en silence ta bouche a promis d'être heureuse. /De loin en loin, dit la haine ; de proche en proche, dit l'amour. /Par la caresse, nous sortons de notre enfance.
Le 23 mai 2007, à 08:02 par Kim.

Il y avait toujours eu ce pressentiment du déchirement qu'auraient provoqué les épines inavouées si, par mégarde, elles s'étaient échappées de leur éclipse pour se confronter à la conscience. Par peur d'être submergée par une telle oppression, avant, les mots n'étaient tout simplement jamais posés ou dits. Ce n'était pas parce qu'ils manquaient, mais parce que le vif qu'ils effleurent aujourd'hui n'avait été extirpé du mortier où j'ai encore la faiblesse de jeter ce qu'il m'est trop pénible de laisser poindre. (Mais, moins.)
Et puis, la fameuse petite perle de trop et, puisque la fragilité siégeait déjà, l'effet papillon qui s'en suivit. De là, tant de choses ont affleuré et il n'était plus question de s'en affranchir – de leur écho, tout du moins. Il fallait... Il y avait ce besoin latent d'aller puiser tout au fond de ces déploiements. Ce besoin de comprendre pourquoi ce dégoût, pourquoi ces manies auto-destructrices. Et les autres.
Tout à coup, comme si au sein du cœur, débordant, les mots s'étaient trouvés, poussés par cette soif – détourer, approcher, puis délier chaque nœud ; s'immiscer dans chaque interstice et creuser, toujours plus. Cette quête semblait essentielle (pour l'entendement, la lucidité et l'apaisement, enfin), mais jamais elle n'aurait dû être si précipitée. Tout aurait dû se développer progressivement, sans cette foutue tendance à l'épanchement excessif et irréfléchi, n'importe où, n'importe quand, à n'importe qui, par n'importe quel moyen. Je m'en veux tellement, là encore, pour les conséquences que ça a eu. Je le savais, pourtant, et même dès l'instant où j'ouvrais la bouche ; je le savais – que tout cela était factice, que cela me ferait mal, inévitablement et que j'alimentais sans fin ma culpabilité. Jusqu'à ce que (...). Quelque chose – et c'était trop.
D'un côté, le mutisme soutenu par le poids d'une menace sous-jacente – et le regret de s'être tue trop souvent ; de l'autre, le déferlement, la déraison – et le remord d'avoir trop, et mal dit.
Et puis, il y a eu les ellipses, l'allégorique, les non-dits... Et puis, quelque part, l'art sans doute.



Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres.
Nos silences, nos paroles. La lumière qui s'en va, la lumière qui revient.
Un seul sourire pour nous deux. Par besoin de savoir, j'ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d'apparence.
Ô bien aimée de tous, et bien aimée d'un seul, en silence ta bouche a promis d'être heureuse.
De loin en loin, dit la haine ; de proche en proche, dit l'amour.
Par la caresse, nous sortons de notre enfance.
Je vois de mieux en mieux la forme humaine, comme un dialogue d'amoureux.Le coeur n'a qu'une seule bouche.
Toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser. Les sentiments à la dérive. Les hommes tournent dans la ville.
Les regards, la parole, et le fait que je t'aime. Tout est en mouvement.
Il suffit d'avancer pour vivre, d'aller droit devant soi vers tous ceux que l'on aime.
J'allais vers toi. J'allais sans fin vers la lumière.
Si tu souris, c'est pour mieux m'envahir.
Les rayons de tes bras entr’ouvraient le brouillard.

# en silence ta bouche a promis d'être heureuse. /De loin en loin, dit la haine ; de proche en proche, dit l'amour. /Par la caresse, nous sortons de notre enfance.


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Quoiiiii ma gueule ? 
 Qu'est-ce qu'elle a ma gueuuule ?!!
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