Même si la situation est assez peu commune (peut-être l'expliquerai-je
prochainement, lorsque je l'aurai acceptée), ça s'est bien
passé, globalement.
Ce matin, on a eu _ entre autres _ deux heures de maths.
Bon sang, ce que ça peut changer de mon ancienne professeure, ça
n'a strictement rien à voir. Je l'imaginais encore plantée comme
un piquet avec son triple menton à nous considèrer gravement, faisant
la grève de la craie parce que deux pauvres mômes étaient
en train de chuchoter au fond de la classe. A sortir aux élèves
en difficulté : " non, vous n'avez pas le droit de poser d'autres
question : votre crédit est dépassé " et tout le tintouin.
Ca doit pas vous parler, tout ça, mais moi ça me fait encore frémir
d'horreur (j'exagère un peu, peut-être).
Ce professeur-ci a très bonne réputation dans l'enceinte du lycée.
On dit même que c'est le meilleur et je veux bien le croire.
Le même professeur de SVT que les deux années précédentes.
J'aime également.
Ensuite il y a l'emploi du temps. Incroyable emploi du temps, du jamais vu dans
cette section, je crois. On ne fini [EDIT] à 18 heures qu'une seule fois dans
la semaine _ pour l'instant, car il risque d'il y avoir des modifications _ et
le reste du temps, c'est 16 ou 17 heures [/EDIT], et puis on commence à 9h30 le lundi.
Je suis encore en panique (" même si c'est pas la peine
", private joke). Je mets toujours au minimum 3 heures à m'endormir.
Et tout et tout. Mais bon, ça passera. Je pense. J'espère.
Les migraines chroniques sont revenues peut-être une semaine avant la pré-rentrée
et ne sont, je pense, pas prêtes de s'arrêter. Mais bon. L'habitude
d'avoir mal (même si ça ne devrait pas exister).
Il y a d'autres choses.
J'ai passé de bons moments dernièrement. Avec des amies. Comme j'en
ai jamais eu au lycée. C'est-à-dire des personnes matures qui m'écoutent, me comprennent
même, qui ne me jugeront pas. Et ça c'est capital. Et c'est
difficile, aussi.
Je fais des rencontres. J'essaie de réapprendre à avoir une vie
sociale dite " normale ", en fait. Je l'ai expliqué l'autre
jour. Jai peur des gens, tout le temps. J'ai eu, j'ai tellement peur que je n'ai
plus aucune spontanéité lorsque des gens sont là, sauf exceptions
lorsque le contexte est disons particulier. Je ne suis plus moi. Je deviens
on ne peut plus maladroite, nerveuse, paniquée... terrifiée. Autrement
dit tout ce que je redoutais. Alors c'est un cercle vicieux parce que j'ai tellement
peur de me planter... Que je me plante. Et m'être effectivement plantée
est un argument pour me m'aider à me mépriser un peu plus, à
craindre un peu plus la prochaine fois qu'il y aura ces gens. Ainsi de suite.
Et ça fait des années que ça dure, ça s'est terriblement
amplifié alors aujourd'hui c'est vraiment dur d'y mettre un terme.