rendre mon cœur au vide et le vide à la vie Et le fait que je t'aime
Le 14 octobre 2007
à 13:52.
Quoi de plus pénible que de (re)commencer ses journées par des larmes sèches ou dans l'angoisse d'un cauchemar trop cru. À mesure que mes espoirs s'amenuisent, meutris par tes silences et l'indifférence, je préfèrerais peut-être t'entendre dire les choses telles qu'elles sont et telles que tu les penses, plutôt que de vivre un jour de plus écrasé par la pression latente de mes incertitudes et de l'expectative. Ta froideur – quelles qu'en soient les raisons, et qu'elles me soient liées ou non –, et ce qui se passe ici, dans ces lieux qui m'entourent et que tu fuis, c'est trop. Même d'aussi loin, je sens encore le poids de ton regard et de tes sentiments sur moi. Ton immobilité lorsque je m'effondre devant toi pour tes mots : Dégoûtante. Ton impassible silence cependant : Pitoyable. S'il subsiste en toi quelques égards pour moi, accorde-moi au moins le répit des tenailles de mes vaines espérances : Abrège.
# rendre mon cœur au vide et le vide à la vie Et le fait que je t'aime
l'Eden, cher monsieur : la vie en prise directe ? Ce fut la mienne. Je n'ai jamais eu besoin d'apprendre à vivre. Sur ce point, je savais déjà tout en naissant. Il y a des gens dont le problème est de s'abriter des hommes,
Le 01 octobre 2007
à 23:15.
Octobre déjà et ma chair n'en finit plus d'hésiter. Là même, c'est comme si mes mains ne savaient plus vraiment décrire ce qui tord ma conscience, mes sens divaguent. Tout est en mouvement Il y a ces moments où j'ai l'impression de ne plus faire partie de ce qui m'entoure tant mes pensées s'égarent. Et je me mets à chanter soudainement; seule au milieu d'une foule, comme pour me raccrocher au réel et redescendre de mon vagabondage. Heureusement, les parisiens du métro toujours pressés n'entendront jamais ces choses-là.
Je redoute l'émiettement de tout ce à quoi je tiens ici, et qui continue de vivre sans moi dès que je referme la porte de la maison chaque matin, première levée, première partie. Et toi aussi, tu me parles d'implication tandis que... Tu sais bien.
À l'école ils me réclament ce chèque de la sécurité sociale pourtant gratuite aux moins de vingt ans. Oui, mais le 11 juin prochain. Je ne vais pas parler de vieillesse, je suis assez mal placée pour ça, mais c'est juste que je voudrais bien savoir où sont passées ces quatres dernières années car je me souviens encore si bien de ce questionnaire où j'ai photographié le 16 du portail des voisins. Les années se sont évaporées sans laisser de trace, non pas que je n'aie rien vécu ces années là – bien au contraire –, mais j'aurais voulu prolonger ces nombres et qu'ils me parlent déjà, chargés d'une tendance, d'un mouvement précis. Je voudrais, comme papa, être capable de dire quelle était la bétise que j'ai faite à tel âge. Mais de 14 à 19 ans, tout paraît confus.
Aussi, j'aurais voulu faire de cette année un nouveau départ. J'aurais voulu être meilleure, ou tout du moins en avoir le sentiment, voire en donner l'impression... Me recroquevillant dans une coquille, pas la carapace, pas de barricades, seulement de quoi se protéger, un tout petit peu. Et mon fard s'étiole déjà à mesure que les mots sortent de ma bouche, le plus naturellement du monde et sans la moindre réfléxion préalable. Les revoilà, fidèles conditionnel & aigres remords.