Archives de Novembre 2005
Le 27 novembre 2005 à 15:12.
Souvent je dis : cette fille est une éponge. En un sens, c'est vrai. Elle se
joint à des gens qui lui paraissent beaux, qui suscitent son intêret pour diverses
raisons aux prémisses plus ou moins fondées, s'applique ensuite à les connaître
profondément et, s'ils plaisent vraiment, s'en imprègne. Elle s'imprègne des
gens, de leurs personnalités, de leurs goûts, de leurs envies et parfois même
de leurs idées. Souvent je dis : cette fille est une éponge, c'est dommage.
Parce qu'on ne sait plus vraiment où elle se trouve, elle. Elle renonce à son
authenticité. Elle n'existe qu'à moitié, qu'à travers eux. C'est en cela que
c'est regrettable.
Mais finalement on fonctionne tous un peu de cette manière-là. On s'épanouit
à travers les choses qui nous touchent, les choses palpitantes qui nous prennent
aux tripes, que l'on découvre et que l'on vit. Des choses qui marquent tellement
qu'en fermant les yeux, ce ne sont pas de simples souvenirs visuels qui apparaissent
: on ressent véritablement ces moments-là. Ces moments-là qui constituent, pièce
par pièce, un ensemble. Qui nous constituent. On les puise un peu partout :
dans l'éducation que l'on a reçue, dans les rencontres que l'on a faites, dans
les évènements que l'on a vécus, des livres qu'on a lus, ... Partout, en toute
chose, il y a mille manières de s'éparpiller, de s'enrichir. Je pense. Encore
faut-il savoir s'ouvrir à ces choses. Encore faut-il prendre le temps de les
saisir, de les comprendre, de les apprécier et, enfin, de les savourer. Et c'est
là qu'on s'en imprègne. Parce que ça marque : dans le cœur, dans l'esprit, et
jusque dans la chair.
Tiens, 'faudrait que je médite là-dessus.
Le 18 novembre 2005 à 14:49.
Comme je suis un mouton, je vais révéler sur moi vingt[-deux !]
choses incroyables sans qu'on m'y ait conviée. C'est parti.
[edit]- Quand je commence un nouveau livre, après avoir lu les quelques
premiers paragraphes, je lis systématiquement la toute dernière
phrase ou bien, si jamais la phrase est longue, les derniers mots seulement pour
ne pas risquer de deviner la fin.[/edit]
[edit2]- Je ne mets jamais de majuscule à mon prénom. Parce que.
[/edit2]
- J'ai déjà liquéfié des limaces en les saupoudrant
de sel de cuisine. J'ai même pris des photos, une fois.
- Dans la rue, je regarde beaucoup les filles et ne remarque quasiment pas les
garçons. Et pas que pour leurs fringues.
- Très (vraiment très très) peu de gens savent tout ce qui
peut se savoir sur moi. Mais en revanche, beaucoup croient faire partie de ceux-là.
- Je me fascine souvent pour des choses qui, aux yeux des autres, n'ont absolument
rien de remarquable.
- J'aime quand on me dit que je suis mystérieuse. Et j'aime faire croire
que je le suis.
- Oui, hier soir c'était bien moi qui applaudissait (un grand merci à Yann pour la capture d'écran !) sur le plateau de Julien Courbet (et même que la bonnasse à ma gauche,
c'est elle ! ("
Daria, Daria ! regarde le monsieur on dirait trop Obélix ! ") –
et les mains qui s'agitent à droite, ce sont les
siennes).
- Il m'arrive de rentrer mon jean dans mes bottes vintage super haïpe.
- Petite, j'avais pris la décision de ne plus jamais boire de coca quand
j'ai su qu'il y avait de la caféïne dedans, ce parce que je confondais
cocaïne et caféïne et qu'on m'avait appris que la coke, c'était
mal.
- J'arrive à trouver des défauts à chaque partie de mon corps,
si petite soit elle.
- Je DETESTE avoir à mentir, à quique ce soit. Sauf moi-même,
peut-être.
- J'ai beaucoup de mal à trouver vingt révélations incroyables
révélables à mon sujet.
- Mon téléphone est (également) allumé 24h/24, même
s'il sonne très rarement.
- Ca va bientôt faire quatre ans que je n'ai pas passé deux semaines
sans pleurer vraiment beaucoup au moins une fois.
- Souvent, j'ai dans ma trousse et sur mon bureau des stylos qui ne marchent plus
simplement parce que j'attache trop d'importance aux objets et que je n'arrive
pas à les *abandonner* et encore moins à les jeter.
- J'ai aujourd'hui accumulé sur mon pc près de 600 de photos de
femmes, connues ou pas.
- Quand j'y pense, je me tartine de crème nivéa body avant de voir
mon chéri et lorsqu'il me dit que j'ai la peau douce, je fais comme si
j'étais pas au courant.
- L'idée de décevoir les personnes à qui je tiens m'est insupportable.
- J'attache une certaine importance (voire une importance certaine) aux fringues.
Ce qui ne veut pas forcément dire que je sois toujours bien fringuée
(bien que si j'en avais les moyens je crois que je...).
- Il m'arrive de lire des skyblogs.
- Quand j'étais môme, il m'arrivait d'avoir les larmes aux yeux quand
j'inventais une chanson tellement je trouvais ça beau et émouvant
(...).
Même si personne ne m'avait invitée à participer à
ce truc, je passe le relais à Stellou
parce que ça l'obligera p'têt à re-poster et que j'aime quand
elle poste. Et puis aussi à qui le voudra !
Le 15 novembre 2005 à 21:56.
On traîne tous derrière nous on certain nombre de casseroles, comme
le dit si bien l'expression... J'en ai quelques unes, moi aussi. Des bien crasseuses,
des qui sont là depuis un moment et que je m'applique à entretenir
quand y faut (ou pas), et d'autres moins. Et j'ai une particulière capacité
à toutes les saisir d'un coup et à me taper sur la djeule avec.
Je crois que j'ai ce besoin de me foutre des claques un peu de temps en temps,
de remuer les couteaux dans la plaie. Non pas que je me complaise là-dedans
comme certains l'ont parfois cru ou analysé, mais juste parce que je sais
pas, j'y peux rien, c'est comme ça et puis c'est tout. Il faut que
je me fasse du mal. Il faut que je me souvienne jusqu'où je peux
creuser, que je me remémore que ah ouais, quand même, voilà
à quel point je peux pousser le mépris du moi. Y'a même
pas à réfléchir.
C'est malgré moi et croyez bien que ça m'emmerde de pas pouvoir
m'en empêcher, de même pas le sentir quand ça arrive pour tenter
une esquive. Parce que sur le coup j'en suis pas consciente, hein. Là je
fais genre je la connais bien la p'tite kim, hin hin, p'tite chenapine ! Alors
qu'en fait tout ça je m'en rends compte – et je l'admets – que
très progressivement et depuis peu, pourtant ça fait un bon bout
de temps que je fais ça, j'le sais.
Alors voilà : quand j'avance, quand je vis, un beau jour on va me tendre
une perche – ou même, mieux encore : je vais m'en tendre une toute
seule – j'ai fait des études de contorsionnisme dans ma folle jeunesse.
Un truc bidon mais bien tortueux sur lequel je vais pouvoir stagner un p'tit moment,
comme ça, l'histoire de bien se prendre la tête comme je sais si
bien le faire. Je vais prendre la perche et je vais la machouiller, la ruminer,
même. Jusqu'à ce que j'aie retourné le truc dans tous les
sens, que j'aie imaginé tous les schémas les plus pessimistes possibles
et imaginables... Pour finalement décider de ne rien faire parce que pas
assez sûre de moi pour tenter quoique ce soit au risque de tout foutre en
l'air, douée comme je suis. Alors je reste là, les bras croisés,
et je dis ça : tant pis pour moi. Once again.

Le 10 novembre 2005 à 23:09.
- vas-y on refait la peur ! mais je fais le voleur et toi la volée
- ok ! * ... * merde y'a plus ma soeur pour appuyer sur la touche de screen !
- appelle-la !
- non elle est en bas ça va l'embêter de venir ! * ... * bon attends j'essaie
d'appuyer avec mon coude

Le 09 novembre 2005 à 22:38.
Aujourd'hui je me suis coupé environ 25 centimètres de cheveux,
deux fois. Deux misérables petites mèches, une sorte de pro-frange
quoi.
Comme j'ai très confiance en moi et en ma légendaire adresse, je
paniquais un peu. Du coup j'ai demandé conseil à Anh.
« bah chais pas essaie tu verras bien.
- nan mais t'es folle là c'est pas ESSAYER là, c'est IRREVERSIBLE TU VOIS
!
- bin vas-y alors.
- non mais attends je peux pas le faire comme ça, ça doit être une décision
mûrement réfléchie !
- oh tu m'saoules hein ! j'me casse !
- noon resttee Aaaanhhh jle fais ou pas ?!
- mais j'm'en fous moi !
- bon allez, courage kim, courage.
- ...
- j'l'ai fait !!!!!!!!
- ouais super ! \o/
- mais c'est trop moche ! bouhouhouuuu je suis défigurée à
vie !
- pff mais non regarde 'suffit de mouiller.
- ah ouais ça va mieux là ! merci ma sur ! »
Le 09 novembre 2005 à 21:16.

Le 07 novembre 2005 à 23:30.

Le 06 novembre 2005 à 13:25.
Tu murmures à mon oreille que tout ira bien et si tu savais combien j'ai
envie de te croire...
J'essaie de m'apprendre à ne plus mettre systématiquement ma vie
au conditionnel, d'apprendre à vivre le moment présent, là,
tout de suite : à le saisir, que je puisse le sentir palpiter au creux
de mes mains et pouvoir me laisser m'enivrer de sa douceur, sans réfléchir
une seule seconde aux conséquences, sans chercher une seule fois à
savoir si je le mérite ou pas, si j'en ai le droit. Mais c'est difficile,
car encore une fois, ça fait un bout de temps que je trimballe avec moi
ces craintes qui, à chaque instant, me poussent à poser des «
si » un peu partout. C'est devenu un réflexe, quelle que soit la
situation, je martelle ma tête de « Et si je fais ça, qu'est-ce
qu'ils vont en penser ? Qu'est-ce qu'il va se passer, ensuite ? Et si j'y arrivais
pas ? Et si j'étais pas à la hauteur ? Et si ça ne marchait
pas ? »
Je voudrais tant me sentir apaisée, enfin. Et je crois que j'y travaille
sérieusement, en ce moment. Ça va marcher (?).
Le 03 novembre 2005 à 12:30.
« Il y a vingt ans je ne soupçonnais même pas votre existence prochaine – à l'époque, vous n'étiez qu'un éclair lubrique au fond de mon œil. Aujourd'hui j'ai l'impression que vous avez toujours été là à me casser les burnes ! »
# Mon père, ce poète