Archives de Novembre 2007

Il était une fois un certain chevalier Joseph beau comme un jour de mai. Joseph vivait entre son chien et son cheval (pas en hauteur mais en travers) à l'orée d'un
Le 25 novembre 2007 à 19:05.


On sait si bien que les rapports imiscés entre un premier homme passionné – même amateur – et le domaine artistique qui l'exalte, auront naturellement quelque ressemblance avec ceux qu'éprouverait un second dans une toute autre discipline. Mais, depuis quelques jours seulement, j'aperçois l'étendue de cette similitude.
Lorsqu'il répète les mots de sa tirade jusqu'à l'épuisement, et ce dans l'idée que la dissipation créera suffisamment d'espaces pour que s'en accapare un sens épuré, une résonance profonde, originelle et juste. Cette approche, c'est aussi celle qu'exige le professeur de musique de son élève, et les lettres se changent en notes, et Racine en Beethov ; car au même titre que les phrases de ta pièce, chaque mesure de ma partition conte une histoire.
Et, plus que dans ce principe, dans la technique elle-même, les mouvements sont les mêmes : il faut s'acharner à répéter (comme s'évertue lui aussi le peintre, à esquisser une expression énigmatique ; le poète, à décrire cette émotion ; Steichen de photographier ces fleurs...), répéter mécaniquement, jusqu'à ce que mes avant-bras se crispent, jusqu'à ce que mes doigts se heurtent aux touches du clavier. Répéter inlassablement, jusqu'à saturation du corps. Et laisser tête et cœur – pour une fois accordés – se charger du reste.
Et dans l'accalmie, il suffira de revenir, tout imprégné du geste recherché mais serein, et de se laisser aller complètement pour s'apercevoir qu'enfin, après tant d'acharnement, tout est là : chacune des notes, chargées de leur intensité inhérente et singulière ; et chaque mot, chargé de sa propre expression immaculée...

# Il était une fois un certain chevalier Joseph beau comme un jour de mai. Joseph vivait entre son chien et son cheval (pas en hauteur mais en travers) à l'orée d'un 

Tendre et cruel Réel et surréel Terrifiant et marrant Nocturne et diurne Solite et insolite Beau comme tout
Le 05 novembre 2007 à 19:36.

Prévert


Cette année encore, l'automne sera marqué d'une sempiternelle tristesse. Non pas le vague à l'âme, le chagrin latent, mais bien cette tristesse aux causes terriblement profondes et discernables. L'incurable que l'on se remémore. Et si je n'écris plus, c'est qu'il n'y a jamais de mots pour l'exprimer. L'indicible m'anéantie, au sens propre du terme. Je me sens creuse et morne à mesure que j'éprouve l'étendue de mon impuissance. Les jours passent, et avec eux grandit le poids de l'absence et du manque. Pensées et souvenirs lancinants – si seulement j'avais su, si seulement j'avais pu.
Cet automne encore, mon petit lot de regrets s'est accru, justifiant de nouvelles raisons de conserver égoïstement tout sentiment de rancune. Que pourrais-je ajouter ? Des quatre saisons, c'est pourtant mon éternelle préférée. En automne, j'ai l'impression que la vie se meut dans une vieille carte postale aux blancs jaunis par le temps. Je voudrais que cela dure toujours. Et puis c'est les vacances : je me dis que demain, je me lèverai tôt pour prendre des photos au parc, m'assoir dans un coin et faire ma première aquarelle – et je le fais ; je me dis que demain, je ferai un litre de vrai chocolat au lait à la casserole, je l'emporterai dans un thermostat et on ira le boire dans ce même parc dans la brume du matin – et je le fais ; je me dis que demain matin, j'irai courir car il fera très beau – et je le fais.

# Tendre et cruel Réel et surréel Terrifiant et marrant Nocturne et diurne Solite et insolite Beau comme tout 
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Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!
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