Archives de Février 2007

Je reviens sur le mot de _créatrice_. Je suis sûr que le mystère gît tout entier dans l'acception exacte que l'on donne à ce mot.
Le 25 février 2007 à 00:46.

Devinez qui est partie skier en oubliant malencontreusement son blouson sur le porte-manteau? Dévalant, de fait, les pistes, avec un air de Bibendum faute de 4 pulls dont 2 cols roulés superposés – non sans grelotter tout de même au-delà de 2000 mètres d'altitude? Tic tac, un indice:



(et à qui le père noël a également offert un polaroïd, on s'en doutait)
Et la mise en abyme numérisée, ça le fait trop (non?).


Bon allez, l'heure est aux révélations: c'est moi. La montagne, ça me gagne pas terriblement lorsque la neige ressemble alternativement à de la gadoue, puis du glaçon – voire les deux à la fois – et le tout saupoudré de beaucoup trop de chasseurs de neige (auxquels je me suis occasionnellement jointe, ne nous leurrons point). Toutefois, en dépit de ces conditions spaciales discutables, les séjours alpins sont toujours reposants. Là-bas, on a toujours le temps. Pour tout plein de trucs.


J'ai commencé à (faire) remplir mon dossier de MANAA.

# Je reviens sur le mot de _créatrice_. Je suis sûr que le mystère gît tout entier dans l'acception exacte que l'on donne à ce mot. 

Quand tu dis que dans la vraie vie tu n'as pas les cheveux longs Quand tu dis que mourir, c'est juste dur la première fois, qu'après on s'y fait
Le 17 février 2007 à 00:05.


c'est étrange,
ce handicap de la décision. ou bien, en fait, de la bonne décision. pourtant, je sens bien en moi les cendres d'un doute nébuleux, mais consumé par l'ardeur de l'inassouvi désir d'y croire, à chaque fois. cette volonté latente d'embrasser enfin complètement une idée – ou plus exactement de se laisser complètement embrasser par elle. prendre le risque, sciemment, et trouver cela beau et savoureux, que de pouvoir s'octroyer une telle audace sans être meurtrie par l'angoisse.
et je me dis qu'étant lucide de ce défaut opiniâtre, je devrais me méfier de mes instincts et, en conséquence, toujours choisir ce qui les contredit. c'est comme lorsque je sors d'une bouche de métro et que le plan m'indique de continuer tout droit. tout droit, mais dans quel sens? quoiqu'il advienne, je prends toujours le mauvais, même en m'engageant d'emblée dans la bonne direction, je reviendrai forcément sur mes pas. je dois être animée par une sorte d'aimant, systématiquement aspiré par le mauvais pôle, celui qu'il ne fallait pas.

étrange, elle aussi,
cette impression de ne jamais parvenir à se saisir entièrement. c'est que depuis des années, dès lors que j'essaie de brosser l'esquisse d'un portrait qui pourrait (devrait) être le mien, je n'en finis plus de redéfinir le galbe de chaque trait. jamais je ne parviens à déterminer ne serait-ce que la direction des lignes qu'il faudrait tracer ; tout n'est que confusion diffuse et versatile et mes toiles, finalement, tantôt demeurent d'un blanc cruellement immaculé, tantôt bariolées à tout-va et sans que cela n'ai plus le moindre sens. je ne sais pas ce que je suis. vraiment.

# Quand tu dis que dans la vraie vie tu n'as pas les cheveux longs Quand tu dis que mourir, c'est juste dur la première fois, qu'après on s'y fait 

The bulging eyes and the twisted mouth, Scent of magnolias, sweet and fresh, Then the sudden smell of burning flesh.
Le 12 février 2007 à 23:27.

Les portes ouvertes, c'était la troisième année consécutive mais cette fois-ci, l'enjeu n'était pas seulement de s'émoustiller les yeux: il s'agissait aussi de retirer les dossiers Candidature en classe de MANAA session 2007. Alors, vite – trop vite –, il va falloir solliciter chaque professeur, un à un, leur demander de bien vouloir remplir les petites cases roses, noter de 1 à 5 mes: capacités d'analyse, de synthèse, ma curiosité d'esprit, ma détermination, mes expressions écrite (salu asv?) et orale, ma méthode (bordélique), mes sens critique (tout est potentiellement beau et relativement moche) et de l'organisation (cf. méthode).
Ensuite, sélectionner trois de mes pratiques péri ou extra-scolaires d'expression artistique (intermitante du spectacle au Palais de Tokyo? réalisation de prospectus pour une galerie d'art à Paris? de sites internets pour un groupe de jazz? pour une société de repas hyperprotéinés? d'affiches pour un stand de karting – sans s à karts?). Et puis écrire une lettre de motivation.
Mais avant tout, hiérarchiser mes choix d'écoles, sachant que cette rubrique ne comporte qu'un petit 1, suivi d'un petit 2, point final fermez les guillemets. Pour ce faire, il faudra prendre en compte les témoignages d'anciens élèves pas tout à fait objectifs, ceux d'actuels élèves totalement subjectifs, les conseils avisés – ou pas – du professeur d'arts plastiques du lycée, ceux d'artistes, ou encore de très proches. Et puis faire ce qu'on appelle la part des choses parmi cet amoncellement de données qui, en certains points m'indique tout et son contraire (' lorsqu'une école a été placée en second choix, elle ne regarde même pas le dossier concerné ' versus ' j'ai été pris dans l'école de mon second choix ' ou encore ' cette école t'est complètement accessible ' versus ' là-bas, c'est l'élite '). Sans oublier un dernier élément, last but not least et qui doit être impérativement réfléchi sans jamais prendre en compte ses confrères: ce que je veux. Ah! ma foi, bonne question.

Autre chose: l'épreuve facultative d'arts plastiques, pour laquelle il faut constituer un dossier d'une dizaine de planches, d'un format demi-raisin minimum, avec un thème, une recherche appuyée sur l'étude d'œuvres précises, etc. Le mieux serait de l'avoir fini pour Pâcques. Je ne me suis pas encore salie les mains à la tâche, pas même un auriculaire. En revanche, j'ai fait travailler mes méninges, j'ai même noirci quelques coins de pages. En fait, je crois qu'à force d'y avoir cogité, d'avoir ordonné des idées récoltées çà et là dans un sens, puis dans l'autre, j'ai tant peaufiné mon 'projet', que c'est exactement cela qui inhibe mon potentiel passage à l'acte. C'est-à-dire que je me suis forgée une idée si bien lustrée que concrètement, il n'en demeure que l'appréhension d'une inévitable déception. Car il est bien sûr évident qu'en créant, ces idées, si précises soient-elles, ne me brideront jamais. Et qu'hélas en rêve, ce que je vise se trouve toujours atrocement au-delà de mes capacités.

# The bulging eyes and the twisted mouth, Scent of magnolias, sweet and fresh, Then the sudden smell of burning flesh. 
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Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!
Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!