Archives de Juillet 2007

éluard, des vers. les lignes soulignées.
Le 26 juillet 2007 à 17:49.

Un regard large comme le silence
Comme s'il n'y avait que nous deux sur la terre
Et le sourire de nos gestes simples.
Tu me réapprends ce que c'est
Qu'un être humain que je renonce

À savoir si j'ai des semblables.

Odorante et savoureuse
Tu dépasses sans te perdre
Les frontières de ton corps

Nous ne vieillirons pas ensemble.

Voici le jour

En trop : le temps déborde.
Mon amour si léger prend le poids d'un supplice.


quand on lit des choses pareilles alors nous apparaît toute la vanité de nos essais verbeux, que ces gens-là ont déjà extirpé des mots toute la beauté du monde, qu'il ne nous reste plus qu'à disputer les restes. et qu'on aura beau ronger les os jusqu'à la moelle, il n'y aura jamais rien de plus pur.
c'est tout. un point.

# éluard, des vers. les lignes soulignées. 

Et je voulais dire : Laisse tes rêves à l'agonie /Il étreint mon cœur et je l'aime aussi pour ça.
Le 14 juillet 2007 à 00:37.

Puis-je croire que l'on ressent tous, parfois, le besoin de se trouver propulsé dans des rôles qui nous dépassent, emplis d'émotions démusurées qui ont l'ampleur des histoires de nos livres ? Comme une façon de se projeter au-delà de soi, catharique – est-ce bien de cela qu'il s'agit ? Je veux dire : nous sentons-nous réellement libérés ? Peut-être ne tendons-nous qu'à se sentir vivre plus intensément – le poids de l'existence se fait-il plus loud lorsqu'on injecte celle-ci de ces actes aux horizons épanouis ?


Ce n'est peut-être qu'un truc de filles. J'ai parfois l'impression que mes espérances demeureront à jamais vaines car dès lors que l'une d'elles s'accomplit, d'autres naissent, plus affutées, plus vicieuses. Il n'y a pas vraiment de rêve de chair et d'os : c'est un rêve mouvant, qui se traîne d'un espoir à l'autre et s'en abreuve de sorte que l'aspiration finale est chaque fois plus peaufinée.

# Et je voulais dire : Laisse tes rêves à l'agonie /Il étreint mon cœur et je l'aime aussi pour ça. 

Hello darkness, my old friend, Ive come to talk with you again, Because a vision softly creeping, Left its seeds while I was sleeping,
Le 04 juillet 2007 à 00:19.

Je suis loin d'en être au stade du misérable petit point noir sur le fil de mon existence (cf. 11 juin 2007) , mais pour faire simple et concis:


Autant dire que je ne m'y attendais pas! J'avais même projeté de réviser avant les résultats (en fin de compte, malgré l'angoisse, ma paresse m'a rattrapée), au cas ou ; j'avais cauchemardé d'un rattrapage à 9,86/20 puis d'un refus catégorique, à 7/20 de moyenne. Finalement, mes notes vont de 12 (Maths !) à 20 (Arts plastiques, en facultatif) et j'ai mis un bout de temps avant de réaliser et de sautiller, de crier partout ; quelle surprise, et quel soulagement! D'ailleurs, ça m'a fait tout drôle quand, tout à l'heure, je me suis aperçue que je n'avais pour ainsi dire "rien à faire", enfin que plus aucune échéance ne planait sur mes épaules, mis à part l'envoi de mon dossier d'inscription à Olivier de Serres, qui, toutefois n'en est pas une en soi, mais plutôt une sorte de consécration, hihi.

# Hello darkness, my old friend, Ive come to talk with you again, Because a vision softly creeping, Left its seeds while I was sleeping, 
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Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!
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