapage d'agenda (ou " customisation, pour faire haïpe – on
est une nunuche ou on l'est pas, hein). o/
Il y a cinq ans, ce travail consistait à acheter un Star Club et à
coller les autocollants de Buffy & ses coupains sur une feuille blanche qui
faisait alors office de couverture.
Puis, avec la découverte d'Internet, je passais une ou deux journées
sur la Recherche d'images Google avec ma cousine et on arborait nos agendas de
dessins imprimés pour la plupart signés Luis Royo (notons que nous avions
bon goût).
L'année dernière, c'est Photoshop qui est entré dans ma vie.
J'ai acheté ceci,
j'ai monté un collage
de différents bidules réalisés dernièrement, j'ai
imprimé, puis collé et voilà ce que ça donne.