Archives de Janvier 2006

partenaire jukebox
Le 24 janvier 2006 à 21:29.

la faute à Stellou !


chanson pour la route
rolling stones - miss you et/ou canned heat - on the road again, carrément trop, avec les ray-ban étou étou.

chanson pour chialer dans sa bière
léo ferré - avec le temps, sans aucun doute.

chanson de coquinou
nine inch nails - closer, un peu classique, mais bon, quand même.

chanson hommage à un défunt
le poco allegretto de la troisième symphonie de brahms

chanson pour déclencher une baston
alors là, j'ai beau chercher, franchement je trouve pas. si jamais j'ai une idée j'édite.

chanson décadente

euh ben euh... mOBSCENE de manson ? bang, we want it /bang bang bang bang/ you came to see the mobscene /i know it isn't your scene /it's better than a sex scene /and it's so fucking obscene blablabla.

chanson sexy
cardigans - love fool (toi même tu sais)

chanson propice à la percussion sur bouteille de Kro
daft punk - make love : tululu, tu, tululu, tu, tululu tululu tululu tululu.

chanson berceuse
i monster - heaven, parce que l'autre jour je l'ai entendue en faisant ma sieste chez clem et je l'ai trouvée reposante.

chanson qui vous rappelle votre enfance
la traviata de verdi. surtout ' libiamo, libiamo ', parce que quand j'étais môme, avec anh, on l'écoutait dans le salon et on répétait nos chorégraphies de danse classique dessus. ou alors the beatles - love me do, parce que c'est le premier titre du premier volume de l'album past masters que papa mettait (et met) toujours dans la voiture quand on partait en vacances.

chanson que vous admettez aimer (presque) honteusement

outrageous de britney. mais c'est pas " presque " : j'ai honte.

chanson que vous auriez aimé écrire
léo ferré - avec le temps, justement...

chanson nostalgique
massive attack - tear drop, je l'écoutais en boucle à une certaine période... pas une très jolie période, mais je repense systématiquement au passé en l'écoutant. ah et puis aussi sebastien tellier - la ritournelle...

chanson pour faire danser
beach boys - surf in usa, uhuh.

chanson pour quand on tombe amoureux
al green - let's stay together, parce que forcément hein. ou alors hooverphonic - mad about you, elle a quelque chose d'envoûtant.

chanson que ça fait mal parce qu'il/elle est parti(e)

scorpions - still loving you (...)

chanson pour un dimanche matin pluvieux
je dirais gilbert o'sullivan - alone again, naturally, elle me rend toute chose.

chanson que vous détestez par-dessus tout
c'est dur cette question... pourtant y'en a, mais elles me paraissent tellement évidentes (genre tout le répertoire de willy denzey et tous ses coupains du même gabarit) que je me dis qu'il faudrait que je trouve autre chose. mais du coup je vois pas.

NEW chanson pour se réveiller le matin (ahahah, non mais j'étais obligée)
the beatles - here comes the sun ou alors peut-être bien hal - don't come running. essayez donc, je vous assure que votre réveil sera plus doux.

et je passe le relais à tous ceux que ça intéresse.

# partenaire jukebox 

Don't Forget Me
Le 24 janvier 2006 à 18:03.


À l'un de mes anniversaires – huitième ou neuvième année –, ça m'a pris : je suis montée sur un tabouret devant la cheminée, face au grand miroir doré et j'ai commencé à pleurer. Je ne me sentais pourtant pas triste, j'avais juste besoin de savoir que j'étais pas transparente ce jour-là. Ayant entendu mes sanglots, papa est arrivé et, rassurée, j'ai souri en lui disant que je faisais semblant. Un peu plus jeune, je me suis demandé si, si je décidais de partir, là, toute seule, et de me perdre dans la ville, est-ce qu'on le remarquerait ? Une autre fois, un soir, je me suis allongée au milieu de la rue où était garée la voiture quand on revenait de chez mamie. Je faisais semblant de dormir et je me demandais si quelqu'un viendrait me ramasser avant qu'une voiture me roule dessus.
Je crois que j'avais juste peur d'être oubliée ; mais même avec du recul, j'ai du mal à vraiment comprendre pourquoi j'agissais comme ça, parfois.

# Don't Forget Me 

Un air de déjà vu
Le 18 janvier 2006 à 20:34.

  T'es complètement émiettée, dans le sens de paumée. Tu sais pas du tout où tu vas, mais t'y vas quand même ; de toutes façons, t'as pas trop le choix. Il paraît que t'es une idéaliste. Soit. Quant à toi, t'as plutôt l'impression d'être accro au pessimisme parce que le premier aspect des choses qui te vient à l'esprit, c'est toujours le pire. C'est maladif, mais tu te soignes – de ça et de tout le reste – ; mais ça n'a peut-être rien à voir.

  T'es du genre à gaspiller ton temps en t'acharnant à mettre un capharnaüm incroyable dans ta caboche – à t'en retourner la cervelle – au lieu d'agir. Tu ne peux pas, tu ne sais pas t'empêcher de penser au conditionnel, de mettre ta vie entre parenthèses lorsque celle-ci t'effraie un peu. On a beau répéter que l'erreur est humaine, tout ça, toi, tu ne t'autorises pas à l'erreur – avec l'impression d'en avoir déjà trop fait, que ton crédit à toi est d'ores et déjà épuisé. Tu mets la barre trop haut, c'est possible. Du coup, au lieu de te lancer parfois, de te dire allez, qui vivra verra, advienne que pourra, roulez jeunesse !, ben tu restes là. Et de temps en temps, quand t'y penses, t'as la sensation d'être parfois spectatrice de ta propre vie plutôt qu'actrice. Ce qui s'avère être pour le moins frustrant.

  Mais bon, tu continues, t'entasses soigneusement tes petits remords, tes regrets. Tu te dis j'aurais dû, j'aurais pas dû, il eût fallu que. Souvent, quelques démons du passé te rattrapent et te noient, même si tu trouves que c'en est trop, tu n'arrives pas à t'en défaire. On t'a même soupçonnée de ne pas y mettre assez de volonté, mais on t'a aussi dit que c'était normal : parce que tu subissais, encore.

  La principale raison qui t'amène à languir de cette manière-là, c'est ce fichu manque d'assurance que tu trimballes au quotidien. Tu traînes ça avec toi comme une lourde valise prête à craquer, pleine d'un bric-à-brac insensé d'incertitudes enchevêtrées dans des angoisses, dans l'appréhension, les doutes. Souvent, tu imagines que tu pourrais très bien choisir de laisser toute cette crasse, cet amas de saletés derrière toi, au quai d'une gare et de t'enfuir dans le premier train venu. Et le fait de ne jamais y parvenir t'enfonce plus encore dans ce complexe d'incapacité et dans ta culpabilité.
  « Mónica m'expliqua un jour que le corps humain est un système soumis à l'entropie, autrement dit qu'il tend à fonctionner avec le moins d'énergie possible. J'en trouvais l'illustration dans ma propre dépression. Cela m'aurait tant coûté de sortir de cette situation, d'affronter mes démons et mes peurs, de m'armer de courage et de faire quelque chose par et pour moi-même, que je préférais passer tout mon temps libre à pleurer, blottie sous ma couette, aspirée vers le fond de moi-même par une houle noire de souvenirs et de pensées négatives, à boire mes propres larmes. » L. Etxebarría.

  Finalement, tu rêves seulement de pouvoir t'éparpiller dans cette vie. Tu voudrais la cueillir, comme on dit. T'appliquer à collectionner les moments précieux, d'apaisement, les situations privilégiées, sans lesquelles on n'est rien. Ces instants qui nous prennent aux tripes et qu'il faut saisir, au creux des mains, là, tout de suite ! Saisis-les, imprègne-t'en, savoure-les. Juste ça.
   « La vie n'est pas ce que tu crois. C'est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu'on grignote, assis au soleil. » J. Anouilh.

  Il y a ta fichue sensibilité, exacerbée au possible. Mais privée d'elle, qui serais-tu ? Serais-tu cette môme avide de passions ? C'est un détail, peut-être, mais mine de rien, sans ça, tu ne serais plus grand chose.
  « L'existence n'est pas quelque chose qui se laisse penser de loin : il faut que ça vous envahisse brusquement, que ça s'arrête sur vous, que ça pèse lourd sur votre cœur comme une grosse bête immobile - ou alors il n'y a plus rien du tout. Il n'y avait plus rien du tout, j'avais les yeux vides et je m'enchantais de ma délivrance. » J-P. Sartre.

# Un air de déjà vu 

just a fucked up girl who is looking for my own peace of mind.
Le 13 janvier 2006 à 17:56.

Je commencerai par inciser proprement, méticuleusement. Lorsque j'aurais fait tout le tour, je l'ouvrirai avec précaution. À l'intérieur, il y aurait un ramassis de merde. De la merde partout. Des trucs qui traineraient là depuis des années et qu'on aurait poncé un coup de temps en temps, l'histoire d'entretenir la merde. Faudrait pas qu'elle s'use, qu'elle s'abîme, qu'elle perde de son éclat ! Surtout pas : c'est un forfait merdique intégral.
Faiseuse de merde qui ressasse sans cesse les mêmes conneries. Qui retourne tout dans tous les sens possibles et imaginables, trouvant des failles partout. Ça passe son temps à recycler, incessamment. De temps en temps, on trouve de nouveaux sujets sensibles à exploiter, mais globalement, c'est toujours la même matière qui tourne encore et encore. Ça mènera jamais à rien, mais c'est pas grave, on continue quand même, sans trop savoir pourquoi. De toutes façons, on saurait pas faire autrement. On est bon qu'à ça, faire de la merde. De la merde qui fait mal, de surcroît. Jackpot.

# just a fucked up girl who is looking for my own peace of mind. 

Oh it's raining today, where is my umbrella ?
Le 11 janvier 2006 à 18:38.

Souvent, par périodes, il me prend une profonde boulimie d'informations. J'ai besoin d'en savoir un maximum sur un personnage, un concept, un événement, une pratique, ... Quoique ce soit. Ça me prend, comme ça, paf, d'un coup.
À ce moment-là, les encyclopédies, dictionnaires et autres sources d'informations en tous genres deviennent mes amis.
J'explique ce phénomène par le fait que j'ai souvent le sentiment de ne pas être cultivée (ou si peu). Alors je cherche, je lis, je regarde, j'écoute, je pose des questions et quand les réponses ne me satisfont pas, je me débrouille pour en savoir plus jusqu'à ce que je me sente rassasiée. Même si en fin de compte, je ne le serai jamais complètement puisqu'il y aura toujours des choses à apprendre. Ce qui est, en soi, assez frustrant mais je peux éventuellement rassurer ma conscience en lui assurant avec un air convaincu que personne ne pourra jamais connaître tout sur tout, que la science infuse n'existe pas, que rien n'est acquis, tout ça.
J'ai l'impression d'être à la masse, que j'aurais dû m'intéresser aux choses plus tôt.
Finalement, c'est toujours la même histoire, c'te p'tit complexe d'infériorité, là.

# Oh it's raining today, where is my umbrella ? 

et les éclats, et les orages, et les silences,
Le 04 janvier 2006 à 00:32.

Et voilà. Maintenant, le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop que l'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences: le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur -et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...
C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr… Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie, on est tranquille. D'abord, on est entre soi. On est tous innocents, en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, -pas à gémir, non, pas à se plaindre, -à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien: pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a plus rien à tenter, enfin !

# et les éclats, et les orages, et les silences, 

Toi + moi = trois
Le 02 janvier 2006 à 13:17.

Faire un bilan de ces derniers temps pourrait éventuellement être dans mes capacités mais faire un bilan de l'année 2005, j'en suis incapable. J'ai l'impression que tout est confus, insensé ; l'année est passée si vite : je me souviens du réveillon 2005 comme s'il avait eu lieu il y a à peine quelques mois.
Les évènements importants qui ont marqué ma vie dernièrement sont hors du temps ; je n'arrive pas à savoir s'ils se sont produits cette année ou bien durant 2004... Et je crois que si je n'arrive pas à dater les faits, c'est que je n'ai plus vraiment de repères stables depuis un certain temps. J'ai la sensation d'avoir souvent été spectatrice plutôt qu'actrice de ma propre vie et c'est plutôt frustrant et pas franchement rassurant. De subir. Encore.
En tout cas, pour bien commencer l'année, le 30 décembre 2005 est une date que je retiendrais. Assurément.

# Toi + moi = trois 
Partie privée
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Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!
Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!