Archives de Février 2006
Le 27 février 2006 à 16:56.
Vendredi soir, je suis allée écouter&voir mon oncle jouer au
New Morning.
Si ma montre dit vrai, le concert a dû s'étendre sur trois heures.
Trois heures qui ont pour ainsi dire filé incroyablement vite.
Mon tonton, c'est lui.
Référez-vous donc à la présentation d'Evene, car je
ne saurais pas faire de meilleur résumé. Je regrette de n'avoir
pas pris d'appareil photo, voire même de caméra. Néanmoins,
j'ai, telle une groupie dégénérée, pu enregistrer
quelques bribes du concerts
avec mon portable. La qualité du son est des plus mauvaises, mais les extraits
sont, je pense, assez représentatifs de l'ambiance qui était présente
ce soir-là.
À dire vrai, j'ai bien du mal à trouver mes mots pour raconter ces
instants. Mais je peux en revanche tenter de décrire mon émotion
qui se résume à ce sourire, qui n'a pas quitté mes lèvres
de la soirée et au fait que ce matin, les premiers accords de Voodoo Child
résonnaient encore dans ma boîte crânienne.

Le 25 février 2006 à 14:43.
Des envies d'ailleurs et de souffler un peu aussi. On vient à peine de
sortir de deux semaines de vacances et j'ai déjà derechef les yeux
d'un vieux panda. Je ne sais pas à quoi je gâche mes journées
: je recommence à être très douteuse vis-à-vis du lycée,
il y a quelques plantages qui fleurissent ci et là, des larmes tièdes
qu'on dissimule derrière une grosse écharpe de saison. Je sors tout
juste de quatre heures de dissertation sur l'autobiographique. En lisant Sarraute,
je me suis souvenue...

Le 18 février 2006 à 01:57.
La neige, c'est toujours pareil finalement. Le télésiège
qui met suffisament de temps à arriver en haut de la montage à cheval
de façon à ce qu'au moment où t'as de nouveau les skis sur
la piste, t'as l'impression que jamais plus t'arriveras à faire du macramé
avec tellement ils sont ankylosés. En plus y'a trop de monde.



Le 07 février 2006 à 13:04.
C'est l'heure du ski. Je reviens dans quelques jours avec une nouvelle version
d'ores et déjà fin prête, des photos et, je l'espère,
l'esprit apaisé.
Bonnes vacances à la zone C !
Le 01 février 2006 à 14:07.
Je m'accusais d'être épineuse ; de m'attacher aux gens si maladroitement
que je finissais toujours par leur faire du mal, beaucoup de mal, et ce inévitablement.
A chaque fois, je n'y manquais pas : je provoquais larmes, confusion, déchirement,
avec tous. Et même si, bien sûr, aucune de ces souffrances n'était
préméditée, c'était comme si la monstruosité
était encrée en moi, comme si j'étais strictement, uniquement
et immanquablement vouée à la démolition de ceux que j'approchais
d'un peu trop près.
Mais peut-être qu'en fait, ce n'est pas moi qui suis si terrible, si venimeuse
auprès des gens. Peut-être qu'en fait, il n'y a rien de monstrueux
: c'est juste que les gens auxquels je me lie ont simplement tendance à
être sensibles, tout comme moi. Et que c'est pour ça qu'à
chaque fois, tout est toujours plus tortueux... Ça m'a l'air fondamental.
Sans transition bonsoir.
Le 28 janvier fut une journée chargée : les quatre grandes Ecoles
supérieures d'Arts Appliqués de Paris et le Salon des Formations
Artistiques ouvraient leurs portes.
De fait, après nos deux heures de cours hebdomadaires du samedi matin,
Anh et moi nous sommes pressées de prendre le RER pour visiter les écoles
Estienne et Olivier de Serres. L'année dernière, nous avions d'ores
et déjà découvert l'école Boulle et l'école
Estienne et la journée était passée très vite... Elle
nous avait même paru trop courte, tant il y avait de choses à voir.
Cette fois-ci, nous avons donc dû sélectionner les sections à
visiter impérativement (à savoir les MANAA et BTS en communication
visuelle) et laisser de côté les autres, non sans une once de regret.
J'ai pris mon courage à deux mains et je suis allée aborder une
élève de MANAA d'Estienne en arborant mon plus beau sourire. Ainsi,
dans cette prestigieuse école, il n'y a qu'une seule classe de MANAA ;
et cette prestigieuse école est bien entendu très cotée il
est donc très difficile d'y être accepté. Elle m'a expliqué
le coup du dossier scolaire (très bonnes appréciations, bons résultats,
de la constance dans le travail, pas d'absences injustifiées, etc.) et
du concours. En fait, je savais déjà tout ce qu'elle m'a dit mais
il fallait que je le ré-entende, l'histoire d'être sûre de
moi. Ou pas : en fait, j'ai plutôt ressenti une profonde panique. J'ai,
comme à mon habitude, commencé (continué ?) à avoir
de sérieux doute sur mes capacités, sur mon avenir, tout ça.
Ce qu'ils font là-bas, à Estienne tout comme à Olivier de
Serres, c'est beau. Pas seulement d'un point de vue esthétique. C'est...
beau¹, c'est tout. Le BTS CV option multimédia d'Estienne est tout simplement
bluffant.
Mais bon, remballe tes rêves de môme ma cocotte.
Au Salon, j'ai discuté avec quelques personnes, des enseignants, d'anciens
élèves... Mais j'ai surtout chopé un bon tas de brochures,
et ai laissé mes coordonnées un peu partout pour en recevoir d'autres.
Enfin bref. Maintenant il faudrait que j'essaie de rencontrer des gens, que je
prenne des rendez-vous, etc.
J'espère. Je suis pleine d'espoir et de doutes, de craintes, enchevêtrés
les uns aux autres.
