Archives de Juin 2006

“ Elle s'appelle Lyna ”
Le 30 juin 2006 à 22:28.

Il est papa !

# “ Elle s'appelle Lyna ” 

Don't change a hair for me Not if you care for me
Le 23 juin 2006 à 22:50.

19h32. C'est grand, je suis presque à l'heure. En déclenchant l'ouverture de la porte, Monsieur A. a d'emblée précisé par l'interphone qu'il avait du retard sur ses rendez-vous. J'entre dans l'immeuble et, fainéante qui se respecte, appelle l'ascenceur, demande le premier étage. Pourquoi il y a-t-il toujours des miroirs dans les ascenceurs ? Avec mon kit frange qui rebique et poches bleuâtres qui soulignent mes yeux battus, je fais pour ainsi dire peur à voir. La faute à ces nuits perturbées qui, les jours de fête, m'accordent tout au plus dans un excès de bonté cinq heures de répit. Il a du retard sur ses rendez-vous. Tant mieux, ça me permettra de lire un peu Boulgakov. Il y a quatre fauteuils dans la salle d'attente mais généralement, pour ce genre de rendez-vous, le docteur se débrouille pour qu'on y soit toujours seul. Souvent, mon ineffable esprit tordu m'amène à me demander si le fait de choisir tel ou tel fauteuil est remarqué par le psychiatre quand il vient appeler le patient suivant. Et si ce choix peut lui permettre de déduire certains caractères sous-jacents. Mais c'est mon ineffable esprit tordu qui me fait me dire ça, et si je change inconsciemment de fauteuil à chaque séance, c'est sans aucun rapport. Il y a un grand placard. Dans ce grand placard il y a une radio qui, inexorablement diffuse TSF, la radio Jazz 24 heures sur 24. Chet Baker chante My Funny Valentine. Sa voix douce et fragile. Sa voix résonne dans ma tête. My funny valentine Sweet comic valentine You make me smile with my heart. Impossible de fixer ma concentration dans les lignes du Maître et Marguerite, je relis les phrases machinalement sans qu'elles ne m'atteignent. Ce n'est pas que le livre soit mauvais ou le passage dénué d'intêret. Ce sont juste ces vilaines larmes douceâtres qui gagnent progressivement mes yeux. Ce n'est pas que le livre soit triste. C'est juste moi, qui ai tendance à pleurer pour tout et n'importe quoi depuis quelques temps. Stay little valentine stay Each day is Valentine's Day.

# Don't change a hair for me Not if you care for me 

Non, ce n'était pas du vin : (...) c'était l'âpre joie et l'angoisse sans fin
Le 17 juin 2006 à 17:27.

À 11 jours de l'oral, le seul fait de compter ces jours qui défilent trop vite accroît mon inquiètude. Je m'étais naïvement préparé un programme de révisions intensives : “ Bon allez, une fois l'écrit passé, tu révises deux textes par jour à fond les bananes. ” J'arrivais presque à penser que d'une part j'allais m'y tenir et qu'en cela je pouvais croire les pronostics de ma prof et viser le 14. Quelle idée saugrenue et quelle touchante candeur, pleine de bonne volonté !
Et je me lamente, je me culpabilise, me répétant sans cesse que je suis vraiment trop stupide et pitoyable. Malgré ça, je ne m'y suis toujours pas mise. Je sais que je suis loin, très loin d'être la seule dans cette situation mais ce genre de petite compensation ne me rassure absolument pas.
Et j'en entends d'autres, dont bon nombre sont ceux qui peinaient à avoir la moyenne cette année en français, ceux-là signifient depuis déjà plusieurs jours combien ils s'investissent dans leurs révisions, on me demande même mes cours !
Je sais pourtant que réviser son oral de français ne représente pas un travail considérable. Ce n'est – presque – que du par cœur, mais justement, le par cœur et moi on a jamais été très proches. Généralement, je m'en sors pas mal. J'ai bien souvent l'impression d'avoir une mémoire d'huître, mais pourtant je crois que j'enregistre assez bien ce que j'entends ou lis, ce qu'on m'apprend. Même si parfois je suis convaincue de ne plus être sûre, de ne plus savoir. Mais là, je doute que je m'en tire aussi bien avec le stress des exams, tout ça. Et ce n'est plus une séquence de textes, mais plus d'une vingtaine qu'il serait préférable de connaître sur le bout des doigts.
Il y a autre chose qui m'ennuie assez. C'est la case 'spécialité' que je suis censée avoir cochée depuis un bout de temps déjà et que je dois avoir impérativement choisie pour le 19, date de la remise des dossiers d'inscriptions en Terminale.
Il se trouve que non, j'hésite encore entre SVT et Physique-Chimie. Je n'ai absolument rien compris aux vagues explications des professeurs sur le programme de chacune des spécialités. Il paraît que Physique-Chimie c'est plus facile, qu'on grappille plus aisément des points au bac, que le programme sert au tronc commun. Seulement j'ai toujours été intéressée par la biologie, seulement j'arrive facilement à me concentrer 2 heures sur un TP de SVT, chose qui me paraît moins évidente dans l'autre matière, cela dit il est vrai que je suis quand même un peu à côté de la plaque en géologie et qu'en fin d'année j'arrivais à ne plus déccrocher des cours de Physique-Chimie.
Alors la case reste désespérément vide, tout comme ma tête.

# Non, ce n'était pas du vin : (...) c'était l'âpre joie et l'angoisse sans fin 

un vilain défaut, oui-da.
Le 15 juin 2006 à 10:29.

Je crois que je n'ai jamais été particulièrement curieuse. J'entends par là d'une manière générale : je n'ai jamais fouillé dans la chambre de quique ce soit, pas même celles de mon frère ou de mes sœurs, je ne suis absolument pas friande de rumeurs, de ragots, de ouï-dire.
Mais je reconnais qu'il y a des fois où, trop suspicieuse sur des affaires qui me concernent et qui me touchent profondément, je peux plus. Je peux plus, ça me taraude, ça obsède continuellement mon esprit et il se trouve que j'ai une singulière capacité à me prendre la tête pour des foutaises, alors sur de pareils sujets, ça peut atteindre une ampleur phénoménale et bien souvent disproportionnée. Et dans ces cas-là, même en y mettant toute ma volonté, je suis incapable de « penser/passer à autre chose ».
Dans de nombreux cas, j'ai en fait tellement de mal à imaginer qu'on puisse mentir, tromper les gens avec autant de facilité et sans éprouver le moindre remord, que je suis incapable d'aller me confronter à la personne et de lui demander sans détours si j'ai raison – ou pas – d'avoir des doutes. Alors, j'ai beau savoir sur le bout des doigts – par exéprience et par les conseils avisés qui m'ont été donnés – que ce n'est jamais une bonne solution, je mène mon enquête. Et, la plupart du temps, sans avoir à soudoyer/tuer/menacer/torturer quique ce soit, je parviens à mes fins. Parfois les fins surprennent. Parfois les fins font mal. Et tu ne peux finalement t'en prendre qu'à toi-même puisque c'est toi qui, comme une grande, est allée chercher ce qu'on appelle communément la merde.
Est-ce qu'il vaut mieux être une conne leurrée mais confiante ou bien s'avouer être une chercheuse de merde culpabilisée et malheureuse mais lucide ? Parfois, je me demande.


Ouais sinon le bac, j'ai pris la dissertation (...). Et ça fait trois jours que je dors plus. Par contre, niveau stress, ça va je gère et vivent les bêta-bloquants.
28, oral.

# un vilain défaut, oui-da. 

ça, c'est fait... et ensuite ?
Le 11 juin 2006 à 01:29.

Bon, ben ça y est.

18


Il fallait absolument que je dise un dernier truc avant d'être majeure. Sans trop savoir pourquoi. Quel que soit le truc en question, juste un truc pour marquer le coup ou quelque chose comme ça. J'ai donc 2h devant moi pour trouver un truc à dire.
Il y a qu'une thérapie pareille c'est quand même un peu déroutant parce qu'inévitablement, tu finis par découvrir certaines choses jusqu'alors occultées sur toi – oui oui, même si l'on commence à bien savoir que c'est là l'un des principaux objectifs des rendez-vous psychiatriques –, des choses qui pouvaient bien être ancrées là depuis un sacré bout de temps. Des choses qui parfois peuvent apporter l'ébauche d'une explication à un certains de tes comportements et c'est pas évident de prendre du recul et de pouvoir s'expliquer, se ressentir, concevoir, soi, soi-même et pour soi, différemment – voire s'expliquer tout court sur quelques points. Ça peut t'amener à reconsidérer des tas de trucs. Des trucs qui te paraissaient solides, comme des bases évidentes, les prémisses d'où découlaient tout plein d'interprétations qui inopinément tombent à l'eau.
Je m'exprime en trucs et en bidules mais on doit bien se douter qu'au fond, dans mon introspection, je songe à des faits plus ou moins précis en fait, mais que je ne peux énoncer là tout de go.
Il y a l'écrit dans trois jours et je suis franchement pas rassurée.
Et il n'y a plus que 1h40. Damnit.

# ça, c'est fait... et ensuite ? 

need some answers pliz.
Le 01 juin 2006 à 21:39.

tu peux me dire ce que c'est, toi, la proximité ?
ce que ça veut dire « être proche de quelqu'un » ?
est-ce qu'il y aurait pas différentes formes de proximité ? qui est-ce qu'on appelle communément « les proches » ?
comment tu fais la distinction entre ceux qui sont tes proches et ceux qui le sont pas ?
est-ce qu'un proche c'est quelqu'un qui sait des choses que peu de gens ont le privilège de savoir à ton sujet ?
alors est-ce que ces pauvres mais honnêtes gens à qui j'ai pu déballer des trucs sans raison là, comme ça, parce qu'ils se sont trouvés là à ce moment précis, qu'ils ont éventuellement semblé me trouver un quelconque intêret et qu'encore une fois, ça débordait de moi, est-ce que ces gens là se sont sentis proches de moi ? et puis dans ce cas-là, ça voudrait dire qu'on est proche de son médecin, de son psy ?
est-ce qu'être proche de quelqu'un ça induit forcément une proximité physique ? est-ce qu'il n'y a pas des proches avec lesquels une proximité physique est superflue ? déplacée ? et puis les gens qui te sont génétiquement proches ne peuvent-ils pas être à des années lumières de ta personnalité ?
est-ce qu'on se sent pas parfois plus proches d'inconnus qu'on a jamais vus que de son voisin qu'on croise tous les matins ?
est-ce qu'on a vraiment besoin d'être géographiquement proche de quelqu'un pour avoir avec lui une proximité relationnelle ?
est-ce qu'être proche de quelqu'un ça veut dire que tu dois entretenir cette proximité si tu veux pas la perdre ? quand est-ce qu'on sait si la proximité est révolue ?
est-ce qu'avoir des proches nécessite de leur donner des nouvelles régulièrement sans quoi ils se mettent à imaginer que tu penses pas à eux et/ou finissent par t'oublier ?
est-ce qu'avoir des proches ça marche comme dans les sims ou quoi ? tu fais grimper ta jauge de vie sociale avec des petits + qui papillonnent au-dessus de ta tête jusqu'à ce que t'atteigne la béatitude ? sachant que si tu vois/invites/appelles pas tes simspotes régulièrement, au bout d'un certain temps quand ils te croisent au simssupermarket de la simscity entre le rayon des patates normandes et celui des sauces à fajitas, ben ils te snobent comme si ta simstronche leur revenait pas ?
est-ce que c'est possible d'être handicapé de la proximité ?
est-ce que c'est grave docteur ?

# need some answers pliz. 
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Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!
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