souvenir qui me poursuit Sans cesse Bonheur fané, cheveux au vent
Le 15 août 2006, à 18:32
par Kim.
un après-midi, inspirée par Minh (qui, je vous l'assure, peut s'avérer
aussi insupportable que son âge le lui permet – il ne faut pas se fier
aux images) : portrait de celle qui fait la tronche. Comme si tous les petits
fragments constitutifs de son apparence s'étaient concertés, accordés
et, sans avoir eu recours à quelque répétition générale
que ce soit, cette escouade parfaitement agencée, sous la simple et prompte
impulsion de la volonté infantile, semblait s'être soudainement orchestrée
pour manifester un évident, un flagrant message adressé à
toutes les bonnes gens présentes céans :
vous me faites chier.
Les mâchoires resserrées par la crispation, la bouche défaite,
les bras ballants, les épaules avachies, la démarche engourdie et
les pieds qui trépignent. Les yeux désintéressés,
tombants, assujettis à un regard à la fois vitreux et chargé
de sens : vous me faites complètement, profondément, terriblement
chier, hurlent-ils, emprunts d'une expression mêlant pitié et dégoût,
lassitude et rage contre ses semblables, qui contribuent tous à ces âpres
émotions, grossiers personnages.
01|08, panorama alpin. au creux des montagnes, étendues verdoyantes aux
nuances féériques, paysages de cartes postales. de larges et imposants
rayons de soleils épars, perdus, vacillants entre les ombres des nuages
qui jonchent les vallées.
même jour, après le concert de
Gilles
Apap à Albertville. Cet homme est, comment dire ? Vraiment, vraiment,
vraiment impressionnant. Il émane une telle humanité de sa façon
de s'adresser au public et même jusque dans son attitude. Une humilité
à la fois si sincère et si simple. Qu'en l'écoutant jouer,
alternativement et sans transition, sonates, partitas de Bach & gigues irlandaises,
on oublierait presque que cet homme-là est vraisemblablement l'un des plus
grands violonnistes de notre temps. Et qui, en plus de la maîtrise de son
instrument, par son ouverture d'esprit, par sa culture, possède la singulière
capacité de transcender les normes de la musique telle qu'on l'inculque
en Occident. Juste comme ça : il joue du Vivaldi
remanié
ce dimanche 13 août au Parc Floral du bois de Vincennes. Le concert est
gratuit. Et, accessoirement, j'y
seraiétais (édit) et
c'était
grand .
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