eut un jour la vanité de se croire plus belle que les néréides
Le 05 juillet 2006, à 22:37
par Kim.
Voilà près d'un mois que je n'ai pas mis les pieds dans une salle
de cours de mon lycée. Je n'en reviens pas, que cette année soit
déjà finie. Demain dix heures, les résultats. Le temps qui
file. De loin en loin, on rencontre sûrement des moments qu'il faudrait
prolonger infiniment. Encore faut-il savoir&pouvoir s'arrêter, l'espace d'un instant,
ne serait-ce que pour s'apercevoir et puis se dire que c'est agréable,
quand même, lorsque les choses sont faites ainsi. J'ai bien du mal à
m'équilibrer dans ces états, émotions, entre lesquels je
fluctue toujours. Comment avais-tu qualifié mes idées ? Ça
m'avait frappée, manichéennes... Si tu veux. Après tout, c'est un peu l'idée.
Disons qu'il y a les différents extrêmes et que moi, je crois que
je ne sais pas vraiment modérer, ou façonner comme il faudrait,
un zeste de ceci, une pincée de cela. Non, j'ai trop de mal. Quelle que
soit l'émotion concernée : colère, passion, mélancolie
; j'explose : les cris, les pleurs et tout l'arsenal de circonstance. Ou bien
l'implosion, où tout serait condensé, m'interdisant de laisser s'échapper
la moindre particule de ce qui gît au-dedans, il faut se carapacer, vite
et bien, éviter tout éclat.
ce sont les reflets & les couleurs
de ma chambre,
c'est un rosier
du jardin.
c'est l'été
de tous les jours.
# eut un jour la vanité de se croire plus belle que les néréides