Je sais bien que d'ordinaire, on ne juge pas de façon si prompte. Mais
je pense que la situation est assez particulière et que, dans de pareils
cas seulement, on doit très vite pouvoir ressentir si ça risque
de marcher – ou pas. Et puis, si finalement ça n'allait plus, maintenant
que la première démarche a été ébauchée
– si tortueuse fût-elle – il suffirait de ne pas tâtonner
et de changer. « Facile à dire », murmure la petite voix, mais
j'ai du soutien.
Ça s'est bien passé, et deux rendez-vous ont d'ores
et déjà été fixés prochainement. Il compte
aussi contacter celle que j'avais vue quelques fois ces dernières années,
même si elle n'a pas eu les derniers évènements. Et
il a dit, répété, que c'était important que je sois
là. Comme s'« il était temps ».
Je crois qu'en effet, il est vraiment temps de poser ces mots, ces émotions
qui étranglent. Et, surtout, de bien le faire – et non pas d'une
manière autodestructrice, jetés ci et là n'importe où,
n'importe comment. J'ai grand besoin de rangement dans ces douloureux limbes que
j'ai fait de ma tête.
Je voudrais, avant qu'ils disparaissent... laisse-moi...
